Champeix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Champeix
Vue générale de Champeix.
Vue générale de Champeix.
Blason de Champeix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Le Sancy
Intercommunalité Communauté de communes des Puys et Couzes
Maire
Mandat
Roger Jean Méallet
2014-2020
Code postal 63320
Code commune 63080
Démographie
Gentilé Champillauds
Population
municipale
1 324 hab. (2013)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 22″ N 3° 07′ 47″ E / 45.5894, 3.129745° 35′ 22″ Nord 3° 07′ 47″ Est / 45.5894, 3.1297
Altitude Min. 428 m – Max. 760 m
Superficie 12,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Champeix

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Champeix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Champeix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Champeix

Champeix est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Champillauds[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Photographie de la Couze Chambon qui coule à Champeix
La Couze Chambon à Champeix.

Située dans l'aire urbaine de Clermont-Ferrand[2], à 21,4 km au sud du chef-lieu de département Clermont-Ferrand[3], la commune de Champeix est arrosée par la Couze Chambon, un affluent de l'Allier.

Sept communes sont limitrophes de Champeix[4].

Communes limitrophes de Champeix
Ludesse Plauzat
Montaigut-le-Blanc Champeix Neschers
Clémensat Saint-Vincent Chidrac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Lieu de convergence des routes d'Issoire et de Clermont-Ferrand vers les Monts Dore, Champeix est une petite ville traditionnellement commerçante, au charme méridional, étagée sur les pentes de la vallée de la Couze Chambon et encadrée de terrasses, appelées pailhats qui furent entièrement plantées de vignes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale 996 traverse Champeix
La route départementale 996 traverse Champeix.

Champeix est traversée par les routes départementales 996 (ancienne route nationale 496), reliant les Monts Dore à Issoire, et 978 (ancienne route nationale 678) menant à Plauzat et au sud de l'agglomération clermontoise, ainsi que la RD 229 vers Coudes et Vic-le-Comte.

La RD 28 relie du nord au sud Saint-Amant-Tallende et Ludesse au nord, à Clémensat et à Saint-Floret au sud. La RD 629 continue vers Saint-Vincent, au sud, et la RD 630 en direction de Saint-Julien, hameau de Montaigut-le-Blanc, à l'ouest[4].

En outre, le village bénéficie d'un accès autoroutier par l'A75 depuis Clermont-Ferrand (sortie 6) ou Issoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château du Marchidial porte son nom de l'ancienne langue germanique, Marchi signifie « marché » et dial signifie « la place », la place du Marché. Champeix, au XIIe siècle, fut la seconde résidence des dauphins d'Auvergne et participa à la croisade contre Jérusalem. Les soldats qui sont revenus de cette campagne ont ramené avec eux un trésor auquel conduirait l'un des passages secrets (pas encore découvert) du château ou du village. En l'an 1633, Richelieu ordonne la destruction du château pour que les nobles ne rejettent plus l'autorité royale (Louis XIII à l'époque). Aujourd'hui, il ne reste que l'église du château, une partie de la tour principale, les jardins et la base du donjon. Dans cette base se trouve l'ancien garde-manger pour tenir lors d'un siège. Le garde-manger se situe sur deux étages, le premier se situant sous la terre pour récupérer les eaux de pluie afin que la salle reste constamment fraîche. Au Moyen Âge, les villageois et les soldats partaient dans la montagne pour aller chercher de la glace et la ramener au château pour la conserver l'été, la glace servant aussi à conserver les aliments. Au XVIIIe siècle une porte fut rajoutée pour pouvoir entrer dans le garde-manger (l'ancien passage se situe sur le toit).

Au début du XIXe siècle, Champeix compte presque 2 000 habitants. Le village vit surtout grâce à ses vignobles. Mais les vignes sont atteintes d'une maladie, par la suite elles mourront toutes. Après ça, Champeix va perdre des habitants petit à petit jusque dans les années 1950, puis remonter à 1 324 habitants en 2013.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire sortant, Roger Jean Méallet, remporte l'élection municipale de 2014 au premier tour avec 64,74 % des suffrages exprimés (516 voix sur 797 exprimés) Il était opposé à deux autres candidats de la même nuance (divers gauche). Le taux de participation s'élève à 81,07 % (soit 822 votants sur 1 014 inscrits)[5].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2011, Champeix comptait 1 345 habitants[6]. Ce nombre étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15.

Sa composition est la suivante :

  • liste « Champeix, un village à vivre »[7], dirigée par Roger Jean Méallet, comprenant treize membres au conseil municipal, dont cinq au conseil communautaire de la communauté de communes des Puys et Couzes[5] ;
  • liste « Champeix autrement »[7], dirigée par Pascal Delouche, seul membre de la liste, également élu au conseil communautaire[5] ;
  • liste « Ensemble pour un nouveau Champeix »[7], dirigée par Sylvie Bartaire, seule membre de la liste, mais non élue au conseil communautaire[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Paul Malsang   Sénateur du Puy-de-Dôme (1933-1937)[8]
mars 2001 en cours
(au 9 avril 2014)
Roger Jean Méallet[9] PRG[10] Président de la communauté de communes des Puys et Couzes[11]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, Champeix relevait du district d'Issoire puis de l'arrondissement d'Issoire depuis 1801. Elle fut chef-lieu de canton de 1793[12] à mars 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton du Sancy, dont son bureau centralisateur est situé à La Bourboule[13].

