La Bourboule

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La Bourboule
La Bourboule vue du Puy Gros.
La Bourboule vue du Puy Gros.
Blason de La Bourboule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Le Sancy
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Éric Brut
2014-2020
Code postal 63150
Code commune 63047
Démographie
Gentilé Bourbouliens
Population
municipale
1 891 hab. (2012)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 21″ N 2° 44′ 24″ E / 45.5891666667, 2.7445° 35′ 21″ Nord 2° 44′ 24″ Est / 45.5891666667, 2.74
Altitude Min. 812 m – Max. 1 408 m
Superficie 12,74 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-labourboule.com

La Bourboule est une commune française située dans les monts Dore, dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Bourbouliens et les Bourbouliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Bourboule est une ville de moyenne montagne située dans un élargissement de la vallée de la Haute Dordogne. Plus précisément, elle est au confluent de cette rivière et du ruisseau du Vendeix (un de ses affluents de 7,2 km)[1]. Elle se situe dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de 852 mètres.

La commune fait partie du canton de Rochefort-Montagne ; à partir des élections départementales de 2015, elle sera le bureau centralisateur du canton du Sancy, un nouveau canton créé par un décret de 2014[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat est typique de la moyenne montagne avec un effet de foehn marqué ce qui apporte une pluviométrie importante (1 200 à 1 400 mm/an) relativement bien répartie sur l'année.

Une station météo a été installée par l'association Infoclimat[3], permettant des relevés précis dans les environs de La Bourboule, mais la station de Météo-France la plus proche est située à Aulnat, près de Clermont-Ferrand, en plaine[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore
Les routes départementales 996 et 130 en direction du Mont-Dore.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2011, La Bourboule comptait 2 605 logements, dont près de la moitié de ceux-ci étaient des résidences secondaires (49 %), 39 % des résidences principales et 12 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 31,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 66,1 % des appartements[a 1]. Le nombre de résidences secondaires a fortement augmenté depuis 1968, et inversement pour les logements vacants, où leurs taux étaient respectivement de 13,2 % et 53,6 %[a 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de cette ville est encore actuellement imprécise.

Certains pensent y voir la preuve de l'existence d'une ancienne zone boueuse (borbola, bourbe). Cette hypothèse se base sur le nom des lieux environnants comme Pessy (poisson), Murat (mur, barrage), Quaire (quai). En effet, les eaux thermales y rejoignaient la Dordogne pour y former une zone marécageuse.

Une autre hypothèse qui paraît plausible est que le nom de La Bourboule viendrait du nom celtique du dieu des sources Borvo. Ceci démontrerait la grande ancienneté des sources thermales, qui ont fait la renommée de cette ville. Vers 1830, une cuve en bois (probablement un vestige d'une piscine gallo-romaine) a été découverte lors de fouilles. D'autre part, en 1463, un dénommé Jean Lacombe tenait un établissement de bains à La Bourboule et un certain Pierre Chanet prit sa suite. Ceci apparaît dans un bail passé avec Guillaume de La Tour, Seigneur de Murat-le-Quaire[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance et évolution de la station[modifier | modifier le code]

Affiche de Michel Simonidy (Mihail Simonidi) pour la station de La Bourboule.

La Bourboule a obtenu le statut de commune autonome en 1875 avec le village du même nom et les hameaux de Quaire, Fenestre, Vendeix et du Pregnoux. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Murat-le-Quaire. Cette date de 1875 a été le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d'elle une « Grande ville d'eaux », qu'elle est devenue en quelques années.

Elle s'est alors dotée d'équipements de soins importants dans les années 1870 (thermes Choussy, Grands thermes, etc.), d'une église néoromane construite dans les années 1880, de deux casinos construits entre 1890 et 1892, etc. Cette période de développement est marquée par la « guerre des puits » entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.

Dans la 1re moitié du XXe siècle, elle est l'une des stations thermales les plus importantes du Massif central en compétition déclarée avec l'autre station du massif du Puy de Sancy, Mont-Dore, dont les eaux ont d'autres propriétés que celles de la Bourboule. C'est l'âge d'or de la station thermale. La Bourboule accueille une élite bourgeoise venant de France et d'Europe, des stars de l'époque y séjournent comme Buster Keaton ou Sacha Guitry[6].

