Louise de Savoie
| Louise de Savoie | |
Louise de Savoie, Paris, BnF, département des estampes, XVIe siècle. | |
| Fonctions | |
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| Régente du royaume de France | |
| – (7 mois et 3 jours) |
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| Prédécesseur | Anne de Beaujeu |
| Successeur | Elle-même |
| – (1 an, 7 mois et 9 jours) |
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| Prédécesseur | Elle-même |
| Successeur | Catherine de Médicis |
| Duchesse d'Angoulême | |
| – (16 ans, 7 mois et 18 jours) |
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| Prédécesseur | François d'Angoulême (comte) |
| Successeur | Charles de France |
| Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, comtesse de Forez, de Clermont et de la Marche, et dame de Beaujeu | |
| – (8 ans, 11 mois et 15 jours) |
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| Prédécesseur | Suzanne et Charles III |
| Successeur | Retour à la couronne |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Savoie |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Château de Pont-d'Ain[1] (duché de Savoie) |
| Date de décès | (à 55 ans) |
| Lieu de décès | Grez-sur-Loing (royaume de France) |
| Sépulture | Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis |
| Père | Philippe II de Savoie |
| Mère | Marguerite de Bourbon |
| Conjoint | Charles d'Orléans |
| Enfants | Marguerite François Ier |
| Religion | Catholicisme |
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Louise de Savoie, née le au château de Pont-d'Ain (dans le département français actuel de l'Ain) et morte le à Grez-sur-Loing (dans l'actuel département de Seine-et-Marne), princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi de France emblématique de la Renaissance.
Elle joue un rôle capital durant le règne de son fils. Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils qu'elle désapprouve d'ailleurs[2]. Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux, bien secondée par le chancelier Duprat, Florimond Robertet, son demi-frère René de Savoie, ou encore Odet de Lautrec[3]. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle n'est pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (après avoir obtenu en héritage, par décision royale du , les terres de la princesse Suzanne de Bourbon avant que le parlement de Paris, qui avait ordonné le séquestre des biens en litige, ne se soit prononcé)[4] et à l'exécution du baron de Semblançay, surintendant des Finances[4]. Mais son rôle exact dans ces deux affaires est controversé[5],[6]. La capture du roi à la bataille de Pavie en février 1525 va offrir à Louise de Savoie de donner toute sa mesure[7]. Sa régence est de première importance après la capture du roi car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques. Bien qu'autoritaire, son action permet les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'Empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtient la libération du roi François Ier le contre la détention de ses petits-fils aînés François et Henri. Le rôle politique qu'elle tient alors, lui permit de négocier la paix des Dames.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Louise naît le au château de Pont-d'Ain[1],[8]. Elle est la fille du comte de Bresse, Philippe sans Terre († ), futur duc de Savoie, et de Marguerite de Bourbon († )[8].
À la mort de sa mère en 1483, elle est envoyée à Amboise et confiée à sa cousine, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir[8],[9].
Mariage
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En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, dont elle a deux enfants :
- Marguerite d'Angoulême (1492-1549), mariée en 1527 à Henri II d'Albret, roi de Navarre, mère de Jeanne III d'Albret et grand-mère du roi de France Henri IV ;
- François Ier (1494-1547), roi de France (1515-1547), cousin du roi Louis XII.
Veuve à dix-neuf ans, elle est trop jeune pour disposer seule de la tutelle de ses enfants. Elle essaie malgré tout d'y parvenir, mais sans succès. Elle est contrainte d'accepter Louis duc d'Orléans comme co-tuteur de ses enfants en tant que plus proche parent mâle de François et Marguerite[10].
Elle se consacre à l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Conforme à sa devise Libris et liberis (« pour des livres et pour des enfants »), elle fait œuvre de mécène en commandant de nombreux manuscrits pour leur éducation[11].
Règne de Louis XII
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À la mort de Charles VIII le 7 avril 1498, c'est le duc d'Orléans qui lui succède sous le nom de Louis XII. Louise est alors à Cognac, elle se rend à Paris pour réclamer au nouveau roi, le transfert de l'héritage des Orléans. Celui-ci lui refuse, donnant comme compensation, une pension de 8000 £.t à son fils François, devenu alors premier prince du sang[12].
