Saint-Ange-le-Viel

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Saint-Ange-le-Viel
Saint-Ange-le-Viel
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gascuel
2014-2020
Code postal 77710
Code commune 77399
Démographie
Gentilé Saintangevins
Population
municipale
234 hab. (2015 en augmentation de 2,63 % par rapport à 2010)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 58″ nord, 2° 54′ 07″ est
Altitude 119 m
Min. 92 m
Max. 143 m
Superficie 3,23 km2
Localisation

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Saint-Ange-le-Viel

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Saint-Ange-le-Viel

Saint-Ange-le-Viel est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Saintangevins et Saintangevines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 17 kilomètres à l’est de Nemours[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Flagy Thoury-Férottes Rose des vents
Villemaréchal N
O    Saint-Ange-le-Viel    E
S
Lorrez-le-Bocage-Préaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n’est traversée par aucun cours d'eau[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose de 47,8 % de terres arables, 25,5 % de prairies, 14,1 % de forêts, 8,9 % de zones urbanisées et 3,8 % de zones agricoles hétérogènes[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Mentionné au XIIe siècle "Le Vieil" : pour le distinguer de VillecerfFrançois Ier fit bâtir un château dénommé Saint-Ange. Église à la collation de l'archevêque de Sens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
juillet 1805 Martin Eloi Duteil Propriétaire
mai 1807 Michel Galland
juillet 1815 Martin Eloi Duteil Propriétaire
mars 1826 Étienne Galland
janvier 1836 François Galland
novembre 1837 Jean Alexandre Delanoue
juillet 1855 Louis Vincent Galland
juillet 1864 Pierre Méry
avril 1875 Alfred Galland
avril 1892 Hilaire Léon Pierre
octobre 1902 Arsène Celéstin Varrin
juillet 1904 Alexandre Milet
Mai 1908 Paul Chesneau
avril 1912 Léon Pierre
mars 1925 Georges Luquet
mars 1934 Armand Cerneau
Verpy
1977 Bellet Retraité
1983 Lecot Retraité
1991 Sueur Agricultrice
1996 Jean-Guy Fontaine
mars 2001 Jean-Pierre Gascuel Technicien EDF

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 234 habitants[Note 1], en augmentation de 2,63 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8490104103118107100123141
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
136117112111129129129135131
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11912812412411110610110083
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
897796116187215226227231
2015 - - - - - - - -
234--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'église.
  • Église de Saint-Ange.

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint-Michel le 30 septembre.

Historique de la commune[modifier | modifier le code]

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Introduction[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Saint-Ange était une paroisse attachée au diocèse de Sens. Elle est connue depuis les premiers temps Capétiens, et rend hommage au roi de France pour sa Grosse Tour de Moret. Elle est un temps dans la mouvance des seigneurs de Diant. Saint-Ange est déjà cité dans la prisée de 1332 du domaine royal en Gâtinais ; cf Guy Fourquin 1963 École des hautes études.


I. "Des Capétiens à la Révolution" : (à suivre)

C'est principalement par les acquisition du XVIe siècle par Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes que les renseignements les plus nombreux sont trouvés sur la paroisse de Saint-Ange.

II. Histoire du nom. "De Saint Ange à Saint-Ange-le-vieil"

Saint-Ange-le-Vieil a pris ce nom en 1628, lorsque François Le Charron héritera du Château neuf de Challeau, "Maison de plaisance bâtie à la moderne" construit de 1543 à 1546 par Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes pour le roi François Ier. Ce château neuf de Challeau était alors établi sur la seigneurie de Challeau, paroisse de Dormelles, dans la co-seigneurie de Beaumont-les Challeau. Le domaine acheté en 1607 par Antoine Le Charron pour le compte de son père Pierre Le Charron et de sa fratrie, aux héritiers d'Anne de Pisseleu, en l'espèce Marguerite Hurault veuve d'Anne d'Anglure, faisait partie d'un ensemble de terres et de seigneuries, sises principalement sur les paroisses de Dormelles, Ville - Saint - Jacques, Villemer, Villecerf et de Saint Ange, l'actuel Saint-Ange-le-Vieil.

