Benjamin Stora

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Benjamin Stora

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Benjamin Stora en 2012.

Activités Historien
Professeur des universités
Naissance 2 décembre 1950 (63 ans)
Constantine, Algérie

Œuvres principales

  • Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens
  • Les sources du nationalisme algérien
  • Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954)
  • La Guerre d'Algérie, 1954-2004
  • Mitterrand et la guerre d'Algérie
  • La guerre d'Algérie vue par les Algériens
  • De Gaulle et la guerre d'Algérie
  • Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours

Benjamin Stora, né le 2 décembre 1950 à Constantine en Algérie[1],[2], est un historien français, professeur à l'université Paris-XIII et inspecteur général de l'Éducation nationale depuis septembre 2013. Ses recherches portent sur l'histoire du Maghreb contemporain, l'Algérie coloniale[3],[4],[5], les guerres de décolonisation et l'immigration en France. Il assure la présidence du conseil d'orientation de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration depuis août 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benjamin Stora grandit dans la communauté juive de Constantine, où il assiste à la guerre d’Algérie. Ses parents s’exilent en juin 1962 en France[6]. Il fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris, puis au lycée Marcel Roby de Saint-Germain-en-Laye et à l'université Paris-X Nanterre.

Docteur en histoire en 1978 à l'EHESS[Note 1] puis en sociologie en 1984 à Paris VII [Note 2]. Jeune assistant universitaire, il donne des cours en prison. Il devient maître de conférences en 1986 et soutient sa thèse d’État en 1991 à Paris XII sur l'immigration algérienne[Note 3]. Il enseigne l'histoire du Maghreb et de la colonisation française (Indochine-Afrique). À partir de 1990, il a codirigé l'Institut Maghreb-Europe à Paris VIII-St Denis. Il a également enseigné à l'INALCO. Il a poursuivi ses recherches à Hanoï (1996-1997), New York (1998), au centre Jacques Berque de Rabat (1998-2002) et à l'université libre de Berlin (2011). Il s'est intéressé, notamment, à Messali Hadj, aux luttes entre indépendantistes algériens (Front de libération nationale contre Mouvement national algérien), à l'histoire des Juifs d'Algérie et à la mémoire de la guerre d'Algérie. Chercheur internationalement reconnu[7], il a fait appel aux sources orales et audiovisuelles en l'absence d'archives écrites accessibles. Benjamin Stora a publié une trentaine d'ouvrages et a dirigé plusieurs publications. Parmi ses œuvres les plus notables, figurent ses travaux sur la mémoire de la guerre d'Algérie (La gangrène et l'oubli, 1991), sur l'Algérie contemporaine (avec sa biographie de Messali Hadj en 1987) et sur l'immigration algérienne en France (Ils venaient d'Algérie, 1992). Il a codirigé avec Abdelwahab Meddeb une somme encyclopédique sur L’Histoire des juifs et des musulmans (2013), à laquelle ont participé 120 chercheurs, traduite à Princeton university press sous le titre History of jewish-Muslim Relations : From the origins to the present Day[8].

Il a également été conseiller historique du film Indochine de Régis Wargnier (Oscar du meilleur film étranger, 1993), de Là-bas... mon pays d'Alexandre Arcady en 2000, du Premier homme, de Gianni Amelio (2010), adaptation pour le cinéma du roman d'Albert Camus, et du film Les Hommes libres d'Ismaël Ferroukhi, présenté au Festival de Cannes en 2011. Il est l'auteur de plusieurs documentaires : Les années algériennes (France 2, 1991), Algérie, années de cendres (France 3, 1995), L'indépendance aux deux visages (France 5, 2002) et Conversations avec les hommes de la révolution algérienne (Chaine Histoire, 2003), François Mitterrand et la guerre d'Algérie (France 2, 2010), La Loi de mon pays (France 3, 2011). Le 11 mars 2012, le documentaire Guerre d'Algérie, la déchirure (coréalisé avec Gabriel Le Bomin) est diffusé en première partie de soirée sur France 2. Avec Jean-Michel Meurice, il est l'auteur du documentaire Notre histoire, diffusé le 13 mars 2012 sur Arte.

Chargé en 2009 d'organiser une exposition sur Albert Camus, Benjamin Stora est évincé du projet en avril 2012 au profit du philosophe Michel Onfray. Ce dernier se retire lui-même du projet un an plus tard[9].

