Sierra Leone

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République de Sierra Leone

Republic of Sierra Leone (en)

Drapeau
Drapeau de Sierra Leone
Blason
Armoiries de Sierra Leone
alt=Description de l'image Sierra Leone (orthographic projection).svg.
Devise nationale Unité - Liberté - Justice
Hymne national High We Exalt Thee,
Realm of the Free
Administration
Forme de l'État République
Président Ernest Bai Koroma
Langues officielles Anglais
Capitale Freetown

8° 31′ N 13° 15′ O / 8.517, -13.25

Géographie
Plus grande ville Freetown
Superficie totale 71 740 km2
(classé 117e)
Superficie en eau 0,2
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance du Royaume-Uni
date 27 avril 1961
Démographie
Gentilé Sierraléonais, -e
Population totale (2008) 6 294 774 hab.
(classé 102e)
Densité 76 hab./km2
Économie
PIB nominal (2011) 2,084 milliards[1] (159)
IDH (2013) 0,359 (faible) (177)
Monnaie Leone (SLL​)
Divers
Code ISO 3166-1 SLE, SL​
Domaine Internet .sl
Indicatif téléphonique +232

La Sierra Leone, en forme longue la République de Sierra Leone[2], en anglais Republic of Sierra Leone et en langue krio Salone[3], est un État d'Afrique de l'Ouest, d'une superficie de 71 740 km2, peuplé de 6,3 millions d'habitants. Il est situé entre la Guinée (au nord-ouest) et le Libéria et bordé au sud-ouest par l'océan Atlantique. La Sierra Leone fait partie de la CEDEAO. Selon l'indicateur de Développement humain (IDH) ce pays fait partie des nations les plus pauvres de la planète.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Sierra Leone.

Les Britanniques qui fondent Freetown en 1787 y installent des esclaves affranchis.

Le 27 avril 1961, le pays obtient son indépendance. Mais à cause de luttes entre ethnies, le pays connaît une grande instabilité politique. En 1964, le frère de Milton Margaï, Albert Margaï, le remplace comme Premier ministre.

En mars 1967, Siaka Stevens, chef du parti All People's Congress (APC), remporte les élections, mais son accession au pouvoir est retardée jusqu'en avril 1968 par une série de coups d'État militaires.

Le 19 avril 1971, Siaka Stevens instaure un régime de parti unique. Il commence alors à tenter d'assainir la vie politique, en luttant contre la corruption par exemple. Mais il abandonne vite cette voie pour exploiter les mines de diamants au nord du pays.

Le 28 mai 1975, avec 14 autres pays, la Sierra Leone fonde la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

Siaka Stevens laisse sa place au commandant en chef des armées, Joseph Saidu Momoh, en novembre 1985. Il est officiellement élu président en janvier 1986.

En novembre 1987, Joseph Saidu Momoh décrète « l'état d'urgence économique ». Des mesures draconiennes d'austérité sont prises. Mais l'exploitation des mines de diamants continue toujours de rapporter beaucoup d'argent aux principaux chefs du régime.

La guerre civile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile de Sierra Leone.

La guerre civile de Sierra Leone se déroula de mars 1991 au 18 janvier 2002. Cette guerre avait pour principal but le contrôle des zones diamantifères.

Elle causa la mort de 100 000 à 200 000 personnes et le déplacement de plus de deux millions de personnes (ce qui représente le tiers de la population de l'époque). De nombreuses mutilations eurent également lieu, ainsi que l'emploi massif d'enfants soldats.

Le groupe sud-africain De Beers y garde un rôle très controversé, puisqu'il fut le premier acheteur de ces diamants, vendus clandestinement au Libéria voisin. Aussi, l'Afrique du Sud garde-t-elle une autre influence, celle du déploiement de ses forces armées privées sur le territoire sierra-léonais afin de sécuriser les régions diamantifères.

Depuis la fin de la guerre civile[modifier | modifier le code]

Le 14 mai 2002, le président sortant, Ahmad Tejan Kabbah, est réélu avec 70,6 % des voix.

