Châteauneuf-les-Bains

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Châteauneuf-les-Bains
Les thermes et le bourg, en arrière-plan.
Les thermes et le bourg, en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Éloy-les-Mines
Intercommunalité Communauté de communes Combrailles Sioule et Morge
Maire
Mandat
Daniel Sauvestre
2014-2020
Code postal 63390
Code commune 63100
Démographie
Gentilé Castelneuvois, Castelneuvoises
Population
municipale
291 hab. (2014 en diminution de 2,02 % par rapport à 2009)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 45″ nord, 2° 53′ 50″ est
Altitude Min. 365 m
Max. 725 m
Superficie 16,92 km2
Localisation

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Châteauneuf-les-Bains est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont du Braynant, sur la Sioule, en aval de Châteauneuf.

Châteauneuf-les-Bains est une commune située sur les deux rives de la Sioule. La Sioule fait à cet endroit un méandre très marqué, qui entoure la colline où se trouvait l'ancienne église de Saint-Cirgues. Le bourg actuel se trouve sur la rive gauche, au lieu de La Chaux. Deux ponts routiers, assez éloignés du bourg, traversent la Sioule : en amont, le pont de Chambon, sur la route départementale 227 qui relie Saint-Gervais-d'Auvergne à Riom par Manzat ; en aval, le pont du Braynant, sur la route qui longe la Sioule vers le pont de Menat et Ébreuil. Il s'y ajoute deux passerelles plus proches du bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, les eaux de Châteauneuf sont déjà connues ; on a retrouvé des vestiges assez modestes d'une activité thermale, mais il n'y a pas de traces de constructions importantes comme à Néris. Une voie romaine traverse la Sioule à gué, près du lieu-dit le Got.

Au Moyen Âge, la route passe plus au sud et traverse la rivière en amont, au Bordas, sur un pont de pierre, dont une culée subsistante sert d'appui à la passerelle moderne. Un château fort est construit au début du XIIIe siècle pour défendre le passage de la Sioule ; il remplace une motte castrale plus ancienne probablement établie à l'entrée de la presqu'île Saint-Cyr et prend le nom de Castrum Novum (Château neuf), qui deviendra celui de la localité.

Sur la rive gauche s'établit le monastère de Saint-Jean[Note 1], dépendant de l'abbaye de Menat ; autour de lui, se développe le village de la Mon(t)gie, dont le nom garde le souvenir de la présence des moines.

Avant la Révolution, deux paroisses se partagent le territoire de Châteauneuf et apparaissent sur la carte de Cassini : en rive gauche, la vieille paroisse Saint-Cirgues (ou Saint-Cyr), à l'intérieur du méandre de la Sioule, en voie d'abandon ; et, en rive droite, Saint-Valentin, au pied du château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 9 avril 2014)
Daniel Sauvestre[1] PCF  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2014, la commune comptait 291 habitants[Note 2], en diminution de 2,02 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : +2,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
862 568 786 866 939 968 935 946 1 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 1 003 962 909 882 874 984 867 858
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
873 875 828 680 664 622 595 617 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
508 492 453 374 330 303 299 298 289
2014 - - - - - - - -
291 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune a vu résider sur son sol de nombreux réfugiés républicains espagnols (au château en particulier), et d'aussi nombreux juifs ayant traversé la ligne de démarcation : environ trois ou quatre cents personnes pour ces deux communautés. L'accueil fut généreux, chaleureux, et ceux qui en bénéficièrent s'en souviennent avec émotion.[réf. nécessaire]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Canoë-kayak (au pont de Braynand). Descente de la Sioule.
  • Rocher Charlemagne. Site d'escalade, près du pont de Braynand[7]. Il est situé sur la commune de Blot-l'Église.

Économie[modifier | modifier le code]

Station thermale[modifier | modifier le code]

L'activité thermale est attestée depuis l'époque gallo-romaine. La station se développe au XIXe siècle et soigne les rhumatismes. Une vingtaine de sources sont captées soit pour le fonctionnement de l'établissement thermal (de mai à octobre) et des buvettes, soit pour la production d'eau minérale gazeuse (six millions de bouteilles par an).

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Pêche (truite).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Lachaux. Construite dans le style néo-roman sous le Second Empire à Lachaux, qui devenait le nouveau centre de la commune, elle a été reconnue officiellement comme église paroissiale par un décret de Thiers du 3 août 1872.
  • Vierge en majesté de Châteauneuf. Cette statue en bois de chêne recouverte d'un alliage métallique polychrome mesure 0,52 m. Elle date de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Cachée et sauvée à la Révolution, elle a ensuite été déposée dans la chapelle Saint-Valentin. Monument historique (1904).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Alibert (1820-1905), géologue, inventeur, explorateur en Sibérie, découvreur en 1848 et exploitant d'une mine de graphite près du lac Baïkal. Après son retour en France (1862), il vint se soigner aux eaux de Châteauneuf et s'attacha à la station. Il s'y fit construire une maison et aménagea, à proximité, le roc de Pierre Encize, sur lequel il fit installer en 1893 une statue de la Vierge. L'endroit porte aujourd'hui le nom de Pic Alibert ; une source porte également son nom. Un portrait de lui est conservé à la mairie de Châteauneuf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Blazin, Châteauneuf-les-Bains, Évian, Cleopas, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il ne reste pratiquement rien de cet édifice, qui se trouvait à l'emplacement du cimetière.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]