Châteauneuf-les-Bains

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Châteauneuf-les-Bains
Châteauneuf-les-Bains
Les thermes et le bourg, en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Intercommunalité Communauté de communes Combrailles Sioule et Morge
Maire
Mandat
Jean-Yves Nouzille
2020-2026
Code postal 63390
Code commune 63100
Démographie
Gentilé Castelneuvois
Population
municipale
318 hab. (2018 en augmentation de 9,66 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 45″ nord, 2° 53′ 50″ est
Altitude Min. 365 m
Max. 725 m
Superficie 16,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Éloy-les-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Châteauneuf-les-Bains est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont du Braynant, sur la Sioule, en aval de Châteauneuf.

Châteauneuf-les-Bains est une commune située sur les deux rives de la Sioule. La Sioule fait à cet endroit un méandre très marqué, qui entoure la colline où se trouvait l'ancienne église de Saint-Cirgues. Le bourg actuel se trouve sur la rive gauche, au lieu de La Chaux. Deux ponts routiers, assez éloignés du bourg, traversent la Sioule : en amont, le pont de Chambon, sur la route départementale 227 qui relie Saint-Gervais-d'Auvergne à Riom par Manzat ; en aval, le pont du Braynant, sur la route qui longe la Sioule vers le pont de Menat et Ébreuil. Il s'y ajoute deux passerelles plus proches du bourg.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châteauneuf-les-Bains est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,6 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), prairies (24,3 %), zones urbanisées (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, les eaux de Châteauneuf sont déjà connues ; on a retrouvé des vestiges assez modestes d'une activité thermale, mais il n'y a pas de traces de constructions importantes comme à Néris. Une voie romaine traverse la Sioule à gué, près du lieu-dit le Got.

Au Moyen Âge, la route passe plus au sud et traverse la rivière en amont, au Bordas, sur un pont de pierre, dont une culée subsistante sert d'appui à la passerelle moderne. Un château fort est construit au début du XIIIe siècle pour défendre le passage de la Sioule ; il remplace une motte castrale plus ancienne probablement établie à l'entrée de la presqu'île Saint-Cyr et prend le nom de Castrum Novum (Château neuf), qui deviendra celui de la localité.

Sur la rive gauche s'établit le monastère de Saint-Jean[Note 2], dépendant de l'abbaye de Menat ; autour de lui, se développe le village de la Mon(t)gie, dont le nom garde le souvenir de la présence des moines.

Avant la Révolution, deux paroisses se partagent le territoire de Châteauneuf et apparaissent sur la carte de Cassini : en rive gauche, la vieille paroisse Saint-Cirgues (ou Saint-Cyr), à l'intérieur du méandre de la Sioule, en voie d'abandon ; et, en rive droite, Saint-Valentin, au pied du château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Châteauneuf-les-Bains est membre de la communauté de communes Combrailles Sioule et Morge[8], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Manzat. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[9]. Elle faisait partie jusqu'en 2012 de la communauté de communes Cœur de Combrailles, puis de 2013 à 2016 de la communauté de communes Manzat communauté[10] (cette extension de périmètre a été autorisée par l'arrêté préfectoral du [11]).

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Riom, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[8]. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Manzat[12].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Éloy-les-Mines pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[8], et de la deuxième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010 (sixième circonscription avant 2010)[12].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Châteauneuf-les-Bains, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[13] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[14]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. Sur les douze candidats en lice, onze ont été élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 74,45 %[15].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Daniel Sauvestre[16] PCF  
En cours
(au )
Jean-Yves Nouzille[17]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 318 habitants[Note 3], en augmentation de 9,66 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +2,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8625687868669399689359461 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0031 003962909882874984867858
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
873875828680664622595617533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
508492453374330303299298289
2017 2018 - - - - - - -
316318-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune a vu résider sur son sol de nombreux réfugiés républicains espagnols (au château en particulier), et d'aussi nombreux juifs ayant traversé la ligne de démarcation : environ trois ou quatre cents personnes pour ces deux communautés. L'accueil fut généreux, chaleureux, et ceux qui en bénéficièrent s'en souviennent avec émotion.[réf. nécessaire]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Canoë-kayak (au pont de Braynand). Descente de la Sioule.
  • Rocher Charlemagne. Site d'escalade, près du pont de Braynand[22]. Il est situé sur la commune de Blot-l'Église.

