Henri Pourrat

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Henri Pourrat
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri Pourrat au Vernet en 1954.
Naissance
Ambert (Puy-de-Dôme)
Décès (à 72 ans)
Ambert
Distinctions
Grand prix du roman de l'Académie française (1931)
Prix Goncourt (1941)
Prix du Général-Muteau (1941)
Prix Louis-Barthou (1951)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Henri Pourrat, né à Ambert le et mort dans la même commune le , est un écrivain français.

Ayant recueilli la littérature orale de l'Auvergne, il est l'auteur de contes, romans et essais concernant cette région.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il vit à Ambert[a].Après le collège d'Ambert et le lycée Henri-IV à Paris, Henri Pourrat se destine à l'agronomie et est admis en 1905 à l'Institut national agronomique de Paris. Toutefois, étant atteint par la tuberculose, il doit se résigner à quitter la capitale pour retrouver un climat, jugé plus sain pour ses bronches et s'astreindre à une hygiène de vie rigoureuse. Il retourne donc à Ambert, et après une année 1905/6 particulièrement difficile où « le sort hésite entre la vie et la mort »[1], la thérapeutique suivie donne des résultats prometteurs.

« Le temps des météores »[modifier | modifier le code]

Pendant ce repos forcé, il construit un mode de vie ascétique dont il ne se départ plus fait de lectures, de travaux d’écriture et de promenades « avec Ambert comme centre du monde[2] », la vallée de la Dore et les monts du Livradois-Forez:

« (...) car toute la matinée je travaille au lit et ne veux point me déclouer de cette habitude: et le soir de 1 à 7 ma santé m'oblige impérieusement à errer par monts et par vaux: et la veillée de 8 à 9 est consacrée à la lecture (...)[3] »

Au premier rang d'écrivains majeurs tels que Rousseau, Balzac, Péguy, Chateaubriand ou Barrès dont l'influence conjuguée à celle de Nietzsche reste certaine dans sa conception d'une « âme rustique » à préserver[b],[4],[5], figure une prédilection marquée pour Rabelais et La Fontaine ainsi que Yeats[c],[6]. Sa correspondance notamment celle qu'il entretient avec Joseph Desaymard dès 1908 révèle en outre un goût de plus en plus prononcé pour la littérature populaire, celle qui s'exprime par les chansons de geste, les ouvrages de colportage [7]. Une attention particulière pour les ouvrages d'Olivier de Serres confirme par ailleurs cette orientation vers une défense de la civilisation terrienne et de la cause régionaliste[7].

Avec ses amis Jean Angeli et Auguste Blache, ce jeune poète qui rêve de publier des vers au Mercure de France se met à écrire pour « secouer la torpeur livradoise ». Dès 1906, il publie sous différents pseudonymes — Damien Micolon, Jean Ducouen, Jean-Paul Des Chazeaux — dans plusieurs journaux locaux ou régionaux — L’Écho de la Dore, La Veillée d’Auvergne, L’Auvergne littéraire, la Semaine auvergnate, L'Auvergne illustrée, Revue d'Auvergne — ses premières œuvres qui comportent des poèmes, de nombreux récits dont plusieurs en feuilletons, quelques chroniques littéraires, ou bien de brèves études où l'histoire se mêle à la légende et deux pièces de théâtre[8].

Dès 1909, il commence à écrire sous son propre nom également. Il abandonnera définitivement ses pseudonymes et ne publiera plus que sous son nom à partir de . Comme le souligne Sylvia Mittler, son évolution devient plus significative dans les années qui précèdent la Grande Guerre surnommées « Le temps des météores » par Pourrat lui-même[d] : « Si la période 1909-1911 est critique, interrogatrice, caractérisée par un goût pénible pour la poésie comme pour une grande soif d'idées générales, celle qui suit, de 1911 à 1914, revêt un tout autre caractère. Elle témoigne d'une vision de la vie stable et sereine, en un mot adulte, dans laquelle la poésie comme telle, la confusion morale n'ont pas de place. L'écrivain à découvert son identité.[9] »

Alors que son œuvre dans la presse se traduira par plus de 1 300 publications dans environ 150 revues et journaux, son œuvre éditée deviendra abondante (plus d’une centaine d'ouvrages) et variée (poèmes, romans, essais, biographies, recueils de contes).

En 1914, Pourrat échappe à la mobilisation en raison de son mauvais état de santé, mais reste comme beaucoup d'hommes de sa génération profondément traumatisé par ce conflit qui emporte bon nombre de ses amis parmi lesquels Jean Angeli en juin 1915 et Pierre Armilhon en avril 1918. Soutenant l’effort de guerre à sa manière, il fait publier une série de « chansons de marche » en septembre 1915[e],[2] .

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Après avoir publié Sur la colline ronde (avec Jean L’Olagne), les Montagnards et Liberté (deux œuvres en vers), Henri Pourrat publie en 1921 chez Albin Michel le 1er tome du monumental Les Vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes[f], récompensé par le prix du Figaro (1921). L’ensemble des 4 tomes de Gaspard sera par la suite récompensé par le Grand prix du roman de l'Académie française (1931).

En 1926, l'université de Dublin lui confère le titre de docteur honoris causa.

