Mauriac (Cantal)

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Mauriac
L'Hôtel de Ville de Mauriac
L'Hôtel de Ville de Mauriac
Blason de Mauriac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
(Sous-préfecture)
Arrondissement Mauriac
(chef-lieu)
Canton Mauriac
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mauriac
Maire
Mandat
Gérard Leymonie
2014-2020
Code postal 15200
Code commune 15120
Démographie
Gentilé Mauriacoise, Mauriacois
Population
municipale
3 819 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 11″ N 2° 20′ 03″ E / 45.2197, 2.3342 ()45° 13′ 11″ Nord 2° 20′ 03″ Est / 45.2197, 2.3342 ()  
Altitude Min. 351 m – Max. 760 m
Superficie 27,61 km2
Localisation

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Mauriac

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Mauriac
La ville de Mauriac vue du lac du Val St Jean
Notre-Dame-des-Miracles
Sous-préfecture, ancien hôtel d'Orcet

Mauriac est une commune française, chef-lieu d'arrondissement, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Mauriacois et Mauriacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Méridienne Verte, ancien méridien de Paris jusqu'au choix de Greenwich comme méridien zéro.

La commune de Mauriac est située au nord-ouest du Cantal, en lisière du département de la Corrèze, non loin de la rivière de haute Dordogne. Sa situation en bordure de la rivière l'Auze, sur le rebord d'une fin de planèze volcanique, explique la dénivellation importante du terrain : près de 100 mètres en zone habitée et plus de 400 mètres du point le plus haut à 760 mètres, au point le plus bas sur l'Auze à 351 mètres. La plus grande partie du territoire appartient au bassin versant du ruisseau Saint-Jean, ancien Rieu Mauri, qui se jette dans l'Auze après avoir alimenté le plan d'eau artificiel du Val Saint-Jean, ayant auparavant creusé le site en forme d'un amphithéâtre dominé par sept collines. C'est cet amphithéâtre, bien visible du plan d'eau, qui donne à Mauriac son caractère.

Liste des communes du canton[modifier | modifier le code]

Arches 15200, Auzers 15240, Chalvignac 15200, Drugeac 15140, Jaleyrac 15200, Mauriac 15200, Méallet 15200, Moussages 15380, Salins 15200, Sourniac 15200, Le Vigean 15200

Histoire[modifier | modifier le code]

Plus ancienne ville du Cantal, Mauriac est d'abord apparue dans l'histoire comme un village créé avant notre ère au bord d'un ruisseau appelé rieu Mauri, affluent de la rivière l'Auze. Un bourg se constitue, en bordure d'une voie romaine nord-sud. Bourg dont on a des vestiges du Ier siècle et qui bat monnaie d'or sous l'intitulé du Vicus de Mauriac au VIIe siècle, époque de création d'un monastère. Au IXe siècle le monastère bénédictin Saint Pierre est cité dans une charte comme dépendant de l'abbaye royale Saint-Pierre-le-Vif de Sens, à l'occasion de sa reconstruction. Son doyen, nommé par le Pape, a rang d'évêque. De grands pèlerinages dynamisent le commerce de la ville. Un Pape Calixte II visite au XIIe siècle la ville alors que s'y construit en plus d'un nouveau monastère et de son église, une église paroissiale consacrée à Notre-Dame en remplacement d'une chapelle ancienne intitulée en 1110 par Louis VI le Gros "Chapelle des rois francs".

Mauriac, siège d'un archiprêtré puis d'une prévôté (juge de 1re instance et police), confirme au moyen âge son statut de ville-centre de Haute Auvergne. François Ier y installe en 1543 le siège d'une Election (justice fiscale). La cité obtient en 1554 du pouvoir royal, des consuls et son indépendance de ville, en se détachant du pouvoir seigneurial du Doyen du monastère. Un collège de Jésuites s'y installe au XVIe siècle, l'un des premiers en Auvergne, fermé et vendu comme bien national ecclésiastique par la Convention et rouvert, après rachat des biens, en 1802 sur des fonds municipaux. L'intendant d'Auvergne nomme un subdélégué à Mauriac au XVIIIe siècle, que le Consulat transformera en 1800 (an VIII) en sous-préfet d'arrondissement après une période révolutionnaire plutôt intense marquée par des destructions et l'exécution d'un prêtre réfractaire. La sous-préfecture est ensuite confirmée. En 1846, l'église romane de Notre-Dame des Miracles reçoit du pape le titre de basilique en raison de sa qualité d'église de pèlerinage. Fin du XIXe siècle, le chemin de fer dessert Mauriac pour son plus grand profit. La ville s'étend au XXe siècle, un hôpital est construit, un enseignement technique est créé, un BTS accordé, de nombreux équipements et logements sont réalisés ainsi que des zones industrielles, un village de vacances et un pôle touristique autour d'un plan d'eau, une bibliothèque avec la commune voisine du Vigean, une piscine couverte de pays après un centre aqua-récréatif d'été.

