Paul Doumer

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Paul Doumer
Paul Doumer en 1931.
Paul Doumer en 1931.
Fonctions
Président de la République française

(10 mois et 24 jours)
Élection 13 mai 1931
Président du Conseil Pierre Laval
André Tardieu
Prédécesseur Gaston Doumergue
Successeur Albert Lebrun
Président du Sénat

(4 ans, 4 mois et 28 jours)
Prédécesseur Justin de Selves
Successeur Albert Lebrun
Ministre des Finances

(2 mois et 21 jours)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Aristide Briand VIII
Prédécesseur Louis Loucheur
Successeur Raoul Péret

(11 mois et 30 jours)
Président Alexandre Millerand
Gouvernement Aristide Briand VII
Prédécesseur Frédéric François-Marsal
Successeur Charles de Lasteyrie

(5 mois et 28 jours)
Président Félix Faure
Gouvernement Léon Bourgeois
Prédécesseur Alexandre Ribot
Successeur Georges Cochery
Ministre d'État

(2 mois)
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Paul Painlevé I
Président de la Chambre des députés

(1 an, 4 mois et 28 jours)
Législature VIIIe
Prédécesseur Henri Brisson
Successeur Henri Brisson
Gouverneur général de l'Indochine française

(5 ans, 8 mois et 2 jours)
Prédécesseur Augustin Juline Fourès
Successeur Paul Beau
Biographie
Nom de naissance Joseph Athanase Paul
Doumer
Date de naissance
Lieu de naissance Aurillac (Cantal)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Paris (8e)
Nature du décès Assassinat
Nationalité Française
Parti politique Parti radical
Conjoint Blanche Richel
Diplômé de Université de Paris
Profession Professeur de
mathématiques

Journaliste
Religion Catholicisme

Paul Doumer
Présidents de la République française

Paul Doumer, né le à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le à Paris, est un homme d'État français, président de la République française de 1931 à sa mort.

Membre du Parti radical, ministre des Finances à trois reprises, puis président du Sénat, Paul Doumer vit sa carrière couronnée par son élection à la présidence de la République, en 1931. Il est assassiné moins d'un an après son investiture, en 1932, par un jeune émigré russe, Paul Gorgulov.

Biographie[modifier | modifier le code]

Des origines modestes[modifier | modifier le code]

Joseph Athanase Paul Doumer est issu d'une famille modeste du Quercy, dont les membres sont habituellement manouvriers ou cultivateurs. Il est le fils de Jean Doumer, né en 1821[n. 1],[1],[2],[3] et de Victorine David, née en 1823. Il a deux sœurs : Aimée (1852)[2]/Renée (1854) et Thérèse (1855).

Lors de sa naissance, son père est poseur de rails de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans. Peu après, la famille quitte Aurillac pour Mende (Lozère), puis pour Paris ; Jean Doumer meurt et sa veuve travaille comme femme de ménage. Paul est scolarisé à l’école communale du 63 rue de Clignancourt, à Paris 18e (plaque)[4].

Une ascension sociale[modifier | modifier le code]

Paul Doumer est un cas emblématique d'ascension sociale par l'école.

Après avoir obtenu le certificat d'études primaires, il commence à travailler à 12 ans comme coursier ; il devient ensuite ouvrier graveur dans une fabrique de médailles, tout en poursuivant ses études[4] grâce aux cours du soir du Conservatoire national des arts et métiers[5]. Il est reçu au baccalauréat ès-sciences puis, entré dans l'enseignement comme répétiteur, obtient, en 1877, une licence de mathématiques. Il est nommé professeur de mathématiques au collège de Mende[4]. L'année suivante, il obtient une licence de droit[6].

En 1878, il épouse Blanche Richel, dans la famille de laquelle il logeait pendant ses études[4]. De leur mariage naissent huit enfants[5] :

  • Fernand Doumer (1879-1972), officier et industriel, marié à Madeleine Despret ;
  • Hélène Doumer (1880-1968) ;
  • Marcel Doumer (1886-1918), ingénieur IDN, mort pour la France ;
  • René Doumer (1887-1917), attaché bancaire, mort pour la France ;
  • André Doumer (1889-1914), lieutenant d'artillerie, mort pour la France ;
  • Armand Doumer (1890-1922), docteur en médecine, meurt des suites de son gazage lors de la Première guerre mondiale[7],[8], mort pour la France ;
  • Lucile Doumer (1893-1918), mariée à Marcel Pasquier, docteur en droit ;
  • Germaine Doumer (1897-1940 ?), mariée à Louis Lemaire, résistante, connue pour avoir abattu un sous-officier allemand le 17 juin 1940[9],[n. 2]. Portée disparue en juillet 1940 (certainement capturée par les Allemands)[réf. nécessaire].