En 1941, dans des circonstances très particulières le prix Goncourt lui est décerné pour Vent de Mars. Henri Pourrat par ailleurs auteur du Chef Français[10], ouvrage hagiographique sur le Chef de l'État Français le Maréchal Pétain, devient le chantre officiel du « Retour à la Terre » prôné par le Nouveau régime de Révolution Nationale[11],[12]. « Si tout repart de la terre, ce peut être une vraie renaissance. » L'enracinement dans le pays, le terroir, la région ou la nation, s'associe alors à une exaltation de la « race paysanne ». « On est paysan de race, de nature, on ne devient pas paysan » écrit-il dans L'Homme à la bêche, Histoire du paysan, ouvrage à caractère historique[w 1] salué en 1941 par le prix Muteau de l'Académie Française. En 1951, il obtient le prix Louis-Barthou, aussi décerné par l’Académie, pour l’ensemble de son œuvre[w 2].

Amitiés nombreuses et fidèles[modifier | modifier le code]

Alexandre Vialatte.

En 1914, Henri Pourrat donne un cours de littérature au collège d'Ambert où son jeune frère Paul et Alexandre Vialatte sont en seconde. À partir de 1916, il se lie d'une longue amitié avec le jeune Alexandre Vialatte, ambertois d'adoption à partir de 1915, et définitivement installé dans la sous-préfecture en 1948[13].

Francis Jammes sera un de ses proches amis et sera le parrain de sa fille aînée. Mais de nombreux autres auteurs, tels que Lucien Gachon, Jean Paulhan, Jean Giono, Josette Clotis, Joseph Desaymard, Claude Dravaine, le suisse Charles Ferdinand Ramuz et bien d'autres ont partagé l'amitié d'Henri Pourrat.

Tout jeune, il se lie d'amitié avec Jean et François Angeli. Avec le premier, qui avait pour pseudonyme Jean L'Olagne et qui est mort au cours de la Première Guerre mondiale, il publiera plusieurs articles et Sur la colline ronde. François, quant à lui, est devenu graveur et peintre.

Jeanne Baraduc, peintre également, était une cousine de sa femme Marie, née Bresson. Elle est connue pour son œuvre essentiellement tournée vers les natures mortes.

Il connaît une amitié avec des artistes tels que le graveur Henri Charlier, le sculpteur Philippe Kaeppelin (qui illustrera certains de ses ouvrages comme Histoire fidèle de la bête en Gévaudan) le photographe Albert Monier

Jean Paulhan en 1938.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Pendant l'entre-deux-guerres, Henri Pourrat poursuit son œuvre, tant par de nombreux livres que par les articles que publient Le Figaro, la NRF, L'Illustration, etc.

Le début de la période est dominée par l'écriture de Gaspard des montagnes puisqu'à la publication de la dernière partie « La tour du Levant » en 1931. Cependant, signe de la longue maturation de cette épopée rustique, l'édition « ne variatur » n'arrivera qu'en 1940.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , le maréchal Pétain, chef de l'État français, vient sur l'invitation de Pourrat « à la rencontre du peuple travailleur » à Ambert, près de Vichy, en visite le moulin à papier[14] (Le moulin Richard de Bas le plus ancien du Livradois) et y passe commande d'une rame de papier filigrané à son emblème. C'est à cette occasion qu'Henri Pourrat publie « Le paysan français »[15] et « Le chef français », articles dédiés au maréchal et à sa politique de « retour à la terre »[16]. Il fut décoré de l'ordre de la Francisque.

Partisan de la Corporation paysanne mise en place par le gouvernement de Vichy, il s'éloigne par la suite de la Révolution nationale car il n'apprécie pas, comme il le dira dans sa correspondance, la tournure politicienne prise par les évènements.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il aidera des juifs réfugiés en zone libre[17], en accueillera chez lui et renseignera les maquisards d'actions qui se préparent contre eux[18].

Modernité dans la tradition[modifier | modifier le code]

Le moulin à papier Richard de Bas.

Lorsque Marius Péraudeau, galeriste parisien, rachète le moulin à papier Richard deBas[w 3] pour y créer un musée du papier et tenter d'y fixer un village des arts graphiques[19], il s'engage dans le projet. Le musée est inauguré le en présence de Georges-Henri Rivière, directeur du musée national des arts et traditions populaires.

Henri Pourrat aida Marius Péraudeau à fonder l'association La Feuille blanche, dont le but est de faire renaître les traditions de l'industrie papetière de la région d'Ambert. Défenseur des paysans et de leurs traditions, Pourrat s'intéresse à l'industrie et au développement économique et social. Il avait écrit dès 1925 sur La Femme moderne et, en 1955, sur La Montagne de l'uranium. Il a rédigé quelque 400 chroniques littéraires sur les nouvelles parutions.

Du terroir à l'universalité[modifier | modifier le code]

Feuillets extraits du manuscrit du Trésor des Contes.

Dès 1911, Henri Pourrat commence à collecter les contes[20]. La dernière décennie de sa vie est presque entièrement consacrée à ce qu'il considère comme son œuvre maîtresse, Le Trésor des contes. Il se servait pour cela de la littérature orale de l'Auvergne, qu'il avait recueillie pendant des décennies, suivant les conseils d'Arnold van Gennep[21].

Les plus de mille contes et treize volumes du Trésor des contes constituent le plus grand recueil de contes au monde. Recueillis en Auvergne, ces contes ont une source commune à de nombreux pays sur tous les continents, l'inconscient collectif et une portée universelle. Ils ont été traduits en japonais, anglais, slovaque, etc[réf. nécessaire].