Près de Mauriac, sur la Dordogne sont construits de grands barrages hydro-électriques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mauriac et sa région abritent une résistance active.

Liste des curés[modifier | modifier le code]

Liste des curés
Période Identité Étiquette Qualité
1508   Antoine de Chazettes   archipraesbitero mauriaci

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blasonnement de la Maison de Mauriac est : D'azur aux trois miroirs d'argent cerclés de gueules, au chef d'or. La ville a adopté au XIXe siècle le blason d'un maure en pied de couleur noire sur fond jaune. Selon Louis de Ribier, historien du Cantal, le véritable blason de la ville de Mauriac serait une tête de maure de sable sur champ d'or.

Économie[modifier | modifier le code]

Sous-préfecture du Cantal, Mauriac possède plus d'une centaine de commerces, des moyennes surfaces, des prestataires de services, des PME et de nombreux artisans couvrant toutes les activités. Les principales administrations de l'État sont représentées dans cette capitale du nord Cantal qui dispose par ailleurs d'un centre hospitalier et d'un lycée général et technique permettant d'étudier jusqu'au BTS.

Tout a été organisé pour l'accueil de nouvelles activités par la création de zones industrielles en ville ou près de la ville en relation avec la commune voisine du Vigean. Le conseil général et le conseil régional ont mis en place des services d'accueil et d'aide à la création d'emplois. Un recensement de l'INSEE de 1999 a compté 2 200 emplois à Mauriac.

Les chambres départementales du Cantal de commerce et d'industrie, d'agriculture et d'artisanat sont représentées à Mauriac par une délégation.

Sports[modifier | modifier le code]

Mauriac accueille 25 associations sportives disposant d'infrastructures variées : 2 stades, un plateau d'EP, 2 gymnases, 2 salles de sport, 7 courts de tennis, un centre aqua-récréatif, une piscine couverte, un golf de neuf trous, un boulodrome.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Cette petite ville située entre la haute Dordogne et les monts du Cantal, s'est dotée d'équipements touristiques modernes comportant un plan d'eau de huit hectares avec plage et baignade agréée, pédalos et kayaks, un village de vacances de l'association Renouveau, un camping 4 étoiles, 30 gites, un centre aqua-récréatif près du camping et des gîtes, un golf de neuf trous. Chaque saison touristique, la municipalité met en place une animation quotidienne pour la station. Il est possible aussi de pratiquer le tennis (7 cours), la pétanque, le vélo, etc.

En ville, de nombreux hôtels et restaurants accueillent les touristes.

L'office du tourisme cantonal assure l'information et donne des indications sur les nombreuses promenades possibles autour de Mauriac en direction de Salers, le Puy Mary et les monts du Cantal, la vallée du Mars jusqu'au cirque du Falgoux, la vallée de la haute Dordogne, le château d'Auzers, de la Vigne à Ally, le château de Val au bord du lac de Bort-les-Orgues, Fontanges, Anjony, Saint Martin Valmeroux, Jaleyrac, Chalvignac (tour en bateau), Pleaux, Anglards, Saignes, les nombreuses églises romanes du Nord Cantal, Argentat et ses quais sur la Dordogne, en Corrèze.

