Alphonse Daudet

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Alphonse Daudet

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Alphonse Daudet

Autres noms Piccolo
Naissance 13 mai 1840
Nîmes
Décès 16 décembre 1897 (à 57 ans)
Paris
Langue d'écriture Français
Genres Roman, poésie, conte, auteur dramatique, nouvelles

Œuvres principales

Signature

Signature de Alphonse Daudet

Alphonse Daudet, né à Nîmes dans le département du Gard le 13 mai 1840 et mort à Paris le 16 décembre 1897 (à 57 ans), est un écrivain et auteur dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alphonse Daudet

Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840, dans une famille catholique et légitimiste[1]. Son père Vincent Daudet est tisserand et négociant en soieries, dont les ancêtres sont originaires des Cévennes et sa mère Adeline est la fille d’Antoine Reynaud[2], un riche négociant en soie ardéchois[3]. Il passe la majeure partie de son enfance à Bezouce, un petit village situé dans le Gard. Après avoir suivi les cours de l'institution Canivet à Nîmes, il entre en sixième au lycée Ampère de Lyon où sa famille s'installe en 1849 lorsque son père doit fermer sa fabrique. Alphonse doit renoncer à passer son baccalauréat à cause de la ruine en 1855 de son père, commerçant en soieries. Il devient maître d'étude au collège d'Alès. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Dans ce roman, se trouvent des faits réels et inventés, comme la mort de son frère.

Désirant faire une carrière littéraire, il rejoint son frère Ernest à Paris en novembre 1857. Désargenté, il mène une joyeuse vie de bohème mais a son entrée dans quelques salons littéraires et mondains où la fréquentation d'une des dames de l'entourage de l'impératrice Eugénie lui vaut de contracter une affection syphilitique extrêmement grave dont il souffrira toute sa vie des complications, l'ataxie locomotrice l'obligeant notamment à marcher avec des béquilles[4]. Collaborant dans différents journaux (notamment Paris-Journal, L'Universel et Le Figaro), il publie en 1858 un recueil de vers, Les Amoureuses, et entame la même année une liaison avec Marie Rieu, une jeune modèle aux mœurs faciles[5] qui devient sa maîtresse officielle et qui lui inspirera le personnage du roman Sapho. Il rencontre en 1859 l'écrivain Frédéric Mistral avec qui il noue une amitié de près de 40 ans à l'origine d'une correspondance nourrie mais ternie lorsque Daudet publie L'Arlésienne en 1869 et le roman Numa Roumestan en 1881, caricature du tempérament méridional[6],[7].

En 1860, il est engagé comme secrétaire du duc de Morny (1811-1865) demi-frère de Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce travail de secrétaire lui laisse beaucoup de temps libre, qu'il occupe à écrire des contes, des chroniques. Ressentant les premiers symptômes d'une syphilis qu'il avait contractée peu après son arrivée à Paris à l'âge de 17 ans[8], son médecin lui conseille de partir pour un climat plus propice. Il multiplie alors les escapades vers le sud : l'Algérie, la Corse, la Provence[9]. Le duc meurt subitement en 1865 : cet événement est le tournant décisif de la carrière d'Alphonse.

Après cet événement, Alphonse Daudet se consacra à l'écriture, non seulement comme chroniqueur au journal Le Figaro mais aussi comme romancier. Puis, après avoir fait un voyage en Provence, Alphonse commença à écrire les premiers textes qui feront partie des Lettres de mon moulin. Il connut son premier succès en 1862-1865, avec la Dernière Idole, pièce montée à l'Odéon et écrite en collaboration avec Ernest Manuel - pseudonyme d'Ernest Lépine. Puis, il obtint, par le directeur du journal L'Événement, l'autorisation de les publier comme feuilleton pendant tout l'été de l'année 1866, sous le titre de Chroniques provençales.

