Saint-Éloy-les-Mines

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Saint-Éloy-les-Mines
Saint-Éloy-les-Mines
Le chevalement du puits Saint-Joseph et le musée de la mine.
Blason de Saint-Éloy-les-Mines
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Éloy-les-Mines
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Éloy
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Sikora
2014-2020
Code postal 63700
Code commune 63338
Démographie
Gentilé Éloysiens
Population
municipale
3 723 hab. (2015 en augmentation de 1,8 % par rapport à 2010)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 41″ nord, 2° 50′ 05″ est
Altitude Min. 443 m
Max. 649 m
Superficie 22,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Saint-Éloy-les-Mines

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Saint-Éloy-les-Mines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Éloy-les-Mines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Éloy-les-Mines
Liens
Site web sainteloylesmines.com

Saint-Éloy-les-Mines est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Éloy-les-Mines est située dans les Combrailles, au nord-ouest du département du Puy-de-Dôme.

Elle a fait partie, jusqu'aux élections départementales de mars 2015, du canton de Montaigut ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est le bureau centralisateur d'un canton de 35 communes[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Elle est bien desservie par les infrastructures autoroutières et routières :

  • par l'A71, une heure de trajet environ (sortie 12.1 - Combronde, depuis Clermont-Ferrand, ou sortie 11 - Montmarault, depuis Montluçon) ;
  • par la route départementale 2144 (ancienne route nationale 144) : Saint-Éloy-les-Mines se situe à 60 km de Clermont-Ferrand et à 30 km de Montluçon.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Située sur la ligne de Lapeyrouse à Volvic, la gare de Saint-Éloy-les-Mines était desservie par des trains régionaux et un trafic de marchandises était assuré. La ligne étant fermée depuis fin 2007, tout trafic a cessé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mine de Saint-Éloy-les-Mines.

L'histoire de la commune se trouve étroitement liée à l'extraction du charbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal, élu à la suite des élections municipales de 2014, comprend vingt-sept élus, dont huit adjoints[SEM 1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 ? Alexandre Varenne PRS Journaliste
Député du Puy-de-Dôme (1906 → 1910, 1914 → 1936 puis 1945 → 1947)
Conseiller général du canton de Clermont-Ferrand-Sud-Est (1919 → ?)
mars 1965 mars 1971 Marcel Pouzadoux SFIO Directeur d'école
mars 1971 avril 2007 Michel Duval FNRI puis UDF-PR
puis DL puis UMP
Inspecteur de l'économie nationale
Député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme (1967 → 1973)
Conseiller général du canton de Montaigut (1973 → 1979 puis 1992 → 2004)
avril 2007 en cours
(au avril 2014)
Marie-Thérèse Sikora UMP-LR Secrétaire de direction retraitée
Conseillère régionale d'Auvergne (1998 → 2015)
Conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes (2015 → )

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Une déchèterie est implantée sur la commune[SEM 2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dépouillement d'actes, issus des BMS (baptêmes, mariages, décès) jusqu'à 1792, puis de l'État civil à partir de 1793, en libre accès aux archives départementales, permet d'établir la variation du nombre de mariages en fonction des années.

Référence Cercle Généalogique et Héraldique d'Auvergne et du Velay.

Les corrélations entre les deux fonctions : nombre de mariages (source CGHAV période 1670 à 1895) et nombre d'habitants (source Insee période 1793 à 2000), ayant chacune comme paramètre l'année, permet d'établir la démographie de la commune de 1670 à 2000.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 3 723 habitants[Note 1], en augmentation de 1,8 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7126076077327988409001 0101 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5301 4031 6822 3932 8793 2133 4273 8954 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 5706 3956 6216 4156 7097 0086 8537 2677 056
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6 7336 3165 6465 2934 7214 1343 8923 6573 723
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Durant la période de 1800 à 1950, la population a approximativement été multipliée par 10, en liaison avec le développement des mines. À partir de 1950, la population a diminué du fait de l'épuisement des ressources minières. Une restructuration s'est alors opérée vers d'autres secteurs d'activités.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Éloy-les-Mines dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Elle gère une école maternelle publique (la Source) et une école élémentaire publique (la Roche)[6].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège Alexandre-Varenne, situé dans la commune[6], puis au lycée Virlogeux de Riom pour les filières générales et la filière technologique sciences et technologies du management et de la gestion (STMG), ou au lycée Pierre-Joël-Bonté à Riom pour la filière sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (STI2D)[7].

La commune bénéficie d'une double sectorisation : les lycéens peuvent également fréquenter les lycées du secteur de Montluçon[8].

Il existe aussi une école élémentaire privée et un collège privé (Jeanne-d'Arc)[6].

Le lycée professionnel Desaix forme les élèves aux métiers de l'industrie et de la mode, par voie professionnelle ou en apprentissage, en baccalauréat professionnel ou en BTS[SEM 3].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville est célèbre dans ses environs pour sa foire aux vins. Chaque année le week-end de Pentecôte, un défilé de chars et des associations de la ville a lieu. Dégustation de produits du pays et attractions.

Il y a aussi une fête patronale qui est organisée chaque année. La Sainte-Barbe est également fêtée à l'église Sainte-Jeanne-d'Arc.

Sports[modifier | modifier le code]

  • La piscine municipale a été construite dans les années 1970[SEM 4].

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine Rockwool (fabrication de laine de roche) emploie plus de 550 salariés.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 135 personnes, parmi lesquelles on comptait 64,1 % d'actifs dont 51,5 % ayant un emploi et 12,6 % de chômeurs[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • église Sainte-Jeanne-d'Arc des XIXe et XXe siècles.
  • église Saint-Éloy du vieux bourg du XIIe siècle.
  • Plan d'eau et base nautique du vieux bourg.
  • Chevalement du puits Saint-Joseph, ancien et dernier charbonnage actif de la ville. Le site héberge le musée de la mine et l'office de tourisme ouverts en 2011 en souvenir du passé de la ville.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque communautaire, inaugurée le 9 décembre 2004 par le syndicat intercommunal d'équipement de la zone Saint-Éloy / Youx / Montaigut, est ouverte au public depuis le 4 janvier 2005[SEM 5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason représente, avec la lampe minière, le passé de la ville qui s'est principalement développé avec les mines de charbon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Le conseil municipal » (consulté le 18 mars 2018).
  2. « Environnement » (consulté le 18 mars 2018).
  3. « Écoles » (consulté le 18 mars 2018).
  4. « Piscine municipale » (consulté le 18 mars 2018).
  5. « Médiathèque intercommunale » (consulté le 18 mars 2018).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. a, b et c Annuaire des établissements scolaires de Saint-Éloy-les-Mines sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 18 mars 2018).
  7. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 18 mars 2018).
  8. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme - Communes limitrophes de l'Allier bénéficiant d'une double sectorisation pour le lycée » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 18 mars 2018).
  9. [1]
  10. « Antoine Tomé. Un coffre-fort de mille et une voix. », sur lamontagne.fr, (consulté le 2 avril 2016).