Chilhac

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Chilhac
Chilhac
Panorama de Chilhac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Michel Beckert
2020-2026
Code postal 43380
Code commune 43070
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2018 en diminution de 11,06 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 27″ nord, 3° 26′ 18″ est
Altitude 624 m
Min. 468 m
Max. 780 m
Superficie 4,11 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Langeac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de Lafayette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chilhac
Liens
Site web https://www.chilhac.fr/
Pont suspendu sur l'Allier.

Chilhac (Chisliacus en 1192) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chilhac se trouve à 520 mètres d'altitude.

Situés au-dessus des eaux de l'Allier, sur une falaise, les maisons, l'église et l'ancien château du village sont exposés en hauteur, serrés entre des remparts médiévaux dont il ne subsiste que tours, courtines et portes fortifiées.

Climat et flore[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un micro-climat très sec[1]. La région présente un minimum de précipitations en été et en hiver. Le minimum de précipitations estival est dû à la rareté des perturbations atlantiques frappant la région[1]. De plus, la région bénéficie d'un effet d'ombre pluviométrique. La végétation est supra-méditerranéenne et le village est placé dans le domaine du chêne pubescent[2]. La flore y est très riche, avec plus de 65 espèces différentes recensées dont des cactus (Opuntia humifusa et Opuntia macrorrhiza grandiflora), Ephedra, sauge d'Espagne (Salvia lavanduliifolia), etc[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chilhac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Langeac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), prairies (33 %), forêts (12,6 %), zones urbanisées (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 247, alors qu'il était de 249 en 2013 et de 259 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 38,4 % étaient des résidences principales, 53,1 % des résidences secondaires et 8,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 19,1 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chilhac en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (53,1 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,1 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Chilhac en 2018.
Typologie Chilhac[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 38,4 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 53,1 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 8,6 12,4 8,2

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune de Chilhac fait l'objet de recherches paléontologiques depuis la fin du XIXe siècle[11]. Des ossements fossiles ont été découverts dans le gisement de Chilhac I dès 1875. Il a été étudié en 1892 par Marcellin Boule qui détermine notamment Mastodon arvernensis et Rhinoceros leptorhinus.

À partir de 1974, des campagnes de fouille sont menées par Ch. Guth dans deux gisements voisins, Chilhac II et III. Elles permettent la découverte d'une riche faune mammalienne du Villafranchien moyen, dont deux crânes d'Archidiskodon (Elephas) meridionalis en 1976 et un crâne d'Anancus arvernensis en 1980.

Une datation relative de 2 Ma est proposée pour le gisement paléontologique de Chilhac II. Les datations absolues pour ce même gisement sont comprises entre 1,2 et 2 Ma[12]. Il s'agit donc de l'un des sites paléontologiques les plus anciens d'Europe. Le contexte géologique volcanique a permis la conservation de restes d'animaux fossiles, remarquables par leur qualité et leur quantité. Ceux-ci vont de l'éléphant à l'amibe, dont une coque de 1/100 de millimètre a été identifiée[13].

En 1974, Ch. Guth annonce la découverte de galets aménagés dans le gisement de Chilhac III, suivis par d'autres en 1984[14],[15]. Il considère que ces objets sont aussi anciens que les ossements auxquels ils sont associés, similaires à ceux découverts à Chilhac II. Il s'agirait donc des objets de pierre taillée les plus anciens d'Europe. Toutefois, de nouvelles fouilles réalisées de 1977 à 1979 conduisent à mettre sérieusement en doute la contemporanéité de l'industrie lithique et de la faune. Selon P.-J. Texier, aucun élément ne permet de « mettre en évidence les traces d'une présence humaine en ces lieux, qu'il s'agisse d'une fragmentation volontaire d'os ou de pierres dures » [16].