Benjamin Stora a été le commissaire général des expositions La France en guerre d'Algérie, avec Jean-Pierre Rioux et Laurent Gervereau (Hôtel des Invalides, 1992), et Photographier la guerre d'Algérie, avec Laurent Gervereau (Hôtel de Sully, 2004). Il a été l'un des conseillers scientifiques de l'exposition « Juifs d'Algérie » au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (septembre 2012-janvier 2013), et commissaire général, avec Linda Amiri, de l'exposition « Vies d'exils, les Algériens en France, 1954-1962 », à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (octobre 2012-mai 2013).

Il est membre du jury du Prix du livre d'Histoire décerné par le Sénat.

Benjamin Stora a reçu en 2011 le Grand Prix des lectrices de Elle, pour un livre-objet publié aux éditions Les Arènes, Algérie 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre, coécrit avec Tramor Quemeneur. Il est chevalier de la Légion d'honneur depuis 2009[10] et officier des Arts et des Lettres. Benjamin Stora a fait son entrée dans le dictionnaire Larousse (édition 2014), comme historien.

En 2012, le projet de Maison de l'Histoire de France auquel Benjamin Stora a participé, est abandonné par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti[11].

Le 13 septembre 2013, il est nommé inspecteur général de l'Éducation nationale (groupe histoire géographie) au tour extérieur.

Le 22 avril 2014, la ministre des Outre-mers, George Pau-Langevin, le nomme à la tête d'une commission temporaire et d'information et de recherche historique sur les événements de décembre 1959 en Martinique, de décembre 1962 et de mai 1967 en Guadeloupe[12].

Le 1er août 2014, Benjamin Stora est nommé président du Conseil d'orientation de l’Établissement public du Palais de la Porte dorée qui inclut la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, par décret du Premier ministre Manuel Valls[13].

Militantisme politique[modifier | modifier le code]

De 1968 à 1984, Benjamin Stora rejoint le groupe trotskiste Alliance des jeunes pour le socialisme, l'organisation de jeunesse de l'Organisation communiste internationaliste (AJS-OCI)[14],[15]. Son principal dirigeant était Pierre Lambert. Benjamin Stora assiste en 1971 à la scission de l'UNEF entre l'UNEF-Renouveau syndicale et l'UNEF-Unité syndicale. Il fait partie du comité directeur de l'OCI de 1977 à 1984. Il est permanent de l'OCI de 1972 à 1981[16].

En 1978, Benjamin Stora consacre une biographie au nationaliste algérien et leader indépendantiste Messali Hadj (fondateur du Mouvement national algérien)[14], qui a été proche des trotskystes français. Benjamin Stora est un des principaux fondateurs du syndicat UNEF ID, lors du congrès de Nanterre en 1980, qui mobilise des éléments de gauche en dehors du PCF (trotskystes lambertistes, courant auquel il appartient et socialistes). Il s'agit donc d'une première réunification. L'UNEF s'est totalement réunifiée en 2001. Au début des années 1980, le travail politique était divisé ainsi au sommet de l'OCI pour le secteur jeunesse: "Le binôme nous apparaissait ainsi : à Cambadélis l’UNEF, à Stora l’appareil politique" selon Robi Morder[17]. Le premier bien sur est l'actuel premier secrétaire du parti socialiste[18].

Avec l'ensemble du secteur jeunesse de l'OCI, Benjamin Stora rejoint le Parti socialiste en 1985 pour le courant "Convergences socialistes", mais quitte officiellement tout engagement politique organisé en 1988, à la suite d’un drame personnel, quand sa fille est emportée par un cancer à l’âge de 12 ans[19].

Certains de ses écrits sont publiés dans L'Humanité, parfois aussi dans Le Figaro (15 octobre 2007), Jeune Afrique (1er mars 2010) ou Télérama (22 septembre 2008)[20]. Il a apporté publiquement son soutien aux candidatures à la présidence de la République de Ségolène Royal en 2007 et de François Hollande en 2012.

Benjamin Stora a soutenu la candidature présidentielle de François Hollande qu’il lui est arrivé de conseiller avant comme après son élection [21].

Ces liens ont contribué à la reconnaissance en 2012 par la République française des massacres du 19 octobre 1961 perpétrés par la police française sur des manifestants algériens à l'appel du FLN en plein cœur de Paris. En 2011, le candidat François Hollande avait participé à une commémoration de la répression sur le pont de Clichy en présence de l'historien Benjamin Stora[22].

