Asmara
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| Asmara (ti) ኣስመራ (ar) أسمرة Piccola Roma - ፒኮላ ሮማ |
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Drapeau |
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Région | Maekel | ||
| Démographie | |||
| Population | 1 147 000 hab. (2007) | ||
| Densité | 94 hab./km2 | ||
| Population de l'agglomération | 1 520 500 hab. (2012) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitude | 2 349 m | ||
| Superficie | 1 215 810 ha = 12 158,1 km2 | ||
| Localisation | |||
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Géolocalisation sur la carte : Érythrée |
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Asmara[1] (du tigrigna : ኣስመራ, signifiant en français : « Qui les a unifiés » ; arabe : أسمرة), ou Asmera, est la capitale et la plus grande ville de l'Érythrée. La population d'Asmara est d'environ 564 000 habitants en 2004 et son aire urbaine compte 1 147 000 habitants en 2007[2]. Elle est située sur un plateau à 2300 mètres d'altitude et est la 2ème capitale la plus élevé d'Afrique et la 5ème au niveau mondial (). Les textiles, les habits, les chaussures, les céramiques, la viande, la bière sont les principaux produits industriels.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Asmara se forme à partir de quatre villages au XIIe siècle comme relais. Elle devient plus tard la capitale du Ras Alula, un général tigrayen, quand il prend contrôle de la province du nord, Mereb Mellash, dont la capitale traditionnelle était Tse'azzega auparavant. Déjà avant, Asmara était un centre important à cause de sa position contrôlant la route de commerce qui lie les hauts-plateaux avec la côte. Asmara croît considérablement, accueillant un nombre important de soldats-colons venant du Tigray avec le Ras Alula. Puis, elle est envahie par l'Italie en 1889, et devient la capitale de la colonie en 1897. Vers la fin des années 1930, les Italiens modifient profondément la ville avec un nouvel ordonnancement et de nouveaux bâtiments; Asmara est alors appelée par les colons italiens "Piccola Roma" (la petite Rome). De nos jours, une grande partie des bâtiments est d'origine italienne, et les magasins portent toujours des noms italiens : "Bar Vittoria", "Pasticceria moderna", "Casa del formaggio", "Ferramenta"...
Durant la guerre d'indépendance érythréenne contre l'Éthiopie, l'aéroport d'Asmara joue un rôle central dans le conflit. Les Éthiopiens l'utilisent pour recevoir des armes et des fournitures de leurs soutiens étrangers. Assiégée en 1990, elle est la dernière ville à tomber aux mains du Front populaire de libération de l'Érythrée, sans combat, le 24 mai 1991.
Curiosités [modifier]
La ville accueille le Musée national d'Érythrée.
Elle est connue pour ses bâtiments du début du XXe siècle :
- le Cinéma Impero de style art déco,
- la Pension Africa de style cubiste,
- l'éclectique cathédrale orthodoxe,
- l'opéra,
- le bâtiment futuriste Fiat Tagliero,
- la cathédrale catholique néo-romane,
- la synagogue,
- le palais du Gouverneur.
On peut aussi citer une salle de bowling et un grand marché.
Asmara possède aussi une université et un fort du XIXe siècle.
La ville est desservie par l'aéroport international d'Asmara (Yohannes IV, code AITA : ASM), et est reliée au port de Massaoua par le chemin de fer érythréen.
Asmara est aussi le siège de l'archevêché de l'Église orthodoxe érythréenne, qui s'émancipa en 1993. L'archevêque fut élevé au rang de Patriarche d'Érythrée en 1998, au même titre que l'Église éthiopienne orthodoxe.
Asmara a été proposée comme addition possible à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le patrimoine moderniste d'Asmara a fait l'objet d'un projet financé par la Banque Mondiale (projet CARP) entre 2001 et 2006. Depuis cette date l'Union Européenne a également lancé un programme relatif au patrimoine culturel et prévoit entre autres la restauration du cinéma Capitol et celle du Marché central. (Projet Cultural Heritage 2009/2012).
Notes et références [modifier]
- Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019509867&dateTexte=
- Asmara, sur Wolframalpha. Consulté le 15 septembre 2012
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Edward Denison, Guang Yu Ren, Naigzy Gebremedhin and Guang Yu Ren, Asmara: Africa's secret modernist city, 2003 (ISBN 1-85894-209-8)
- Pierre Couté, Edward Denison, Restoration of a selected number of modernist public buildings in Asmara, European Union identification and preparation mission. Asmara 2008/2009
- Pierre Couté, Edward Denison, "Final documentation for the Cultural Heritage Project of the EC Delegation to the State of Eritrea including project design". ECD Asmara, 2009
- Ryszard Kapuscinski évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).