Transports[modifier | modifier le code]

Des services de cars réguliers raccordent Mauriac à Aurillac et Clermont-Ferrand (liaison avec le train Paris-Clermont-Ferrand et l'aérodrome d'Aulnat). Des voies de bonne qualité relient Mauriac à Aurillac (45 min) et Clermont-Ferrand (1 h 45). Il est possible de rejoindre en un peu plus d'une demi-heure l'autoroute A 89 puis de remonter vers Paris par la A 71 en 4 heures. Pour l'avion, les Mauriacois utilisent les lignes régulières des aérodromes d'Aulnat et d'Aurillac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des premiers consuls, puis des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1558 . N   Premier consul élu
1560. . Jean de Laborie sr de Montalet   Premier consul élu
1766 1770 M. Desjardins   Maire nommé, officier, chevalier de Saint-Louis
1790 1792 Paulin Duclaux   Maire, ancien président de l'Élection de Mauriac, député aux Cinq-Cents
1792 1794 Jean François Ternat   Maire
1794 1794 Jean-Guillaume Delalo   Maire
1794 1796 Jean-Charles Vacher de Tournemine   Maire, député, recteur, président du Tribunal
1796 1798 Jean-Louis Violle   Maire
1798 1806 Pierre-Guillaume Delalo   Maire, médecin
1806 1811 Pierre Galvaing   Maire
1811 1826 Pierre-Joseph Grasset   Maire, officier d'état-major
1826 1826 Jean-Charles Vacher de Tournemire   Maire
1826 1831 Étienne Vacher de Tournemire   Maire
1831 1848 Pierre-Joseph Grasset   Maire
1848 1851 Antoine Journiac   Maire
1851 1852 Antoine Mathieu   Maire
1852 1867 Guillaume Rongier   Maire
1867 1870 Gabriel Dubreuil   Maire
1870 1871 Pierre-Antoine Galvaing   Maire
1871 1875 Christophe-François Périer   Maire
1875 1881 Guillaume Bourges   Maire*/
1881 1889 Jean Robin   Maire
1889 1913 Louis Peyrac   Maire
1913 1915 Fernand Talandier Rad. ind. Maire, député, médecin*/
1915 1919 Eugène Lafarge - Maire
1919 1944 Fernand Talandier Rad. ind. Maire, député
1944 1945 Jean Chastang - Maire
1945 1953 Raymonde Périé - Maire
1953 1964 Jean Lavigne - Maire, entrepreneur
1964 1965 René Chavignier - Maire, notaire
1965 1983 Augustin Chauvet UDR/RPR Maire, député du Cantal, rrésident de la région Auvergne, directeur au Ministère des finances
1984 2001 Alain Goldfeil UMP Maire, président du syndicat des quatre cantons, conseiller régional d'Auvergne, ex-sous-préfet de Mauriac, directeur général de la ville de Paris
mars 2001 mandat en cours Gérard Leymonie[2] UMP Maire, conseiller général, vice-président, président de la communauté du Pays de Mauriac
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des subdélégués, puis des sous-préfets successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1707 . N Courboulès de Montjoly   Subdélégué de l'intendant
. . Jean-Antoine de Vigier   Subdélégué de l'intendant
. . Benoit de la Porte   Subdélégué de l'intendant
. . Barthélémy de Vigier d'Orcet   Subdélégué de l'intendant, officier, receveur des tailles
 ? 1790 Jean-Baptiste Vacher de Tournemire   Subdélégué de l'intendant, avocat au parlement
1792 1795 . Dominique Mirande   Agent national du district, conseiller général
1800 1814 Henri Lalo (Delalo)   1er sous-préfet de Mauriac en l'an VIII
1814 1815 Pierre-Joseph Grasset   Sous-préfet à titre transitoire, maire de Mauriac
1815 1825 Alexis Planchard de Cussac   Sous-préfet
1825 1830 Louis Camuzat de Mauroy   Sous-préfet
1830 1847 Auguste Chauvy   Sous-préfet
1847 1848 Charles Lebraly   Sous-préfet
1848 1848 Paulin Durieu   Sous-préfet, député du Cantal :1850, 1871
1848 1849 Jules Courtet   Sous-préfet
1849 1849 Mathieu Denis   Sous-préfet
1849 1852 Firmin Martine   Sous-préfet
1958 1961 Jean Amet   Sous-préfet
1961 1962 André Binche   Sous-préfet
1962 1963 Mario Bénard   Sous-préfet, futur député du Var
1963 1968 Gérard Granveau   Sous-préfet
1968 1970 Georges Roux   Sous-préfet
1970 1974 Alain Goldfeil   Sous-préfet, futur maire de Mauriac : 1984-2001
1974 1975 Paul Roncière   Sous-préfet
1975 1978 Daniel Chenard   Sous-préfet
1978 1980 Philippe Legris   Sous-préfet
1980 1983 François Darcy   Sous-préfet
1983 1985 Olivier Dubaut   Sous-préfet
1985 1989 Raymond Cervelle   Sous-préfet
1989 1991 Jean-Martin Jaspers   Sous-préfet
1991 1993 Claude Charlot   Sous-préfet
1993 1997 Philippe Deblond   Sous-préfet
1997 1999 Jacques Lauvergnat   Sous-préfet
1999 2001 Philippe Saffrey   Sous-préfet
2001 2003 Bernard Pascal   Sous-préfet
2003 2005 Patrick Cléret   Sous-préfet
2005 2007 Laurent Gandra-Moréno   Sous-préfet
2007 2009 Régis Castro   Sous-préfet
2009 2011 Patrick Jezegabel   Sous-préfet
2011   Hugues Fuzelé   Sous-préfet
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 819 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 680 2 512 3 465 3 231 3 530 3 420 3 265 3 439 3 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 400 3 488 3 291 3 187 3 262 3 201 3 575 3 631 3 523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 580 3 594 3 503 3 417 3 312 3 345 3 460 3 947 3 644
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 636 3 803 4 093 4 333 4 224 4 019 3 963 3 887 3 854
2011 - - - - - - - -
3 819 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mauriac a conservé de son riche passé un ensemble de beaux monuments classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire, regroupés dans le centre ancien et bien préservés des atteintes du temps. Principaux monuments :