Le pays est actuellement en paix. Les différentes mesures prises par l'ONU sont progressivement réduites, voire supprimées, comme la levée de l'embargo sur l'exportation des diamants du sang. Une diminution des effectifs des forces des casques bleus (Mission des Nations unies en Sierra Leone) est également engagée. Après un pic de 17 500 hommes en mars 2001, les effectifs sont descendus à 13 000 en juin 2003 et à 5 000 en octobre 2004.

Cependant, pour des raisons économiques, de nombreux enfants travaillent toujours dans les mines de diamants qui sont très dangereuses. La propagation du sida y est très importante, 16 000 enfants de moins de 15 ans sont séropositifs.

En 2007, selon l'indicateur de développement humain (IDH) qui était 0,365, la Sierra Leone était parmi les 3 pays les moins développés au monde, avec le plus faible PIB/habitant du monde (330 dollars par an et par habitant). En 2011, son IDH est encore plus faible (il s'établit désormais à 0,336) mais le nombre de pays recensés par le Programme des Nations unies pour le développement ayant augmenté, le pays se classe désormais 180e sur 187. Cette remontée dans le classement ne traduit hélas pas une amélioration de la situation sanitaire et sociale dans le pays, car si l'on tient compte des inégalités, la Sierra Leone continue à occuper en 2011 la troisième place parmi les pays dont l'IDH (ajusté aux inégalités) est le plus faible au monde.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Sierra Leone.

La Sierra Leone est une république multipartite à régime présidentiel, où le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et la Chambre des représentants. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l’exécutif et du législatif. Le nouveau président est Ernest Koroma élu en septembre 2007.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Sierra Leone
Article détaillé : Géographie de Sierra Leone.

Une grande partie de la côte sont des marécages de palétuviers, à l'exception de la péninsule où se trouve la capitale Freetown. Le reste du pays est principalement un plateau couvert de forêts, se trouvant à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'est se trouvent des montagnes, dont la plus haute est Loma Mansa, culminant à 1 948 mètres.

Le climat est tropical, la saison des pluies va de mai à décembre et la saison sèche de décembre à avril.

Les principales villes sont Freetown, Caladou (Sefadu), Bo, Kenema et Makeni.


Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Sierra Leone.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2002 (chiffre de la FAO, 2004). Population en milliers d'habitants.

Provinces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de Sierra Leone.

La Sierra Leone est divisée en quatre provinces :

Éducation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues en Sierra Leone.

La Sierra Leone a la plus ancienne université d'Afrique au sud du Sahara[4]. L'analphabétisme est fortement majoritaire[4]. L'infrastructure scolaire est faible[4]. L'anglais, langue officielle, est souvent mal parlé et est présent sous une forme basique et simplifiée. La diffusion de l'anglais souffre du manque d'éducation, et de la faible scolarisation, due aux conséquences de la guerre civile, qui est aujourd'hui terminée. Le krio, un créole anglais, issu d'anciens esclaves africains affranchis revenus des Antilles semble plus compris et plus véhiculaire. Les langues vernaculaires continuent à être très implantées.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Sierra Leone.

L'économie du pays est principalement basée sur les exploitations minières de diamant et d'or. Le pays est un des plus pauvres du monde au regard du PIB par habitant, estimé en 2010 à 326 dollars[5]. En 2008, le pays est le dernier à l'indice de développement humain.

Culture[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
27 avril Fête de l'indépendance Independance Day

Santé[modifier | modifier le code]

L'espérance de vie féminine est estimée en 2010 à 58 ans, et celle masculine à 53 ans[1]. L'espérance de vie en bonne santé féminine était de 30 ans en 2003, et celle masculine de 27[6]. Les dépenses publiques pour la santé étaient de 41 000 000 $ en 2006[6].

Codes[modifier | modifier le code]

La Sierra Leone a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Patrick Puy-Denis, La Sierra Leone, Karthala, Paris, 1998, 190 p. (ISBN 2-86537-723-7)

Romans[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]