Guelma
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| Guelma | ||
Vue aérienne de Guelma |
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| Noms | ||
|---|---|---|
| Nom algérien | قالمة | |
| Administration | ||
| Pays | ||
| Wilaya | Guelma (chef-lieu) |
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| Daïra | Guelma (chef-lieu) |
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| Président de l'APC | Rachid Allami (FLN) 2007-2012 |
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| Code postal | 24000 | |
| Code ONS | 2401 | |
| Démographie | ||
| Population | 157 334 hab. (2012[1]) | |
| Densité | 3 517 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 290 m (min. : 256 m) (max. : 321 m) | |
| Superficie | 44,74 km2 | |
| Localisation | ||
Localisation de la commune dans la wilaya de Guelma |
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Guelma (en arabe قالمة), appelée autrefois Calama ou encore Malaca, est une commune de la wilaya de Guelma, dont elle est le chef-lieu, située à 60 km au sud-ouest d'Annaba, à 120 km à l'est de Constantine, à 60 km de la mer Méditerranée et à 150 km de la frontière tunisienne[2].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Guelma se situe au cœur d'une grande région agricole à 290 m d'altitude, entourée de montagnes (Maouna, Dbegh, Houara) ce qui lui donne le nom de ville assiette, sa région bénéficie d'une grande fertilité grâce notamment à la Seybouse et d’un grand barrage qui assure un vaste périmètre d'irrigation.
Elle occupe aussi une position géographique stratégique, en sa qualité de carrefour dans la région nord-est de l’Algérie dont dépendent cinq chefs-lieux de wilaya[2] et reliant le littoral des wilayas de Annaba, El Tarf et Skikda, aux régions intérieures telles que les wilayas de Constantine, Oum El Bouagui et Souk Ahras.
Localisation [modifier]
Climat [modifier]
Le Climat est sub-humide ; la pluviométrie est d'environ 450 à 600 mm/an.
Histoire [modifier]
La ville numide s'appelait Malacca et fut importante sous le règne de Massinissa. Des inscriptions libyques trouvées à Guelma prouvent que la région a été civilisée bien avant l'arrivée des Carthaginois ou des Romains; des mentions latines attestent que Guelma portait déjà le nom de « Calama », bien que ce nom soit probablement d'origine phénicienne. L'histoire de Guelma est riche en évènements, et son territoire est parsemé de sites d'une étonnante originalité.
Sallustre rapportent les récits des batailles que Jugurtha y livra en 110 avant J.-C. aux troupes romaines; il aurait vaincu, non loin de la ville de Guelma, précisément dans la mystérieuse Suthul, le général romain Postinius Albinus, un de ceux qui furent à l'origine de l'antique Calama qui devint un centre urbain important au cours du Ier siècle de notre ère. Élevée au rang de municipe sous l'empereur Trajan et patronnée par Vivia Aurélia, sœur de l'empereur Commode (fin du IIème siècle) fut avec Setifis (Sétif) et Hippo-Reggius (Annaba), un des greniers de Rome au cours des IIe et IIIe siècles après J.-C., attestant que la période du règne des Sévère fit d'elle une des régions les plus prospères.
Au cours de l'époque chrétienne (IVe et Ve siècles), Calama a eu comme évêque Possidius qui était aussi biographe de saint Augustin et appartenait à la province ecclésiastique de Numidie. D’ailleurs Saint-Augustin et Donatus évoquent la prospérité de cette ville. Dès l'invasion des vandales qui détruisit la ville, Possidius alla se réfugier à Hippo-Reggius et Calama tomba au pouvoir de Genséric. Après la reconquête de l'Afrique du Nord par les Byzantins, Solomon, général de Justinien, y fit construire une forteresse entre 539 et 544.
Vint ensuite l'époque de la civilisation arabo-musulmane qui marquera à jamais l'histoire de Calama appelée désormais « Guelma ». Selon Ibn Khaldoun, des tribus arabes, en particulier les Banu Hilal, s'étaient déjà installées au cours du IXe siècle dans cette région attractive.
L'époque ottomane, quant à elle, n'a pas connu de changements radicaux dans le paysage socioculturel de la ville. Cependant, elle a laissé aussi des traces, ne serait-ce que par quelques noms de famille qu’on retrouve aujourd’hui.
Conquise en 1834 par les Français, le maréchal Bertrand Clauzel, frappé par l'importance stratégique du site, y établit un camp permanent en 1836. C'est l'origine que le ville actuelle qui, dès lors, accueillit plusieurs générations de colons et de pieds-noirs. La résistance guelmoise face à Empire colonial français finit par payer le prix fort : le 8 mai 1945 la ville connaîtra un massacre sans précédent dans son histoire (entre 8 000 et 45 000 morts selon les historiens).
Guelma est wilaya depuis 1974 et ville universitaire depuis 1986 avec l'Université du 8 mai 45.
Démographie [modifier]
| 1884 | 1897 | 1936 | 1948 | 1954 | 1966 | 1977 | 1987 | 1998 | 2008 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6 056 | 8 514 | 15 700 | 18 400 | 21 600 | 39 786 | 56 100 | 77 821 | 108 682 | 120 847 | 157 334 |
Économie [modifier]
Industrie [modifier]
- CYCMA : Complexe de fabrication cycles et cyclomoteurs.
- SOCIÉTÉ DE Raffinerie de sucre SPA SORASUCRE
- Unité de céramique et vaisselle (ETER)
- Conserverie Amor Benamor (CAB) pour la tomate et la harissa.