Tympan représentant l'Ascension de la basilique Notre-Dame-des-Miracles
Lycée Marmontel, ancien collège des Jésuites
  • La Basilique Notre-Dame-des-Miracles[5] :
    Bel édifice de style roman auvergnat en pierres de taille entrepris au XIIe siècle et repris, par la construction de tours, au XVIIe siècle remarquable par sa taille d'église de pèlerinage, son portail languedocien bien sculpté unique en haute Auvergne avec un très beau Christ byzantin en mandorle s'élevant en présence de la Vierge et des apôtres. Un zodiaque décore l'archivolte. On accède au portail par un emmarchement de belle facture, en pierre, après être passé entre deux lions symbolisant la puissance de l'abbé du monastère dont seulement un est d'origine. La porte principale bien sculptée est de style Renaissance et datée de 1582, posée peu après les destructions opérées par les huguenots dans l'église et au monastère en 1574. Du mobilier de style baroque a été ajouté au XVIIIe siècle. Très bel autel. La chaire et la cuve baptismale romane sculptée et polychrome, en trachyte, sont inscrites à l'inventaire ainsi qu'une Vierge à l'oiseau du XVIe siècle. Sont classés objets artistiques historiques, le tableau des miracles de la Vierge du XVIIe siècle, un lutrin à l'aigle du XVIIIe siècle. La statue de la Vierge noire domine l'autel. Un buste reliquaire représente saint Mary, objet d'une vénération particulière en Auvergne et spécialement à Mauriac. Quand ils entrent dans la basilique, les visiteurs sont toujours frappés, selon un auteur (l'abbé Chabeau), par l'atmosphère mystérieuse, propice au recueillement qui règne dans l'édifice. La place située à l'est du chœur s'appela longtemps place Saint-Jean (le baptiste). Un historien a suggéré que pourraient y être retrouvées des traces probables d'un ancien baptistère carolingien. Un tour extérieur de l'édifice permet de s'interroger sur les figures fantastiques ou obscènes qui ornent la corniche de l'abside principale. Symbolisent-elles selon un thème de l'époque le péché qui règne dans le monde extérieur à l'église ?
  • Les vestiges du monastère Saint-Pierre[6],[7]:

