Chilhac

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Chilhac
Panorama de Chilhac.
Panorama de Chilhac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Pays de Lafayette
Intercommunalité Communauté de communes Ribeyre, Chaliergue et Margeride
Maire
Mandat
Christine Banassat
2014-2020
Code postal 43380
Code commune 43070
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 27″ nord, 3° 26′ 18″ est
Altitude Min. 468 m – Max. 780 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

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Chilhac
Pont suspendu sur l'Allier.

Chilhac (Chisliacus en 1192) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chilhac se trouve à 520 mètres d'altitude.

Situés au-dessus des eaux de l'Allier, sur une falaise, les maisons, l'église et l'ancien château du village sont exposés en hauteur, serrés entre des remparts médiévaux dont il ne subsiste que tours, courtines et portes fortifiées.

Climat et flore[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un micro-climat très sec[1] où les précipitations moyennes annuelles sont de 564 mm. La région présente un minimum de précipitations en été et en hiver. Le minimum de précipitations estival est dû à la rareté des perturbations atlantiques frappant la région[1]. De plus, la région bénéficie d'un effet d'ombre pluviométrique. La végétation est supra-méditerranénne et le village est placé dans le domaine du chêne pubescent[2]. La flore y est très riche, avec plus de 65 espèces différentes recensées dont des cactus (Opuntia humifusa et Opuntia macrorrhiza grandiflora), Ephedra, sauge d'Espagne (Salvia lavanduliifolia), etc.[réf. nécessaire]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune de Chilhac fait l'objet de recherches paléontologiques depuis la fin du XIXe siècle[3]. Des ossements fossiles ont été découverts dans le gisement de Chilhac I dès 1875. Il a été étudié en 1892 par Marcellin Boule qui détermine notamment Mastodon arvernensis et Rhinoceros leptorhinus

À partir de 1974, des campagnes de fouille sont menées par Ch. Guth dans deux gisements voisins, Chilhac II et III. Elles permettent la découverte d'une riche faune mammalienne du Villafranchien moyen, dont deux crânes d'Archidiskodon (Elephas) meridionalis en 1976 et un crâne d'Anancus arvernensis en 1980.

Une datation relative de 2 Ma est proposée pour le gisement paléontologique de Chilhac II. Les datations absolues pour ce même gisement sont comprises entre 1,2 et 2 Ma[4]. Il s'agit donc de l'un des sites paléontologiques les plus anciens d'Europe. Le contexte géologique volcanique a permis la conservation de restes d'animaux fossiles, remarquables par leur qualité et leur quantité. Ceux-ci vont de l'éléphant à l'amibe, dont une coque de 1/100 de millimètre a été identifiée[5].

En 1974, Ch. Guth annonce la découverte de galets aménagés dans le gisement de Chilhac III, suivis par d'autres en 1984[6],[7]. Il considère que ces objets sont aussi anciens que les ossements auxquels ils sont associés, similaires à ceux découverts à Chilhac II. Il s'agirait donc des objets de pierre taillée les plus anciens d'Europe. Toutefois, de nouvelles fouilles réalisées de 1977 à 1979 conduisent à mettre sérieusement en doute la contemporanéité de l'industrie lithique et de la faune. Selon P.-J. Texier, aucun élément ne permet de « mettre en évidence les traces d'une présence humaine en ces lieux, qu'il s'agisse d'une fragmentation volontaire d'os ou de pierres dures » [8].