Critiques des travaux de Benjamin Stora[modifier | modifier le code]

Le documentaire Les années algériennes de Benjamin Stora, co-réalisé avec Bernard Favre, fait l'objet, sous le titre « Les années algériennes ou la soft histoire médiatique ? » d'une critique approfondie par les historiens Mohammed Harbi, Gilbert Meynier, Madeleine Rébérioux, Annie Rey-Goldzeiguer et Pierre Vidal-Naquet, en 1992 dans la revue Peuples méditerranéens[23]. Benjamin Stora a répondu à ces critiques dans la même revue [24] et à d'autres interrogations dans la revue Vingtième siècle[25]en 1992. Pour Guy Pervillé, cette critique contre Stora de la part de son propre camp, la gauche anticolonialiste, qui lui fait grief « au mieux d’avoir confondu la mémoire et l’histoire, au pis d’avoir fait un film colonialiste (sans pour autant satisfaire les partisans intransigeants de l’Algérie française, qui lui faisaient le reproche inverse) »[26] repose sur une méprise, que Stora explique dans ses réponses « en soulignant la nécessité « d’assumer l’histoire » si l’on veut éviter la « répétition du refoulé ». Cette polémique marque pour Guy Pervillé le début d'une longues série d'autres, où « des historiens furent de plus en plus souvent entraînés dans des polémiques lancées par des militants de la mémoire ou même par d’autres historiens », car « la mémoire de la guerre d’Algérie est apparue brusquement comme un devoir qui interdisait son éloignement dans le temps mais devait la rendre éternellement présente, comme si le cours du temps s’était subitement arrêté, ou même inversé[27],[28]. »

Benjamin Stora est aussi, en raison de ses analyses sur l'Algérie, attaqué aussi bien par l'extrême droite que par les islamistes[29]. Il a été victime à deux reprises de menaces de mort sur le blog fdesouche[30].

Il a notamment subi de violentes campagnes antisémites en Algérie en 2005, et d'une « page aux connotations manifestement antisémites » selon Gilles Manceron de la LDH dans l'hebdomadaire français Rivarol en 2008 en France. Il a été défendu par de nombreux intellectuels, algériens et français, parmi lesquels Pierre Vidal Naquet, Mohamed Harbi, Marc Ferro, Gilbert Meynier, René Gallissot, dans une déclaration qui a recueilli des dizaines de signatures d’historiens [31].

En 2010, le contenu du film Les Hommes libres, réalisé par Ismaël Ferroukhi, pour lequel Benjamin Stora était le conseiller historique, a fait l'objet d'une polémique initiée par l'historien Michel Renard quant à son caractère historique ou de fiction[32] auquel Stora a répondu. D'autre part Daniel Lefeuvre, professeur à l'université Paris VIII, a mis en doute que le film permette « de rapprocher les communautés musulmanes et juives de France »[33]. Concernant une polémique sur un autre documentaire, Guerre d'Algérie, la déchirure, D. Lefeuvre reproche à Benjamin Stora de ne pas citer les chiffres officiels du nombre de victimes des représailles aux massacres de Philippeville[34] et déclare à ce sujet que « Benjamin Stora témoigne d’un parti pris inacceptable de la part d’un historien pour qui le doute critique fait loi, quelles que soient les sympathies qu’il entretient avec son objet de recherche[35] ».