L’œuvre de Pourrat a été traduite en anglais, allemand, espagnol, japonais, tchèque, slovaque et slovène. Des étudiants ont mené des travaux de niveau licence à thèse d'État au Canada, aux États-Unis, au Portugal, en Suisse, en Italie, en Belgique, en Irlande, au Japon, ou encore à Hawaï.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1974, ses enfants Claude Pourrat et Annette Lauras font don à la Ville de Clermont-Ferrand des archives de leur père : manuscrits, documentation, correspondances (plus de 20 000 lettres reçues). Ainsi a été créé le centre Henri-Pourrat, rattaché à la Bibliothèque municipale et interuniversitaire de Clermont-Ferrand. Le Centre, qui fait partie de l'UMR 6 563 du CNRS (correspondances des XIXe et XXe siècles), continue de s'enrichir. En 1975, s'y ajoute la majeure partie de la bibliothèque de l'écrivain. Des achats et des dons de manuscrits et d'éditions bibliophiliques complètent régulièrement ce fonds qui intéresse les contes, les arts et traditions populaires de l'Auvergne, ainsi que la littérature française de la première moitié du XXe siècle. Les inventaires en ont été informatisés et sont accessibles sur Internet[w 4]. La correspondance et les manuscrits sont également signalés sur la base de données BN Opale plus[22].

Après sa mort en 1959, l’œuvre de Pourrat a continué à inspirer des sculpteurs comme l'Argentine Esther Barugel, Philippe Kaeppelin ou Jean-Philippe Roch, des peintres comme l'Espagnol Nicolás Rubió, les photographes Albert Monier, Nicole Prival, les cinéastes Claude Santelli et Jacques Santamaria, des universitaires, des historiens ou des chercheurs.

En 1968, Claude Santelli réalise le film Gaspard des montagnes en deux épisodes, avec Bernard Noël dans le rôle-titre.

En 1976, le ministre de l'Éducation René Haby inaugure, place du Livradois à Ambert, le monument de granit Gaspard des montagnes, érigé par Jean Chauchard à la mémoire d'Henri Pourrat.

En 1979, à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, FR3 Auvergne Radio a réalisé une série de dix émissions pour la collection « Histoire d'en parler », présentée par Christian Lassalas[g].

En 1987, la Poste émet un timbre et de nombreux documents philatéliques à la mémoire d'Henri Pourrat. À la même époque, plusieurs médailles souvenir d'Henri Pourrat sont réalisées par Philippe Kaeppelin, Jean-Philippe Roch et Madame Drombeuf, publiées en argent et en bronze.

En 1993, Jacques Santamaria réalise le film Le Chasseur de la nuit, qui sera diffusé à plusieurs reprises sur les chaînes Antenne 2 et Arte.

De nombreuses localités de France ont donné le nom d'Henri Pourrat à des rues, boulevards, avenues, collèges ou lycées.

La Société des amis d'Henri Pourrat défend l’œuvre de l'écrivain et participe activement à la diffusion, à la découverte, à la connaissance et à l'étude de l’œuvre de l'écrivain. De 1982 à 2014, elle a publié 31 Cahiers Henri-Pourrat, éditant ou rééditant des inédits, des études universitaires, des conférences de colloques, des correspondances. Les Nouveaux Cahiers Henri-Pourrat ont pris le relais à compter de 2015[23].

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Pourrat est fort diverse : poèmes de jeunesse, théâtre, romans, biographie, essais historiques, philosophiques ou religieux, contes... La nuit a une place particulière dans les écrits d'Henri Pourrat[24].

Nombre de ses ouvrages furent illustrés par ses amis François Angeli (1890–1974)[h], Gaston Barret, Albert Uriet, Henri Charlier, Philippe Kaeppelin, Albert Monier...

Œuvre éditée[modifier | modifier le code]