De grands hôtels sont construits et le site de Charlannes (mont qui surplombe la Bourboule) est aménagé avec la construction d'un hôtel, d'un terrain de golf (qui fermera en 1939), d'un tramway et d'un funiculaire pour relier la station à ce sommet. Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l'impulsion de la Sécurité sociale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 1 500 et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 19.

Le conseil municipal de La Bourboule se compose du maire, de 5 adjoints et de 13 conseillers municipaux[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1947 Jean-Baptiste Gachon    
1947 1948 Pierre Mille    
1948 1955 Jean-Baptiste Brut    
1955 1971 Georges Lamirand    
1971 1977 Paul Constantin    
1977 1989 Daniel Segarra    
mars 1989 mars 2001 Serge Teillot DVD  
mars 2001 avril 2012 Jean Falgoux PS  
mai 2012 en cours
(au 28 septembre 2014)
Éric Brut[8] PS 1er vice-président de la communauté de communes du Massif du Sancy[9]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 891 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
840 1 100 1 616 1 708 1 996 1 947 1 996 1 905 1 780
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 700 3 154 3 097 3 065 3 187 2 336 2 496 2 392 2 384
1990 1999 2005 2006 2010 2012 - - -
2 113 2 043 2 061 2 049 1 925 1 891 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de La Bourboule en 2011 en pourcentage[a 3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,8 
7,8 
75 à 89 ans
15 
16,6 
60 à 74 ans
15,3 
25 
45 à 59 ans
24,1 
18,5 
30 à 44 ans
17,3 
16 
15 à 29 ans
13,8 
15,4 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du Puy-de-Dôme en 2011 en pourcentage[a 4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,9 
75 à 89 ans
10,8 
15,3 
60 à 74 ans
15,8 
21 
45 à 59 ans
20,4 
20,1 
30 à 44 ans
18,4 
19,5 
15 à 29 ans
17,8 
16,9 
0 à 14 ans
15,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Bourboule fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école maternelle et une école élémentaire, toutes deux publiques[12].

En 2011, parmi la population âgée de plus de 15 ans (1 531 personnes), 15,3 % étaient titulaires d'un certificat d'études primaires, 11,2 % d'un BEPC ou brevet des collèges, 25,8 % d'un CAP ou d'un BEP et 12,8 % d'un baccalauréat[a 5].

Économie[modifier | modifier le code]

Le thermalisme[modifier | modifier le code]

La ville est connue essentiellement comme station thermale.

Le thermalisme bourboulien est spécialisé dans le traitement des affections des voies respiratoires de l'enfant et de l'adulte, de l'asthme, des problèmes de peau (eczéma, psoriasis notamment) ainsi que les troubles du développement de l'enfant.

L'âge d'or du thermalisme, à La Bourboule, reste l'entre-deux-guerres, durant laquelle une clientèle de luxe (émirs, sultans, etc.) venait s'y détendre. L'architecture de l'artère principale de la ville s'en ressent.

Une certaine mélancolie en est ainsi ressortie, avec ce mythe de « l'âge d'or du thermalisme », vantant les fastes de cette période (tapis rouges pour accueillir la clientèle) et accusant la Sécurité sociale d'avoir attiré les classes populaires dans la cité thermale, qui, de ce fait, remplaçaient la riche clientèle à partir des années 1950. Mais, depuis quelques années, la station a encore perdu de son éclat en ayant vu progressivement disparaître les cohortes d'enfants descendant des maisons de soins pour se rendre du printemps à l'automne aux thermes. La politique du gouvernement a été plus contraignante avec les cures depuis la crise mettant ainsi en danger la survie des petites stations thermales comme la Bourboule qui voit toute son activité menacée (commerce, tourisme…).

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage s'élevait à 20 719 €[13].

Emploi et chômage[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 243 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,7 % d'actifs dont 65,3 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs[a 6].

On comptait 1 036 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 826, l'indicateur de concentration d'emploi est de 125,4 %, ce qui signifie que la commune offre plus d'un emploi par habitant actif[a 6].

