Gergovie

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Gergovie
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Nom local
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Géographie
Pays
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Histoire
Événement clé
Plaque gravée après le passage de Napoléon III à Gergovie.

Gergovie (en occitan auvergnat « Gergòvia »[1]) est une localité située en Auvergne. Capitale antique des Arvernes avec Corent et Gondole[2], elle deviendra des siècles plus tard un village situé sur l'actuelle commune de La Roche-Blanche (Puy-de-Dôme).

Histoire[modifier | modifier le code]

Scène des guerres gauloises : l'Éduen Littavicus, trahissant la cause romaine, s'enfuit à Gergovie pour soutenir Vercingétorix
Théodore Chassériau, 1838-1840
Metropolitan Museum of Art[3]

Sous le rempart de l'oppidum, « une couche d'humus renfermant du mobilier néolithique et de l'âge du Bronze rappelle que le plateau a sans doute déjà joué son rôle de forteresse à ces époques, mais si des aménagements ont existé (palissade...?) il n'en reste pas de trace[4] ».

Durant le premier Âge du fer, une chefferie locale utilise les avantages naturels du plateau de Gergovie pour y installer une fortification (VIe siècle av. J.-C. - Ve siècle av. J.-C.)[5], avec un centre de pouvoir qui contrôle le territoire alentour[6].

Gergovie est le nom d'une ville de la Gaule antique où a eu lieu le siège de Gergovie opposant — à proximité de la cité arverne de Nemossos (terme gaulois désignant un « bois sacré ») — les Arvernes et autres peuples gaulois rassemblés sous la conduite de Vercingétorix, aux légions romaines de Jules César en 52 av. J.-C. La détermination exacte de l'emplacement de ce lieu est désormais placée unanimement par les chercheurs sur le plateau dit de Merdogne, toutefois la localisation fait toujours débat.

Il s'agit aussi du nom qui a été donné au XIXe siècle au village de Merdogne par le décret du 11 janvier 1865 de l'empereur Napoléon III[7]. Ce village dépend actuellement de la commune de La Roche-Blanche dans le Puy-de-Dôme à quelques kilomètres au sud de Clermont-Ferrand. Il se situe au pied du plateau de Gergovie qui est le lieu du siège de Gergovie .

Le musée de Gergovie[modifier | modifier le code]

Le Musée archéologique de la bataille de Gergovie a ouvert ses portes le 19 octobre 2019, avec une refonte et un agrandissement de l'ancien lieu d'exposition.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr + oc) Jean Roux, Œuvres en occitan d'un Républicain auvergnat (1798-1860), Lyon, EMCC, , 155 p. (ISBN 978-2-35740-517-2, notice BnF no FRBNF45300925)
  2. D'après les fouilles, il est possible selon Matthieu Poux d'attribuer le rôle de capitale politique, économique et religieuse à Corent, celui de site militaire à Gergovie et celui de cité artisanale à Gondole. Les trois oppida occupent sensiblement les sommets d'un triangle de 6 km de côté, Corent et Gergovie sur des tables basaltiques d'une superficie de 70 ha, et Gondole située en plaine. (cf Matthieu Poux, Convergence et confrontation. Processus d’urbanisation et conquête romaine en territoire arverne, Mémoire d'habilitation à Diriger des Recherches, 2005). « La chronologie de l’occupation de ces trois sites n’est pas suffisamment fine pour déterminer si les trois étaient actifs au moment de la conquête romaine, constituant ainsi une agglomération multipolaire, ou s’ils se sont succédé en tant que capitale arverne ». Cf Pierre Royer, « De Gergovie à la Limagne », sur revueconflits.com,  ; Hélène Dartevelle, Christine Mennessier-Jouannet, Nathalie Arbaret, « La capitale des Arvernes, une histoire en boucle », Revue archéologique du centre de la France, no 35 (supplément),‎ , p. 293-315 (lire en ligne)
  3. (en) « Le gaule Litavicus », sur Metropolitan Museum (consulté le 7 janvier 2021)
  4. « Les remparts de Gergovie », sur gergovie.net (consulté le 23 janvier 2021)
  5. Découverte sous le rempart laténien de l'oppidum d'un rempart en pierre à poutrage vertical en façade, précédé d’un escarpement taillé dans le droit de la roche et d'une terrasse
  6. « Les fortifications de l’oppidum de Gergovie », sur inrap.fr,
  7. Conseil d'État, 3e et 8e sous-sections réunies, du 3 février 2003, 240630, mentionné aux tables du recueil Lebon - Conseil d'État/Légifrance

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Leguet et D. Tourlonias, Gergovie, Clermont-Ferrand, coll. « Guides archéologiques de l'Auvergne », .
  • Y. Leberge et V. Guichard, « Nouvelles recherches sur les travaux césariens devant Gergovie (1995-1999) », Revue archéologique du centre de la France, t. 39,‎ , p. 83-111 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]