En 2014, Abdenour Abdeslam, écrivain et militant de la culture berbère, reproche à l'historien « d’avoir attribué à Messali Hadj la paternité du mouvement national algérien, [et ainsi] d'entache(r) (sa) spécialité d’historien d'une grave atteinte à l'honnêteté intellectuelle[36]. » Benjamin Stora lui a répondu en mentionnant ses travaux sur l'histoire de la Kabylie publiés dans la revue berbère Awal, dirigée par Tassadit Yacine et qui a invité Benjamin Stora à Bejaia, en Kabylie, en avril 2014[37], et dans une émission sur Berbère Télévision.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Benjamin Stora au 19e Maghreb des livres (Paris, le 16 février 2013).
  • Benjamin Stora, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, 1926-1954, L'Harmattan,‎ 1985, 404 p.
  • Benjamin Stora, Nationalistes algériens et révolutionnaires français au temps du Front populaire, L'Harmattan,‎ 1987, 140 p.
  • Benjamin Stora, Les sources du nationalisme algérien : parcours idéologiques, origine des acteurs, L'Harmattan,‎ 1989, 195 p.
  • Benjamin Stora, Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954), Paris, La Découverte,‎ 2004 (1re éd. 1991), 126 p. (ISBN 2-7071-4466-5)
  • Benjamin Stora, Ils venaient d'Algérie : l'immigration algérienne en France (1912-1992), Arthème Fayard,‎ 1992, 492 p.
  • Benjamin Stora, Aide-mémoire de l'immigration algérienne : chronologie (1922-1962). Bibliographie, C.I.E.M.I.,‎ 1992, 136 p.
  • Benjamin Stora, Histoire de la guerre d'Algérie, Paris, La Découverte,‎ 2004 (1re éd. 1993) (ISBN 2-7071-4293-X)
  • Benjamin Stora, Histoire de l'Algérie depuis l'indépendance, t. 1 : 1962-1988, Paris, La Découverte,‎ 1994, 120 p. (ISBN 2-7071-4405-3)
  • Benjamin Stora, Ferhat Abbas et Zakya Daoud (collab.), Une utopie algérienne, Denoël,‎ 1994
  • Benjamin Stora, L'Algérie en 1995, Éditions Michalon,‎ 1995 (ISBN 2-84186-013-2)
  • Benjamin Stora, Imaginaires de guerre, Algérie-Viêt Nam en France et aux États-Unis, Paris, La Découverte,‎ 1997 (ISBN 2-7071-4308-1)
  • Benjamin Stora, Appelés en guerre d'Algérie, Gallimard,‎ 1997
  • Benjamin Stora, Algérie, formation d'une nation, suivi de Impressions dans l'est algérien, Éditions Atlantica,‎ 1998
  • Benjamin Stora, La gangrène et l'oubli : la mémoire de la guerre d'Algérie, La Découverte,‎ 2005 (1re éd. 1998)
  • Benjamin Stora, Le transfert d'une mémoire : de l'« Algérie française » au racisme anti-arabe, La Découverte,‎ 1999
  • Benjamin Stora et Akram Ellyas, Les 100 portes du Maghreb, Éditions de l'Atelier,‎ 1999
  • Benjamin Stora, La guerre invisible - Algérie années 90, Presses de Sciences Po.,‎ 2000
  • Benjamin Stora, La dernière génération d'octobre, Éd. Stock,‎ 2003 (ISBN 978-2-2340-5620-6)
  • Benjamin Stora, Messali Hadj : pionnier du nationalisme algérien, Paris, Hachette,‎ 2004 (ISBN 2-0127-9190-5)