Ses fils, dont quatre mourront pour la France lors de la Première Guerre mondiale[10], lui inspirent un ouvrage de morale pour les enfants, intitulé Le Livre de mes fils et publié pour la première fois en 1906.

En 1879, il est nommé au collège de Remiremont (Vosges). Parallèlement à l'enseignement, qu'il quittera en 1883 pour raisons de santé, il commence à fréquenter le monde de la presse et écrit quelques articles à l'occasion de ses vacances à Paris. En 1880, par l'intermédiaire de son beau-père, ancien inspecteur primaire dans l'Aisne, il entre en contact avec des personnalités parisiennes : l'historien Henri Martin et l'archéologue William Waddington, tous deux sénateurs du département. Il devient grâce à eux rédacteur en chef du journal Le Courrier de l'Aisne, à Saint-Quentin. Il est sur une ligne très radicale, de sorte qu'à la mort d'Henri Martin, la direction du journal l'oblige à démissionner. Il fonde alors La Tribune de l'Aisne[4].

Sur le plan parlementaire, il est député de l’Aisne (1888 à 1889 puis 1902-1910), de l’Yonne (1891-1896), gouverneur général de l’Indochine durant 6 ans (1896-1902) et sénateur de la Corse (1912-1931).

En outre, il est plusieurs fois ministre des Finances.

De 1922 à 1931, il est président de la Société des Amis du Muséum national d'Histoire naturelle et du Jardin des Plantes[11], pour laquelle il obtient en 1926 la reconnaissance d'utilité publique, ce qui permet à cette association naturaliste de recevoir des dons et legs du gouvernement français[11].

De la Chambre au gouvernement[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 1885, il se présente sur une liste qui, avec le soutien actif de La Tribune, obtient la majorité. Il devient conseiller municipal et est remarqué par Charles Floquet, président du Conseil, qui en fait son chef de cabinet.

En 1888, à l'occasion d'un scrutin partiel, il est élu député de la deuxième circonscription de Laon. À la Chambre, il siège dans les rangs de la gauche radicale. Il est cependant battu lors des élections générales de septembre 1889. Il se présente alors à un autre scrutin partiel en 1890 à Auxerre et est élu au deuxième tour ; il est réélu aux élections de 1893. En 1894, il est à l'origine avec Godefroy Cavaignac d'un projet d'impôt sur le revenu, soutenu par Jean Jaurès, mais repoussé par la Chambre. Il se fait remarquer en 1895 comme rapporteur du budget des Colonies par une étude sur la situation financière de l’Annam et du Tonkin, et dès cette époque, on pense à lui pour occuper le poste de gouverneur général de l'Indochine, que son titulaire, Rousseau, souhaite quitter.

En novembre 1895, il est nommé ministre des Finances, dans le gouvernement Bourgeois, qui est renversé quelques mois plus tard, en avril 1896. À la suite du décès du gouverneur général de l'Indochine, Jules Méline lui offre de prendre ce poste. Paul Doumer est nommé le 28 décembre 1896 ; il est remplacé à la Chambre par Jean-Baptiste Bienvenu-Martin[4].

Gouverneur de l'Indochine[modifier | modifier le code]

La Villa Blanche de Paul Doumer au Cap Saint-Jacques (photographie de 2013).

Gouverneur général de l'Indochine française de 1897 à 1902, où il succède à Armand Rousseau, il réorganise la structure de la colonie en basant le gouvernement à Hanoï, où il fait construire une nouvelle résidence, et en créant les différents budgets de l'Union indochinoise. Il se fait également construire la Villa Blanche au cap Saint-Jacques, lieu de villégiature prisé des coloniaux de Cochinchine.