- Les Moulins Benamor : semoulerie et pâtes alimentaires
- laiterie Amor Mohamedatni
- laiterie Belabidi
- les moulins Belabidi farine
- conserverie Belabidi tomate et harissa
- grande unité de fabrication de sac en plastique Belabidi
- plusieurs unités de fabrication automatique de parpaing
- plusieurs unités de fabrication de carreaux ( carrelage )
- et beaucoup d'autre petites unités de fabrication
- et plusieurs carrières pour la fabrication du gravier et sable
Tourisme [modifier]
La région de Guelma comporte de nombreuses sources thermales :
- Ain Chedakha
- Ain Ben Nadji
- Ain Echffa
- Hammam debagh (appelé aussi Hammam Meskhoutine, Hammam Marhoumin ou encore Hammam Chellala)
- Hammam Ouled Ali
- Hammam N’bails
- Hammam Belhachani, Aïn Larbi
Guelma et sa région disposent d’un parc hôtelier important, constitués d’hôtels et de complexes thermaux pour l’accueil des curistes.
Patrimoine architectural et environnemental [modifier]
- Théâtre romain de Guelma (4 500 places)
- Piscine romaine à Hammam Bradaa, Héliopolis
- Vestiges antiques de Thibilis (Sellaoua Announa)
- Nécropole de Dolmens et grottes funéraires de Roknia
- Grande Cascade de Hammam Chellala (hammam Dbegh)
- Plateaux des cônes à Houari Boumédiène
- ain amara
- Lac souterrain à Bir Osmane, (Hammam Debagh)
- Grotte de djebel Taya à Bouhachana
- Stations climatiques de montagne, site naturels, forêts de chênes, sources minérales à Maouna
- Forêt récréative de Béni Salah, à Bouchegouf
- Ghar e'Said (grotte du lion)
- Ghar el'Djemaa (grotte de l'équipe ou du groupe)
Vie quotidienne à Guelma [modifier]
Théâtre [modifier]
Le théâtre municipal Mahmoud Triki fait partie du paysage architectural de la ville de Guelma.
Sport [modifier]
La ville comporte de nombreux complexes sportifs et plusieurs clubs sportifs de football
- L'Espérance sportive de Guelma (fondé en 1939) [3]
- Le Football Olympique de Guelma (fondé 1947)
- L'Ettardji Sarri Madinet Guelma (fondé le 8 septembre 1977)
Armoiries de la ville [modifier]
Les armoiries de Guelma sont composées d'un blason soutenu par deux gerbes de blés d'or et surmonté, en couronne murale, d'une forteresse byzantine.
Le blason lui-même est de gueules à la façade de théâtre romain d'argent, au chef d'or à deux rameaux d’olivier entrecroisés (de gueules désigne la couleur rouge).
Personnalités liées à Guelma [modifier]
Culturelles [modifier]
- Chafaai Abdelmajid[Pourquoi ?], auteur, homme de théâtre et pédagogue.
- Slimane Benaïssa, dramaturge, homme de théâtre, y est né en 1943.
- Yazid Sabeg, président du conseil d'administration de la SSII CS Communication et systèmes et membre de celui de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Nommé par Nicolas Sarkozy commissaire à la diversité et à l'égalité des chances depuis le 17 décembre 2008, y est né en 1950.
- Ahmed Achouri[Pourquoi ?], poète algérien.
- Charles-Michel Marle, mathématicien français, y né en 1934 à la "ferme Saint-Joseph".
Politiques [modifier]
- Abdelaziz Lahiouel[Pourquoi ?], ambassadeur d'Algérie en Tanzanie (1997-2001) et en Pologne (2005-2009), directeur des Affaires Politiques Internationales (2001-2005) au Ministère des Affaires Étrangères
- Mohamed Esseghir Babes[Pourquoi ?], ancien ministre de la santé, président du conseil national économique et social (CNES ) depuis 2005.
- Saddek Boussena[Pourquoi ?], ancien ministre de l'énergie, ancien président de l'OPEP.
- Abdallah Fadhel[Pourquoi ?], ancien préfet du département des Oasis (1965-1970), ancien ministre de la jeunesse et des sports (1970-1977), ancien ambassadeur(1979-1991). Membre du PPA (1947), membre de l'OS (1948), chargé par Mohamed Boudiaf de regrouper et d'organiser les anciens membres de l'OS de la région d'Annaba, avril 1954 participe à la création du CRUA, aout 1954 responsable de la région d'Annaba, octobre 1954 muté à la Wilaya 3 sous les ordres de Krim Belkacem en tant que commissaire politique, 1er novembre : déclenchement et proclamation de la révolution du FLN et réorganisation de la mentaka de Michelet.
- Abdelaziz Rahabi[Pourquoi ?], ambassadeur d'Algérie au Mexique et en Amérique Centrale (1991 -1994) en Espagne(1994-1998 ), ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du Gouvernement (1998-1999).
- Abdallah Baali, diplomate algérien, y est né en 1954.
Galerie de photographies [modifier]
Notes et références [modifier]
- Wilaya de Guelma : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion. Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
- Bengladesh ou Medina ? Espaces urbains périphériques et représentations : deux exemples à Annaba et à Guelma (Algérie), Nadia Kerdoud.
- Le site officiel de l'ES Guelma : Histoire du club.