659 des 822 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 80,2 %) sont des salariés. La majorité de cette population travaille dans la commune de résidence (65,8 %)[a 7].

Entreprises et établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, La Bourboule comptait 378 établissements actifs : 3 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 16 dans l'industrie, 26 dans la construction, 275 dans le commerce-transports-services divers et 58 étaient relatifs au secteur administratif. Seules deux entreprises avaient plus de 50 salariés, uniquement dans ce dernier secteur[a 8].

En 2011, 18 entreprises ont été créées à La Bourboule[a 9], 15 individuelles dont 13 auto-entrepreneurs[a 10], ce qui représente au total 223 entreprises[a 11].

Démographie des entreprises et des établissements au 1er janvier 2011
Secteur d’activité Entreprises Établissements
Créations[a 9] individuelles[a 10] Nombre[a 11] Créations[a 12] Nombre[a 13]
Industrie 0 0 7 1 14
Construction 6 6 18 6 21
Commerce, transports et services divers 11 8 171 16 222
Administration publique, enseignement,
santé et action sociale
1 1 27 2 35
Ensemble 18 15 223 25 292
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements SIRENE

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Source : Inventaire du Patrimoine thermal - Route des Villes d'eaux du Massif central (avril 2009)

Les Grands Thermes
Grands Thermes de La Bourboule[14]
Les « Grands Thermes », reconnaissables à ses étonnantes coupoles orientales furent commandés en 1876 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à l'architecte Agis-Léon Ledru (ouverture en 1877). Il était important que l'architecture soit vue et qu'elle se distingue : symbole de prospérité et transport de l'imaginaire. Sitôt arrivé à la station, le dépaysement devait être total. Par l'évocation d'une « Byzance » perchée sur les hauteurs du paysage auvergnat, le séjour promettait d'être somptueux avec sa part de rêve et d'exotisme. Plus d'un siècle plus tard, la magie opère toujours.
Les Grands Thermes de La Bourboule sont les thermes municipaux de la ville.
Thermes de Choussy[15]
Le premier établissement date de 1821 et correspond actuellement aux Thermes Choussy ; reconstruit cinquante ans plus tard, il a été remanié en 1964 sur une idée de Le Corbusier. À l'emplacement des Thermes historiques de la Bourboule, la première construction datait de 1463 ; une reproduction du bail, en latin, cédant l'exploitation « des hospices » de la Bourboule est représentée sur la buvette en pierre de lave située dans le hall principal des Thermes de Choussy (réalisation en 2005 par le tailleur de pierre Courtadon, le Cratère). Ce bâtiment présente une architecture particulière pour un établissement thermal se composant de deux parties principales : une première, très ancienne faite de reconstruction successive au fil du temps (1463, 1810, 1828, 1862) et une partie plus récente datant de 1964 (architecture due à un élève de Le Corbusier). Une partie des Thermes Choussy dès 1860 a été utilisée en tant que laboratoire d'embouteillage de l'eau thermale à destination des pharmacies françaises et européennes. Cette activité importante à l'époque perdure jusqu'en 1940.
L'église Saint-Joseph
L'église Saint-Joseph
L'église Saint-Joseph de la Bourboule
L'église actuelle de La Bourboule a été construite entre 1885 et 1888 par l'architecte Gardin, ancien maire de La Bourboule. Elle est fortement inspirée de la basilique d'Orcival. Elle est de style néoroman auvergnat. Elle a été construite en lave blanche agglomérée de divers matériaux volcaniques. 20 magnifiques chapiteaux ont été sculptés en 1941 par Henri Charlier, artiste bourguignon[16].
Statue devant l'église la mère et l'enfant
« Dis-moi maman adorée,
Comment vas-tu t'y prendre,
Pour que l'on me rende,
Ce que l'on m'a coupé ? »
Entrée du parc Fenestre
Le Parc Fenestre
Ce parc pour enfants de 12 hectares a été créé dès les débuts du thermalisme à la Bourboule, au XIXe siècle. Il est niché entre le mont Charlannes et le quartier haut de Fenestre au Sud de la Bourboule. Il se compose de vastes pelouses, de bassins, de bosquets, d'espaces arborés, d'allées bitumées, de chemins et d'un café-bar. Les attractions phares du parc sont :
  • le toboggan (l'un des plus hauts d'Europe) qui comprend trois pistes reliées par un escalier à vis métallique (la jaune étant la plus haute en surpassant les 8 mètres, l'orange est la médiane avec plus de 5 mètres et la mauve, la plus petite qui atteint plus de 3 mètres) recouvertes, ces dernières années et sur une bonne partie, par des tunnels pour la mise en sécurité (attraction gratuite) ;
  • le petit train du Far West dont le trajet de 20 minutes borde le parc de bas en haut (attraction payante) ;