Sur le plan des infrastructures, il est un ferme partisan de la construction du chemin de fer Transindochinois (achevé en 1936), dont l'essentiel du plan du réseau avait été dressé par son prédécesseur[n. 3]. Il obtient pour la réalisation du chemin de fer du Yunnan un emprunt de 200 millions de francs-or[12]. Ses services font achever les travaux du port d'Haïphong, commencés sous le mandat de Paul Bert par le groupe lyonnais dirigé par le soyeux Ulysse Pila (1837-1909)[13]. Étant l'un des premiers administrateurs de la Compagnie générale d'électricité (fondée par Pierre Azaria), il fait d'Hanoï la première ville d'Asie à avoir l'électricité (Doumer est devenu administrateur et président de la CGE en 1910[14]). Il entérine le souhait du pasteurien Alexandre Yersin de construction d'un premier sanatorium à Dalat[15].

À la suite de l'agronome Auguste Chevalier et de l'économiste Henri Brenier, Paul Doumer est favorable à l'acclimatation de l'hévéa, dont la culture est déjà importante en Malaisie britannique, et aux Indes néerlandaises dans les terres récemment conquises de Sumatra[16]. Il légalise le monopole de l'opium, très rentable pour le budget de la colonie.

Son autoritarisme et l'apparition de tensions avec la Chine, dans le contexte très tendu de la guerre des Boxers, entraînent son rappel en métropole, alors que Théophile Delcassé et Paul Cambon s'efforcent de surmonter le différend franco-britannique qui fait suite à l'incident de Fachoda. Paul Doumer, accusé de « césarisme », est remplacé par le diplomate Paul Beau afin d'apaiser la situation plus que tendue à la frontière avec le Yunnan chinois[n. 4].

Une figure du Parlement[modifier | modifier le code]

Caricature par Sem (1905).
Portrait de Paul Doumer.

À son retour d'Indochine, il entre en contact avec l'historien et écrivain André Lichtenberger, qui devient son assistant[17],[n. 5]. Réélu député de l'Aisne en 1902, il est placé à la tête de la commission des Finances. Ayant évolué avec son retour en politique, il subit de vives attaques de ses anciens compagnons radicaux, plus à gauche. À l'issue d'une élection où il fait figure de candidat des modérés, il remporte le 10 janvier 1905 la présidence de la Chambre des députés contre le sortant Henri Brisson[4]. Lors de son élection, il promet de « rendre plus fécond le travail législatif ». Particulièrement apprécié pour son ardeur au travail et malgré une austérité quelque peu ostentatoire, sa courte présidence ne lui laisse pas le temps de mettre en œuvre ses projets, puisqu’à la fin de la législature, le 31 mai 1906, il cède sa place au « perchoir » à Henri Brisson.

Il perd son siège de député en 1910, mais revient au Parlement en 1912 comme sénateur de Corse. Dès avant, puis pendant la Première Guerre mondiale, il fait partie de la Commission de l'Armée du Sénat. En août 1914, il se met à la disposition du général Gallieni en ces termes : « Je sais commander ; je saurai donc obéir. » Gallieni le charge d’assurer la liaison avec le gouvernement replié à Bordeaux. Nommé ministre d’État du premier cabinet Painlevé, de septembre à novembre 1917, il devient à la fin de la guerre rapporteur général du budget, puis par deux fois ministre des Finances dans les septième et huitième cabinets Briand[4]. Dans les années 1920, il participe au cartel des gauches, au sein duquel il représente le secrétaire général du Parti radical.

Il préside le Sénat de janvier 1927 jusqu’en juin 1931, date à laquelle il est investi de ses fonctions présidentielles[4].

Président de la République[modifier | modifier le code]

Portrait de Paul Doumer à l'Élysée

Sa carrière culmine avec son élection à la présidence de la République le . Il s'agit d'une belle revanche politique et personnelle pour le président du Sénat, qui fut battu vingt-cinq ans plus tôt par le démocrate Armand Fallières, lors de l'élection présidentielle de janvier 1906.

En compagnie de son épouse, l'élégante Blanche, le nouveau président de la République prend ses appartements au palais de l'Élysée le 13 juin 1931. Le couple présidentiel y réside, en compagnie de sa plus jeune fille, Germaine, et de son gendre.