Le moulin dit d'Alphonse Daudet, à Fontvieille, où Alphonse Daudet n'a jamais habité.
Alphonse Daudet dans son cabinet de travail avec son épouse (détail) - Louis Montegut (c.1880), musée Carnavalet

Certains des récits des Lettres de mon moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de notre littérature, comme La Chèvre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Père Gaucher. Le premier vrai roman d'Alphonse Daudet fut Le Petit Chose écrit en 1868. Il s'agit du roman autobiographique d'Alphonse dans la mesure où il évoque son passé de maître d'étude au collège d'Alès (dans le Gard, au nord de Nîmes). C'est en 1874 qu'Alphonse décida d'écrire des romans de mœurs comme : Fromont jeune et Risler aîné mais aussi Jack (1876), Le Nabab (1877) – dont François Bravay est le "modèle" – les Rois en exil (1879), Numa Roumestan (1881) ou L'Immortel (1883). Pendant ces travaux de romancier et de dramaturge (il écrivit dix-sept pièces), il n'oublia pas pour autant son travail de conteur : il écrivit en 1872 Tartarin de Tarascon, qui fut son personnage mythique. Contes du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-allemande de 1870, témoignent aussi de son goût pour ce genre et pour les récits merveilleux.

Daudet subit les premières atteintes d'une maladie incurable de la moelle épinière, le tabes dorsalis, une complication neurologique de la syphilis. Il continue cependant de publier jusqu'en 1895. Il décède le 16 décembre 1897 à Paris, à l'âge de 57 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Année Événements
1840 13 mai : naissance à Nîmes d'Alphonse Daudet, fils de Vincent Daudet, courtier en soieries, et d'Adeline Reynaud. Alphonse a deux frères aînés : Henri, né en 1832, et Ernest, né en 1837.
1845-1847 Daudet est élève des Frères des écoles chrétiennes.
1849 La famille Daudet s'installe à Lyon.
1850 Études secondaires au lycée Ampère.
1859 Répétiteur au collège d'Alès.
1858 Daudet arrive à Paris.
1859 Les Amoureuses. Rencontre de Frédéric Mistral à Paris.
1860 Secrétaire du duc de Morny.
1861 Daudet vit avec Marie Rieu, rue d'Amsterdam. Il tombe gravement malade et part pour le Midi.
1862 Voyage en Corse.
1865 Alphonse Daudet écrit les Lettres de mon moulin à Clamart, où il réside avec son ami Paul Arène.
1866 Douze Lettres de mon moulin paraissent dans L'Événement.
1867 Mariage avec Julia Allard.
1868 Le Petit Chose. Premier séjour à Champrosay, hameau de Draveil
1869 Publication des Lettres de mon moulin.
1871 25 avril : alors que la Commune est proclamée, Daudet quitte Paris pour Champrosay.
1872 L'Arlésienne, Tartarin de Tarascon.
1873 Contes du lundi.
1876 Jack.
1879 Il est atteint d'une maladie incurable de la moelle épinière.
1882 Mort de la mère d'Alphonse Daudet.
1887 Achat de la maison de Champrosay, où il recevra de nombreux hommes de lettres. Son ami Edmond de Goncourt y mourra en 1896.
1891 Mariage de Léon Daudet, fils aîné d'Alphonse Daudet et un des futurs meneurs de l'Action française, avec Jeanne Hugo, la petite-fille de Victor Hugo.
1895 Divorce de Léon et de Jeanne Daudet. Les Daudet se lient avec Marcel Proust. Publication de La Petite Paroisse.
1896 Mort de Paul Arène, ami de Daudet, âgé de 53 ans. Publication de La Fédor.
1897 Publication du Trésor d'Artalan.
Dernier déménagement des Daudet, rue de l'Université.
En automne, l'affaire Dreyfus éclate. Daudet affiche ses convictions anti-dreyfusardes.
16 décembre : Daudet meurt brusquement en son domicile parisien (41, rue de l'Université). Il avait 57 ans. Après un service religieux à Sainte-Clotilde, Émile Zola, au Père-Lachaise, prononce le discours d'usage. Les funérailles nationales, demandées par Georges Clemenceau, sont refusées.

Œuvres premières[modifier | modifier le code]

Par catégories[modifier | modifier le code]

