Ibéromaurusien

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Extension de la culture ibéromaurusienne.

L’Ibéromaurusien est un faciès culturel du littoral du Maghreb, marquant la transition entre Paléolithique supérieur et Épipaléolithique, environ de 20 000 à 10 000 ans BP.

Principales caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les gisements ibéromaurusiens livrent une industrie lithique microlithique, à nombreuses lamelles. Celles-ci sont fréquemment transformées en lamelles à dos ou en segments au moyen de la technique du microburin. Il existe une importante variabilité synchronique.

La chasse, la pêche et la cueillette fournissent la totalité des ressources alimentaires. La principale espèce chassée est le mouton de Barbarie (Ammotragus lervia), associée à des bovidés, des cervidés et des suidés.

Des figurines animales en terre cuite très anciennes (20 200 BP), des parures en coquille d'œuf d'autruche et de nombreuses traces d'ocre témoignent de préoccupations artistiques. De nombreuses sépultures primaires sont connues, parfois dans des tombeaux construits.

Type humain associé[modifier | modifier le code]

On a longtemps cru que l'homme de Néandertal était l'auteur des industries atériennes antérieures à l'Ibéromaurusien. Homo sapiens était donc déjà présent en Afrique du Nord bien avant l'Épipaléolithique. L'industrie lithique ibéromaurusienne est l'œuvre d'humains anatomiquement modernes.

Principaux sites[modifier | modifier le code]

Taforalt[modifier | modifier le code]

Le gisement ibéromaurusien de Taforalt est une grotte située au Maroc. Des datations ont montré qu'il avait été occupé entre 21 900 BP et 10 800 BP.

Des analyses d'ADN mitochondrial extrait d'une trentaine de squelettes de Taforalt ont permis d'écarter une origine sub-soudanaise et ont montré une origine eurasienne de la population de Taforalt, impliquant une continuité génétique d'Homo sapiens en Afrique du Nord[1]. Un autre étude publiée en 2013 confirme ces résultats[2].

Afalou[modifier | modifier le code]

Le site d'Afalou en Algérie a été occupé entre 10 000 BP et 8 000 BP. Le faciès de l'homme dit Mechta-Afalou a été reconstruit par Elisabeth Daynes[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Kéfi, A. Stevanovitch, E. Bouzaid, E. Béraud-Colomb, « Diversité mitochondriale de la population de Taforalt (12.000 ans bp - Maroc): une approche génétique à l'étude du peuplement de l'Afrique du Nord », Anthropologie, Volume 43/1, 2005, pp. 1-11 (résumé)
  2. R.N.E. Barton, A. Bouzouggar, J.T. Hogue, S. Lee, S.N. Collcutt, P. Ditchfield, Origins of the Iberomaurusian in NW Africa: New AMS radiocarbon dating of the Middle and Later Stone Age deposits at Taforalt Cave, Morocco, Journal of Human Evolution, Available online 24 July 2013, ISSN 0047-2484, http://dx.doi.org/10.1016/j.jhevol.2013.06.003.
  3. http://www.sciencephoto.com/media/481366/view
  • D. Lubell, « Continuité et changement dans l'Épipaléolithique du Maghreb », in : Le Paléolithique en Afrique, l'histoire la plus longue, Artcom', Errance, 2005, (ISBN 2-87772-297-X)