  • Benjamin Stora et Mohammed Harbi, La Guerre d'Algérie, 1954-2004 : la fin de l'amnésie, Paris, Robert Laffont,‎ 2004 (ISBN 2-2211-0024-7)
  • Benjamin Stora, Les mots de la guerre d’Algérie, Presses universitaires du Mirail,‎ 2005 (ISBN 9782858167777, présentation en ligne)
  • Benjamin Stora, Les trois exils, Juifs d'Algérie, Paris, Stock,‎ 2006 (ISBN 2-2340-5863-5)
  • Benjamin Stora et Émile Temine, Immigrances : l'immigration en France au XXe siècle, Paris, Hachette Littératures,‎ 2007 (ISBN 2-0123-7261-9)
  • Benjamin Stora, La guerre des mémoires : la France face à son passé colonial (entretiens avec T. Leclère), Éditions de l'Aube,‎ 2007
  • Benjamin Stora, Les guerres sans fin, un historien entre la France et l'Algérie, Paris, Stock,‎ 2008 (ISBN 978-2-2340-6051-7)
  • Benjamin Stora, Les immigrés algériens en France : une histoire politique, 1912-1962, Hachette Littératures,‎ 2009
  • Benjamin Stora, Le mystère De Gaulle : son choix pour l'Algérie, Robert Laffont,‎ 2009
  • Benjamin Stora et François Malye, Mitterrand et la guerre d'Algérie, Calmann-Lévy,‎ 2010
  • Benjamin Stora, Algérie 1954-1962 : lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre, Les Arènes,‎ 2010
  • Benjamin Stora, Le nationalisme algérien avant 1954, CNRS éditions,‎ 2010
  • Benjamin Stora et Christian Boyer, Bibliographie de l'Algérie indépendante, 1962-2010, Éd. du CNRS,‎ 2011
  • Benjamin Stora, Le 89 arabe, réflexions sur les révolutions en cours, dialogue avec Edwy Plenel, Stock,‎ 2011 (ISBN 978-2-2340-7112-4)
  • Benjamin Stora et Renaud de Rochebrune, La guerre d'Algérie vue par les Algériens, Denoël,‎ 2011
  • Désirée Frappier et Alain Frappier (préf. Benjamin Stora), « Charonne ou l'oubli impossible (préface) », dans Dans l'ombre de Charonne, Éditions du Mauconduit,‎ janvier 2012, bande dessinée
  • Benjamin Stora, Histoire de l'Algérie : XIXe et XXe siècles, La Découverte,‎ mars 2012
  • Benjamin Stora, La guerre d'Algérie expliquée à tous, Seuil,‎ mars 2012
  • Benjamin Stora, De Gaulle et la guerre d'Algérie, Arthème Fayard, coll. « Pluriel »,‎ 2012
  • Benjamin Stora, Voyages en postcolonies, Stock,‎ 2012
  • Benjamin Stora, Algériens en France. 1954-1962 : la guerre, l’exil, la vie. Catalogue de l’exposition, dirigée par Benjamin Stora et Linda Amiri, Autrement/CNHI, 224 p.
  • Benjamin Stora et Jean-Baptiste Péretié, Camus brûlant, Stock,‎ 2013
  • Benjamin Stora et Abdelwahab Meddeb, Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours, Albin Michel,‎ 2013 (ISBN 978-2-226-24851-0) Présentation de l'ouvrage et de son comité scientifique [PDF]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jury : Jacques Berque, Charles-Robert Ageron, Annie Rey Goldzeiguer
  2. Jury : Pierre Fougeyrollas, Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer
  3. Jury : Charles-Robert Ageron, Jean Leca, Mohammed Harbi, Gilbert Meynier, René Gallissot

