Henry de Montherlant

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Henry de Montherlant

Nom de naissance Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant
Activités Écrivain, académicien français
Naissance 20 avril 1895
Paris, Drapeau de la France France
Décès 21 septembre 1972 (à 77 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Roman, essai, théâtre, poésie
Distinctions Prix Northcliffe (1934)

Œuvres principales

Signature

Signature de Henry de Montherlant

Henry de Montherlant, de son nom complet Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant, né le 20 avril 1895[1] à Paris 7e, mort au même endroit le 21 septembre 1972[2], est un romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les origines familiales[modifier | modifier le code]

Le Château de Montherlant dans l'Oise.

La famille Millon, devenue Millon de Montherlant en 1864, par la voie gracieuse (adjonction de nom par l'autorité administrative) était, selon le généalogiste Louis de Saint Pierre, une famille de petite et ancienne noblesse, ce qui est d'ailleurs confirmé dans Le Grand Armorial de France dressé par Henri de Jougla de Morenas et Raoul de Warren.

Les armoiries des Millon[3] sont décrites comme suit dans l’armorial de d’Hozier de 1696[4]: « de sinople à la tour d’argent maçonnée de sable, enflammée de gueules, surmontée de deux épées du second garnies d’or posées en sautoir ». « Donc, les quatre quartiers (de noblesse) paternels (Millon de Montherlant, Malinguehen, Bessirard de la Touche, Mauge du Bois-de-Entes) ont été prouvés par MM. de Soulès et admis par l’ordre de Malte, sur rapport de M. de Cressac. Quant aux quatre quartiers maternels, les Camusat de Riancey sont nobles depuis 1709, les Lefebvre des Vaux depuis 1823 (avec titre de baron en 1825), les Potier de Courcy depuis la guerre de Cent Ans, et les Gourcuff depuis les Croisades »[5]. Les Millon de Montherlant possédèrent plusieurs châteaux surtout au XIXe siècle, l'un d'eux, qui se trouve à Montherlant dans l'Oise, est classé monument historique depuis 2003.

Henry de Montherlant descend de François Millon de Montherlant.

La vocation littéraire[modifier | modifier le code]

Henry Millon de Montherlant envisage très tôt de faire œuvre d'écrivain. À l’âge de 7 ou 8 ans, il écrit déjà de petits volumes et s’amuse à rédiger des préfaces et des postfaces. Ses récits ont pour cadre, souvent, l’Antiquité[6]. Ce sera d'abord l'expérience du journal intime (détruit à la fin de sa vie). Son père décède lorsque Montherlant a 19 ans, sa mère une année plus tard[7]. C'est probablement elle qui lui donnera le goût de la littérature. Quo Vadis ? de Henryk Sienkiewicz, dont elle lui fait la lecture, marquera l'ensemble de sa vie : ce roman historique lui apporte une double révélation, « la révélation de l'art d'écrire, et la révélation de ce que je suis », dit-il en 1957-58[8]. Il lui fournira les thèmes qu'il abordera tout au long de son œuvre, l'amitié, Rome et le suicide.

Il termine ses études à l’Institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, connue pour ses options catholiques progressistes proches du Sillon ; il aura Paul Archambault comme professeur de philosophie en 1911. Il y est dispensé d'éducation physique et d'instruction religieuse, mais, passionné par l'Antiquité romaine, il se révèle un excellent latiniste, et se montre aussi doué pour le dessin. Initié très jeune à la tauromachie, il exécute deux mises à mort de taurillons à l’âge de quinze ans. Son renvoi en 1912 du collège Sainte-Croix de Neuilly lui fournit, bien des années plus tard, le thème de deux de ses œuvres, La Ville dont le prince est un enfant (1951) et Les Garçons (1969). Philippe Giquel, qui lui inspira le jeune héros de La Ville dont le prince est un enfant, deviendra un as de l'aviation durant la Grande Guerre, puis un journaliste réputé dans le domaine de l'aéronautique[9]. Sa vocation littéraire se confirme avec sa première pièce, L'Exil, écrite à l'âge de dix-neuf ans, en novembre-décembre 1914. Le héros de cette pièce est un jeune snob autant de mise que d'esprit, qui croit pouvoir se débarrasser de son genre par un engagement volontaire, alors que sa mère l'empêche de s'engager[10].

Le culte des vertus antiques[modifier | modifier le code]

Nourri par la lecture de Barrès, de Nietzsche et de Plutarque, il trouve un idéal dans le courage et les vertus antiques. Il apprécie particulièrement le Satyricon de Pétrone, qu'il préfacera plus tard. Il torée en Espagne avant 1914.