Romans
  • Le Petit Chose, Hetzel, 1868
  • Le Nabab, Charpentier, 1871
  • Tartarin de Tarascon, 1872
  • Jack, Dentu, 1876
  • Les Rois en exil, Dentu, 1878
  • Fromont jeune et Risler aîné, Le Bien Public, 1879
  • Sapho, Charpentier, 1881
  • Le Roman du chaperon rouge, Michel Lévy, 1899
  • Notes sur la vie, Charpentier, 1899
Recueils de contes et de nouvelles
Nouvelles
  • Promenades en Afrique (Le Monde illustré, 27 décembre 1862)
  • La Mule du pape (Le Monde illustré, 3 et 10 janvier 1863)
  • Le Curé de Cucugnan (L’Événement du 28 octobre 1866, puis dans les Lettres de mon moulin en 1869)
  • Le Bon Dieu de Chemillé qui n'est ni pour ni contre (légende de Touraine, L'Événement, 21 juillet 1872)
  • Le Singe (L'Événement, 12 août 1872)
  • Le Père Achille (L'Événement, 19 août 1872)
  • Salvette et Bernadou (Le Bien public, 21 janvier 1873)
  • Le Cabecilla (Le Bien public, 22 avril 1873)
  • Wood'stown, conte fantastique (Le Bien public, 27 mai 1873)
  • La Dernière Classe
Théâtre
  • La Dernière Idole, drame en un acte et en prose, avec Ernest Lépine. Paris, théâtre de l'Odéon, 4 février 1862. Pièce entrée au répertoire de la Comédie-Française en 1904.
  • Les Absents, musique de Poise. Paris, Opéra-Comique, 26 octobre 1864.
  • L'Œillet blanc, avec Ernest Lépine. Paris, Théâtre-Français, 8 avril 1865.
  • Le Frère aîné, avec Ernest Lépine. Paris, théâtre du Vaudeville, 19 décembre 1867
  • Lise Tavernier. Paris, théâtre de l'Ambigu, 29 janvier 1872.
  • L'Arlésienne, pièce de théâtre en trois actes, d'après la nouvelle de Daudet, musique de Georges Bizet. Paris, théâtre du Vaudeville, 1er octobre 1872
  • Fromont jeune et Risler aîné, adapt. du roman de Daudet par Daudet et Belot. Paris, théâtre du Vaudeville, 16 septembre 1876
  • Jack, d'après le roman de Daudet. Paris, théâtre de l'Odéon, 11 janvier 1881.
  • Le Nabab. Paris, théâtre du Vaudeville, 30 janvier 1880.
  • La Petite Paroisse (1895), pièce en 4 actes et 6 tableaux, avec Léon Hennique, mise en scène André Antoine, théâtre Antoine, 21 janvier 1901