Construit au XIIe siècle à l'emplacement d'un monastère carolingien reprenant lui-même le site d'un édifice mérovingien du VIe siècle dépendant de l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens, et avant lui un temple païen dédié à Mercure, ce monastère bénédictin a été modifié à plusieurs reprises. L'église du monastère se signalait par sa longueur exceptionnelle et la hauteur de la flèche du clocher qui atteignait 54 mètres, la plus haute de Haute Auvergne. Cette église selon Mérimée ressemblait à la cathédrale de Tulle. Le monastère est vendu par lots séparés (une trentaine) comme bien national à la Révolution (1791 et 1794), qui abat le clocher de l'église abbatiale et précipite ainsi la ruine totale de cette haute construction abandonnée aux éléments puis rasée entièrement pour servir à la construction de l’hôtel de ville en 1826. la municipalité garde pour elle le doyenné qui servira à établir le futur tribunal et sa prison (actuellement un musée). Les vestiges les plus intéressants, dont la salle capitulaire, ont été achetés en 1984 par la municipalité à des particuliers et restaurés avec le concours du ministère de la Culture en 1998. Il est possible de visiter la salle capitulaire inscrite à l'inventaire en 1985 puis classée en 1987 Monument Historique en remarquant sa finesse et la présence de colonnes antiques en marbre réemployées lors de la construction. En accomplissant le tour du bâtiment qui a hébergé plus de 30 moines pendant plusieurs siècles, on peut avoir une vision complète du monument. Le prieuré possédait des biens importants dans la région et à Mauriac. Un étang existait, abandonné et vidé après 1789. Près de son emplacement la municipalité construira en 1990 un plan d'eau sur le ruisseau Saint-Jean.