Durant la Première Guerre mondiale, il est affecté au service auxiliaire. En février 1918, il se porte volontaire pour être versé dans un régiment d'infanterie de première ligne[11]. Parti au front pour mourir[11], il en revient « grièvement blessé », selon le texte de sa citation, par sept éclats d'obus dans les reins, dont un seul put être extrait[12]. En 1919, il devient secrétaire général de l’Œuvre de l’Ossuaire de Douaumont ; impressionné par l'exemple des Grecs d'Homère proclamant qu'en se battant, ils n'ont pas de haine, eux qui pouvaient voir en l'adversaire de la veille « l'ami que l'on s'est fait par la lance »[13], Montherlant restera fidèle toute sa vie à ces valeurs de respect pour l'adversaire qui a loyalement accompli son devoir : aussi souhaite-t-il que l'Ossuaire soit dédié « à la gloire de l'homme », et donc aussi du soldat allemand, « afin de mettre tout-à-fait hors d'atteinte la part humaine vraiment admirable qui s'était exercée à Verdun »[14].

Patriote sans être nationaliste, il décrit dans Le Songe, paru en 1922, le courage et l'amitié des combattants. De 1920 à 1925, il se tourne vers le sport, notamment l'athlétisme, la tauromachie, l'équitation et le football, et fréquente les stades, où il renoue avec la fraternité des tranchées. Avec Les Olympiques en 1924, il évoque « les heures de poésie que le sport nous fit vivre, dans la grâce — la beauté parfois — des visages et des corps de jeunesse, dans la nature et dans la sympathie »[15]. La même année paraît Chant funèbre pour les morts de Verdun, écrit comme un acte de piété « tel que celui d'allumer une petite lampe sur un des tombeaux de son pays. » Ces œuvres, en lui apportant la notoriété, lui en retirent aussi le goût : l'attrait du bonheur et de la vie devient plus fort que tout, et, selon sa propre expression, il « prend le large. » Laissant ses biens mobiliers au garde-meubles, il quitte la France le 15 janvier 1925 pour l'Italie, le Maroc espagnol et surtout l'Espagne.

La « crise des voyageurs traqués »[modifier | modifier le code]

Lithographie de Robert Delaunay pour une édition de La Relève du Matin (1928).

En amateur passionné des civilisations du bassin méditerranéen[16], principalement celle de la Rome antique, de l’Espagne, et des Arabes, c'est dans leurs contrées qu'il va errer jusqu'en 1932, s'adonnant à ses plaisirs et à ses sports favoris. C'est ainsi qu'à la fin de 1925, dans un élevage près d'Albacete, il est renversé par un taurillon, et le coup de corne qu'il reçoit taillade la périphérie de son poumon. Victime d'une typhoïde et de deux congestions pulmonaires, il passe quatre mois de 1926 dans des maisons de santé, et entre en convalescence à Tanger.
Dès 1925, la crise que traverse le jeune Montherlant est pour une part une crise de satiété sensuelle : « J'eus sur-le-champ tout ce que je voulais, et sur-le-champ en eus par-dessus la tête[17]. » Mais elle se double aussi d'une crise métaphysique : Pourquoi vivons-nous ? Et à quoi bon ? Parti pour se livrer au détachement, il accumule les renoncements pour mieux se forger une existence tout entière de travail, lecture et réflexion, délivrée de tout ce qui n'est pas l'essentiel. « Cessant de sourire à la gloriole », selon ses propres termes, il renonce à la vanité sociale, ce « cancer qui ronge le monde civilisé[18]. » Il renonce à l'ambition et à l'idée de faire carrière ; il renonce à l'action, tenue dès cette époque pour « risible, fors quand elle est charité » ; il renonce au désir d'argent et aux intérêts du monde ; il renonce enfin au mariage. Sur le plan spirituel, il abandonne « un grossier amalgame du paganisme avec un catholicisme décoratif et fantaisiste d'où tout christianisme était absent » : désormais, il se tiendra à l'écart de la religion mais en la respectant[19]. Quant à la violence du fort sur le faible, de l'Européen sur l'indigène, qu'il constate en Afrique du nord, elle a pour effet de le dégoûter de toute violence pour la vie.
Il vit trois mois par an à Paris en été et le reste du temps en Afrique du Nord. Ces séjours dans l'Algérie au début des années 1930 sont à l'origine de sa réflexion sur le principe colonial : dans ses errances, il est au contact de « ces parias du peuple que sont les indigènes coloniaux », et malgré le conflit où il se trouve pris entre la patrie et la justice, il compose l'œuvre intitulée La Rose de Sable où il dénonce sous la forme romanesque les excès de la France coloniale. De retour en France en avril 1932, devant le réarmement de l’Allemagne, il publie dans le journal La Liberté un long article sur l'état de la France qui ne se prépare pas à la guerre inévitable, où le sentiment national et l'esprit public font défaut. De crainte d'ajouter aux difficultés de la France, « dans un temps où le pays allait avoir besoin de tout ce qui lui restait de forces pour se défendre à la fois contre l'ennemi du dehors et contre son gouvernement[20] », il renonce à publier La Rose de Sable. Cette publication sera étalée sur une trentaine d'années entre 1938 et 1968.
De la crise traversée par Montherlant, dénouée en 1929, se dégage, selon ses propres dires, un homme meilleur à l'équilibre retrouvé.