Le roi veut alors garder l'héritier présomptif de la couronne près de lui. Louise et ses deux enfants sont alors reçu par le souverain au château de Chinon. Louis XII nommé Pierre de Rohan-Gié, gouverneur des enfants. Celui-ci emmène alors Louise à Romorantin puis à Blois. Le château est mal commode en raison des travaux que le roi y entreprend. Gié obtient enfin l'autorisation de transférer Louise, François et Marguerite au château d'Amboise. Il devint alors la résidence principale de Louise et de ses enfants[13]. Le Maréchal de Gié parvint également à obtenir pour le jeune François le duché de Valois comme bien éminent.
En 1499 une épidémie sur les bords de Loire la contraint à quitter Amboise pour Romorantin, le roi et la reine l'y rejoindrons en mai, et c'est d'ailleurs là que leur fille Claude nait[14].
Le 7 décembre 1501, elle est au château de Blois avec son fils, pour recevoir avec le reste de la cour, l'archiduc d'Autriche Philippe le Beau et sa femme Jeanne de Castille. Dans les jours suivant elle retourne a Amboise pour y accueillir le couple archiducal le 16 du même mois[14].
En mai 1502 elle reçoit en son château de Romorantin la nouvelle reine de Hongrie, Anne de Foix, s'en allant en son royaume [14].
Elle doit témoigner, les 17, 18 juillet et 22 novembre 1504 , lors du procès du Maréchal de Gié. Au printemps 1506 le roi la rencontre à Romorantin pour organiser les fiançailles de sa fille Claude avec François. Pour appuyer cette futur union, lors des États Généraux tenu au Plessis-lès-Tours, il est demandé solennellement au roi que sa fille épouse le duc de Valois. Louise assisté alors aux fiançailles de son fils et Claude à Tours le 21 mai 1506[15].
Cette même année 1506, elle choisit Artus Gouffier de Boisy pour remplacer le maréchal de Gié, suite à sa disgrâce, comme gouverneur de ses enfants[16].

Maître de Philippe de Gueldre, « Le Compas du Dauphin », vers 1505, Paris, BnF, Ms. Français 2285, fo 5 ro.
Son unique objectif fut de bien préparer son fils, son « César bien-aimé » à l'accession au trône, car le roi Louis XII n'a pas de descendant mâle qui survive[18],[19].
En 1508, son fils François, rejoint définitivement la cour, elle quitte alors Amboise pour retourner à Cognac. Elle vient sur Blois pour le mariage de la marquise de Montferrat le 31 août 1508, puis pour celui de sa propre fille avec le duc d'Alençon[15].
La mort de la reine Anne de Bretagne change tout. Cela permet le mariage de son fils avec Claude de France, au château de Saint-Germain-en-Laye (la reine Anne désapprouvait l'union).m[15].
Le 8 juillet 1514, au château de Blois elle échappe de peu à un accident où le plancher de [sa] chambre tomba, et eusse esté en extrême danger, n'eust esté ma petite Bigote et le seigneur de Desbrules, lesquels premierement s'en aperceurent [15].
Elle est à Romorantin lorsqu'elle apprend la mort de Louis XII et part aussitôt pour Paris[15].
La mère du roi
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Lorsque François Ier hérite du trône de France, Louise n'a que trente-huit ans. Elle ne vit que pour voir son fils auréolé de gloire. Elle est encore belle de teint, très vive et enjouée, selon Antonio de Beatis[20].
Elle est titrée duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine et Beaufort-en-Vallée ainsi que baronne d'Amboise[21] après l'accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le .
Son rêve est enfin accompli, son fils est monté sur le trône de France et elle compte bien l'assister dans tout ce qu'il entreprend, qu'elle soit d'accord avec lui ou non[20]. Son influence auprès de son fils est immense, les 15 premières années du règne, Louise domine largement le Conseil et la diplomatie royale[22]. Dès le début du règne en valorisant des hommes comme le secrétaire Florimond Robertet et le financier Jacques de Beaune. Déjà actif sous Louis XII, elle s'attache ces hommes d'expérience, elle s'attache le premier en faisant épouser au beau-frère de celui-ci une fille bâtarde de son défunt mari, Souveraine d'Angoulême. Elle s'attache le deuxième en le gratifiant de la terre de Semblancay dont il prend le nom[23].