Au niveau judiciaire, la commune relève de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, de la cour d'assises du Puy-de-Dôme et des tribunaux administratif, d'instance, de grande instance et de commerce de Clermont-Ferrand[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 9 février 2016, il n'existe aucun projet de coopération avec Champeix[15].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, Champeix comptait 1 324 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Champeix[16]). Depuis 2004, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 851 1 924 1 926 1 735 1 458 1 890 1 864 1 882 1 844
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 801 1 757 1 715 1 701 1 582 1 677 1 727 1 682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 621 1 314 1 246 1 035 961 852 873 855 859
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 075 1 104 1 097 1 164 1 087 1 135 1 231 1 312 1 340
2013 - - - - - - - -
1 324 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

À la grande différence de Plauzat, le village voisin, Champeix n'a pas vu sa population grandement augmenter au cours de ses 50 dernières années. En effet, tandis que Plauzat jouit d'une place de choix au cœur de la plaine fertile de la Limagne, Champeix se situe dans une étroite vallée, où coule la Couze Chambon, et se trouve entourée de collines. La construction de nouveaux pavillons est dès lors plus complexe. Le village est situé plus loin (10 km) de l'autoroute gratuite A75, véritable tremplin dynamique jusqu'à Clermont-Ferrand.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Champeix dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école maternelle et une école élémentaire publiques[18].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège Antoine-Grimoald-Monnet[18], puis au lycée Murat d'Issoire, pour les filières générales ou la filière technologique STMG, ou aux lycées Lafayette ou Roger-Claustres de Clermont-Ferrand pour la filière STI2D[19].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Champeix est un village très animé, du printemps jusqu'en automne. Parmi les diverses animations figurent la Fête de la musique, la Fête auvergnate, la Fête du collège et de l'école primaire, le Marché aux Plantes, la brocante annuelle et le loto de l'école primaire et du collège. Champeix est aussi un lieu de randonnées, comme la Pierre Fichade, vers la route de Ludesse. En été, l'église du château est ouverte à la visite. Tous les mercredis des mois de juillet et d'août se déroule un marché nocturne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Croix, romane du XIIe siècle, modifiée au XVe ‑ XVIe siècle. Église paroissiale d'un ancien couvent des Camaldules, elle est inscrite en 1926 au titre des monuments historiques[20].

L'église Saint-Jean, ancienne chapelle castrale du Marchidial, date du XIIe siècle[21]. Inscrite partiellement au titre des monuments historiques dès 1980, elle l'est intégralement depuis 2006[21]. Elle possède des peintures murales des XIIIe et XVIIe siècles, restaurées en 1993[22].

La chapelle d'Anciat XIIe siècle, route de Plauzat.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château du Marchidial, seconde résidence au XIIe siècle des dauphins d'Auvergne[21], dont le donjon a été détruit en 1633 sur ordre de Richelieu, comme beaucoup d'autres places fortes de la région. Restauré par les bénévoles de l'association de sauvegarde du site, il retrouve une nouvelle vie grâce aux jardins du Marchidial.

À l'écart du village, le menhir dit Pierre Fichade (en patois : « pierre plantée »), du Néolithique, est classé en 1889 au titre des monuments historiques[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Champeix (63320) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le 9 février 2016).
  2. Zonage en aires urbaines 2010 de Clermont-Ferrand (019) sur le site de l'Insee, consulté le 5 novembre 2013.
  3. « Orthodromie entre Champeix et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906 (consulté le 9 février 2016).
  4. a et b Carte de Champeix sur Géoportail.
  5. a, b, c et d « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 février 2016).
  6. « Populations légales 2011 de la commune de Champeix », sur le site de l'Insee (consulté le 9 février 2016).
  7. a, b et c « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - Candidatures du 1er tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 février 2016).
  8. a et b « MALSANG Paul : Ancien sénateur du Puy-de-Dôme », sur le site du Sénat (consulté le 9 février 2016).
  9. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], sur le site de la préfecture du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 28 septembre 2014).
  10. Journal Radical 605, PRG, consulté le 22 avril 2014.
  11. « La Communauté de Communes des Puys et Couzes » (consulté le 9 février 2016).
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. « Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme », sur Légifrance (consulté le 9 février 2016).
  14. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 9 février 2016).
  15. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site France-Diplomatie du ministère des Affaires étrangères (consulté le 9 février 2016).
  16. « Calendrier de recensement », sur le site de l'Insee (consulté le 17 octobre 2013).
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  18. a et b « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 9 février 2016).
  19. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand, Inspection académique du Puy-de-Dôme,‎ (consulté le 10 février 2016).
  20. « Église Sainte-Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 octobre 2013.
  21. a, b et c « Château fort et église Saint-Jean du Marchidial », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 octobre 2013.
  22. « La chapelle du Marchidial retrouve ses couleurs », La Montagne du 3 juillet 1994.
  23. « Menhir dit Pierre Fichade », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 15 octobre 2013.