Montherlant durant la Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès les années 1930, il invite par de nombreux articles et ouvrages à intervenir contre l'Allemagne nazie (1936, puis 1938). Dans L'Équinoxe de Septembre (Septembre 1938), il attaque violemment la tentation défaitiste et la lâcheté des chefs de gouvernement Daladier et Chamberlain, ce dernier qualifié de « Marx brother de la Paix » :

« Les chefs des grandes démocraties accourant l'un après l'autre, gravissant l'Olympe en suppliants pour embrasser les genoux du Jupiter à la mèche, suspendus à un froncement de ses sourcils, sans d'ailleurs prendre la peine de s'en cacher, le flattant du bout des doigts, tandis qu'ils font dans leur culotte. »[21]

Après les accords de Munich, le 29 septembre 1938, un des journaux français ayant demandé une minute de silence, Montherlant s'indigne : « Chaque jour, avec une savante technique de la bassesse, on s'efforce de donner à la France une âme et une morale de midinette », « Ce n'est pas de minutes de silence que nous avons besoin, c'est d'avions, Monsieur Daladier »[22]. La publication de L’Équinoxe de septembre sera interdite par l'occupant nazi pendant trois semaines en 1941[23].

Réformé pour blessures de guerre après 1918, empêché par deux congestions pulmonaires de reprendre du service en 1939, il assiste aux combats de la Somme et de l'Oise comme correspondant de guerre pour l’hebdomadaire Marianne[24]: Le Solstice de Juin est ainsi consacré à la bataille de France de mai-juin 1940. Il y rappelle les paroles de six écrivains qui ont soutenu sa fermeté dans ces heures douloureuses où la vie des soldats était presque chaque jour en jeu, paroles qu'il conservait dans son portefeuille, transcrites sur un carton bristol[25]. Dans cet essai, il défend notamment une amitié « chevaleresque » entre vainqueur et vaincu, à l'issue des combats, et nourrit une relation ambiguë à l'idéologie nazie, réclamant la création d'un : « organisme qui ait pouvoir discrétionnaire pour arrêter tout ce qu'il juge devoir nuire à la qualité humaine française. Une sorte d'inquisition au nom de la qualité humaine française » (Le Solstice de Juin, p. 270) ; il voit en la victoire allemande le renversement d'un monde pourri : « La victoire de la Roue solaire n'est pas seulement victoire du Soleil, victoire de la paiennie. Elle est victoire du principe solaire qui est que tout tourne... Je vois triompher en ce jour le principe dont je suis imbu, que j'ai chanté, qu'avec une conscience entière je sens gouverner ma vie. » (Le Solstice de Juin, p. 308). De même, il exalte la force quelle qu'en soit la fin : « Le combat sans la foi, c'est la formule à laquelle nous aboutissons forcément si nous voulons maintenir la seule idée de l'homme qui soit acceptable : celle où il est à la fois le héros et le sage. » (Le Solstice de Juin, p. 211) Cela lui vaudra la réputation de collaborateur et des ennuis passagers à la Libération.

Cependant, de nombreux éléments montrent que ce n'était pas un collaborateur : dès 1940, il a refusé de participer à la rédaction de La Gerbe, dont le fondateur n'est autre qu'Alphonse de Châteaubriant, également président du groupe Collaboration ; il refuse de se rendre à Weimar, à l'invitation des Allemands, avec beaucoup d'autres écrivains français comme Robert Brasillach, Marcel Jouhandeau ou Abel Bonnard ; il refuse de publier dans les journaux ou revues collaborationnistes. Son dossier, successivement examiné par la Direction générale des services spéciaux du 2e Bureau, par la Commission d'épuration de la Société des gens de lettres, par la Haute Cour et par la Chambre civique, sera à chaque fois classé sans suite[26]. Le 9 septembre 1944, un manifeste des écrivains français[27] demande le « juste châtiment des imposteurs et des traîtres » [28]. Montherlant n'est pas nommé.

Des résistants auraient reproché à Montherlant de s'être dérobé à certaines responsabilités. Montherlant répond qu'il ignorait tout de la Résistance[29]. Léon Pierre-Quint, membre du Comité national des écrivains résumera en octobre 1945 le dossier Montherlant : « La seule accusation qui pourrait être reconnue contre lui, ce n'est pas d'avoir pris un mauvais parti, c'est de n'avoir pas pris de parti du tout ; il s'agirait de savoir si un écrivain a le droit, pendant l'occupation de son pays, de rester indépendant et de vouloir garder sa liberté d'esprit, — s'il est autorisé, alors que deux camps se disputent le monde, à se tenir à l'écart »[30].