Certains auteurs vont jusqu'à mettre en doute le caractère anthropique des objets en pierre mis au jour à Chilhac III. Des objets présentant des enlèvements multiples et apparemment ordonnés similaires à des galets aménagés peuvent résulter de l'action de phénomènes naturels tels que les chocs mécaniques ou thermiques liés au volcanisme[9]. Pour J.-P. Raynal et ses collaborateurs, « il convient donc de reconnaître objectivement que de lourdes hypothèques pèsent sur la quasi-totalité des objets jusqu'alors considérés dans le Massif Central comme des indices d'une présence humaine au-delà de 1,0 Ma… »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1251, Béatrix de Bourbon mariée en 1238 à Béraud VIII, seigneur de Mercœur, fit son testament au château de Chilhac [1].
  • Une ancienne coutume, abolie en 1522, voulait que le 1er juillet, à la fête de la Saint-Gal, patron de la ville de Langeac, le châtelain du bourg de Chilhac et les autres gens de justice arrivent solennellement à Langeac avec des paniers d'œufs et en jettent mille à douze cents dans les rues. On tenait tant à cet usage qu'en 1360, lorsque la ville de Langeac était fermée à cause des bandes ennemies qui ravageaient le pays, une requête fut présentée pour que les portes pussent être ouvertes[11].
  • 1583 attaque des protestants.
  • Prévôté royale établie par l'édit du mois de mars 1781.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 2007 mars 2008 Annie Campredon    
mars 2008 mars 2014 Pierre Alix    
mars 2014 en cours
(au 27 août 2014)
Mme Christine Banassat[12]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 199 habitants, en augmentation de 0,51 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571 683 619 544 562 653 662 705 697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688 720 671 695 707 679 676 643 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 510 454 402 366 331 300 274 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
226 206 183 175 181 187 198 195 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village fortifié construit sur une falaise basaltique, dominant l'Allier de plus de 70 mètres.
  • Église Saint-Honorat - Église romane du XIIe siècle - Inscrite aux Monuments Historiques depuis 1925[17].
  • Un porche d’entrée du XVe siècle.
  • Pont suspendu de Chilhac - 1883 - L'Allier. - Type d'ouvrage : pont suspendu en fil de fer - architecte : Ferdinand Arnodin.
  • Musée Christian-Guth - Musée de paléontologie. www.museechilhac.fr
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri Gilbert, né à Chilhac, auteur de la Covisada et des Contes de la Luneira (dialecte de Chilhac - langue d'oc)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barres M., (1992), Les premiers ponts suspendus de Ferdinand Arnodin à Saint-Ilpize et Chilhac.
  • Canet S. & Tournaire F., (1996), La flore de Chilhac : connaissance, protection, gestion et mise en valeur, Université Blaise-Pascal Clermont II, 77 p.
  • La vigne à Chilhac, brochure réalisée par l'association Chilhac Médiéval, 2007, 72 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b P. Estienne, « Aspects climatiques des hauts-pays de l'Allier », Acta Botanica Gallica, Société botanique de France, vol. 141, no 5,‎ , p. 595 (DOI 10.1080/12538078.1994.10515208)
  2. G. Dupias et D. Lavergne, « Aurillac », Carte de la végétation de la France, Éditions du CNRS, no 58,‎
  3. Gaillard, C. et Falguères, Ch. (2004) - « Chilhac », in: La Préhistoire - Histoire et dictionnaire, Vialou, D., (Éd.), Robert Laffont, Bouquins, pp. 451-452.
  4. Farizy, C. (1988) - « Chilhac, Haute-Loire », in: Dictionnaire de la Préhistoire, Leroi-Gourhan, A., (Éd.), PUF, p. 245.
  5. Odile Boeuf et Daniel Gilbert, « Présence de Thécamoebiens du genre Trinema,au Pliocène supérieur, découverte à Chilhac (Haute-Loire, France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences - Series IIA - Earth and Planetary Science, vol. 325, no 8,‎ , p. 623–627 (DOI 10.1016/S1251-8050(97)89464-5, lire en ligne)
  6. Guth, C. (1974) - « Découverte dans le Villafranchien d'Auvergne de galets aménagés », Compte Rendu de l'Académie des Sciences, Paris, 279, pp. 1071-1072.
  7. Guth, C. et Chavaillon, J. (1985) - « Découverte, en 1984, de nouveaux outils paléolithiques à Chilhac III (Haute-Loire) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. 82, pp. 56-64.
  8. Texier, P.-J. (1985) - « Chilhac III : un gisement paléontologique villafranchien soliflué ? », Bulletin de la Société Préhistorique Française, vol. 82, n° 3, pp. 68-70.
  9. Raynal, J.-P. et Magoga, L. (2001) - « Géofacts et téphrofacts dans le Massif Central : quand la nature mystifie le préhistorien », in: Nouvelles archéologiques. Du terrain au laboratoire…, Revue d’Auvergne, 2000, 554/555, n° 1/2, tome 114, pp. 16-34.
  10. Raynal, J.-P., Magoga, L., Bulle, Th., Guadelli, J.-L. et Maigne, S. (1996) - « Quelle Préhistoire ancienne en Basse Auvergne et Velay ? », in: L'Acheuléen dans l'Ouest de l'Europe, Actes du Colloque de Saint Riquier, 1989, Tuffreau, A., (Éd.), Lille, Publications du CERP, n° 4, pp. 115-127.
  11. Les jeunes voyageurs en France, ou Lettres sur les départemens, Volume 3, L. N. A. Constant Taillard, 1824.
  12. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Notice no PA00092651 », base Mérimée, ministère français de la Culture