Par ordre chronologique[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres de Alphonse Daudet
(par ordre chronologique)
Année Œuvre Genre Publication originale Texte Note
1858 Les Amoureuses Recueil de poésie wikisource Succès d'estime. Ces poèmes séduisent l'impératrice Eugénie qui lui permettra de devenir secrétaire du duc de Morny demi-frère de Napoléon III.
1861 La Double Conversion
1862 La Dernière Idole Drame en un acte et en prose, de Daudet et Ernest Lépine (qui signe du pseudonyme de Ernest Manuel) Représentation le 4 février 1862 au théâtre de l’Odéon. La pièce entre au répertoire de la Comédie-Française en 1904.
1862 Roman du Chaperon rouge Roman Michel Lévy, 1862
1863 Chapatin le tueur de lions Le Figaro, 1863
1864 Les Absents Musique de Poise Représentation le 26 octobre 1864 à l’Opéra-Comique.
1865 L'Œillet blanc Pièce de théâtre de Daudet et Ernest Lépine Représentation le 8 avril 1865 au Théâtre-Français
1865 Lettres sur Paris Publication dans Le Moniteur universel du soir, 1865
1865 Lettres du village Publication dans Le Moniteur universel du soir, 1865
1866 Le Petit Chose Roman autobiographique
  1. Parution dans Le Moniteur universel du soir, à partir du 27/11/1866
  2. Hetzel, 1868
Texte
wikisource
Souvenirs de maître d'étude d'Alphonse Daudet au collège d'Alès
1867 Frère aîné Pièce de théâtre de Daudet et Ernest Lépine (qui signe du pseudonyme de Ernest Manuel) Représentation le 19 décembre 1867 au théâtre du Vaudeville
1870 Les Lettres de mon moulin Recueil de nouvelles . de la 1re série dans L’Événement, 1866 wikisource
1870 Tartarin de Tarascon Roman
  1. Publication dans Le Figaro en février-mars 1870
  2. Dentu, 1872
Texte, wikisource 1er volet de la trilogie de Tarascon
1871 Lettres à un absent
1872 Lise Tavernier Pièce de théâtre Représentation le 29 janvier 1872 à l’Ambigu
1872 L'Arlésienne Pièce de théâtre en trois actes, d'après la nouvelle de Daudet. Musique de Georges Bizet Représentation le 1er octobre 1872 au théâtre du Vaudeville
1873 Contes du lundi Lemerre, 1873 wikisource
1874 Femmes d'artistes Lemerre, 1874
1874 Robert Helmont Recueil
  1. Publication en feuilleton dans Le Moniteur universel
  2. Dentu, 1874
Textes en ligne
1874 Fromont Jeune et Risler Aîné Roman
  1. Publication en feuilleton dans Le Bien Public
  2. Charpentier, 1874
wikisource Premier succès romanesque de Daudet. Adaptation au théâtre par Daudet et Belot : représentation le 16 septembre 1876 au théâtre du Vaudeville
1875 Jack Roman
  1. Parution en feuilleton dans Le Moniteur universel du 15 juin au 2 octobre 1875
  2. Dentu, 1876
wikisource Adaptation théâtrale : représentation le 11 janvier 1881 au théâtre de l'Odéon
1877 Le Nabab Roman
  1. Parution en feuilleton dans Le Temps du 12 juillet au 26 octobre 1877.
  2. Charpentier, 1878
Texte en ligne, wikisource Adaptation théâtrale : représentation le 30 janvier 1880 au théâtre du Vaudeville
1878 Le Char Opéra de Daudet et Paul Arène, musique d’Émile Pessard Représentation le 18 janvier 1878 à l’Opéra-Comique
1879 Les Rois en exil Roman
  1. Parution en feuilleton dans Le Temps du 15 août au 10 octobre 1879
  2. Dentu, 1879
Adaptation théâtrale de Paul Delait : représentation le 1er décembre 1883 au théâtre du Vaudeville.
1881 Numa Roumestan : mœurs parisiennes Roman
  1. Parution en feuilleton dans L’Illustration du 14 mai au 16 juillet 1881.
  2. Charpentier, 1881
wikisource, Texte Version théâtrale : représentation le 15 février 1887 au théâtre de l'Odéon
1882 L'Évangéliste Roman
  1. Publication en feuilleton dans Le Figaro du 6 décembre 1882 au 9 janvier 1883
  2. Dentu, 1883
1884 Sapho : mœurs parisiennes
  1. Parution en feuilleton dans L’Écho de Paris du 16 avril au 28 mai 1884
  2. Charpentier, 1884
wikisource
Texte
Représentation le 18 décembre 1885 au théâtre du Gymnase
1885 Tartarin sur les Alpes Calmann-Lévy, 1885 wikisource
Texte
Texte
Texte
Deuxième volume de la trilogie de Tartarin. Alphonse Daudet n'y a rien apporté, son éditeur de l'époque l'ayant payé 100 000 francs pour qu'il signe cette suite écrite par un "nègre", après les multiples délais demandés par Daudet pour rédiger ce deuxième tome.
1886 La Belle Nivernaise : histoire d'un vieux bateau et de son équipage Marpon et Flammarion, 1886 wikisource
Texte
1888 Trente ans de Paris Recueil autobiographique Marpon et Flammarion, 1888
1888 L'Immortel Roman
  1. Publication en feuilleton dans L’Illustration du 5 mai au 7 juillet 1888
  2. Alphonse Lemerre, 1888
Texte, wikisource
1888 À travers ma vie et mes livres
  1. Marpon et Flammarion, 1888
1889 Souvenirs d'un homme de lettres Recueil de textes déjà publiés Marpon et Flammarion, 1888 wikisource
1889 La Lutte pour la vie Représentation le 30 octobre 1889 au théâtre du Gymnase
1890 Port-Tarascon : dernières aventures de l'illustre Tartarin Le Figaro, Dentu et Guillaume, novembre 1890 Texte
wikisource
Dernier volume de la trilogie de Tartarin
1890 L'Obstacle Pièce de théâtre Représentation le 27 décembre 1890 au théâtre du Gymnase
1892 Rose et Ninette Roman
  1. Parution en feuilleton dans L’Écho de Paris du 31 janvier au 24 février 1892
  2. Flammarion, 1892
1892 La Menteuse Pièce en 3 actes de Daudet et Léon Hennique Représentation le 4 février 1892 au théâtre du Gymnase
1894 Entre les frises et la rampe Recueil de chroniques théâtrales Dentu, 1894
1894 La Petite Paroisse Roman
  1. Publication en feuilleton dans L’Illustration du 20 octobre 1894 au 26 janvier 1895
  2. Lemerre, 1895
1896 La Fédor Nouvelle Guillaume, 1896
1896 Trésor d’Arlatan
  1. Parution en feuilleton dans Le Figaro du 1er au 8 décembre 1896
  2. Charpentier et Fasquelle, 1897
1897 La Fédor Recueil de nouvelles Flammarion, 1897
1897 Soutien de Famille Roman
  1. Parution en feuilleton dans L'Illustration à partir du 27 novembre 1897
  2. Fasquelle, 1898
La publication s’achèvera après la mort de Daudet le 16 décembre 1897
1929 La Doulou Ouvrage posthume dont les écrits datent de l'année 1888. Daudet y décrit ses douleurs physiques dues à sa maladie incurable.