Le « Dossier Montherlant » sera examiné par plusieurs organismes[31] : en septembre 1944, la Direction générale des services spéciaux du 2e Bureau rend un non-lieu ; en février 1945, la Commission d'épuration de la Société des gens de lettres[28] ne retient aucune charge contre l'écrivain, après l'avoir entendu. Un tribunal d'épuration composé de certains écrivains de la Résistance lui inflige une peine, une interdiction professionnelle de six mois rétroactifs de non-publication. Ils furent deux « juges » sur huit à se déplacer pour entendre Montherlant[32]; en mai 1945, la Haute Cour classe l'affaire à la suite d'une information contre Montherlant[29]; pendant l'été 1945, une information contre Montherlant devant la Chambre civique se solde par un classement sans suite. Il n'y aura jamais d'instruction[33].

Le retrait après la Guerre[modifier | modifier le code]

En rupture avec la société contemporaine, cherchant à transcender les luttes partisanes, il se consacre à l'écriture de son théâtre depuis la Seconde Guerre mondiale. Il y peint la grandeur et la misère des hommes et des femmes d'honneur, tiraillés par leurs passions, souvent trahis et perdus.

Durant la période de l'après-guerre, il est également l'auteur de nombreux dessins réalisés à la mine de plomb, des esquisses représentant tour à tour des scènes de tauromachie, des hommes en habits de lumière et quelques nus féminins ou masculins. Il renoncera cependant au dessin, expliquant que « tout ce qui n'est pas littérature ou plaisir est temps perdu ».

En 1960, Montherlant est élu à l'Académie française sans en avoir fait expressément la demande (fait rare mais non unique).

La mort volontaire[modifier | modifier le code]

En 1959, une insolation modifie son rythme de vie et provoque l'accident qui, en 1968, lui fait perdre l'usage de l’œil gauche. Devenant ensuite quasi aveugle à la suite de cet accident, il se suicide le jeudi 21 septembre 1972, le jour de l'équinoxe de septembre, « quand le jour est égal à la nuit, que le oui est égal au non, qu'il est indifférent que le oui ou le non l'emporte[34] », mettant ainsi en pratique jusqu'au bout l'équivalence des contraires de sa philosophie morale. À son domicile du 25, quai Voltaire à Paris, il avale une capsule de cyanure et, simultanément, se tire une balle dans la bouche, de crainte que le cyanure ne soit éventé[35]. Montherlant laisse un mot à Jean-Claude Barat, son légataire universel : « Je deviens aveugle. Je me tue »[36]. De cette mort volontaire, Julien Green écrit quelques jours plus tard : « Ayant inventé un personnage tout de bravoure et d'éclat, il [Montherlant] a fini par le prendre pour lui et s'y est conformé jusqu'à la fin. »[37].

Ses cendres sont dispersées à Rome, sur le Forum, entre les pierres du temple de Portunus (ou temple de la Fortune virile) et dans le Tibre, par Jean-Claude Barat et Gabriel Matzneff[38].

Les points controversés[modifier | modifier le code]

Montherlant et les garçons[modifier | modifier le code]

Montherlant s'est toujours efforcé de cacher son homosexualité[39] et de minimiser les rapports autobiographiques que l'on pouvait supposer entre ses œuvres traitant des garçons et sa vie sentimentale. Pour certains[Qui ?][réf. souhaitée], son roman Les Garçons reflète assez précisément ses amours de jeunesse, comme il s'en est d’ailleurs expliqué ouvertement dans ses derniers écrits, par exemple dans Mais aimons-nous ceux que nous aimons ? (publié en 1973). Les Garçons a été publié en 1969, mais des passages significatifs à cet égard n'ont paru que dans la version de La Pléiade (1982, Romans, tome II, voir par exemple p. 550). L'auteur a toujours affirmé que son roman Les Garçons était une œuvre imaginaire construite à partir de sa courte expérience d'élève à Sainte-Croix de Neuilly et de son amitié avec Philippe Giquel dont la fille sera sa filleule[40].

Pierre Sipriot a écrit que Montherlant se serait souvent avancé masqué afin de cultiver une forme de secret. Par exemple sur sa date de naissance, qu'il a falsifiée, se rajeunissant d'un an (il a, de plus, voulu naître le 21 avril, jour de la fondation de Rome et même l'Académie française s'y est perdue puisqu'elle donne dans sa notice officielle la date du 30 avril), ou dans le domaine de sa vie privée : Roger Peyrefitte a publié la correspondance partiellement codée qu'il a entretenue avec Montherlant en en fournissant le décryptage, semblant démontrer qu'il l'accompagnait dans sa recherche de garçons entre 1938 et 1941 [41].