  • L'ancien collège de Jésuites[8] (lycée Marmontel actuel) :
    Ce collège a été créé en 1563 grâce à un legs testamentaire de Mgr Guillaume Duprat, évêque de Clermont, fils de François Duprat Chancelier de France. Destiné à l'enseignement dispensé par l'ordre des Jésuites, il a été étendu et reconstruit au XVIIIe siècle, recevant à cette occasion un magnifique portail de facture antique, avec des colonnes, et une chapelle de style baroque avec un beau retable. La Région Auvergne a restauré les bâtiments en 1990.
  • L'hôtel d'Orcet[9] (actuelle sous-préfecture) :
    Construit au XVIIIe siècle à partir d'une tour restaurée du XVe siècle par un receveur des tailles, Gabriel de Vigier d'Orcet, L'hôtel particulier éponyme comporte notamment un beau salon d'apparat avec deux superbes tapisseries d'Aubusson XVIIIe siècle de style galant représentant des jeux de plein air : jeu du cheval fondu et jeu de la main chaude. Voir aussi les boiseries de la salle à manger et l'escalier de la tour qui mène au 1er étage. Le bâtiment héberge la Sous-Préfecture. Au-dessus du portail de l'entrée de la cour se trouve un tympan représentant Samson terrassant un lion en présence d'un abbé provenant de l'entrée du réfectoire[10] du monastère Saint-Pierre.
  • Beaucoup de bâtiments non classés ni inscrits sont intéressants, dont notamment l'hôtel de ville de style restauration, l'ancien palais de Justice et des maisons particulières du XVIIIe siècle sur la place Georges-Pompidou et le boulevard Monthyon, qui comporte par ailleurs une belle fontaine de cette époque avec un vibrant éloge de l'intendant Monthyon par Marmontel au nom de la ville reconnaissante. Une promenade dans la ville historique permet d'admirer aussi les anciens remparts, les nombreux murs en pierre sèche, les toitures en lauze.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Théodechilde (début du VIe siècle), petite-fille de Clovis (?), fondatrice plus ou moins légendaire du monastère de Mauriac.
  • Basolus (Basole), aristocrate au service des Wisigoths, qui céda ses biens au monastère de Mauriac après la défaite des Wisigoths en 507.
  • Guillaume de Fontanges fait, en l'an de grâce 932, donation de diverses rentes au monastère bénédictin Saint-Pierre de Mauriac.
  • le cardinal Jules Saliège est né au lieu-dit Crouzit-Haut, à Mauriac, en 1870. Évêque de Gap en 1925. Homme de caractère, acquis aux idées du catholicisme social exprimées dans le mouvement du Sillon, le cardinal Saliège est connu, alors qu'il était archevêque de Toulouse, pour avoir fait preuve de courage et d'esprit de résistance à l'occupant, en s'opposant publiquement, par une lettre pastorale du 23 août 1942, à la politique nazie d'extermination des juifs. Dès 1933, il dénonçait déjà l'antisémitisme hitlérien dans une réunion publique à Toulouse. Une plaque a été apposée dans la basilique pour rappeler la mémoire de ce grand mauriacois. Il a été nommé 1er résistant de Toulouse et Compagnon de la Libération.
  • Jean-François Marmontel, homme de lettres, philosophe et encyclopédiste, né à Bort-les-Orgues en 1723, fils d'un tailleur de village, a fait ses études au collège de jésuites de Mauriac puis à Limoges et Toulouse. Ses dons littéraires sont remarqués et lui valent la protection de Voltaire. Directeur du Mercure de France, secrétaire perpétuel de l'Académie Française, il est l'auteur de romans, contes moraux, pièces de théâtre, livrets d'opéra, et de mémoires régulièrement réédités comportant de nombreuses informations sur la vie littéraire de l'époque.
  • Jean Chappe d'Auteroche (1722-1769), abbé, astronome très connu, membre de l'Académie des sciences, familier de Louis XV qu'il a initié à l'astronomie, né à Mauriac, appartient à une ancienne famille mauriacoise de scientifiques dont est issu également Claude Chappe, ingénieur, né à Brûlon (Sarthe) en 1763, inventeur du télégraphe avec son frère Ignace. Jean Chappe d'Auteroche est également connu pour avoir après un voyage en Russie consacré à l'astronomie, dénoncé l'état réel arriéré de la Russie dans un ouvrage qui a suscité la colère de Catherine II de Russie auteur d'une réponse cinglante à l'astronome.
  • Jean-Charles Vacher de Tournemire, maire de Mauriac, député de Mauriac pendant 30 ans, président du tribunal de Mauriac, recteur de l'Académie, est l'une des plus fortes personnalités de sa ville. Baron, il traverse tous les régimes, lui-même fils de Jean-Baptiste Vacher de Tournemire subdélégué de l'intendant d'Auvergne. Son fils Étienne est maire de Mauriac, un autre fils Bernard, Maréchal de camp ( général de brigade ), un petit-fils Charles-Émile est peintre orientaliste.
  • Pierre-Guillaume Delalo, médecin, maire de Mauriac de 1798 à 1806. Son père était Jean Guillaume Delalo, maire de Mauriac en 1794, l'un des chefs du parti modéré sous la Révolution (groupe des 31). Son fils est Henri Delalo (Lalo), magistrat, 1er sous-préfet de Mauriac en 1800 (an VIII) et son petit-fils, le président du tribunal de Mauriac, conseiller général et grand historien de Mauriac. Une autre grande dynastie de politiques à Mauriac.
  • Jean-Baptiste Lacoste, avocat à Mauriac avant la Révolution française. Député à la Convention, préfet sous le Consulat et l'Empire.