Certains auteurs vont jusqu'à mettre en doute le caractère anthropique des objets en pierre mis au jour à Chilhac III. Des objets présentant des enlèvements multiples et apparemment ordonnés similaires à des galets aménagés peuvent résulter de l'action de phénomènes naturels tels que les chocs mécaniques ou thermiques liés au volcanisme[17]. Pour J.-P. Raynal et ses collaborateurs, « il convient donc de reconnaître objectivement que de lourdes hypothèques pèsent sur la quasi-totalité des objets jusqu'alors considérés dans le Massif Central comme des indices d'une présence humaine au-delà de 1,0 Ma… »[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1251, Béatrix de Bourbon mariée en 1238 à Béraud VIII, seigneur de Mercœur, fit son testament au château de Chilhac [1].
  • Une ancienne coutume, abolie en 1522, voulait que le 1er juillet, à la fête de la Saint-Gal, patron de la ville de Langeac, le châtelain du bourg de Chilhac et les autres gens de justice arrivent solennellement à Langeac avec des paniers d'œufs et en jettent mille à douze cents dans les rues. On tenait tant à cet usage qu'en 1360, lorsque la ville de Langeac était fermée à cause des bandes ennemies qui ravageaient le pays, une requête fut présentée pour que les portes pussent être ouvertes[19].
  • 1583 attaque des protestants.
  • Prévôté royale établie par l'édit du mois de mars 1781.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Jean-Claude Peyroux    
septembre 2007 mars 2008 Annie Campredon    
mars 2008 mars 2014 Pierre Alix    
mars 2014 mars 2020 Christine Banassat[20]    
2020 En cours Michel Beckert[21]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2018, la commune comptait 177 habitants[Note 3], en diminution de 11,06 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571683619544562653662705697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688720671695707679676643608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555510454402366331300274229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
226206183175181187197198195
2017 2018 - - - - - - -
181177-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri Gilbert, né à Chilhac, auteur de la Covisada et des Contes de la Luneira (dialecte de Chilhac - langue d'oc).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barres M., (1992), Les premiers ponts suspendus de Ferdinand Arnodin à Saint-Ilpize et Chilhac.
  • Canet S. & Tournaire F., (1996), La flore de Chilhac : connaissance, protection, gestion et mise en valeur, Université Blaise-Pascal Clermont II, 77 p.
  • La vigne à Chilhac, brochure réalisée par l'association Chilhac Médiéval, 2007, 72 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b P. Estienne, « Aspects climatiques des hauts-pays de l'Allier », Acta Botanica Gallica, Société botanique de France, vol. 141, no 5,‎ , p. 595 (DOI 10.1080/12538078.1994.10515208, lire en ligne [PDF]).
  2. G. Dupias et D. Lavergne, « Aurillac », Carte de la végétation de la France, Éditions du CNRS, no 58,‎ .
  3. Benoit BOCK, « Minisession flore et végétations emblématiques de Haute-Loire », sur Société Botanique du Centre Ouest (consulté le ).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Gaillard, C. et Falguères, Ch. (2004) - « Chilhac », in: La Préhistoire - Histoire et dictionnaire, Vialou, D., (Éd.), Robert Laffont, Bouquins, pp. 451-452.
  12. Farizy, C. (1988) - « Chilhac, Haute-Loire », in: Dictionnaire de la Préhistoire, Leroi-Gourhan, A., (Éd.), PUF, p. 245.
  13. Odile Boeuf et Daniel Gilbert, « Présence de Thécamoebiens du genre Trinema,au Pliocène supérieur, découverte à Chilhac (Haute-Loire, France) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences - Series IIA - Earth and Planetary Science, vol. 325, no 8,‎ , p. 623–627 (DOI 10.1016/S1251-8050(97)89464-5, lire en ligne, consulté le ).
  14. Guth, C. (1974) - « Découverte dans le Villafranchien d'Auvergne de galets aménagés », Compte Rendu de l'Académie des Sciences, Paris, 279, pp. 1071-1072.
  15. Guth, C. et Chavaillon, J. (1985) - « Découverte, en 1984, de nouveaux outils paléolithiques à Chilhac III (Haute-Loire) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. 82, pp. 56-64.
  16. Texier, P.-J. (1985) - « Chilhac III : un gisement paléontologique villafranchien soliflué ? », Bulletin de la Société Préhistorique Française, vol. 82, n° 3, pp. 68-70.
  17. Raynal, J.-P. et Magoga, L. (2001) - « Géofacts et téphrofacts dans le Massif Central : quand la nature mystifie le préhistorien », in: Nouvelles archéologiques. Du terrain au laboratoire…, Revue d’Auvergne, 2000, 554/555, n° 1/2, tome 114, pp. 16-34.
  18. Raynal, J.-P., Magoga, L., Bulle, Th., Guadelli, J.-L. et Maigne, S. (1996) - « Quelle Préhistoire ancienne en Basse Auvergne et Velay ? », in: L'Acheuléen dans l'Ouest de l'Europe, Actes du Colloque de Saint Riquier, 1989, Tuffreau, A., (Éd.), Lille, Publications du CERP, n° 4, pp. 115-127.
  19. Les jeunes voyageurs en France, ou Lettres sur les départemens, Volume 3, L. N. A. Constant Taillard, 1824.
  20. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  21. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. Notice no PA00092651, base Mérimée, ministère français de la Culture.