Œuvres secondes, adaptations[modifier | modifier le code]

Textes abrégés[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960-1970 sous forme de feuilleton "Jack".

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Les Lettres de mon moulin (Tome 1). Adaptation et dessins Mittéï. Dupuis, 1979. (Les meilleurs récits du journal de Spirou). (ISBN 2-8001-0652-2)
  • Les Lettres de mon moulin (Tome 2). Adaptation et dessins Mittéï. Dupuis, 1982. (Les meilleurs récits du journal de Spirou). (ISBN 2-8001-0942-4)
  • Les Lettres de mon moulin (Tome 3). Adaptation et dessins Mittéï. Dupuis, 1985. (Les meilleurs récits du journal de Spirou). (ISBN 2-8001-1171-2)
  • Le Petit Chose. Je Bouquine, mai 1993, no 111.
  • La Chèvre de Monsieur Seguin. Je Bouquine, février 1996, no 144.
  • Les Lettres de mon moulin (Intégrale). Adaptation et dessins Mittéï. Joker éditions, 2002. (ISBN 2-87265-216-7)
  • Tartarin de Tarascon. Adaptation et dessins Pierre Guilmard ; livre audio lu par Yvan Verschueren. Adonis, 2007, 64 p. (Romans de toujours). (ISBN 978-9953-493-03-9)

Versions audio[modifier | modifier le code]

  • La Chèvre de Monsieur Seguin / Alphonse Daudet ; voix de Jacques Probst; mis en musique par la Fanfare du Loup, Genève, illustrations de Anne Wilsdorf. Éditions Quiquandquoi, Genève. Diffusion, distribution L'atelier du poisson soluble 1 livre-CD.
  • La Chèvre de Monsieur Seguin / Alphonse Daudet ; voix de Pierre Brasseur. Paris : Adès ; Maurepas : distrib. Adès, 1987. 1 livre-disque : 45 t. (Le Petit ménestrel).
  • La Chèvre de Monsieur Seguin / Henri Tomasi ; Alphonse Daudet ; voix de Michel Galabru ; chants Jacqueline Maréchal ; Maîtrise et orchestre de chambre de l'O.R.T. F. ; Jacques Jouineau, dir. Paris : Adès ; Maurepas : distrib. Adès, 1990. 1 cass audio : Dolby. (Évasion jeunesse).
  • Les Lettres de mon moulin d'après l'œuvre d'Alphonse Daudet ; voix de Franck Fernandel. Villetaneuse : Vogue ; Villetaneuse : distrib. Vogue France, 1991. 1 disque compact (h 6 min 15 s).
  • La Cabano ; La Cabro de mossu seguin ; Le Secret de meste Cournilho ; La Miolo dou papo / Alphonse Daudet ; [Interprètes non mentionnés]. Avignon : Centre départemental de documentation pédagogique (Vaucluse) ; Avignon : distrib. Centre départemental de documentation pédagogique (Vaucluse), 1991. 1 cass audio.

Une renommée ternie[modifier | modifier le code]

Image fausse de l'écrivain provençal[modifier | modifier le code]

Alphonse Daudet, archétype de l'écrivain provençal, a passé moins d'un an de sa vie à Fontvieille et n'a jamais habité le moulin que visitent les touristes.

