Asmara

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la capitale de l'Érythrée. Pour le volcan éthiopien, voir Asmara (volcan).
Asmara
(ti) ኣስመራ
(ar) أسمرة
Piccola Roma - ፒኮላ ሮማ
Drapeau de Asmara
Drapeau
Image illustrative de l'article Asmara
Administration
Pays Drapeau de l'Érythrée Érythrée
Région Maekel
Démographie
Population 1 147 000 hab. (2007)
Densité 94 hab./km2
Population de l'agglomération 1 520 500 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 15° 20′ 00″ N 38° 56′ 00″ E / 15.333333, 38.93333315° 20′ 00″ Nord 38° 56′ 00″ Est / 15.333333, 38.933333  
Altitude 2 349 m
Superficie 1 215 810 ha = 12 158,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Érythrée

Voir sur la carte Érythrée administrative
City locator 11.svg
Asmara

Asmara[1] (du tigrigna : ኣስመራ ; arabe : أسمرة), ou Asmera, est la capitale et la plus grande ville de l'Érythrée. La population d'Asmara est d'environ 564 000 habitants en 2004 et son aire urbaine compte 1 147 000 habitants en 2007[2]. Elle est située sur le plateau de Hamasen à 2 300 mètres d'altitude et est la 2e capitale la plus élevé d'Afrique et la 5e au niveau mondial. Les textiles, les habits, les chaussures, les céramiques, la viande, la bière sont les principaux produits industriels.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs étymologie possibles pour le nom d'Asmara :

  • en tigrigna signifierait « Les quatre sont unis » ;
  • il s'agirait du nom d'un des anciens villages du plateau de Hamasen signifiant en amharique « l'endroit du bon pâturage »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Asmara Church.jpeg
Mosquée Al Khulafa Al Rashiudin à Asmara, ca 1940.

Asmara se forme à partir de quatre villages au XIIe siècle comme relais. Elle devient plus tard la capitale du Ras Alula, un général tigrayen, quand il prend contrôle de la province au nord de la ligne Mareb-Mellash (actuelle frontière entre l'Érythrée et l'Éthiopie), dont la capitale traditionnelle était jusqu'ici Tse'azzega.

Déjà auparavant, Asmara était un centre important de par sa position géographique contrôlant la route commerciale qui lie les hauts-plateaux à la côte. Asmara croît considérablement, accueillant un nombre important de soldats-colons venant du Tigray avec le Ras Alula. Puis, elle est envahie par l'Italie en 1889, et devient la capitale de la colonie d'Érythrée en 1897.

Vers la fin des années 1930, les Italiens modifient profondément la ville avec un nouvel ordonnancement et de nouveaux bâtiments; Asmara est alors appelée par les colons italiens Piccola Roma (« la petite Rome »). De nos jours, une grande partie des bâtiments ont construit durant cette époque, et les commerces portent toujours des noms italiens : Bar Vittoria, Pasticceria moderna, Casa del formaggio, Ferramenta

Durant la guerre d'indépendance érythréenne contre l'Éthiopie, l'aéroport d'Asmara joue un rôle central dans le conflit. Les Éthiopiens l'utilisent pour recevoir des armes et des fournitures de leurs soutiens étrangers. Assiégée en 1990, elle est la dernière ville à tomber aux mains du Front populaire de libération de l'Érythrée, sans combat, le 24 mai 1991.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le cinéma Impero à Asmara (Érythrée)

La ville accueille le Musée national d'Érythrée.

Asmara, « nouvelle Rome » pour les colonisateurs italiens, est connue pour ses bâtiments du XXe siècle :

On peut aussi citer une université et un fort du XIXe siècle.

Asmara a été proposée à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le patrimoine moderniste d'Asmara a fait l'objet d'un projet financé par la Banque mondiale (projet CARP) entre 2001 et 2006. Depuis cette date l'Union européenne a également lancé un programme relatif au patrimoine culturel et prévoit entre autres la restauration du cinéma Capitol et celle du Marché central. (Projet Cultural Heritage 2009/2012).

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par l'aéroport international d'Asmara (Yohannes IV, code AITA : ASM), et est reliée au port de Massaoua par le chemin de fer érythréen.

Religions[modifier | modifier le code]

Asmara est le siège de l'archevêché de l'Église orthodoxe érythréenne, qui devient autocéphale en 1993 lorsque l'archevêque est élevé au rang de patriarche d'Érythrée en 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019509867&dateTexte=
  2. « Asmara », sur Wolframalpha (consulté le 15 septembre 2012)
  3. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert, 1994 (ISBN 285036195X), p. 32

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edward Denison, Guang Yu Ren, Naigzy Gebremedhin and Guang Yu Ren, Asmara: Africa's secret modernist city, 2003 (ISBN 1-85894-209-8)
  • Pierre Couté, Edward Denison, Restoration of a selected number of modernist public buildings in Asmara, European Union identification and preparation mission. Asmara 2008/2009
  • Pierre Couté, Edward Denison, "Final documentation for the Cultural Heritage Project of the EC Delegation to the State of Eritrea including project design". ECD Asmara, 2009
  • Ryszard Kapuscinski évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).

Lien externe[modifier | modifier le code]