  • Sur la colline ronde, avec Jean L'Olagne, roman, Imprimerie moderne, 1912 ; réédité sous le titre La Colline ronde, Gallimard, 1927
  • Les Montagnards, poème, Payot, 1919, prix Archon-Despérouses
  • Liberté, poème, Société littéraire de France, 1921
  • Les Vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes, Albin Michel, 1922-1931, 4 volumes
  • Les Jardins sauvages, essai, Gallimard, 1923
  • La Combe délaissée, Pigeonnier, 1925
Médaille en cuivre avec le portrait d'Henri Pourrat gravée par Dombreuta en 1982.
  • Le Mauvais Garçon, roman, Gallimard, 1925
  • Les Devins, Ducros et Colas, 1926
  • La Fontaine au bois dormant"", Les Cahiers de Paris, 1926
  • Dans l'herbe des trois vallées, essai, Bloud et Gay, 1927 ; Albin Michel, 1943
  • Ceux d'Auvergne, Horizons de France, collection « Types et Coutumes », 1928 ; Albin Michel, 1939
  • La Ligne verte,essai, Gallimard, 1929
  • La Veillée de novembre, La Tortue, 1929 ; La Cigale, 1937
  • Le Meneur de loups, Pigeonnier, 1930
  • Le Bosquet pastoral, Gallimard, 1931
  • La Bataille du Puy-de-Dôme, Denoël et Steele, 1931
  • L'Auvergne, Les Limagnes, coll. « Les Beaux pays », Arthaud, 1932
  • Les Sorciers du canton, Gallimard, 1933
  • Monts et Merveilles, roman, Albin Michel, 1934
  • Au fort de l'Auvergne, coll. « Les Beaux pays », Arthaud, 1935
  • La Cité perdue, SPES, 1935
  • Contes de la bûcheronne, Mame, 1936
  • Toucher terre, La Cigale, 1936
  • Le Secret des compagnons, Gallimard, 1937
  • La Porte du verger, La Cigale, 1938
  • « Géographie humaine de l'Auvergne » (avec Lucien Gachon), dans Visages de l'Auvergne, Horizons de France, Paris, 1938
  • Georges ou les Journées d'avril : roman, Gallimard, 1940
  • L'Homme à la bêche : histoire du paysan, Flammarion, 1940
  • Le Paysan français, Sorlot, 1940
  • Vent de mars, Gallimard, 1941. Prix Goncourt
  • Le Chef français, Laffont, 1942
  • Sully et sa grande passion, Flammarion, 1942
  • Le Blé de Noël, Le Sagittaire, 1943
  • La Maison-Dieu, L'Épervier, 1943 ; Albin Michel, 1944
  • Le Temps qu'il fait, Colbert, 1944
  • Sous le pommier : les proverbes de la terre ou le commencement de la sagesse), Albin Michel, 1945
  • Les Saints Patrons, Imagerie française, 1945
  • La Bienheureuse Passion, Albin Michel, 1946
  • Histoire fidèle de la bête en Gévaudan (bois gravés de Philippe Kaeppelin), L’Épervier, 1946, 125 p.
  • Contes des montagnes, Maison Mame, 1946 [images d'Albert Uriet]
  • Les Légendes d'Auvergne, 1947
  • Le Chemin des chèvres (illustrations de Berthold Mahn), Gallimard, 1947
  • Le Trésor des contes, tome I, Gallimard, 1948
  • L'École buissonnière, La Nouvelle Édition, 1949
  • Le Loup-Garou et sa bande, Attinger, 1949
  • Le Trésor des contes, tome II, Gallimard, 1949
  • Trois contes de la colère, Elzévir, 1949
  • Le Sage et son démon, Albin Michel, 1950
  • Le Chasseur de la nuit : roman, Albin Michel, 1951
  • L'Homme à la peau de loup, Attinger, 1951
  • Les Saints de France, Boivin, 1951
  • Le Trésor des contes, tome III, Gallimard, 1951
  • La Belle Mignonne : roman, Mame, 1951
  • Conté sous l'alisier, Fanlac, 1951
  • « L'Auvergne », dans Provinces de France, Odé, 1951
  • Batailles et Brigandages, 1952
  • Les Contes du pré carré, Lanore, 1952
  • Le Trésor des contes, tome IV, Gallimard, 1953
  • Le Trésor des contes, tome V, Gallimard, 1954
  • L'Exorciste, Albin Michel, 1954
  • Europe et Paradis, Albin Michel, 1955
  • Le Trésor des contes, tome VI, Gallimard, 1955
  • « L'aventure de Roquefort » illustrations de Yves Brayer, par la Société Anonyme des Caves et des Producteurs Réunis de Roquefort, 1955
  • Le Trésor des contes, tome VII, Gallimard, 1956
  • Contes du fraisier sauvage, BIAS, 1956
  • Le Trésor des contes, tome VIII, Gallimard, 1957
  • Chroniques d’Auvergne des âges perdus aux temps modernes, G. de Bussac, 1957
  • Chateaux en Auvergne, Delmas et Cie, 1957
  • Le Trésor des contes, tome IX, Gallimard, 1958
  • Le Cabinet de chasse, Dynamo, 1958
  • Le Trésor des contes, tome X, Gallimard, 1959
  • Histoire des gens dans les montagnes du Centre, Albin Michel, 1959
  • Au pays des grands causses, Chaix, 1959
  • Contes des grands bois, BIAS, 1960
  • Le Trésor des contes, tome XI, Gallimard, 1961
  • Le Château des loups, BIAS, 1961
  • Le Trésor des contes, tome XII, Gallimard, 1962
  • Le Trésor des contes, tome XIII, Gallimard, 1962
  • En Auvergne (rééd. en un volume des Limagnes et d'Au fort de l'Auvergne), Arthaud, 1966
  • Almanach des saisons, Le Livre-Club du libraire, 1965
  • Contes du vieux-vieux temps, Gallimard, 1970
  • La Claire Fontaine, moulin Richard-de-Bas, 1970
  • Légendes du pays vert, Subervie, 1974
  • La Queue du diable, Gallimard, 1974

Correspondances[modifier | modifier le code]

Henri Pourrat a entretenu une correspondance considérable avec plus de 1 900 correspondants et près de 20 000 lettres reçues, et presque autant vers toute la France ainsi qu'une trentaine de pays sur tous les continents.

De nombreuses correspondances ont été publiées ou sont en cours de préparation : Alexandre Vialatte, Lucien Gachon, Joseph Desaymard, Jan Čep, Jean Paulhan, Albert Monier, Bernard Zimmer, Suzanne Renaud, Jean Giono, Valery Larbaud, Albert Boudon-Lashermes, Léo-Paul Desrosiers, Charles Silvestre, Henri Bosco, Francis Jammes.

Le centre Henri-Pourrat[w 5] conserve la plupart de ces correspondances.

Correspondance avec Joseph Desaymard (1908-1922):

  • Claude Dalet (Texte établi et présenté par), Correspondance croisée d'octobre 1908 à 1912 (Lettres 1-322) : Centenaire des manifestations Emmanuel Chabrier (1912), Clermont-Ferrand, Société des Amis d'Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 26), , 426 p.
  • Claude Dalet (Texte établi et présenté par), Correspondance croisée de 1913 à 1918 (Lettres 323-606) : La Grande Guerre, Clermont-Ferrand, Société des Amis d'Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 27), , 316 p.
  • Claude Dalet (Texte établi et présenté par), Correspondance croisée de 1919 à 1922 (Lettres 607-820) : Premiers écrits, Premiers succès, Clermont-Ferrand, Société des Amis d'Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 28), , 380 p.