Antisémitisme[modifier | modifier le code]

L'antisémitisme d'Alphonse Daudet transparaît dans le portrait qu'il dresse d'un de ses personnages, l'usurier Augustus Cahn 5 (pour Kahn ou Cahen ?) dans Salvette et Bernadou, conte de Noël (1873) : « Que diable le vieil usurier compte-t-il faire de tout cela ? Est-ce qu'il fêterait Noël, lui aussi ? Aurait-il réuni ses amis, sa famille, pour boire à la patrie allemande ?... Mais non. Tout le monde sait bien que le vieux Cahn n'a pas de patrie. Son Vaterland à lui, c'est son coffre-fort. Il n'a pas de famille non plus, pas d'amis ; rien que des créanciers. Ses fils, ses associés plutôt, sont partis depuis trois mois avec l'armée. Ils trafiquent là-bas derrière les fourgons de la Landwehr, vendant de l'eau-de-vie, achetant des pendules, et, les soirs de bataille, s'en allant retourner les poches des morts, éventrer les sacs tombés aux fossés des routes. »[11] Il importe, bien sûr, de resituer ce texte dans un contexte général peu favorable aux Juifs de France[12].

En 1886, il prête de l'argent à Édouard Drumont, futur fondateur de la Ligue antisémitique de France, pour permettre à ce dernier de publier à son compte un violent pamphlet : La France juive[13].

Il décède en pleine affaire Dreyfus, en ayant eu le temps d'afficher des convictions anti-dreyfusardes malgré sa proximité avec Émile Zola. Celui-ci prononcera néanmoins son oraison funèbre au cimetière du Père Lachaise[13].

Illustrations familiales[modifier | modifier le code]

Alphonse Daudet est le père de Léon et de Lucien Daudet. Il est le frère cadet d'Ernest Daudet.

Arbre généalogique descendant[modifier | modifier le code]

  • Jacques Vincent Daudet (1806-1875), tisserand et négociant en soieries épouse en 1829 Marie Adélaïde (dite Adeline) Reynaud (1805-1882), originaire d'Auriolles (Ardèche)
    • Henri Daudet (1832-1856)
    • Ernest Daudet (1837-1921), écrivain et journaliste
    • Louis Marie Alphonse Daudet (1840-1897), journaliste, conteur, romancier, dramaturge épouse en 1867 Julia Allard (1844-1940).
    • Anna Daudet (1848-?) x 1874 Léon Allard

Membres[modifier | modifier le code]

Mme Alphonse Daudet par Renoir (1876)
Frère 
  • Ernest Daudet, écrivain et journaliste français, né à Nîmes en 1837, mort aux Petites Dalles en 1921, frère aîné d'Alphonse Daudet.
Épouse 
  • Julia Daudet (1844-1940), née Allard, Madame Alphonse Daudet, épouse et collaboratrice d'Alphonse Daudet.
Enfants 
  • Léon Daudet, écrivain, journaliste et homme politique français, né à Paris en 1867, mort à Saint-Rémy-de-Provence en 1942, fils aîné d'Alphonse Daudet ;
  • Lucien Daudet, littérateur français, né à Paris en 1878, mort en 1946, fils cadet d’Alphonse Daudet.
  • Edmée Daudet née en 1886, morte en 1937, filleule d'Edmond de Goncourt, premier mariage avec André Germain, écrivain, second mariage avec Robert Chauvelot, littérateur et conférencier
Petits-enfants 
  • Dr François Daudet (dit François Léon-Daudet), né en 1915, médecin et journaliste français, fils de Léon Daudet ;
  • Philippe Daudet, né en 1909, mort mystérieusement en 1923, fils de Léon Daudet.
Belle-fille 

Lieux daudétiens[modifier | modifier le code]

Demeures de l’auteur[modifier | modifier le code]

Daudet, né à Nîmes en 1840, grandit quelques années dans le Gard, puis arrive à Paris après de brefs séjours à Alès et à Lyon.

Lieux de villégiatures[modifier | modifier le code]

Moulin à vent Alphonse Daudet (Alpilles)
  • Mas de la Vignasse[14], à Saint-Alban-Auriolles, au sud d'Aubenas : Alphonse Daudet y passait ses vacances « Mon oncle avait un grand verger. Et moi, j'avais une cousine ». La maison a été parfaitement conservée, dans l'état où l'auteur l'a connue. On y trouve de nombreux portraits de la famille Daudet, des manuscrits et textes de sa main en quantité impressionnante (plus de 12 000), et, parmi d'autres souvenirs, le cartable de cuir marqué aux initiales de l'auteur.
  • Château de Montauban, à Fontvieille : la famille Ambroy y a reçu Alphonse Daudet à plusieurs reprises. Ce dernier y venait écrire, pour « se reprendre à la nature et se guérir de Paris et de ses fièvres ». Une exposition permanente, Bonjour Monsieur Daudet, évoque l'écrivain et son œuvre.