La biographie de Sipriot, qui s'appuie principalement sur Roger Peyrefitte, laisse entendre que Montherlant, au moins sur la fin de sa vie, aurait entretenu des relations sexuelles avec des jeunes hommes. D'autre part, Sipriot prétend que Peyrefitte et Montherlant faisaient des virées ensemble et « entretenaient » à eux deux des mères de familles complaisantes. Montherlant, qui pressentait ces révélations, avait écrit dans ses derniers carnets :

« Aussitôt que je serai mort, deux vautours, la Calomnie et la Haine, couvriront mon cadavre pour qu’il leur appartienne bien à eux seuls et le déchiquetteront[42]. »

Ces révélations posthumes ont pu modifier l'image qui dominait à son sujet de son vivant, contraignant certains à renoncer à un Montherlant idéalisé, et d'autres à le relire de plus près[43].

Montherlant et les femmes[modifier | modifier le code]

On a aussi montré que beaucoup de femmes s’éprirent de cet « ennemi des femmes », qui affiche un « goût pour les valeurs viriles et fraternelles » selon l'Académie française[44].

Son oeuvre est traversée par un courant fortement misogyne, ainsi que le souligne Simone de Beauvoir, qui lui consacre la première partie du chapitre deux de la troisième partie (Mythes) de son essai Le Deuxième Sexe. C'est notamment dans les quatre romans qui forment le cycle romanesque des Jeunes Filles que se déploie cette vision négative des femmes, où les "bêtes féminines" sont "malades, malsaines, jamais tout à fait nettes" et où le héros masculin s'inscrit toujours dans un rapport foncièrement asymétrique avec la femme : "Prendre sans être pris, seule formule acceptable entre l'homme supérieur et la femme". C'est le même discours qu'il développe dans La Petite Infante de Castille : "Ce qui est agaçant chez les femmes, c'est leur prétention à la raison".

Jacques Laurent tempère ce trait de caractère : « Il y a chez lui un peu de misogynie — mais pas systématique, sans méchanceté... et en général amusante. Il ne faut pas la ramener (comme l'a fait par exemple Pierre Sipriot) à son homosexualité »[45]. Montherlant est par ailleurs resté en contact suivi et prolongé des décennies durant avec des femmes comme Elisabeth Zehrfuss, Jeanne Sandelion, Alice Poirier, la Comtesse Govone et Banine[46] ou encore la poétesse Mathilde Pomès et le professeur et critique Marguerite Lauze[47], qu'il fréquente en toutes sortes d'occasion : concerts, restaurants, voyages, recherche d'imprimeurs et d'éditeurs.

Lauze, qui fut sa compagne[précision nécessaire] durant trente ans[48], fut désignée comme son unique héritière (avec son fils Jean-Claude Barat) à partir de 1952[49]. Selon Marie-Christine Giquel, qui le tiendrait de son père, lequel le tiendrait lui-même de Montherlant, celui-ci serait le père de deux enfants [50].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Montherlant est l'auteur d'une très abondante œuvre littéraire comprenant pour l'essentiel des romans, récits, pièces de théâtre et essais, mais aussi des notes de carnets, de la poésie et une correspondance. L'essentiel de cette œuvre est disponible aux éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (deux tomes de romans, un tome de théâtre, un tome d'essais incluant les carnets).

Romans[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

  • Les Voyageurs traqués :
    • Aux fontaines du désir (1927)
    • La Petite Infante de Castille (1929)
    • Un voyageur solitaire est un diable (1961)
  • Publications posthumes :
    • Mais aimons-nous ceux que nous aimons ? (1973)
    • Le Fichier parisien (1974)
    • Coups de soleil (1976)
    • Quelques mois de féerie, quelques jours de galère. Inédits nord-africains (1926-1940) (1995)

Essais[modifier | modifier le code]

  • La Relève du matin (1920)
  • Les Olympiques (1924)
  • La mort de Peregrinos (1927)
  • Mors et vita (1932)
  • Service inutile (1935)
  • L'Équinoxe de septembre (1938)
  • Les Nouvelles chevaleries (1941)
  • Le Solstice de juin (1941)
  • Textes sous une occupation (1940-1944) (1963)
  • Discours de réception à l'Académie française et réponse du duc de Lévis Mirepoix (1963)
  • Le Treizième César (1970)
  • La Tragédie sans masque. Notes de théâtre (1972)
  • Essais critiques (1995), publication posthume.