Correspondance avec Bernard Zimmer (1923-1959):

  • Claude Dalet (Édition établie, présentée et annotée par), Correspondance 1923-1942, t. 1, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 22), , 167 p.
  • Claude Dalet (Édition établie, présentée et annotée par), Correspondance 1943-1959, t. 2, Clermont-Ferrand, Clermont Communauté Bibliothèque du Patrimoine - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 23), , 179 p.

Correspondance avec Charles Silvestre (1920-1946):

  • Claude Dalet (Édition critique établie par) (préf. Claire Pourrat), Correspondance du 8 mai 1920 au 4 août 1925 : (Lettres 1-170), t. I, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 2), , 271 p.
  • Claude Dalet (Édition critique établie par), Correspondance du 6 août 1925 au 30 décembre 1946 : (Lettres 171-343), t. II, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 2), , 271 p.

Correspondance avec Lucien Gachon (1921-1959):

  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 31 janvier 1921 au 25 décembre 1927, t. I, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 9), , 326 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 18 janvier 1928 au 29 décembre 1933, t. II, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 11), , 192 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 21 janvier 1934 au 15 décembre 1939, t. III, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 12), , 199 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 1er janvier 1940 au 18 septembre 1942, t. IV, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 13), , 191 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 23 septembre 1942 au 29 décembre 1946, t. V, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 14), , 207 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 2 janvier 1947 au 29 décembre 1953, t. VI, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 15), , 293 p.
  • Claude Dalet (Édition établie par), Correspondance du 13 janvier 1954 au 10 juin 1959, t. VII, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 16), , 271 p.

Correspondance avec Alexandre Vialatte (1916-1959):

  • Dany Hadjadj (Textes réunis, présentés et annotés par), Lettres de collège (1916-1921), t. 1, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 292 p.
  • Dany Hadjadj, Catherine Milkovitch-Rioux et Alain Schaffner (Textes réunis, présentés et annotés par), Lettres de Rhénanie (février 1922-avril 1924), vol. I, t. 2, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 420 p.
  • Dany Hadjadj, Catherine Milkovitch-Rioux et Alain Schaffner (Textes réunis, présentés et annotés par), Lettres de Rhénanie (juin 1924-décembre 1927), vol. II, t. 3, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 320 p.
  • Isabelle Chol (Textes réunis, présentés et annotés par), Les grandes espérances (janvier 1928-octobre 1934), t. 4, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 440 p.
  • Sylviane Coyault et Agnès Spiquel (Textes réunis, présentés et annotés par), De Paris à Héliopolis (mars 1935–juillet 1939), t. 5, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 256 p. (ISBN 978-2-84516-381-2)
  • Dany Hadjadj (Textes réunis, présentés et annotés par), Les Temps noirs (août 1939-décembre 1942), vol. I, t. 6, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 354 p. (ISBN 978-2-84516-552-6)
  • Dany Hadjadj (Textes réunis, présentés et annotés par), Les Temps noirs (janvier 1943-décembre 1946), vol. II, t. 7, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 442 p. (ISBN 978-2-84516-689-9)
    Ouvrage qui a reçu le Prix Sivet 2016 de l'Académie française.
  • Agnès Spiquel et Alain Schaffner (Textes réunis, présentés et annotés par), Vers Les Fruits du Congo ou le roman mirage (mars 1947-décembre 1951), t. 8, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Écritures de l'Intime », , 442 p.

Correspondance avec Jean Paulhan (1920-1959):

  • Jean Paulhan, choix de lettres, 3 tomes, Gallimard, Paris.
  • Tome I (1917-1936) 1986. Tome II (1937-1945) 1992. Tome III (1946-1948) 1996.
  • Claude Dalet et Michel Lioure (Édition de), Correspondance (1920-1959), Paris, Gallimard, coll. « Les Cahiers de la NRF », , 816 p.
    Choix de lettres.

Autres correspondances:

  • Correspondance Henri Pourrat - Valery Larbaud in : Cahiers des amis de Valery Larbaud n° 1., Fonds Valery Larbaud, s.i., A.I., Vichy, 1967.
  • Gilbert Guisan (Présenté et annoté par), Henri Pourrat - Gustave Roud : Sur la route des hauts jardins d'Ambert à Carrouge, Lausanne, Études de Lettres, , 125 p.
  • Claude Dalet (Édition établie, présentée et annotée par), « Édition annotée de la correspondance entre Henri Pourrat et Albert Monier », Cahiers Henri Pourrat, no 3,‎ , p. 27-59
  • Michel Lioure (Édition présentée par), Henri Pourrat - Paul Claudel : Correspondance, Clermont-Ferrand, Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 8), , 95 p.
  • Michel Lioure (Édition établie, présentée et annotée par), « Correspondance Henri Pourrat - C.F. Ramuz », Cahiers Henri Pourrat, no 19,‎ , p. 33-118
  • Correspondance Henri Pourrat - Albert Boudon-Lashermes de 1936 à 1959, Publication restreinte par l’association des Amis de Boudon-Lashermes, 1996.
  • Annick Auzimour et Annette Pourrat (Édition présentée et annotée par) (préf. Annette Pourrat), Suzanne Renaud - Henri Pourrat : Correspondance (1947-1959), Grenoble, Romarin Les Amis de Suzanne Renaud et Bohuslav Reynek, , 254 p.
  • Christian Morzewski (Introducion par) et Claude Girault (Édition établie, présentée et annotée par), « Correspondance Henri Bosco-Henri Pourrat (1933-1958). De "l'obscure mémoire" au "Dieu souterrain" », Cahiers Henri Bosco, vol. 45/46,‎
  • Jacques Mény (Édition établie, présentée et annotée par), Jean Giono - Henri Pourrat : Correspondance (1929-1940), Manosque, Association des Amis de Jean Giono - Société des Amis d'Henri Pourrat, coll. « Revue Giono » (no Hors-série), , 92 p.
  • Jan Zatloukal (Édition établie, présentée et annotée par), Correspondance Henri Pourrat-Jan Čep (1932-1958) : Ce n'est qu'un mot pour l'amitié..., Clermont-Ferrand, Société des amis d'Henri Pourrat, coll. « Cahiers Henri Pourrat » (no 29), , 316 p.
  • Michel Lacroix (Présentation, établissement du texte et annotation de), Des « amitiés paysannes » à la NRF : Henri Pourrat, Michelle Le Normand et Leo-Paul Desrosiers Correspondance 1933-1959, Montréal, Éditions Nota bene, , 385 p.

Principales traductions[modifier | modifier le code]

Sélection de contes traduits du Trésor des contes 
  • 1954 : A treasury of French tales, Boston, Houghton Mifflin Company, Cambridge, Massachusetts, The Riverside press. Trad. en anglais par Mary Mian.
  • 1971 : Zakad Pravlijic, Francoske Pravljice, Liubljana, Mladinska Knjiga. Trad. en slovène par Mihaela Sariceva.
  • 1984 : Un floquet de contes, Saint- Flour, Librairie Raffiac, Aurillac. Trad. en occitan par Pierre-Célestin Delrieu, majoral du Félibrige, préface de Jean Anglade.
  • 1989 : French folktales, New-York, Pantheon Books. Trad. en Anglais par Royall Tylor.
  • 1991 : Un second floquet de contes, Aurillac, impr. Gerbert. Trad. en occitan par Pierre-Célestin Delrieu, préface de Jean Anglade.
  • 1994 : Poklady Z Auvergne, Havlickuv Brod, Nakladatelstvi Hejkal. Trad. en tchèque par Jiří Reynek (en), postface de Jiri Reynek.
  • 1995 : Traduction en japonais du Trésor de contes, tomes I, II, III, Tokyo, Ed. Seido-Sha. Trad. en japonais par Hiromi Hagino.
  • 1997, 2006 : O Reravych ocich a Jine Pribehy, Veronika Reinkova. Trad. en tchèque par Jiri Reynek.
Autres textes traduits
  • 1932 : Kaspar Z'Hor, tome I et II (Gaspard des Montagnes I-II et III-IV), Praha, Melantrich A.S.. Trad. en tchèque par Jan Čep.
  • 1933 (ca.) : Die Alten Papiermühlen in der Auvergne (Les Moulins à Papier). Trad. en allemand par Armin Renker (de).
  • 1937 : V Trave tri udoli, Fragmenty z Knihy (Dans l'herbe des trois vallées), Praha, Olrich Menhart. Trad. en tchèque par Joseph Heyuk, préface de Jan Čep.
  • 1971 : Viento de Marzo (Vent de Mars), in « Los premios Goncourt de novela », Barcelona, Plaza & Janes, s.i. Trad. en espagnol par [inconnu].
  • 1956 : The Roquefort Adventure (L'aventure de Roquefort), Roquefort, Société anonyme des caves et des producteurs réunis de Roquefort, Paris. Trad. en anglais par Mary Mian.
  • 2001 : Kaspar Z'Hor (Gaspard des Montagnes), Trad. en tchèque de Jiri Reynek.

Sur Internet[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Michel Boy, Ambert et son passé : Nouvelles chroniques du Livradois, Éditions Volcans, , 431 p.
  • Jean Anglade, Les Grandes Heures de l'Auvergne, Paris, Librairie académique Perrin, , 384 p.
  • Christian Faure, « Paysans et artisans objets de musées, 1940-1944 », Bulletin du Centre d'histoire économique et sociale de la région lyonnaise, nos 2-3,‎ , p. 77-98. 
    Communication au colloque sur l'environnement matériel paysan tenu à l'Université Lyon 2 en mai 1987.
  • Christian Faure (préf. Pascal Ory), Le Projet culturel de Vichy : Folklore et révolution Nationale 1940-1944, Paris, Presses universitaires de Lyon-Éditions du CNRS, , 336 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Anne-Marie Thiesse, Écrire la France : Le mouvement littéraire régionaliste de langue française entre la Belle Époque et la Libération, Presses universitaires de France, coll. « Ethnologies », , 314 p.
    Notamment les deuxième et troisième parties: « Le régionalisme triomphant » et « La terre patrie ».
  • Christian Faure, « Paysan, avec un grand P comme Pourrat », L'Art en guerre : France 1938-1947, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris - Paris Musées,‎ , p. 404. 
    Catalogue collectif sous la direction de Laurence Bertrand Dorléac, Jacqueline Munck, Julian Jackson de l'exposition « L'Art en guerre : France 1938-1947 » au Musée d'Art moderne de la ville de Paris tenue du 12 octobre 2012 au 17 février 2013.
  • Annette Pourrat, L'Auvergne d'Henri Pourrat vue par Jean-Gabriel Séruzier, Paris, De Borée, , 159 p.
  • Pierre-Claude Reynard, Histoires de papier : la papeterie auvergnate et ses historiens, Presses universitaires Blaise Pascal, , 410 p. (OCLC 422147617)
    Livre tiré de sa thèse sur la papeterie d’Ambert en Auvergne, appuyé sur une connaissance des archives et de l’historiographie de la région ambertoise.
  • Michel Boy et Jean-Louis Boithias, Moulins, papiers et papeterie d'Auvergne, Éditions des Monts d'Auvergne, , 607 p. (ISBN 978-2-36654-019-2)
    Près de 900 illustrations. Descriptions détaillées prenant en compte la diversité du savoir-faire des papetiers livradois, un métier à mi-chemin entre agriculture et industrie.