  • le télécabine qui relie la Bourboule au mont Charlannes par des câbles. Inauguré en 1975 en présence du président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, il surplombe le parc Fenestre et la ville de la Bourboule sur plus de 300 mètres pour son point le plus haut. Exploité en régie directe depuis 1984, ce télécabine a cessé de fonctionner le 30 septembre 2012 sur décision de la municipalité. Sa fermeture a été justifiée par la mauvaise situation financière de la commune et les coûts d'exploitation et d'entretien[17],[18],[19].
Le parc Fenestre comprend d'autres jeux pour enfants gratuits (petits toboggans, balançoires, etc.) et d'autres attractions payantes (la Chenille fantastique, les chevaux sur rail, un théâtre de Guignol, les auto-tamponneuses, un château gonflable, etc.).
Le parc Fenestre contient aussi un nombre important de grands arbres dont des sequoias géants.
Le casino Chardon
C'est le casino actuel de la Bourboule. Construit à partir de 1892 pour Monsieur Chardon par les architectes parisiens Émile Camut (fin XIXe siècle) et Georges Vimort (extensions des années 1920). Ses façades sont ornées de mosaïques et le décor intérieur de la salle de jeu est stuqué en plus de comprendre des chapiteaux, colonnes et pilastres. Le hall est couvert par deux fausses coupoles sur pendentif. Il remplaçait le tout premier casino, ouvert dans les années 1870, construit en bois et aux allures de saloon.
Le casino des Thermes
C'est aujourd'hui la mairie de la Bourboule avec une partie occupée par l'office du tourisme. Il fut construit en 1891 par l'architecte Harvey-Picard sur commande de la Compagnie des Eaux Minérales. Il fut racheté en 1910 par la municipalité pour y installer la mairie dès 1913. C'est un monument remarquable pour sa façade et son balcon soutenu par quatre Cariatides, pour la mosaïque du hall d'entrée et pour son imposant escalier d'honneur richement sculpté et orné.
Le kiosque à musique
De style Belle Époque, il a été installé dès l'origine dans le Parc Fenestre (fin XIXe ou début XXe siècle). Puis il fut remonté sur la grande place de la Bourboule en 1920.
Pont sur le Vendeix
Réalisé en 1920 par l'architecte Louis Jarrier, les bornes du parapet sont ornées de mosaïques.
La pâtisserie Rozier
Construite en 1920 par l'architecte Louis Jarrier, elle arbore une façade Art nouveau composée de mosaïques réalisées par Alphonse Gentil et François Bourdet ainsi qu'une loggia s'ouvrant sur la rue. Bâtisse inscrite aux Monuments Historiques depuis 2001.
Les anciennes maisons d'enfants en cure thermale
La Bourboule est une station thermale réputée déjà depuis presque deux siècles avec comme spécialité la pédiatrie pour soigner notamment l'asthme et l'eczéma. Les maisons d'enfants se sont donc multipliées au cours de la Seconde moitié du XXe siècle, la Bourboule ayant acquis cette image d'une station de soins pour enfants. Mais elles ont pratiquement toutes disparues ces dix dernières années pour deux raisons essentielles. La politique de remise aux normes de sécurité obligeaient ces maisons à se rénover à grands moyens et pour la plupart elles n'en avaient pas la capacité. La crise de 2008 a eu comme conséquence l'adoption d'une politique de santé qui a favorisé les traitements par corticoïdes plutôt que les cures thermales, trop coûteuses pour la Sécurité sociale. Se trouve ici une liste (non exhaustive) des maisons d'enfants de la Bourboule dont la grande majorité a disparu :
  • La Chrysolithe (rue Voltaire) ;
  • François et Suzon (avenue de Charlannes) ;
  • Blanche Neige et les 7 nains (rue de Metz) ;
  • Les Mésanges (avenue du Maréchal Leclerc) ;
  • Les Pinsons (rue Kembs) ;
  • Les Roitelets (avenue d'Alsace-Lorraine) ;
  • L’Île aux enfants (rue Henri Pourrat) ;
  • La Marjolaine (rue Kembs) ;
  • La Pastourelle (rue Henri Pourrat) ;
  • Les Cascades (avenue d'Alsace-Lorraine) ;
  • Les Iris (avenue du Général Gouraud) ;
  • Les Hirondelles (rue de Quaire) ;
  • Les Poussins (avenue d'Angleterre) ;
  • Nono Nanette (rue Berthelot) ;
  • Domaine du Fohet (lieu-dit du Fohet) ;
  • Tza-Nou (rue Vercingétorix) ;
  • Volcana (rue Voltaire) ;
  • Le Secret (avenue des Roches).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Outre son label « station thermale », La Bourboule est aussi labellisée : « station de tourisme », « station verte »[20], « village de neige » et « Famille Plus » depuis 2006[21]. Elle est aussi membre de l'EHTTA (European Historical Thermal Town Association, Association européenne des villes thermales historiques)[22],[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références Insee[modifier | modifier le code]