  • Claude-Sosthène Grasset d'Orcet, fils du maire de Mauriac, Pierre-Joseph Grasset - dont le nom a été enrichi de la mention du patronyme de sa première épouse née d'Orcet - est un journaliste, érudit et archéologue, qui a apporté une contribution par ses recherches et ses ouvrages à l'étude de l'ésotérisme, de l'épigraphie et de la mythologie dont il a été l'un des fondateurs.
  • Catherine Jarrige, laïque du tiers ordre des dominicaines (menette), surnommée Catinon Menette ou la Menette des pauvres en raison de son dévouement aux malades et aux pauvres gens. Connue aussi pour son action clandestine au péril de sa vie en faveur des prêtres réfractaires sous la Révolution. Béatifiée en 1996 à Rome par le Pape Jean-Paul II.
  • Jean-Jacques Durrieu (1812-1885), avocat à Mauriac, député.
  • Antoine Lascombes, avocat à Mauriac, député, conseiller général.
  • Fernand Talandier, médecin, maire de Mauriac, député, conseiller général.
  • Charles Périé, Résistant[réf. nécessaire], issu d'une vielle vieille famille commerçante de Mauriac qui avait déjà donné deux des siens à la France en 1914 1918, Charles Périé fut l'un de ceux qui n'acceptèrent pas la défaite de 1940[réf. nécessaire]. Au contact de « Tonin Bony » chauffeur de l'autobus qui assurait la liaison Aurillac - Mauriac, il s'occupa de diffuser des tracts et des journaux clandestins[réf. nécessaire]. Le 11 novembre 1942, avec d'autres camarades, il participa à une manifestation publique à Mauriac aux monuments aux morts (1)[réf. nécessaire]. Arrêté par la gendarmerie, il sera relâché. Rappelons que les Allemands occupèrent le Cantal ce même novembre 1942. Contacté par Pierre Marie de Jussieu, alias Félicien , le futur chef pour la France de l'Armée secrète, Charles Périé organisa la Résistance à Mauriac[réf. nécessaire], notamment avec Maurice Bergeron. Lors de la constitution des M.U.R, il devint le responsable pour l'arrondissement, animant diverses actions. Charles Périé, dit Potard fut arrêté à son domicile par les Allemands le 2 avril 1944, dans le cadre d'une vaste opération de répression qui s'étendit de Périgueux à Mauriac. Il fut torturé à plusieurs reprises puis dirigé vers les camps de concentration, d'abord le Struthof en Alsace, puis Dachau où on l'envoya dans le terrible commando d'Allach. Lors de la libération, les alliés le trouvèrent au camp des malades de Vaihingen. Charles Périé, martyr de la Résistance mauriacoise est mort le 2 mai 1945 à l'hôpital de Spire, en Allemagne, alors qu'il venait d'être libéré des camps par les troupes françaises. Affaibli et malade, il s'éteignit quelques jours seulement avant la signature de la capitulation. Cruel destin d'un homme qui fut véritablement l'âme du mouvement clandestin à Mauriac. Charles Périé figurait sur la liste qui devait emporter les élections municipales de mai 1945[réf. nécessaire]. L'annonce de son décès survint entre les deux tours de scrutin et Mme Raymonde Périé, conseillère municipale depuis septembre 1944, aux côtés de Jean Chastang fut élue à sa place maire de Mauriac, poste qu'elle occupa jusqu'à 1953. Mme Raymonde Périé reçut le général De Gaulle en juillet 1945 dans la sous-préfecture cantalienne.
  • Augustin Chauvet, maire d'Anglards de Salers, député du Cantal, maire de Mauriac, conseiller général de Salers, président du Conseil régional, directeur au ministère des Finances. Créateur du Foyer Cantalien, organisme constructeur de logements, Directeur du Réveil de Mauriac, hebdomadaire local, le député d'Aurillac préside aussi le Herd Book de la race Salers.
  • Marius Maziers, décédé le 14 août 2008 à Mauriac, évêque, archevêque de Bordeaux ayant participé activement comme rapporteur au concile Vatican II. Mgr Maziers a pris sa retraite au couvent des Vaysses de Mauriac, participant à la vie religieuse de sa cité d'adoption.
  • Alain Goldfeil, sous-fréfet de Mauriac (1970-74), maire de Mauriac (1984-2001), conseiller régional d'Auvergne, chef de cabinet du Garde des Sceaux (Alain Peyrefitte), chargé de mission auprès du maire de Paris (Jacques Chirac), directeur général de la ville de Paris. Créateur du comité d'histoire de Mauriac animé par Jeanne Missonier chercheur mauriacois, Alain Goldfeil est l'auteur d'une histoire de Mauriac.
  • Louis Bergaud, né le 30 novembre 1928 à Embrassac, coureur cycliste Français. La cyclo-sportive "Lily Bergaud" créee en son honneur est organisée par le VC Mauriac.
  • Le docteur Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).
  • Nicolas Faron, historien du théâtre tragique grec antique (né en 1971). Thèse : "Recherches sur les poètes tragiques grecs des Ve et IVe siècles avant J.-C" (2008).
  • Jean Le Guillou (mort en 2011), enseignant d'origine bretonne mais ayant exercé à Mauriac l'essentiel de sa carrière, auteur de travaux d'histoire locale ou générale : un livre sur Sidoine Apollinaire ("Sidoine Apollinaire. L'Auvergne et son temps," 2001), un article sur l'identité réelle de Théodechilde, un autre article sur l'histoire du collège des Jésuites de Mauriac, etc.
  • Clément Ric, né en 1988 à Mauriac, joueur de rugby professionnel évoluant au sein de l'effectif de l'ASM Clermont Auvergne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le lac du Val St Jean

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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