Louise de Savoie

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Louise de Savoie
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence. Miniature de Noël Bellemare tirée des Gestes de Blanche de Castille d’Étienne Leblanc, vers 1520-1522, BNF, Fr.5715.
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence. Miniature de Noël Bellemare tirée des Gestes de Blanche de Castille d’Étienne Leblanc, vers 1520-1522, BNF, Fr.5715.
Titre
Régente de France

(7 mois et 3 jours)
Prédécesseur Anne de Beaujeu
Successeur Elle-même
Régente de France

(1 an 7 mois et 9 jours)
Prédécesseur Elle-même
Successeur Catherine de Médicis
Duchesse d'Angoulême

(16 ans 7 mois et 18 jours)
Prédécesseur Érection du duché
Précédent comte : François d'Angoulême
Successeur Charles de France
Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, comtesse de Forez, de Clermont et de la Marche, dame de Beaujeu.

(8 ans 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur Suzanne et Charles de Bourbon
Successeur Domaine royal
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Pont-d'Ain[1]
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Grez-sur-Loing
Père Philippe II de Savoie
Mère Marguerite de Bourbon
Conjoint Charles d'Orléans
Enfants François
Marguerite

Louise de Savoie

Louise de Savoie, née le 11 septembre 1476 au château de Pont-d'Ain[1] (dans le département français actuel de l'Ain) et morte le à Grez-sur-Loing (dans l'actuel département de Seine-et-Marne), princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi de France emblématique de la Renaissance. Elle est aussi l'arrière-grand-mère du roi de France Henri IV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise est la fille du duc de Savoie Philippe dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon[2]. À la mort de sa mère, elle a été confiée à sa tante, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir[3].

En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, dont elle a deux enfants :

Louise de Savoie.

Veuve à dix-neuf ans, elle se consacre à l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Conforme à sa devise Libris et liberis (« pour des livres et pour des enfants »), elle fait œuvre de mécène en commandant de nombreux manuscrits pour leur éducation[4]. Son unique objectif devient alors de bien préparer son fils, son « César bien aimé » à l'accession au trône, car le roi Louis XII n'a pas de descendant[5] mâle[6].

Elle est titrée duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine après l'accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le 1er janvier 1515.

Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils : en 1515, lorsqu'il partit battre les Suisses à la bataille de Marignan, puis à nouveau en 1525-1526. La régence de Louise de Savoie est de première importance après la capture du roi lors de la bataille de Pavie car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques, bien secondée par le chancelier Duprat, Florimond Robertet, son demi-frère René de Savoie, ou encore Odet de Lautrec[7]. Son action permet les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtient la libération du roi François Ier le 19 février 1526 contre la détention de ses petits fils aînés François et Henri.

Elle a encore l'occasion de s'illustrer en négociant, au nom de son fils, avec Marie de Luxembourg et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas des Habsbourg, sa belle-sœur, tante de Charles Quint, la paix des Dames, signée à Cambrai le , qui n'est toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement entre le roi de France et l'empereur mais qui permet la libération de ses petits-enfants François et Henri (contre la modeste somme de deux millions d'écus d'or)[8].

Louise de Savoie.
Copie médiocre d'après Clouet.

Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle n'est pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (après avoir obtenu en héritage, par décision royale du 7 octobre 1522, les terres de la princesse Suzanne de Bourbon avant que le parlement de Paris, qui avait ordonné le séquestre des biens en litige, ne se soit prononcé)[9] et à l'exécution du baron de Semblançay, surintendant des finances[9]. Mais son rôle exact dans ces deux affaires est controversé[10],[11].

Louise de Savoie, comme sa fille, Marguerite d’Angoulême, protège les premiers Réformateurs dont Jacques Lefèvre d’Etaples et les membres du cénacle de Meaux : le protestantisme se répand rapidement dans leur entourage[12].

Louise de Savoie meurt le des suites de ses maladies alors qu'elle se rendait dans son château de Romorantin avec sa fille pour fuir la peste qui sévissait à Fontainebleau. François ordonne pour sa mère des obsèques dignes du « roi » : une effigie de cire, honneur traditionnellement réservé au cérémonial funèbre des rois et des reines de France, est placée sur son cercueil recouvert d'un immense drap d'or frisé et d'hermine, drapée du manteau royal, coiffée de la couronne ducale et tenant en main le sceptre[13].

Clément Marot la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans la musique[modifier | modifier le code]

Dans la ville[modifier | modifier le code]

Plusieurs rues de communes françaises portent son nom : Pont-d'Ain (Ain), Cognac (Charente), Lonzac (Charente-Maritime), La Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire), Chambéry , Annecy (Haute-Savoie), Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher).

Deux collèges utilisent également son nom à Pont-d'Ain (Ain) et à Chambéry (Savoie)[14]. La commune de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) a dénommé une école élémentaire et une maternelle[15], de même que la commune d'Épernay (Marne) pour une école maternelle[16].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Iconographie principale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. 299.
  2. André Palluel-Guillard, « La Maison de Savoie », sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org (consulté le 27 septembre 2016), dont Fiche André Palluel-Guillard, « Philippe II » (consulté le 27 septembre 2016).
  3. Franck Ferrand, François Ier, roi de chimères, Éditions Flammarion, , p. 11
  4. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 34
  5. Lorsque naît le fils d'Anne de Bretagne, tant espéré par cette dernière et tant redouté par Louise de Savoie, elle écrit : « Il ne pouvoit retarder l'exaltation de mon César, car il avoit faute de vie »
  6. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 156
  7. Anne de Mezeray, Louise de Savoie, la mère de François Ier dans la Nouvelle Revue d'Histoire no 78 de mai-juin 2015, p. 21
  8. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 396
  9. a et b http://www.universalis.fr/encyclopedie/louise-de-savoie/
  10. http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Louise_de_Savoie/130462
  11. http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise_de_Savoie
  12. Christiane Guttinger, Évocation de l’histoire du protestantisme à Fontainebleau, site "Huguenots en France", article mis en ligne le 24 septembre 2010, consulté le 15 février 2017 [1]
  13. Christiane Gil, Les femmes de François Ier, Pygmalion, , p. 14
  14. « Louise de Savoie », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 12 novembre 2016).
  15. « Écoles de Romorantin-Lanthenay », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 12 novembre 2016).
  16. « École maternelle Louise de Savoie », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 12 novembre 2016).