Carnets[modifier | modifier le code]

  • Carnets 1930-1944 (1957) dans Essais (1963), La Pléiade, p. 965-1369
  • Va jouer avec cette poussière (1958-1964) (1966)
  • La Marée du soir (1968-1971) (1972)
  • Publications posthumes :
    • Tous feux éteints (1965, 1966, 1967, 1972 et sans dates) (1975)
    • Garder tout en composant tout (Derniers carnets, 1924-1972) (2001)

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Encore un instant de bonheur (1934)

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Henry de Montherlant - Roger Peyrefitte, Correspondance (1938-1941), présentation et notes de R. Peyrefitte et Pierre Sipriot, Robert Laffont, 1983
  • Henry de Montherlant, Lettres à Michel de Saint-Pierre, préface de Michel de Saint-Pierre, Albin Michel, 1987
  • Correspondance avec Philippe de Saint Robert, in Bibliographie.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Pages catholiques, recueillies et présentées par Marya Kasterska, Plon, 1947
  • Dessins, préface de Pierre Sipriot, Copernic, 1979

Illustrateurs[modifier | modifier le code]

Certaines œuvres de Henry de Montherlant ont donné lieu à des éditions d’art illustrées atteignant des prix de vente élevés aux enchères ou chez les libraires de bibliophilie, comme Les Jeunes Filles, illustrées par Mariette Lydis ou d’autres par Cocteau, Cami, Édouard Georges Mac-Avoy, Pierre-Yves Tremois...