Lieux d'inspiration[modifier | modifier le code]

  • Cucugnan : le village, coiffé de son moulin à vent, au sud-est de Carcassonne, doit sa renommée à Alphonse Daudet qui inspira au poète de langue d'Oc Achille Mir, célèbre félibre local, son personnage de curé de campagne.
  • Le moulin Saint-Pierre (ou Moulin Ribet), dit "Moulin d'Alphonse Daudet", sur une hauteur entourant le village de Fontvieille. Ce moulin, construit en 1814, est un des derniers à avoir cessé de tourner, en 1915. Contrairement à la légende locale, Daudet ne l'a jamais habité, même s'il a écrit sur ce bâtiment : « Une ruine ce moulin ; un débris croulant de pierres et de vieilles planches, qu'on n'avait pas mis au vent depuis des années et qui gisait, inutile comme un poète, alors que tout autour sur la côte la meunerie prospérait et virait à toutes ailes. » Ce moulin se visite et, dans une salle voûtée située en contrebas, se trouve un petit musée en hommage à l'écrivain.
  • Maison à Champrosay : Ce hameau champêtre de Draveil, en lisière de la forêt de Sénart, sur un coteau dominant la Seine, où Alphonse Daudet résida entre 1868 et 1897 (et où il fit l'acquisition d'une maison en 1887), lui inspira notamment "Jack" (1876) et "La Petite Paroisse" (1895). La propriété de l'écrivain[15] est située juste à côté de la chapelle Sainte-Hélène.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Tombe de Alphonse Daudet (cimetière du père Lachaise)
  • L’écrivain repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Sa chapelle se trouve dans la 26e division et son buste en orne l’un des angles.

Hommage[modifier | modifier le code]

Association des amis d'Alphonse Daudet[modifier | modifier le code]

Fondée en 1923 par P.E. Cadilhac et Lucien Daudet, fils de l’écrivain, sous la présidence de Marcel Pagnol, l'Association des Amis d'Alphonse Daudet a pour but de promouvoir la vie et l'œuvre d'Alphonse Daudet.

Présidée depuis 1987 par Roger Ripoll, professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille et éditeur des œuvres de Daudet dans la Bibliothèque de la Pléiade, elle réunit aujourd’hui des membres venus de tous horizons, universitaires ou non, des francophiles amoureux du XIXe siècle.

Les membres de l’association ont l’habitude de se retrouver chaque année à Fontvieille au mois de mai pour continuer à faire vivre l’esprit de Daudet. Ils participent également aux fêtes organisées à Fontvieille à l’occasion du 15 août.

L’association publie un bulletin annuel, Le Petit Chose, qui présente les actes du colloque annuel de Fontvieille ainsi que des articles sur Alphonse Daudet.

Le siège de l’Association se situe à la mairie de Fontvieille[16].

Prix Daudet[modifier | modifier le code]

