Brivadois

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Brivadois
Image illustrative de l'article Brivadois
La vallée de l'Allier à Saint-Ilpize

Pays France
Subdivision administrative Auvergne-Rhône-Alpes
Subdivision administrative Haute-Loire
Puy-de-Dôme
Cantal
Villes principales Langeac
Brassac
Massiac
Siège du pays Brioude
Coordonnées 45° 15′ 47″ nord, 3° 25′ 08″ est
Relief forêts, Prairies, champs
Production Élevage bovin
bois,céréales
Communes 80
Population totale 47 386 hab. (1999)
Régions naturelles
voisines
Margeride
Livradois
Limagne
Cézallier
Velay
Pays (div. territoriale) Pays de Lafayette

Image illustrative de l'article Brivadois
Localisation du Brivadois sur la carte du Massif central

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Brivadois

Le Brivadois est une région naturelle de France et un pays traditionnel d'Auvergne situé à l'ouest de la Haute-Loire et dans une petite partie du Puy-de-Dôme et du Cantal.

Situation du Brivadois (en orange) dans la région Auvergne

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Brivadois tient son nom de son chef-lieu Brioude. Il fut sous les Carolingiens, l'un des cinq comtés secondaires de l'Auvergne, avec une viguerie particulière (Clermont, Turluron, Tallende, Carlat)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Brivadois correspond à la région située autour de Brioude. Il se situe au centre du Massif central et de la région Auvergne. Le Brivadois est principalement situé dans la Haute-Loire mais il déborde aussi sur Le Puy-de-Dôme et le Cantal. Il compte environ 48 000 habitants, dont trois quarts dans les campagnes.

Le pays est entouré par les régions naturelles suivantes :

Topographie[modifier | modifier le code]

Le Brivadois est une zone de transition. Il se compose de petites plaines, les limagnes, situées autour de Brioude (limagne de Brioude, de Massiac, de Langeac et Bassin minier de Brassac-les-Mines). Il comprend également la haute vallée de l'Allier ainsi que des contreforts des monts du Livradois (Auzon), du Cézallier (Blesle) et de la Margeride (Saint-Just-près-Brioude).

Communes et population[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant regroupe les communes par micro-pays et ne tient pas compte du découpage administratif. Certaines communes, situées en limites des massifs montagneux du Cézallier, de la Margeride ou du Livradois peuvent être omises ou surajoutées.

Environs de Brioude
14932 hab.
Bassin minier
14900 hab.
Environs de Paulhaguet
3909 hab.
Langeadois et
Vallée de l’Allier

9252 hab.
Bassin de Massiac et
Pays Coupé alagnonais

4393 hab.

Micro-pays du Brivadois[modifier | modifier le code]

La Limagne de Brioude[modifier | modifier le code]

La Limagne de Brioude correspond approximativement aux communes de Beaumont, Azérat, Bournoncle-Saint-Pierre, Frugères, Lempdes-sur-Allagnon, Sainte-Florine, Brioude et Fontane. Située entre le débouché de l’Allier à Vieille-Brioude et la confluence de cette rivière avec l’Alagnon, cette plaine de forme ovoïde a une longueur de 20 km et une largeur de 9 km. Elle se ressert au Nord-est dans le bassin Houiller de Brassac. C’est une région de polyculture bien que la production de céréales tend à s’accroitre au détriment de la production fourragère.

Patrimoine de Brioude et de ses environs
Brioude, ville étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ainsi que sa région présentent un riche patrimoine historique.

Au cœur de Brioude, la basilique Saint-Julien est la plus est la plus vaste église romane d'Auvergne. La ville compte de nombreuses maisons canoniales ainsi que des demeures dont l'ancienneté remonte jusqu'au XIVe siècle. On peut aussi y voir l'Hôtel de la dentelle, la Maison du Saumon et de la Rivière ainsi que la Maison de Mandrin. Dans les environs de nombreux villages présentent un intérêt particulier. à Beaumont, l'église romane du XIIe siècle est inscrite à l'IMH et le château privé de Lauriat date du XIIIe. Bournoncle-Saint-Pierre, outre son église (IMH), abrite un château prieuré clunisien du XIIe et un petit patrimoine bâti intéressant. A Javaugues, l'église d'inspiration romane possède un porche à arc outrepassé de tradition wisigothique. On y voit également trois fontaines dont une est ornée d'une croix en grès à figuration mutilée du XIIIe (IMH). Lamothe, bourg médiéval fortifié, a gardé son château remanié au XVIIe. Le château de Paulhac (IMH) date également du XVIIe ; la magnifique bâtisse a malheureusement été victime d'un incendie en juillet 2013[3]. Le village de Lavaudieu, classé "plus beau village de France" abrite la plus grande et la plus belle croix en fer forgé d'Auvergne ainsi que sa très fameuse abbaye. A Saint-Beauzire on peut voir les châteaux de Lespinasse (XIVe), Bosbomparent (XIIIe) et de la Chomette (XIXe). A Saint-Géron la charmante église date du XVe et à Vieille-Brioude, village de tradition viticole, on peut voir un pressoir de sept tonnes. L'église romane du village date du XIIe et renferme un trésor ; le pont qui la jouxte enjambe l'Allier avec une seule arche de 54 mètres.