Les données sont issues du dossier local établi par l'Insee [lire en ligne (page consultée le 21 octobre 2013)] :

  1. Chiffres clés Logement, 2011.
  2. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  3. Évolution et structure de la population de La Bourboule, 2011 (consulté le 3 novembre 2014).
  4. Évolution et structure de la population du Puy-de-Dôme, 2011 (consulté le 3 novembre 2014).
  5. Chiffres clés Diplômes – Formation, 2011.
  6. a et b Chiffres clés Emploi – Population active, 2011.
  7. Chiffres clés Caractéristiques de l'emploi, 2011.
  8. CEN T1 – Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. a et b DEN T1 – Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  10. a et b DEN T2 – Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  11. a et b DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 1er janvier 2011.
  12. DEN T4 – Créations d'établissements par secteur d'activité en 2011.
  13. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au 1er janvier 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE, « ruisseau le vendeix (P0000640) » (consulté le 2 août 2009)
  2. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  3. « La Bourboule - Relevés météo en temps réel »
  4. « Une station météo à La Bourboule », sur La Montagne,‎ 1er novembre 2014 (consulté le 3 novembre 2014).
  5. D'après le Guide Cany, 1930 ; réédité en 2006
  6. Joël Graveline, Il était une fois la Bourboule, Freeway,‎ , p. 51.
  7. « Le maire et les élus », sur le site de la mairie (consulté le 8 février 2015).
  8. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 28 septembre 2014).
  9. [PDF] Lionel Gay (dir.), « Un Conseil Communautaire renouvelé », Sancy Mag, Communauté de communes du Massif du Sancy, no 19,‎ , p. 4-6 (lire en ligne).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  12. Annuaire des établissements scolaires de La Bourboule sur le site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 3 novembre 2014).
  13. [zip] « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 » (consulté le 21 octobre 2013).
  14. Les Grands Thermes de La Bourboule, le cœur de la ville
  15. Les Thermes de Choussy, les plus anciens Thermes de la Bourboule
  16. Site officiel de l'Office du tourisme du massif du Sancy
  17. Stéphane Moccozet, « Mort annoncée des télécabines de Charlannes », sur France 3 Auvergne,‎ (consulté le 25 octobre 2013).
  18. La Montagne, 1er octobre 2012 (éditions du Puy-de-Dôme)[réf. incomplète]
  19. Éric Brut (dir.), « Télécabines », Lettre d'informations municipales de la Bourboule,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  20. « La Bourboule Station verte »
  21. « La Bourboule », sur familleplus.fr (consulté le 21 octobre 2013).
  22. « EHTTA » (consulté le 21 octobre 2013).
  23. (en) « Présentation de La Bourboule », sur ehtta.eu (consulté le 21 octobre 2013).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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