En 1624, à la mort de Pierre le Charron, trésorier général de l'extraordinaire des guerres, ses trois fils recueillirent sa succession et procédèrent à un partage fort pragmatique qui tiendra compte des biens que chacun possédait déjà, comme Antoine la seigneurie de Dormelles et François la seigneurie de Saint Ange (Saint-Ange-le-Vieil), dont il avait pris le nom depuis 1609.

Antoine l'aîné, appelé Monsieur de Dormelles, possédera la seigneurie de Dormelles et de son château de Blanchefort, la partie principale de la seigneurie de Challeau avec la vieille forteresse du Moyen Âge, et la seigneurie de Saint-Ange, Saint-Ange-le-Vieil qu'il obtiendra alors de son cadet François, par l'échange avec la coseigneurie de Beaumont les Challeau. François le Cadet, appelé monsieur de Saint Ange, du nom de la seigneurie de Saint-Ange (Saint-Ange-le-Vieil), dont depuis 1609, il en percevait les droits seigneuriaux, aura en héritage la coseigneurie de Beaumont les Challeau, et son " château neuf de Challeau, qui allait "si fort ruinant...!!!", qu'il devra le reconstruire.

Enfin Claude le Charron, le benjamin, de l'acquisition de la seigneurie de Villemaréchal.

François le Charron était appelé monsieur de Saint Ange depuis cette année 1609, où il rend hommage pour la seigneurie de Saint Ange (le vieil) et en perçoit les droits seigneuriaux. Il voulait bien sûr continuer à pouvoir s'appeler Saint Ange, mais c'était son aîné qui était devenu le seigneur de la terre du nom.

Pour donc pouvoir conserver et porter valablement en droit, ce nom de Saint Ange, la dite seigneurie du nom étant passée à son aîné Antoine, il demandera au roi Louis XIII la faveur de renommer Beaumont Les Challeau, Saint Ange, ce qui sera obtenu en 1628 par un brevet royal enregistré au bailliage de Moret de cette même année. Pour éviter toute confusion, l'ancienne paroisse de Saint Ange, prendra le nom qu'elle porte encore aujourd'hui de Saint-Ange-le-Vieil.

Beaumont les Challeau, qui n'était qu'une simple co-seigneurie, deviendra alors la seigneurie de Saint Ange et ce, jusqu'à la Révolution, où cette seigneurie de Saint Ange sera supprimée et divisée en deux parties : l'une fusionnant avec Villecerf sous les noms de hameau de Pilliers ou de hameau de Saint Ange, l'autre avec Dormelles, avec les noms des lieux-dits les Fonds de Pilliers" ou de Challeau.

À la mort d'Antoine Le Charron, décédé sans postérité mâle, la seigneurie de Saint-Ange-le-Vieil passera à sa fille Elisabeth, qui depuis le 30 août 1659 en avait l'usufruit en donation de son père. Elisabeth Le Charron, dernier enfant du baron de Dormelles, gouverneur de Montereau-Fault-Yonne, avait été baptisée à Paris le 18 août 1633 à l’église Saint-Jean-en-Grève. Le 30 mars 1667, elle avait donc 34 ans, elle avait épousé dans cette même église de Saint-JeaN-en-Grève, Louis Timoléon, comte de Cossé et baron de Château - Giron, 3e fils de François de Cossé, duc de Brissac, pair et grand panetier de France, chevalier des Ordres du Roi et lieutenant général au gouvernement de Bretagne et de Guyenne de Ruellan. Leur fils aîné, Artus Louis Timoléon, deviendra le 4° duc de Brissac ; c'est lui qui vendra la seigneurie de Saint Ange le Vieil à Louis Urbain Lefevre de Caumartin, marquis de Saint Ange et comte engagiste de Moret, dans la famille duquel Saint Ange le Vieil restera jusqu'à la Révolution.

Saint-Ange-Le-Vieil aurait pu alors retrouver son nom d'origine Saint Ange.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]