Biographies[modifier | modifier le code]

  • René Belin, Le jeune Henri Pourrat et le vieil Ambert, , 59 p.
    Ouvrage dactylographié.
  • Willy Bal, Henri Pourrat essayiste, Anvers, De Nederlandsche Boekhandel, , 140 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
    La bibliographie d'Henri Pourrat ci-dessus, est issue en partie et jusqu'à 1951, du livre de Willy Bal. Pour l'essentiel, le reste de la bibliographie est extraite des travaux des Amis d'Henri Pourrat et du centre Henri-Pourrat.
  • Pierre Pupier, Henri Pourrat et la grande question, Paris, Sang de la Terre, coll. « Biographie », , 322 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
    L'auteur évoque la vie de Pourrat en cherchant à travers son œuvre sa cohérence. Le biographe n'en reste pas moins au royaume des contes ni au sens profond de la terre et montre que, de livre en livre, émerge la « grande question » celle posée par les jours et les saisons dans la parole vague des choses, puis des humains, et enfin du bonheur comme du mal. À quoi va le monde ? Et la peine des hommes ? Quel est le sens de tout cela ?. Telle est la triple interrogation qui se dégage en filigrane.

Études de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Sylvia Mittler, Les Débuts littéraires d'Henri Pourrat (1906-1914), thèse pour le doctorat de III e cycle présentée et soutenue à l'Université de Strasbourg, Faculté des Lettres et Sciences humaines, , 280 p.
    Thèse dactylographiée non publiée.
  • Le monde de Gaspard des montagnes et l’œuvre d'Henri Pourrat, Clermont-Ferrand, Bibliothèque municipale et universitaire, , 143 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Catalogue de l'exposition tenue au Centre Loisirs et Rencontres de Clermont-Ferrand du 3 mars au 16 avril 1972 sur Gaspard des montagnes.
  • Roger Gardes, Un écrivain au travail Henri Pourrat : Genèse de Gaspard des Montagnes, Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université de Clermont-Ferrand II, , 264 p..
  • Henri Pourrat dans la terre d'Auvergne, Centenaire Henri Pourrat, Annales du Centre Régional de Documentation Pédagogique de Clermont-Ferrand, coll. « Documents régionaux »,
    Actes de la journée d'études tenue à Ambert le par la société savante Cercle Terre d'Auvergne.
  • Henri Pourrat sa vie et son œuvre, Centenaire Henri Pourrat, Annales du Centre Régional de Documentation Pédagogique de Clermont-Ferrand, coll. « Documents régionaux », , 299 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Livret d'accompagnement de Roger Gardes de l'exposition réalisée par le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Clermont-Ferrand à l'occasion du centenaire Henri Pourrat en juillet 1987.
  • Témoins et lecteurs d'Henri Pourrat : actes de la Journée universitaire Henri Pourrat, Maison des Congrès de Clermont-Ferrand, . Bibliothèque municipale et interuniversitaire de Clermont-Ferrand - Centre Henri Pourrat, collection Cahiers Henri Pourrat 1981.
  • Bernadette Bricout (éd.établie par), Contes et récits du Livradois : Textes recueillis par Henri Pourrat, Paris, Maisonneuve et Larose, , 467 p.
    Bernadette Bricout étudie notamment les documents de collecte figurant dans les archives d'Henri Pourrat. Issu en partie de sa thèse soutenue en 1987 à l'Université Paris-IV: « Le peuple et la culture populaire dans le Trésor des contes d'Henri Pourrat » (non publiée).
  • Bernadette Bricout (préf. Marc Soriano), Le Savoir et la Saveur : Henri Pourrat et Le Trésor des contes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des Idées », , 444 p..
  • Claire Pourrat et Annette Lauras, Les travaux et les jours d´Henri Pourrat, Paris, Dominique Martin Morin Éditions, , 216 p. (ISBN 9782856522134)
    Instrument de travail permettant d'affiner chronologie et bibliographie d'Henri Pourrat au jour le jour.
  • (en) Jack Zipes, The Brothers Grimm : From Enchanted Forests to the Modern World, New York, Palgrave Macmillan, , 331 p..