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le livre de Pierre Sipriot Montherlant sans masque, tome I, « L'enfant prodigue, 1895-1932 », édition Robert laffont 1982, on a un fax similé p. 119 de l'acte de naissance de Montherlant : le 20 avril 1895 à 2 heures du matin ; on y apprend aussi p. 15 que Montherlant a truqué la date de sa naissance notamment dans l'index biographique du volume « Théatre » de la Pléiade puisqu'il y affirme être né le 21 avril 1896, afin se rajeunir d'un an et être né le jour de la fondation de Rome. De plus une date du 30 avril (Académie française et autres) est également connue (voir la discussion a ce sujet).
  2. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 7/526/1895, avec mention marginale du décès (consulté le 3 juillet 2012)
  3. Ces armoiries sont visibles sur le site dédié à l'auteur.
  4. Titre : Armorial général de France : recueil officiel dressé en vertu de l'édit de 1696, par Charles d'Hozier, juge d'armes de France et généalogiste de la maison du Roy ; publié par Henry Bouchot... Auteur : Hozier, Charles-René d' (1640-1732) Éditeur : Impr. de Darantière (Dijon) Date d'édition : 1875 Contributeur : Bouchot, Henri (1849-1906), Éditeur scientifique.
  5. Marquis Louis de Saint Pierre, Montherlant et les généalogistes, Amiot-Dumont, 1956 et l'article " Polémique autour d'une famille. Une noble famille, les Millon de Montherlant de Louis de Saint Pierre, paru dans Arts du 25-31 juillet 1956."
  6. Arch. du XXe siècle, p. 27.[réf. incomplète]
  7. Voir l'enfance de Montherlant sur « Ce qu’il faut dire d’abord, c’est que ma mère, qui mourut à quarante-deux ans, en 1915... »
  8. Montherlant, Le Treizième César, Gallimard, 1970, p. 145 et 150.
  9. Voir Philippe Giquel, le prince des airs, de Christian Lançon.
  10. Montherlant, Théâtre, Préface et Notes à L'Exil, Bibliothèque de La Pléiade, 1972, p. 5 à 15.
  11. a et b H. de Montherlant, Lettre à F. Mauriac du 22 février 1918, citée in François Mauriac, Lettres d'une vie (1904 - 1969), p. 386, Grasset, Paris, 1989.
  12. Avant-propos de Montherlant à Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, Essais, 1976, p. 573.
  13. Montherlant, Essais, Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 633-635 ; Mors et Vita, ibid., p. 555.
  14. Préface de Pierre Sipriot aux Essais de Montherlant, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. XXIX.
  15. Préface de Montherlant aux Olympiques, Bibliothèque de La Pléiade, 1975, p. 227.
  16. Montherlant, Essais, Un voyageur solitaire est un diable, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 335 à 457.
  17. Montherlant, Essais, Avant-propos à Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 572.
  18. Montherlant, Essais, Avant-propos à Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 575-576.
  19. Montherlant, Essais, Avant-propos à Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 577.
  20. Montherlant, Essais, Avant-propos à Service inutile, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 586.
  21. Montherlant, Essais, L'Équinoxe de septembre, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 825.
  22. Montherlant, Essais, L’Équinoxe de septembre, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 832.
  23. Marguerite Yourcenar a pensé que cette critique était due à son attachement aux valeurs aristocratiques plus qu'à une réelle opposition idéologique ; mais ce point de vue méconnaît le rôle d'écrivain humaniste qui fut toujours celui de Montherlant, refusant de prendre des positions politiques engagées (Lettre de M. Yourcenar du 23 mars 1977 adressée à Jeanne Carayon, Lettres à ses amis et quelques autres, Gallimard, 1995).
  24. Montherlant, Essais, Bibliothèque de la Pléiade, 1976, Textes sous une occupation, p. 1381.
  25. Montherlant, Essais, Le Solstice de juin, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 888.
  26. Pierre Sipriot, Montherlant sans masque, Le Livre de poche, p. 521.
  27. Les Lettres Françaises, 9 septembre 1944.
  28. a et b Listes noires
  29. a et b Guerre de 40-45
  30. Pierre Sipriot, Montherlant sans masque, tome 2 pages 251 et 252.
  31. Pierre Sipriot, Montherlant sans masque, tome 2, Robert Laffont, pages 252 et 253.
  32. Pierre Sipriot, Montherlant sans masque, Robert Laffont, tome 2, pages 252 et 253.
  33. « Montherlant fut absous par la Commission d'épuration de la Société des Gens de Lettres, par la Haute Cour, par la Chambre civique », page 396, La pensée du paradoxe, approche du romantisme, par Fabienne Bercegol et Didier Philippot, Presse Université Paris-Sorbonne, Maison de la recherche, Paris 2006.
  34. Montherlant, Essais, L'Équinoxe de septembre, Bibliothèque de La Pléiade, 1976, p. 806.
  35. Voir "La Dernière journée de Montherlant", de Christian Lançon
  36. Cette lettre est reproduite dans l’Album Montherlant de la Pléiade.
  37. Julien Green, La Bouteille à la mer, Journal, 1er octobre 1972.
  38. Voir Gabriel Matzneff, "Le Tombeau de Montherlant", in Le Défi, La Table Ronde, collection "La Petite Vermillon", 2002.
  39. Voir Jean Cau, Croquis de mémoire, éditions Julliard, 1985, ISBN 2260004024, pages 191 à 193 et biographie de Pierre Sipriot.
  40. « Philippe Giquel, le Prince des airs » Christian Lançon
  41. Propos secrets, (tome 1), Éd. Albin Michel, 1977.
  42. La mort de Montherlant, Carnets 1972.
  43. Voir le livre de Henry-Jean Servat et Cyrille Boulay : Les nouvelles amours particulières - ISBN 2-84228-189-6, 2005 - Henry de Montherlant et les garçons du faubourg, pages 205-214.
  44. Notice biographique de l’Académie française.
  45. http://www.montherlant.be/images/photos/article_68_laurent.pdf
  46. Articles surMontherlant et Elisabeth Zehrfuss, Montherlant et Jeanne Sandelion, Montherlant et Alice Poirier, Montherlant et la Comtesse Govone, Montherlant et Banine.
  47. Marguerite Lauze
  48. Extrait du numéro de Plaisir de France, tome XVI, de décembre 1949.
  49. Ils furent désignés par Montherlant comme uniques héritiers par un billet signé le jour de son suicide, le 21 septembre 1972.
  50. Voir l’article de Christian Lançon, dans Philippe Giquel, le Prince des Airs : « Ces secondes retrouvailles furent les bonnes. Certes, à partir de 1953, les lettres des deux amis s’espacèrent (souvent une seule dans l’année, à l’occasion des vœux) mais ils se rencontrèrent plusieurs fois lors des passages du cadet à Paris. Au cours d’une de ces rencontres, Montherlant confia à son ancien condisciple qu’il était père de deux enfants [68] » : témoignage de Mme Marie-Christine Giquel, (filleule de Montherlant), à qui son père avait rapporté cette confidence ; voir aussi le témoignage du Journal inédit d’Elisabeth Zehrfuss, amie de Montherlant.
  51. La guilde du livre, Lausanne, 1955