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie de Benjamin Stora », sur univ-paris13.fr (consulté le 3 avril 2014).
  2. « Stora: "La France et l'Algérie devraient respecter tous les morts" », sur L'EXPRESS.fr (consulté le 3 avril 2014).
  3. Éric Savarese, « Après la guerre d'Algérie », Revue internationale des sciences sociales, ERES, vol. n° 189, no 3,‎ 24 février 2009, p. 491-500 (ISSN 0304-3037, DOI 10.3917/riss.189.0491, résumé, lire en ligne).
  4. Joelle Meskens, Veronique Kiesel et Colette Braeckman, « Des Belges dans la sale guerre d’Algérie », sur Le Soir,‎ 30 novembre 1999 (consulté le 21 mai 2014).
  5. « "Guerre d'Algérie, la déchirure": un film tout en archives, parfois inédites », sur Le Point.fr (consulté le 21 mai 2014).
  6. « Une enfance à Constantine, par Benjamin Stora », sur constantine-hier-aujourdhui.fr.
  7. Il a enseigné à Hanoï, Berlin, New York : (en) Scott Sayare, « A Life Spent Remembering a War France Has Tried to Forget », New York Times,‎ 28 mars 2014 (lire en ligne)
  8. benjamin stora et abdelwahab Meddeb (edited by), History of Jewish-Muslim relations: From the origins to the Present Day, Princeton, Princeton University press,‎ 2013
  9. Jonathan Bouchet-Petersen, « Albert Camus, l’homme disputé », sur liberation.fr,‎ 13 août 2012 (consulté le 27 août 2014)
  10. « Légion d'honneur : la promotion du 14 juillet », Le Figaro,‎ 17 juillet 2009 (lire en ligne)
  11. Rapport d'enquête sur la maison de l'histoire de France
  12. « Arrêté du 22 avril 2014 », sur legifrance,‎ 2014
  13. « Benjamin Stora nommé président du Conseil d’orientation de l’Établissement public du Palais de la Porte Dorée », sur histoire-immigration.fr, Musée de l'Histoire et de l'Immigration (consulté le 26 août 2014)
  14. a et b Claude Askolovitch, « Benjamin Stora, Historien de l'intérieur, no 2134 », Nouvel Obs,‎ SEMAINE DU JEUDI 30 Octobre 2003 (consulté en 2010.01.03)
  15. Clara Dupont-Monod, « Benjamin Stora : souviens-toi de l'Algérie », in histoire.presse.fr, 1er novembre 2006.
  16. « Lecture Benjamin Stora, la dernière génération d'octobre », sur www.germe-inform.fr,‎ 2003
  17. Robi Morder, « lecture Benjamin Stora, la dernière génération d'octobre », les cahiers du Germe, no 15-16,‎ 2000
  18. Jean-Christophe Cambadelis, Chuchotements de la vérité, Paris., Plon,‎ 2000
  19. Catherine Simon, « Mémoires vives », Le Monde,‎ Février 2010 (consulté le 6 juillet 2013).
  20. Benjamin Stora, « Benjamin Stora on French Colonialism and Algeria Today! », L’Humanité,‎ Article paru le 26 juillet 2006 (consulté en 2010.01.03)
  21. [1] L’appel à une République nouvelle, MediaPart, 28 mai 2014
  22. « Au pont de Clichy, Francois Hollande rend hommage aux Algériens morts en 1961. », le monde,‎ 17 octobre 2011
  23. Mohammed Harbi, Gilbert Meynier, Madeleine Reberioux et Annie Rey Goldzeiguer, « Les années algériennes ou la soft histoire médiatique ? », Peuples méditerranéens, no 58,‎ janvier-juin 1992
  24. « À propos des Années algériennes : réponses à quelques interrogations », Peuples méditerranéens, no 60,‎ juillet-septembre 1992, p. 193-200
  25. Benjamin Stora, « Entre histoire, mémoire et images : les années algériennes », Vingtième siècle,‎ 1992 (lire en ligne)
  26. « Le défaut majeur du film est de faire croire qu’on peut renvoyer dos à dos les partenaires affrontés en parlant de violence des deux côtés, finalement en donnant quitus au colonialisme innommé par la tentative d’égalisation des deux plateaux de la balance, quand ces plateaux ne pourront jamais, sous peine de graves falsifications, devenir égaux. »
  27. Guy Pervillé, « Les historiens de la guerre d’Algérie et ses enjeux politiques en France » [PDF], Université Paris I
  28. Guy Pervillé, « Historiens de la guerre d’Algérie : quels engagements ? », Les Cahiers d’EMAM. Études sur le Monde Arabe et la Méditerranée, Équipe Monde arabe Méditerranée - CITERES, no 23,‎ 2014/03/22, p. 105-118 (ISSN 1969-248X, lire en ligne)
  29. Hamid Grine, « Portrait Benjamin Stora in liberte-algerie.com. », sur Université Paris XIII,‎ 30 décembre 2012 (consulté le 27 août 2014)
  30. « Commentaires outranciers contre Stora ou Miské : le blog Fdesouche peut-il être jugé responsable ? », Les Inrocks,‎ 22 avril 2012 (lire en ligne)
  31. « Contre l’antisémitisme : solidarité avec Benjamin Stora », Ligue des droits de l'homme, section de Toulon,‎ 3 oct. 2008
  32. Michel Renard, « Résistance à la Mosquée de Paris : Histoire ou fiction ? », Le Nouvel Observateur,‎ 1er octobre 2011 (lire en ligne)
  33. Pierre Haski, « Benjamin Stora répond aux critiques des « Hommes libres » », Le Nouvel Observateur,‎ 4 octobre 2011 (lire en ligne).
  34. « Philippeville, août 1955 : le reproche que j’adresse au documentaire est de ne citer QUE les chiffres du FLN (12 000 morts), en ignorant les estimations officielles (1 273). Serait-ce que pour Benjamin Stora, les premiers ne prêteraient pas à examen critique, les seconds relevant seuls, bien évidemment, de la propagande ? »
  35. Daniel Lefeuvre, « Benjamin Stora répond à la critique de Daniel Lefeuvre à propos de "La Déchirure", et Daniel Lefeuvre lui réplique », sur etudescoloniales.canalblog.com,‎ 10 avril 2012 (consulté le 25 août 2014).
  36. Amine Sadek, « Abdeslam Abdenour à Benjamin Stora : « Vous entachez votre spécialité d’historien d’une grave atteinte à l’honnêteté intellectuelle » », sur algeriepatriotique.com,‎ 16 février 2014 (consulté le 26 août 2014)
  37. Colloque international sur l’insurrection de 1871 à Bejaïa, Le matin d'Algerie, 3 mai 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]