Le Bassin minier de Brassac - Sainte-Florine[modifier | modifier le code]

Musée de la mine de Brassac-Les-Mines

Géographiquement, le bassin minier de Brassac - Sainte-Florine n'est que le prolongement nord de la Limagne de Brioude. Toutefois ses paysages miniers et son histoire humaine et industrielle en font au pays bien distinct de cette dernière.

Histoire des mines
L’exploitation minière existait dans cette petite région depuis le XVe. L’ouverture du canal de Briare permit la vente de la production au-delà de la région et après la révolution l’exploitation se rationalisa. En 1805 le baron Sadourny industrialisa la production. L’arrivée du chemin de fer (Grand Central) en 1852 accéléra le développement et permit l’entrée en jeu des grandes compagnies minières et sidérurgiques. À partir du XXe la productivité augmenta de façon significative. Les mines fermèrent en 1978 après cinq siècles d’exploitation[4].

La population
À l’origine, de simples paysans vivant en autarcie travaillaient dans les mines pour se procurer des liquidités monétaires. Ces mineurs paysans préféraient souvent vivre dans leurs fermes et faisaient donc double journée de travail, donnant toujours la priorité aux activités agricoles. Au XIXe les ouvriers gardèrent une tradition d’occupation agricole (jardins, vignes) puis au XXe les compagnies minières firent appel à la main d’œuvre immigrée d’origine européenne (Pologne et Italie principalement). Ces nouveaux venus s’intégrèrent rapidement. Une population aux traditions ouvrières spécifiques se forma ainsi[4].

Le Langeadois et la vallée de l'Allier[modifier | modifier le code]

Le Pays de Paulhaguet et la vallée de la Senouire[modifier | modifier le code]

Le bassin de Massiac, et le Pays Coupé alagnonais[modifier | modifier le code]

Ce micro-pays correspond à une région naturelle variée constitué d'unité physique diverses qui s'articulent autour de l'Alagnon. À partir de Molompize la vallée de l’Alagnon se couvre de maraichages et s'ouvre ensuite sur la Limagne de Massiac qui s’étire jusqu’au Basbory de Blesle. Les étroits vallons d'Auriac-l’Église de Bonnac et de Blesle la prolongent. Ces vallées sont dominées par des coulées de basalte qui forment des plateaux se terminant par des falaises, parfois disposées en escalier. Quand ces coulées de lave se sont produites elles ont suivi le lit d’anciennes rivières, au fil des millénaires l’érosion les a dégagées pour les laisser maintenant perchées sur un socle cristallin. Il s’agit d’un bel exemple de relief inversé. Les pentes des coteaux étaient autrefois cultivées en terrasses : les palhas. On y trouvait des arbres fruitiers mais aussi de la vigne qui a été réintroduite récemment.

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

Langue régionale[modifier | modifier le code]

La langue traditionnelle du Brivadois est l'auvergnat. Pierre Bonnaud y distingue différentes zones dialectales. Les parties nord et est de la région sont l'aire de l'auvergnat médian dans sa variété du centre. Dans la région de Brioude et Massiac, l'auvergnat médian comporte des traits sanflorains (auvergnat méridional). Dans la région de Langeac on parlait la variété centrale de l'auvergnat méridional[5].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie du Brivadois est typiquement auvergnate. Les salaisons y son réputées et on y trouves plusieurs unités de production artisanales. On y fait du foie gras que l'on poêle et que l'on sert avec des lentilles du Puy. Ce légume accompagne avantageusement le petit salé. Les saumons que l'on péchait jadis en grande quantité dans l'Allier sont accommodés en tourte avec de la crème et des champignons. la pachade est une sorte de crêpe épaisse et croustillante cuite dans une poêle avec du beurre. Elle peut être servie salée, avec de la palette par exemple, ou sucrée comme un dessert. Comme dans le Velay, on produit le fromage aux artisous. Il s'agit d'un fromage au lait de vache affiné avec un variété d'acarien, le ciron.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est un des principaux atouts du Brivadois. Sa capitale, Brioude, compte 6 676 habitants (13 000 pour la Communauté de communes du Brivadois). Elle est sous-préfecture de la Haute-Loire. Le Brivadois bénéficie d'un grand pôle industriel autour d'Arvant et Largelier, qui abrite des entreprises importantes (RichesMonts, Saint-Géron, Brioude-Internet, Peugeot). Le secteur des eaux minérales y est représenté par les Eaux de Saint-Géron qui proposent un produit orienté vers le haut de gamme. Air Products à un centre important de production à Massiac, les industries de la plasturgie et du bois sont présentes à Langeac.

Sport[modifier | modifier le code]

Le Brivadois compte trois clubs principaux :

Il s'y déroule également une épreuve de moto célèbre, la Ronde du Brivadois qui se déroule autour de Brioude, Blesle et Fontannes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Bourdartchouk, 1998.
  2. a, b, c, d, e et f Une partie du territoire communal se trouve dans le Cézallier
  3. Journal La Montagne - Centre France du 31 juillet 2013
  4. a et b Les Graves Bayards
  5. Pierre Bonnaud - Auvergne, encyclopédie Bonneton - Christine Bonneton Éditeur - mai 2005