Revues[modifier | modifier le code]

  • Sylvia Mittler, « Le jeune Henri Pourrat: de Barrès et Bergson à l'âme rustique », Travaux de Linguistique et de Littérature, vol. XV, no 2,‎ , p. 193-215
  • Bernadette Bricout, « Henri Pourrat et Arnold Van Gennep, histoire d'une querelle », Cahiers Henri Pourrat, no 1,‎
    La correspondance de Pourrat et Van Gennep examinée sous l'angle des rapports entre régionalisme et ethnographie.
  • Dany Hadjadj-Pailler, « Dis moi comment tu te nommes, je te dirai qui tu es... ou Comment Henri Pourrat choisit le nom des personnages de ses contes », Le Gonfanon, vol. 24,‎ , p. 8-20. 
    Brève étude d'onomastique littéraire sur les personnages du Trésor des Contes.
  • Serge Soupel, « La nuit dans les Légendes du pays vert d'Henri Pourrat », Bïzà Neirà, vol. 157,‎ , p. 16-21. 
  • Jacques Chocheyras, « Les farces dans Gaspard des Montagnes d’Henri Pourrat », Recherches & Travaux, no 67,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Michel Adam, « Le dialogue intertextuel du Trésor des Contes d’Henri Pourrat avec les Grimm et Perrault », Féeries, no 9,‎ (lire en ligne)
  • Pierre Cornu, « L’Auvergne dans la Grande Guerre. Les Montagnards d’Henri Pourrat et la rhétorique de la dette », Siècles, nos 39-40,‎ (lire en ligne)
  • Bochra Charnay, « Henri Pourrat :vers la littérature populaire. La genèse du Trésor : polyphonie et réécriture », Roman 20-50, no 61,‎ , p. 119-130 (lire en ligne)

Entretiens[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Henri Pourrat, de la terre à la Terre , un film de Jacques Mény, 2011 (35 min)
    Nombreuses interventions de sa fille Annette Lauras-Pourrat en voix hors champ. De rares archives filmée et sonore, notamment la visite de Pourrat au moulin à papier Richard de Bas vers la fin de sa vie.

Adaptations à l'écran[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au 1, rue de la République chez ses parents (la maison est signalée par une plaque), puis sur la place des Allées, et enfin à partir des années 1930, rue du Petit-Cheix dans la maison qu’il a fait construire. L’été, il a toujours résidé au Vernet-la-Varenne dans la maison héritée de ses beaux parents.
  2. « L’énergie, voilà qui est nôtre. C’est donc en elle que se trouve notre valeur propre, c’est cette vieille force de nos pères qui nous fera monter d’un degré dans la nature, qui nous haussera vers notre perfection », in Henri Pourrat, « Notes de psychologie auvergnate », Revue d'Auvergne, 1911.
  3. « J'ai lu les Essais et les Pensées deux fois, plutôt trois. Mais Rabelais, au moins dix », (lettre à Joseph Desaymard du 1er novembre 1926).
  4. C'est par ce terme que Pourrat désigne sa période d'adolescence, période d'expérimentations littéraires en tous genres. Voir le film Henri Pourrat, de la terre à la Terre (2011).
  5. Henri Pourrat, Douze chansons pour les Poilus d’Auvergne par H. P. [Henri Pourrat]. Sur des airs populaires notés par Émile Ossedat / Henri Pourrat, Le Moniteur du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, 1915, Centre Henri-Pourrat, Bibliothèque du Patrimoine de Clermont Communauté
  6. 4 tomes, 1921-1931 puis édition définitive en un volume chez Albin Michel, ill. de bois gravés de Fr. Angeli, 1949.
  7. Des extraits de ces émissions se retrouvent dans la cassette Audiosouvenirs d'Henri Pourrat publiée par la Société des amis d'Henri Pourrat. On peut y entendre les témoignages de Lucien Gachon, Jean Banière, Claude Pourrat, Annette Pourrat, Roger Gardes, Michel Versepuy, et la voix d'Henri Pourrat.
  8. Frère de Jean Angeli dit « Jean l'Olagne » (1886–1915), ami d'enfance d'Henri Pourrat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gardes1987a, p. 24.
  2. a et b Cornu2014.
  3. Dalet2012, p. 175, lettre no 114 du 17 mai 1910.
  4. Mittler1977, p. 214.
  5. Zipes2003, p. 146.
  6. Gardes1987a, p. 24-25.
  7. a et b Gardes1987a, p. 25.
  8. Centre Henri-Pourrat, Bibliothèque du patrimoine de Clermont Communauté, et Société des amis d’Henri Pourrat.
  9. Mittler1971, p. 187.
  10. Henri Pourrat, Le Chef Français, Marseille, Robert Laffont éditeur, , p. 146 p
  11. Faure 1989.
  12. Faure 2012, p. 404.
  13. Alexandre Vialatte-Henri Pourrat, correspondance : tome 2, Lettres de Rhénanie I, février 1922-avril 1924, Dany Hadjadj et Catherine Milkovitch-Rioux, Presses de l'université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, Taschenbuch, 1er avril 2003.
  14. Pupier 1999.
  15. Cahiers de politique nationale, no 3, Paris, 1941.
  16. Publié par R. Laffont à Marseille en 1942.
  17. Correspondance Henri Pourrat-Bernard Zimer, I (1923-1942) et II (1943-1959), Clermont-Ferrand, Bibliothèque communautaire et interuniversitaire, 2007 et 2008.
  18. Correspondance Henri Pourrat-Alexandre Vialatte, tomes 5 à 7, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal.
  19. Faure1987, p. 77-98.
  20. Hadjadj-Pailler 1987, p. 8-10.
  21. Bricout 1989.
  22. Introduction par Danièle Henky, Nouveau Cahier Henri-Pourrat no 1, SAHP, 2015.
  23. Nouveau Cahier Henri-Pourrat n°1, SAHP, 2015.
  24. Soupel 2005, p. 16-21.
  25. Hadjadj 2004, p. 117, n. 5.

Références web[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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