Économie[modifier | modifier le code]

Carte postale vers 1910, un des nombreux établissements thermaux à Châteauneuf.

Station thermale[modifier | modifier le code]

L'activité thermale est attestée depuis l'époque gallo-romaine. La station se développe au XIXe siècle et soigne les rhumatismes. Une vingtaine de sources sont captées soit pour le fonctionnement de l'établissement thermal (de mai à octobre) et des buvettes, soit pour la production d'eau minérale gazeuse (six millions de bouteilles par an).

Aujourd'hui, parmi les sources encore visibles librement par le public, figurent :

  • l'ancienne source Saint-Cyr, dont le bâtiment d'exploitation a été détruit, mais dont la source est encore visible et réhabilitée, à l'extrémité du méandre de Chateauneuf. Cette source était exploitée comme eau de table au début des années 1900 et déclarée d'utilité publique en 1909.
  • la source Lefort : source d'eau chaude, d'un débit de 37.5 l/minute, sortant à 35 °C dans le parc des Grands Bains, en bordure de la rivière Sioule.

L'eau sort simultanément avec un excédent de gaz carbonique (34 l/minute), provoquant un bouillonnement, mis en valeur sous une cloche de verre.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Pêche (truite).
  • Parc arboré dit « des Grands Bains » et ses sources, en bord de Sioule.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Lachaux. Construite dans le style néo-roman sous le Second Empire à Lachaux, qui devenait le nouveau centre de la commune, elle a été reconnue officiellement comme église paroissiale par un décret de Thiers du .
  • Vierge en majesté de Châteauneuf. Cette statue en bois de chêne recouverte d'un alliage métallique polychrome mesure 0,52 m. Elle date de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Cachée et sauvée à la Révolution, elle a ensuite été déposée dans la chapelle Saint-Valentin.
  • Chapelle Saint-Valentin. Monument historique (1904) : cette chapelle surplombe la vallée de la Sioule et le village de Châteauneuf-les-Bains.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Alibert (1820-1905), géologue, inventeur, explorateur en Sibérie, découvreur en 1848 et exploitant d'une mine de graphite près du lac Baïkal. Après son retour en France (1862), il vint se soigner aux eaux de Châteauneuf et s'attacha à la station. Il s'y fit construire une maison et aménagea, à proximité, le roc de Pierre Encize, sur lequel il fit installer en 1893 une statue de la Vierge. L'endroit porte aujourd'hui le nom de Pic Alibert ; une source porte également son nom. Un portrait de lui est conservé à la mairie de Châteauneuf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Il ne reste pratiquement rien de cet édifice, qui se trouvait à l'emplacement du cimetière.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b et c « Commune de Châteauneuf-les-Bains (63100) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  9. « CC Combrailles Sioule et Morge (No SIREN : 200072098) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  10. « CC Manzat Communauté (No SIREN : 246300834) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  11. « ARRÊTÉ no 12/02573 du autorisant l'extension du périmètre de la communauté de communes « Manzat Communauté » à la commune de Châteauneuf les Bains et portant retrait de cette dernière de la communauté de communes « Coeur de Combrailles » » [PDF], Recueil des actes administratifs no 2013-1, Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ), p. 8.
  12. a et b « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le ).
  13. Article L. 252 du Code électoral.
  14. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  15. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  16. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, 9 avril 2014 (consulté le 28 septembre 2014).
  17. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], sur mairesruraux63.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ), p. 2.
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Site de la FFME.