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mathilde Pomès, Deux Aspects de Montherlant, Paris, 1934
  • Jacques-Napoléon Faure-Biguet, Les Enfances de Montherlant, Plon, 1941
  • Michel de Saint-Pierre, Montherlant, bourreau de soi-même, Gallimard, 1949
  • Simone de Beauvoir, « Montherlant ou le pain du dégoût », in Le deuxième sexe, Gallimard, 1949
  • Jeanne Sandelion, Montherlant et les femmes, Plon, 1950
  • Jean-Louis Curtis, "Montherlant ou la Fureur du rien" in Haute École, Julliard, 1950
  • Georges Bordonove, Henry de Montherlant, Éditions Universitaires, 1958
  • Jean de Beer, Montherlant, homme encombré de Dieu, avec des commentaires de Henry de Montherlant, Flammarion, 1963
  • John Cruickshank, Montherlant, Edimbourg-Londres, 1964
  • André Blanc, Montherlant, un pessimisme heureux, Le Centurion, 1968
  • Robert B. Johnson, Henry de Montherlant, New York, 1968
  • André Blanc (dir.), Les Critiques de notre temps et Montherlant, Garnier, 1973
  • Lucile Becker, Montherlant, a critical biography, Londres-Amsterdam, 1970
  • John Batchelor, Existence et imagination. Essai sur le théâtre de Montherlant, Mercure de France, 1970
  • Paule d'Arx, La Femme dans le théâtre de Henry de Montherlant, Librairie A.-G. Nizet, 1973
  • Pierre Sipriot, Montherlant par lui-même, Le Seuil, 1953 (nouv. éd., 1975)
  • Jacqueline Michel, L'Aventure janséniste dans l'œuvre de Henry de Montherlant, Nizet, 1976
  • Manuel Sito Alba, Montherlant et l'Espagne, Klincksieck, 1978
  • Pierre Sipriot (sous la direction de), Album Montherlant, Pléiade, Gallimard, 1979
  • Michel Raimond, Les Romans de Montherlant, CDU-SEDES, 1982
  • Pierre Sipriot, Montherlant sans masque, Robert Laffont, t.1, L'Enfant prodigue, 1982, t.2, Écris avec ton sang, 1990 (rééd. en un volume au Livre de Poche)
  • Claudio Vinti, Il Ventaglio del Samurai. H. de Montherlant e l'ideologia della guerra, Napoli, ESI, 1985.
  • Pierre Duroisin, Montherlant et l'Antiquité, Les Belles Lettres, 1987
  • Jean-François Domenget (dir.), Les Jeunes Filles, Roman 20-50, n°21, juin 1996.
  • Jean-François Domenget, Montherlant critique, Genève, Droz, 2003.
  • Pierre Sipriot (sous la direction de), Montherlant et le suicide, Éditions du Rocher, 1988
  • Michel Mohrt, Montherlant, « homme libre », La Table Ronde, 1989
  • Philippe de Saint Robert, Montherlant ou La Relève du soir, avec 93 lettres inédites, Les Belles Lettres, 1992
  • Paule d'Arx, Henry de Montherlant ou Les Chemins de l'exil, Librairie A.-G. Nizet, 1995
  • André Blanc, L'Esthétique de Montherlant, SEDES, 1995
  • Romain Lancrey-Javal, Le Langage dramatique de La Reine morte, PUF, 1995
  • Sabine Hillen, Le Roman monologue. Montherlant, auteur, narrateur, acteur, Minard, 2002
  • Jean-Laurent Glémin, Montherlant essayiste 1930-1944, Mémoire de Master II, Bibliothèque de Paris-IV - Sorbonne, 2004.
  • Henri Perruchot, Montherlant, Collection La bibliothèque idéale, Gallimard, 1959
  • Philippe Alméras, Montherlant, une vie en double, Via Romana, 2009, (ISBN 978-2-916727-51-6).
  • Michel Monnerie, La dramaturgie catholique de Henry de Montherlant / La tentation du christianisme "pris au sérieux" , Séguier, novembre 2009.
  • Michel Mourlet, Montherlant ou le démon des possibles, suivi de Le Solstice d'hiver, dernier entretien avec Montherlant et de Montherlant retrouvé, in Écrivains de France, XXe siècle, édition augmentée, France Univers, Paris, 2011.
  • Christian Chabanis, Montherlant encombré de Dieu ?, Nouvelles Littéraires, 23 janvier 1964
  • Henri de Meeûs, "Pour Montherlant", 474 pages, (ISBN 978-2-8052-0082-3), Bruxelles 2011.
  • Stavroula Kefallonitis, « Montherlant ou le Minotaure démasqué », dans Catherine d’Humières et Rémy Poignault (dir.), Autour du Minotaure, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Mythographies et sociétés », 2013, p. 146-156.
Revues :
La Table ronde no 16, avril 1949 (L'étoile du soir)
Matulu no 12, mars 1972, Paris : "Spécial Montherlant" (entretien, dessins inédits, textes de Gilbert Chateau, Michel Ciry, Yves Martin, Gabriel Matzneff, Michel Mourlet, extraits de travaux universitaires).
La Nouvelle Revue française no 242, février 1973, Paris : "Henry de Montherlant" (Jean Grosjean, Jacques Borel, Gabriel Matzneff, Michel Mourlet, Jean d'Ormesson, Patrick Grainville, Dominique Aury, Henri Thomas, Roger Caillois, etc.)
L'Atelier du roman, revue trimestrielle, juin 2009, Paris : "Montherlant Derrière les masques, l'écrivain", Flammarion, no 58

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