Le nouveau chef de l'État, dès lors, souhaite offrir à la fonction présidentielle, un prestige moral et un rôle moins politique. On voit ainsi le président Doumer inaugurer des expositions et prononcer des discours à l'occasion de fêtes populaires. C'est à cette époque que l'expression « inaugurer les chrysanthèmes », traduisant le fait qu'un personnage public n'a guère de pouvoirs étendus sinon d'inaugurer quelques expositions et de prononcer quelques discours, fait son apparition.

En inaugurant une exposition sur l'aviation, en Seine-et-Oise, le , le président Doumer, s'étonnant de l'impressionnant dispositif de sécurité mis à sa disposition, confie, amusé, à Léon Noël, directeur de la Sûreté générale et secrétaire général du ministère de l’Intérieur, cette petite phrase : « À mon âge, après tout, ce serait une belle fin que de mourir assassiné. »

Assassinat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinat de Paul Doumer.
Paul Doumer lors de la remise de la coupe de France de football de 1932.
Procès de Paul Gorgulov.

Le , le président Doumer se rend à l'hôtel Salomon de Rothschild, afin d’inaugurer une grande exposition consacrée aux écrivains de la Grande Guerre. Le chef de l'État salue courtoisement les écrivains présents et achète quelques livres, dans le but de les offrir à son épouse. Alors qu'il converse avec l'écrivain Claude Farrère, en compagnie de son ami le parlementaire et ministre François Pietri, Député de Corte, plusieurs coups de feu retentissent. Le président est atteint par deux balles, à la base du crâne et à l'aisselle droite. Il s'écrie « Tout de même ! », puis s'effondre au beau milieu de l'assistance, médusée. Le tireur Paul Gorgulov a fait feu avec un pistolet Browning M1910 (aujourd'hui conservé au musée de la Préfecture de Police)[18]. Il est déstabilisé par Farrère qui, après avoir tenté de sauver le président en détournant l'arme du criminel, est blessé au bras. Une quatrième balle se fiche dans le décor. L'agresseur de Doumer est immédiatement maîtrisé par les inspecteurs de la Sûreté, puis arrêté[19].

Le chef de l'État est immédiatement transporté à l'hôpital Beaujon, qui était alors situé à quelques pas du lieu de l'agression, au no 208 rue du Faubourg-Saint-Honoré[20]. Mal soigné, victime d'une hémorragie sévère due à la section de l'artère axillaire, Paul Doumer meurt le lendemain, à 4 heures 37[18].

Les autorités proposent à Blanche Doumer d'inhumer le président défunt au Panthéon. Elle leur déclare : « Je vous l'ai laissé toute sa vie. Alors maintenant, s'il vous plaît, laissez-le-moi. » Des funérailles nationales sont organisées en hommage au défunt président, à Notre-Dame de Paris, ainsi qu'au Panthéon. Doumer est inhumé, dans l'intimité, dans le caveau familial du cimetière de Vaugirard[21].

Paul Gorgulov est condamné à mort, puis guillotiné le 14 septembre 1932[22].

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Paul Doumer a été franc-maçon au Grand orient de France. Initié le 1er décembre 1879 (à 22 ans) dans la loge « L’Union fraternelle », il passa Compagnon et Maître le même jour, le 5 novembre 1880. Affilié à de nombreuses loges de province et parisiennes au gré de ses mandats parlementaires, il siégea au Convent puis au Conseil de l’Ordre du GODF dont il fut le secrétaire en 1892 (à 35 ans).

Il prend ses distances avec la franc-maçonnerie à la suite de l'affaire des fiches[23], jugeant le cabinet Combes excessivement sectaire[24],[25], ce que lui reprochent les membres de l'obédience et ce qui lui vaut d'être exclu par la loge « La Libre Pensée » (Orient de Paris). Il quitte donc le GODF d'abord provisoirement, en 1905, pour marquer sa désapprobation du jeu auquel s'est alors livré l'obédience, puis définitivement, en 1906, à la suite de sa défaite lors de l'élection à la présidence de la République face à Armand Fallières. Doumer n'est ainsi plus franc-maçon depuis des années lorsqu'il devient chef de l'État, en 1931.

