François Hainl

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
George Hainl
George Hainl.jpg

Portrait photographique de F. George Hainl.

Fonction
Directeur musical
-
Biographie
Naissance

IssoireVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
(à 65 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
François HainlVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
George HainlVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de
Mouvement
Instrument
Maîtres
Louis Norblin, Olive-Charlier Vaslin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
signature de George Hainl

signature

Père-Lachaise - Division 69 - Hainl 01.jpg

Tombe de Hainl au Père-Lachaise.

François Hainl dit George ou Georges (Issoire, Paris, ) est un chef d'orchestre, violoncelliste et compositeur français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Hainl reçut ses premières leçons de son père, qui était cordonnier et violoniste amateur et progressa si vite au violoncelle et travailla si assidument qu’il fut bientôt en mesure de se joindre à l’orchestre du Grand-Théâtre de Lyon. Cependant, souhaitant compléter ses études, il entre au Conservatoire de Paris, en , dans la classe de Louis Norblin, et prend des leçons auprès d’Olive-Charlier Vaslin. Il a remporté un premier prix en 1830. Il a entrepris des tournées en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Il joue dans de nombreux orchestres, celui du Théâtre Italien, ceux de Bordeaux et de Lyon (), de Lille et de Bruxelles (). En , il est nommé chef de l’Orchestre du Grand-Théâtre de Lyon, où il dirige jusqu’en .

Le , il remplace Louis Dietsch « admis à faire valoir ses droits à la retraite », comme chef d’orchestre de l’Opéra, poste qu’il gardera jusqu’à sa mort. Pendant les dix années qu’il a passées à l’Opéra, il a monté Le docteur Magnus, Roland à Roncevaux d’Auguste Mermet, l'Africaine, Don Carlos, La fiancée de Corinthe, Hamlet, Érostrate d’Ernest Reyer, La coupe du roi de Thulé d’Eugène Diaz et l’adaptation de Faust à l’Opéra, et les ballets la Maschera de Paolo Giorza (it), Néméa de Léon Minkus, le Roi d’Yvetot de Théodore Labarre, la Source de Léo Delibes et Minkus, Coppélia de Léo Delibes et Gretna-Green[1].

Le , il a été nommé chef d’orchestre de l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire où il est resté jusqu’au [2]. François George-Hainl a donné 116 concerts, le premier le 10 janvier 1864. Lors des concerts du Conservatoire, à côté du répertoire de l’époque, il a introduit de la musique comme le Salve regina de Roland de Lassus, des extraits de Armide de Lully, les Psaumes 42 et 98 de Felix Mendelssohn, des concertos pour piano de Beethoven, Anton Rubinstein et Saint-Saëns (avec le compositeur en soliste dans le second), la Symphonie « le Printemps » et l’ouverture Manfred de Robert Schumann, des chœurs d’opéras de Richard Wagner et des concertos pour violon de Jules Garcin et Victorin de Joncières (joués par Jules Danbé). Il a également dirigé le concert en mémoire de Meyerbeer[3] et les concerts de l’Exposition universelle de 1867.

Portrait charge par Achille Lemot.

Peu de temps après son entrée à l’Opéra, et à la retraite de Tilmant, il avait été nommé chef d’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire mais, moins habile pour conduire la symphonie que l’opéra, ne connaissant pas, d’ailleurs, les traditions de la Société, il ne brilla pas dans ces fonctions, dont il se démit au bout de trois ans[1]. Il était aussi devenu chef d’orchestre de la chapelle impériale et des concerts de la cour, et avait conduit les grands festivals de l’Exposition universelle, à la suite desquels il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur[1]. Malheureusement, son éducation musicale n’était pas à la hauteur de ses aptitudes, et l’organisateur des études était en lui bien inférieur au conducteur[1]. Or, dans un théâtre comme celui de l’Opéra de Paris, où la mise à la scène d’un ouvrage inédit exigeait, de la part du chef d’orchestre, des facultés complexes, des connaissances profondes et étendues, il fallait, pour remplir ces fonctions, non seulement un « batteur de mesure » excellent, mais un musicien solide et éprouvé[1]. Sous ce dernier rapport, selon Fétis, Hainl n’était pas à la hauteur de son rôle, et c’est ce qui fait que l’on dut placer à côté, et au-dessus de lui, un directeur[1].

« Un bras énergique et vigoureux, une grande précision dans les mouvements, une mesure dont les temps étaient solidement et distinctement marqués, l’assurance en soi-même, une confiance qu’il savait communiquer aux artistes placés sous ses ordres, avec cela le regard fier et une ferme volonté, telles étaient les qualités de George Hainl, qualités si rares à rencontrer chez un conducteur et qui forment le vrai chef d’orchestre[1]. »

Sa veuve a fondé en son souvenir le prix George Hainl de 1 000 fr. annuels destiné au premier prix de violoncelle du Conservatoire[2]. Il a composé quelques œuvres pour son instrument, le violoncelle. En 1852, il a écrit une monographie : De la musique à Lyon depuis 1713 jusqu'en 1852. Il était devenu membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, en 1863. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (69e division)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens : Supplément et complément, t. 1er, Paris, Firmin Didot, , 480 p. (lire en ligne), p. 443.
  2. a et b Arthur Dandelot, La Société des Concerts du Conservatoire : 1828-1897, Paris, G. Havard Fils, , 5e éd., 227 p. (lire en ligne), p. 73.
  3. Kern Holoman D. Société des Concerts du Conservatoire, consulté le 8 février 2014.
  4. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 187

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :