Marie-Aimée Méraville

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Marie-Aimée Méraville
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Marie-Aimée Méraville (1902-1963) était une institutrice, romancière, ethnologue des contes auvergnats, critique littéraire, et auteur de nouvelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née au hameau de Garret de Condat-en-Feniers en 1902, décédée en 1963, cette institutrice sut restituer l'esprit paysan avec acuité et finesse. Son français plein de saveur semble parfois calqué sur le patois qui fut la langue de sa famille, de ses voisins, de son enfance. M.-A. Méraville est surtout connue par Le Coffre à sel, publié en 1941, et réédité, en 1964 et 2003 avec des illustrations photographiques d’Albert Monier.

Elle publia ses premiers textes dans la revue de l'Auvergne Littéraire en 1926. Elle fut encouragée par Henri Pourrat, André Chamson, Marcel Aymé, Elian-J. Finbert, Marcel Arland, qui parraineront sa carrière littéraire auprès des grands éditeurs. Elle entretint une correspondance avec Henri Pourrat, Alexandre Vialatte, Marcel Aymé, Marcel Arland. Elle fut même éditée au Japon. Elle s’affirma dans les nouvelles - Miroir.

Au long de sa vie, elle collectionna des contes et des locutions de la Haute Auvergne pour conserver ce patrimoine de la littérature orale auvergnate exprimée en patois. La région concernée se situe dans le Cantal, de Saint-Flour à Riom-ès-Montagnes autour du bourg de Condat-en-Feniers où elle était née. Ces contes furent réédités sous le titre Contes populaires de l'Auvergne suivis d’un Mémoire sur la langue et le patois (Paris, GP Maisonneuve et Larose 1970, en 1982: une 3e éd. rev. et augm. préf. P. Gauriat). La réédition de 1996 ne comprend pas le mémoire sur le patois.

En octobre 2001 a été créée l'Association des Amis de M.-A. Méraville, présidée par Jean Anglade. Le 26 août 2002 à Saint-Flour, se tenait des Rencontres autour des Facettes littéraires de M.-A. Méraville (cf. La Montagne – Cantal) à l'occasion du centenaire de sa naissance.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Gauriat, « Hommage », dans Revue de la Haute Auvergne, 1965, tome 39, p. 297-303.
  • Jean Anglade, « Inventaire », dans Revue de la Haute Auvergne, 1965, tome 39, p. 305-308.
  • Joël Fouilheron, « Vie et œuvres de M.-A. Méraville », dans Contes populaires de l'Auvergne, p. 382-475. Nouv. éd. rev. et augm., G.P. Maisonneuve & Larose, 1982.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres
  • Le coffre à sel, Aubier 1941
  • Monastier-le-Double, R. Laffont 1944 (portrait de Saint-Flour)
  • Miroir, R. Laffont 1946
  • Les Contes du Vent frivolant, Horizons de France 1946 (préf. Marcel Aymé)
  • La Vache, cette noble servante, Albin Michel 1948 (prix Sully-Olivier de Serres)
  • Contes d'Auvergne, Érasme 1956 (prix des Volcans)
  • Contes de la Tortue et de l'Hirondelle, Gallimard 1962.
Édition posthume d'inédits
  • « Mémoire de la langue, mémoire du patois », 1965, dans Revue de la Haute Auvergne (Aurillac) N.S. Hommage à Marie-Aimée Méraville.
Livres disponibles
  • Contes de l'Auvergne, éditions Royer, Maisonneuve et Larose 1996 ; il s'agit des Contes populaires de l'Auvergne (éd. 1970 et 1982) et des Contes d'Auvergne de 1956
  • Le Coffre à sel, les Énergiques Petit auxiliaire de lecture par Pierre Bonnaud. Nouv. ill. par Albert Monier, éditions Créer, 2003, Nonette, 63340
  • La Vache, cette noble servante, éditions Est-Libris-J.P.Gyss, Alfa communication 67100 Strasbourg
  • Mémoire de la Langue, mémoire du patois, Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, N° spécial 1965, Hommage à Marie-Aimée Méraville (1902-1963).

Liens externes[modifier | modifier le code]