Pourtant, lors de sa mort tragique, les loges tirent des batteries de deuil en sa mémoire.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonctions exécutives[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Sépulture de Paul Doumer au cimetière de Vaugirard

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Paul Doumer, Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) : rapport, Hanoï, F.-H. Schneider, (lire en ligne)
  • Paul Doumer, L'Indo-Chine française : souvenirs, Paris, Vuibert et Nony, , 392 p. (notice BnF no FRBNF34137199, lire en ligne)
  • Paul Doumer, Livre de mes fils, Paris, Vuibert et Nony, , 344 p. (notice BnF no FRBNF30351875, lire en ligne)
  • Paul Doumer, Paroles Humaines (dans la collection des Paroles du XXe siècle), Paris, Eugène Figuière, éditeur, 1929, 238 p.

De nombreux hommages[modifier | modifier le code]

Grande figure de la IIIe République qui a marqué son époque par sa longue carrière, mais également par son parcours personnel et parlementaire. Une statue lui est élevée à Aurillac dès 1934 ; la même année, un timbre à son effigie est émis par la Poste[26]. Le paquebot Paul Doumer est lancé le 22 janvier 1933[18].

Paul Doumer est une personnalité politique aujourd'hui honorée dans toute la France, de par les lycées, les rues, les avenues ou les centres qui portent son nom :

À l'étranger :

  • Avenue Paul Doumer à Brazzaville (Congo)
  • À Hanoï (Viêt Nam), le pont Long Biên était auparavant appelé « le pont Doumer ».

Trois rues rendent par ailleurs hommage aux quatre fils du président Doumer, morts pour la France :

  • Rue des frères Doumer à Anizy-le-Château (Aisne)
  • Rue des quatre fils Doumer à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), à Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre), à Tergnier (Aisne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'orthographe du nom varie dans les registres : Doumer, Doumerc, Doumergue. Le patronyme Doumer désigne celui qui est un descendant de Doumer, ancien prénom (nom de personne), forme du prénom Dominique rencontrée dans le Sud-Ouest de la France. On trouve aussi des variantes du patronyme avec la même signification, comme Doumeret (source : « Origine du nom DOUMER », sur www.geneanet.org (consulté le 30 juin 2016)). Cette origine est toutefois contestée par divers généalogistes qui ont étudié son ascendance et démontreraient que son père n'est pas celui mentionné dans les biographies officielles.
  2. Le , jour où Philippe Pétain appelle à cesser le combat et annonce son intention de demander l'armistice, Germaine Lemaire abat un sous-officier allemand à Cosne-sur-Loire. Présidente de la section de Cosne-sur-Loire de la fédération des déportés et internés résistants, elle est décorée de la Légion d'honneur par décret présidentiel le 23 décembre 1970.
  3. Armand Rousseau (1835-1896), polytechnicien du corps des Ponts et Chaussées, avait servi en 1867 comme ingénieur du port de Brest, en 1870 comme officier du Génie (durant la guerre), puis comme directeur des routes et de la navigation au ministère des Travaux publics de 1876 à 1881 et comme membre de l'inspection générale des Ponts et Chaussées en 1885, avant de gagner l'Indochine. Ce fils de saint-simonien convaincu avait fait réaliser un plan ferroviaire qu'il n'eut pas le temps de s'attribuer, la mort venant brutalement le faucher. Doumer, successeur immédiat de Rousseau, s'attribue immédiatement un plan sur lequel il n'a plus qu'à apposer sa signature.
  4. . Paul Beau, ancien ministre de France à Pékin, était l'homme de Delcassé et appliqua en Indochine un programme d'association, alors que l'Asie était secouée par la montée en puissance japonaise (Tsushima, 1905).
  5. celui-ci devient son chef de cabinet quand Paul Doumer est président de la Chambre des députés et ils fondent ensemble un périodique appelé L'Opinion (évoqué dans la « biographie de Maurice Colrat de Montrozier », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 30 juin 2016) sur le site de l'Assemblée nationale).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la page Discussion qui explique la suppression de l’année de naissance en 1814
  2. a et b Archives Départementales du Lot, Recensement d'Aurillac de 1856, vue 309
  3. « Site Roglo (pied de page) », Roglo, base de données généalogique, « Forums de généalogie Geneanet », Geneanet, « Généalogie de Paul Doumer sur Geneastar », Geneastar
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Paul Doumer », Assemblée nationale, base de données historique des anciens députés, notice biographique (consulté le 14 mai 2015).
  5. a et b « Paul Doumer », Centre des archives économiques et financières (consulté le 14 mai 2015).
  6. « Les présidents depuis 1848 : Paul Doumer (1931-1932) », présidence de la République (consulté le 14 mai 2015).
  7. Notice de la BnF.
  8. Le Journal du 22 septembre 1932.
  9. Olivier Wievorka, Christophe Prochasson, « Questions sur l'armée des ombres », sur www.histoire.presse.fr (consulté le 30 juin 2016), dans Les Collections de l'Histoire, no 37, octobre 2007, p. 53.
  10. Meddy Mensah, « Les ancêtres Poilus des hommes politiques » [php], sur Le Figaro, (consulté le 15 novembre 2014).
  11. a et b Yves Laissus, « Cent ans d'histoire », 1907-2007 - Les Amis du Muséum, spécial centenaire, septembre 2007, supplément du bulletin « Les Amis du Muséum d'Histoire Naturelle » n° 230 de juin 2007, ISSN 1161-9104
  12. Voir en bibliographie : Fourniau, Bruguière, Lorin.
  13. Klein, 1994, 1998, 2002.
  14. Le Capitaliste, 21 juillet 1910.
  15. Étudié par Eric Jennings.
  16. Marianne Boucheret, Les plantations d'hévéa en Indochine (1897-1954), thèse de doctorat d’histoire sous la direction de Jacques Marseille, soutenue à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, juin 2008.
  17. Marguerite Lichtenberger, Le Message d'André Lichtenberger, Calmann-Lévy, Paris, 1946, 225 p., p. 23.
  18. a, b et c Amaury Lorin, « Un "régicide républicain" : Paul Doumer, le président assassiné (6 mai 1932) », sur criminocorpus.revues.org (consulté le 30 juin 2016), Criminocorpus, revue hypermédia, Varia, mis en ligne le 17 novembre 2011, consulté le 11 avril 2012.
  19. Arnaud Folch, Guillaume Perrault, Les Présidents de la République pour les Nuls, Editions Générales First, , 375 p. (ISBN 978-2754020664).
  20. 48° 52′ 32″ N, 2° 18′ 17″ E.
  21. « Le tragique destin de Paul Doumer », sur www.paris15histoire.com (consulté le 30 juin 2016), résumé d'un article de Dimitri Vicheney, in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris, n° 28.
  22. Sur ces questions, voir l'article de Frédéric Monnier et Sophie Cœuré, « Paul Gorgulov assassin de Paul Doumer (1932) », Vingtième siècle, revue d'Histoire, no 65, 2000, p. 35-46.
  23. Pierre Buisseret et Jean-Michel Quillardet, Initiation à la franc-maçonnerie, éditions Marabout, 2007, p. 53.
  24. Dominique Lejeune, La France de la Belle Époque : 1896-1914, Armand Colin, 2011, p. 58.
  25. Claude Gendere, La Franc-Maçonnerie mère du colonialisme : Le cas du Vietnam, L'Harmattan, 2011, p. 98.
  26. « Fiche technique du timbre-poste », sur www.wikitimbres.fr (consulté le 30 juin 2016).
  27. École Élémentaire Paul DOUMER - Bordeaux Caudéran - Académie de Bordeaux, « École Élémentaire Paul DOUMER - Bordeaux Caudéran - Académie de Bordeaux > Accueil », sur tice33.ac-bordeaux.fr (consulté le 11 octobre 2017)
  28. Mairie de Dammarie-lès-Lys (trad. Aucun traducteur), « Les écoles de Dammarie-lès-Lys », sur www.mairie-dammarie-les-lys, (consulté le 8 janvier 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices biographiques
Ouvrages
  • Jacques Chauvin, Paul Doumer, le président assassiné, Paris, éditions du Panthéon, 1994, 196 p. [ouvrage réalisé sans recherches archivistiques, dépourvu de notes et publié à compte d'auteur].
  • Amaury Lorin, Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1897-1902) : le tremplin colonial, Paris, L'Harmattan, coll. « Recherches asiatiques », 2004, rééd. 2009, 248 p., Prix des écrivains combattants 2006, Prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer 2006 (ISBN 2-7475-6954-3).
  • Amaury Lorin, Une ascension en République : Paul Doumer (1857-1932) d'Aurillac à l'Élysée, préface de Jean-Pierre Bel, avant-propos de Serge Berstein, Paris, Dalloz, coll. « Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle », 2013, 601 p., Prix de thèse du Sénat 2012 (épuisé) (ISBN 978-2-247-12604-0).
  • Henri Pellier, Paul Doumer, Paris, Larousse, coll. « Les livres roses pour la jeunesse », n° 553, 1932, 28 p.
Articles

La partie indochinoise de la carrière de Paul Doumer

  • Michel Bruguière, « Le Chemin de fer du Yunnan : Paul Doumer et la politique d’intervention française en Chine (1889-1902) », Revue d’histoire diplomatique, janvier-mars 1963, p. 23-61 ; avril-juin 1963, p. 129-162 ; juillet-septembre 1963, p. 252-278, rééd. in Michel Bruguière, Pour une renaissance de l'histoire financière (XVIIIe-XXe siècles), Paris, CHEFF, 1992, p. 1-85.
  • Chantal Descours, « Paul Doumer et l'établissement de la régie générale de l'opium en Indochine », Études & documents, CHEFF, 1991, p. 273-291.
  • Charles Fourniau, « Politique coloniale ou "politique mondiale" : Doumer et le Yunnan », in Histoires d'outre-mer : mélanges en l'honneur de Jean-Louis Miège, Aix-en-Provence, PUP, 1992, t. 1, p. 49-72.
  • Robert S. Lee, France and the Exploitation of China, 1885-1901: A Study in Economic Imperialism, Oxford, OUP, 1989.
  • Amaury Lorin, « L'ambitieuse Indochine de Paul Doumer », Aventures et dossiers secrets de l'Histoire, hors-série janvier 2005, p. 60-77.
  • Amaury Lorin, « "La civilisation suit la locomotive" : le credo ferroviaire de Paul Doumer, gouverneur général de l’Indochine (1897-1902) », Revue d'histoire des chemins de fer, n° 35, automne 2006, p. 41-54 (ISSN 0996-9403), disponible en ligne : « La civilisation suit la locomotive », sur rhcf.revues.org (consulté le 30 juin 2016).
  • Amaury Lorin, « Dalat, "station d'altitude" : fondation ex nihilo de Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1898) », Péninsule, n° 52, 2006, p. 225-234.
  • Amaury Lorin, « La propagande coloniale de la IIIe République : Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1897-1902) », in Denis Rolland et al. (dir.), Les Républiques en propagande (XIXe-XXIe siècles), Paris, L'Harmattan, 2006, p. 173-186.
  • Amaury Lorin, « La "découverte" française du site : autour de Paul Doumer et de la fondation de l'École française d'Extrême-Orient », in Hugues Tertrais (dir.), Angkor (VIIIe-XXIe siècles) : mémoire et identité khmères, Paris, Autrement, 2008, p. 110-123.
  • Amaury Lorin, « "Gouverner partout, n'administrer nulle part" : Paul Doumer, "Colbert de l'Indochine" (1897-1902) », in Samia El Mechat (dir.), Les administrations coloniales (XIXe-XXe siècles) : esquisse d'une histoire comparée, Rennes, PUR, 2009, p. 25-32.
  • Amaury Lorin, « Le grand tournant : Paul Doumer, "démiurge de l'Indochine française" (1897-1902) », Ultramarines : archives d'outre-mer, histoire des civilisations, n° 27, novembre 2009, p. 14-21.
  • Amaury Lorin, « Paul Doumer, archétype du grand administrateur colonial français de la IIIe République », Questions internationales (La Documentation française), n° 46, novembre-décembre 2010, p. 112-119.
  • Amaury Lorin, « L'École française d'Extrême-Orient, création de Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine (1898) : un acte politique », in Anne Dulphy et al. (dir.), Les relations culturelles internationales au XXe siècle : de la diplomatie culturelle à l'acculturation, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2011, p. 339-345.
  • Amaury Lorin, « Un présidentiable formé par "l'école des colonies" : Paul Doumer en Indochine (1897-1902) », Outre-mers, revue d'histoire, n° 372-373, 2e semestre 2011, p. 195-204.
  • Thi Hoai Trang Phan, « Paul Doumer : aux origines d'un grand projet, le chemin de fer transindochinois », Histoire, économie & société, n° 3, 2011, p. 115-140.

La partie métropolitaine de la carrière de Paul Doumer

  • Amaury Lorin, « Paul Doumer et l'association des écrivains combattants (1919-1939) », L'écrivain combattant, n° 115, septembre 2008, p. 12.
  • Amaury Lorin, « Paul Doumer, sénateur de Corse (1912-1931) : du parachutage à l'acclimatation », Études corses, n° 71, décembre 2010, p. 67-88.
  • Amaury Lorin, « Mai 1931 : un fils d'ouvrier à l'Élysée », L'Histoire, n° 364, mai 2011, p. 34-35.
  • Amaury Lorin, « Paul Doumer (1857-1932), "bienfaiteur de l'Aisne" : histoire d'une adoption », Mémoires de la fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, t. LVI, 2011, p. 203-224.
  • Amaury Lorin, « Agrarisme et politique sous la IIIe République : Paul Doumer (1857-1932), le Cantal et l'Auvergne », Revue de la Haute-Auvergne, t. 74, janvier-mars 2012, numéro « Figures politiques », p. 45-60.
  • Amaury Lorin, « Paul Doumer et l’Académie des sciences coloniales (1922-1932) », Mondes et cultures : compte-rendu annuel des travaux de l’Académie des sciences d’outre-mer, 2012, t. LXXII, vol. 1, p. 291-298.
  • Amaury Lorin, « La franc-maçonnerie sous la IIIe République : Paul Doumer (1857-1932) et le Grand Orient de France », Chroniques d’histoire maçonnique, n° 71, 2013, « Grandes figures maçonniques de la IIIe République », p. 50-66.
  • Amaury Lorin, « L’autoritarisme colonial sous la IIIe République : Paul Doumer, de l’Indochine à l’Élysée (1897-1932) », in Christine de Gemeaux et al. (dir.), L'autorité coloniale en Indochine : de la pacification au "malaise indochinois" des années 1930, Paris, Le Manuscrit-Savoirs, coll. « Carrefours d’empires », 2015, p. 65-83.
  • Amaury Lorin, « Paul Doumer, "grand argentier" de la IIIe République, et les "finances de guerre" (1914-1918) : un nouvel âge des finances publiques ? », in Florence Descamps et al. (dir.), Finances publiques en temps de guerre : déstabilisation et recomposition des pouvoirs, Paris, CHEFF, 2016, p. 33-48.

L'assassinat de Paul Doumer et l'affaire Gorguloff

  • Sophie Coeuré et al., « Paul Gorguloff, assassin de Paul Doumer (1932) », Vingtième siècle, revue d'histoire, n° 65, janvier-mars 2000, p. 35-46.
  • Adrien Dansette, « Il y a vingt-cinq ans : le président Doumer était assassiné », Historia, n° 126, mai 1957, p. 412-418.
  • Katherine Foshko, « The Paul Doumer Assassination and the Russian Diaspora in Interwar France », French History, vol. 23, n° 3, septembre 2009, p. 383-404.
  • Serguei Koudriavtsev, Une version de l'affaire Gorguloff [traduction du titre en russe], Moscou, Gileia, 1999.
  • Amaury Lorin, « Un paranoiaque abat le président Doumer », dossier « Complots : ces meurtriers qui ont bousculé l'Histoire », Historia, n° 747, mars 2009, p. 25-27.
  • Amaury Lorin, « Un "régicide républicain" : Paul Doumer, le président assassiné (6 mai 1932) », Criminocorpus : histoire de la justice, des crimes et des peines, 2011, disponible en ligne : « Un régicide républicain », sur criminocorpus.revues.org (consulté le 30 juin 2016).
  • Amaury Lorin, « On a tué le président ! », L’Histoire, n° 375, mai 2012, p. 32-33.
  • Monique Moncel, « Il y a cinquante ans : le docteur Gorguloff, l'étrange assassin du président Doumer », Historia, n° 426, mai 1982, p. 86-95.
  • Dimitri Vicheney, « Le tragique destin de Paul Doumer », Bulletin de la Société historique et archéologique du XVe arrondissement de Paris, n° 28, automne 2006, p. 50-65.
  • Karelle Vincent, « Le régicide en République : Sadi Carnot, 24 juin 1897-Paul Doumer, 6 mai 1932 », Crime, histoire et sociétés, vol. 3, n° 2, 1999, p. 73-93.

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