Chaque année Radio Courtoisie remet le Prix Daudet à la personnalité qui a, selon les auditeurs de cette radio, le mieux servi la langue française, prix décerné en l'honneur d'Alphonse Daudet et de son fils Léon. On peut cependant douter que ce prix soit décerné à l'avenir puisque, le 31 mars 2007, l'héritier de la famille Daudet a publiquement retiré à cette radio l'autorisation qu'il lui avait donnée de se servir de son nom[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alphonse Daudet », Larousse
  2. C'est le frère d'Antoine Reynaud, l'horticulteur Jean Reynaud, qui servit de modèle à l'écrivain pour son Tartarin de Tarascon.
  3. Julien Dieudonné, Aurélie de Cacqueray, Myriam Provence, Sophie Condat, Familles d'écrivains, Archives & culture,‎ 1999, p. 23
  4. Jacques-Henry Bornecque, Les années d'apprentissage d'Alphonse Daudet, Nizet,‎ 1951, p. 312
  5. Marcel Bruyère, La Jeunesse d'Alphonse Daudet, Nouvelles Éditions latines,‎ 1955, p. 124
  6. Jacques Rouré, Alphonse Daudet. Biographie, Equinoxe,‎ 1994, p. 313
  7. Isabelle & Marie-Hélène Morot-Sir, De lettres en lettres..., Éditions Publibook,‎ 2005, p. 107
  8. (en) Julian Barnes, « The art of suffering », The Guardian : Culture Books Classics, sur http://www.theguardian.com, The Guardian,‎ 11 mai 2002 (consulté le 27 septembre 2014) : « the syphilis he acquired, shortly after his arrival in Paris at the age of 17 »
  9. Julien Dieudonné, Aurélie de Cacqueray, Myriam Provence, Sophie Condat, Familles d'écrivains, Archives & culture,‎ 1999, p. 74
  10. Il a repris dans l'une d'elle (Le Portefeuille de Bixiou) le personnage de Balzac : Jean-Jacques Bixiou auquel le caricaturiste Henry Monnier avait servi de modèle. « Un matin du mois d’octobre, quelques jours avant de quitter Paris, je vis arriver chez moi,— pendant que je déjeunais,— un vieil homme en habit râpé, cagneux, crotté, l’échine basse, grelottant sur ses longues jambes comme un échassier déplumé. C’était Bixiou. Oui, Parisiens, votre Bixiou, le féroce et charmant Bixiou, ce railleur enragé qui vous a tant réjouis depuis quinze ans avec ses pamphlets et ses caricatures... »voir : Le Portefeuille de Bixiou sur wikisource
  11. Texte en ligne
  12. Pierre Lefebvre. "La Lozère Nouvelle et le Juif usurier"
  13. a et b Gérard Gengembre, professeur de littérature française à l'Université de Caen. In DAUDET, Alphonse. Lettres de mon moulin. Paris : Pocket, 1998, p. 266. (Pocket classiques ; 6038). ISBN 2-266-08323-6
  14. Site sur le musée Alphonse Daudet.
  15. voir Isabelle Bost, La Maison d'Alphonse Daudet à Draveil, Revue Jules Verne 12, 2001, p.81-90.
  16. Association des amis d'Alphonse Daudet
  17. [PDF] courtoisie.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Marc Andry, Alphonse Daudet, la bohème et l’amour. Paris : Presses de la cité, 1985.
  • Auriant, François Bravay, Le Nabab. Paris : Mercure de France, 1943.
  • Auriant, Le Double Visage d’Alphonse Daudet. Gouy : À l’écart, 1980.
  • Wanda Bannour, Alphonse Daudet, bohème et bourgeois. Paris : Perrin, 1990
  • Colette Becker (dir.), Permanence d’Alphonse Daudet : actes du colloque des 20, 21 et 22 mars 1997, Centre de recherches interdisciplinaires sur les textes modernes, coll. « RITM », Université de Paris 10, 1997.
  • Georges Benoit-Guyod, Alphonse Daudet, son temps, son œuvre. Paris : Tallandier, 1947.
  • Jacques-Henry Bornecque, Les Années d’apprentissage d’Alphonse Daudet. Paris : Nizet, 1951.
  • Jules Caillat, Le Voyage d’Alphonse Daudet en Algérie. Alger : Carbonnel, 1924.
  • Ernest Daudet, Mon frère et moi, souvenirs d'enfance et de jeunesse. Plon, 1882.
  • Léon Daudet, Quand vivait mon père :souvenirs inédits sur Alphonse Daudet. Paris : Bernard Grasset, 1940.
  • Marie-Thérèse Jouveau, Alphonse Daudet, maître des tendresses. Berre L'Étang : Centre International de l'Écrit en Langue d'Oc, l996, 161 p. Texte en ligne [PDF]
  • Stéphane Giocanti, C'était les Daudet, Flammarion, 2013.
  • Julia et Alphonse Daudet à Draveil - Un couple d'écrivains à Champrosay, Cercle littéraire et historique de Draveil, 1997

Articles[modifier | modifier le code]

  • Yves Avril, « 1972 : Centenaire de deux échecs Lise Tavernier et L’Arlésienne ». Études Littéraires, IV, 3, décembre 1971, p. 263-274.
  • Hans Bäckvall, « Un personnage balzacien reparaissant dans un récit d’Alphonse Daudet ». Studia Neophilologica, vol. 45, 1973, p. 278-287.
  • Lucette Besson, « Alphonse Daudet, héros balzacien ». Le Courrier balzacien, 4e trimestre 1990.
  • Lucette Besson, « Dans l’ombre de Balzac : Alphonse Daudet, II. Alphonse Daudet, romancier balzacien », Le Courrier balzacien, no 42, 1er trimestre 1991, p. 10-28.
  • Thérèse Charles-Vallin, « Le Duc de Morny dans l’historiographie du Second Empire », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, janvier-mars 1974, p. 76-85.