Elle nomme également des hommes nouveaux, techniciens de valeurs comme Duprat au rang de chancelier de France dès le 7 janvier 1515, Artus Gouffier, ou encore son propre demi-frère, le bâtard de Savoie[16].
Dès 1515 François Ier se rend en Italie pour la campagne qui verra la bataille de Marignan, c'est à sa mère Louise qu'il confit la régence. Ces pouvoirs restent malgré tout limités, car le roi emporté le grand sceau avec lui[7].
En étant maîtresse des entrées au Conseil du roi, elle s'impose également pour les sorties, ainsi elle joue un rôle considérable dans la disgrâce (par rancune personnelle) de Semblançay et surtout dans celle du connétable de Bourbon[20],[24].
Elle s'investit notamment dans l'organisation du Camp du Drap d'Or entre son fils et le roi d'Angleterre Henry VIII[25].
La disgrâce du Connétable de Bourbon
[modifier | modifier le code]Depuis 1519, Charles duc de Bourbon, est en lien avec l'empereur Charles Quint, puisque celui-ci lui verse une pension en compensation des pertes subits par son père le comte de Montpensier, en Italie du sud. Ces rapports son certainement un signe pour dire au roi de ménager son Connétable. C'est cependant le résultat inverse qui est atteint[26].
En avril 1521, la femme du connétable, Suzanne de Bourbon (fille de Pierre de Beaujeu et Anne de France), décède, léguant tous ces biens à son mari. Elle est en effet l'héritière de la branche aînée des Bourbon, et donc des vastes domaines que ceux-ci avaient. Louise de Savoie conteste alors le testament, étant sa cousine germaine, elle est la plus proche parente de la défunte. Le roi en fait de même. Le tout est alors soumis au jugement du parlement de Paris. Mais avant même que le jugement ne soit prononcé, François fais dont à sa mère d'une partie de l'héritage du connétable. Le parlement marque alors des réticences au vu du déroulement de l'affaire. La surenchère royale, amène le connétable de Bourbon dès l'automne 1522 a multiplier les contacts avec Charles Quint, et en juillet de l'année suivante un accord prévoit le mariage du connétable avec la sœur de l'empereur, et son passage total du côté de Charles Quint[26].
La disgrâce de Semblancay
[modifier | modifier le code]Ses relations avec Jacques de Beaune, baron de Semblançay, homme qu'elle a elle même mené au sommet, se tendent en raison de difficultés financières. Il est en effet le responsable des finances de Louise, aux quelles il a ajouté la gestion des finances du roi[26].
En 1521 François Ier se lance dans la sixième guerre d'Italie, face à Charles Quint. Ce conflit nécessite de lourds financements, alors Semblançay, en tant que général des finances de Louise, a investi de ses fonds dans le conflit. Mais lors de la défaite du maréchal de Lautrec à la Bicoque en avril 1522, qui voit la perte du duché de Milan, celui-ci blâma Semblançay de ne pas avoir reçu l'argent destiné à ses troupes. Le financier accusa alors Louise de l'avoir saisi au moment de son envoi pour l'Italie, voulant à tout prix le récupérer. Francois Ier reprochera à sa mère de lui avoir fait perdre le milanais[27].
Les tentions créés lors de la guerre, sont d'autant plus attisées par un autre homme de confiance de Louise, le chancelier Duprat, qui veut prendre la place de Semblançay. Sa chute est en marche, disgracié, il est exclu du conseil dès le printemps 1524, et lui est ses proches sont exclus de tout leurs postes au près du roi et de Louise[28].
La crise que va traverser alors là couronne suite au désastre de Pavie nécessite de prendre des décisions radicales, bien que la faute soit collective, les revenus étant insuffisants face aux dépenses qu'engendre les conflits. Le roi requérant toujours plus, Louise incapable de le raisonner, et les conseillers qui cherchent à satisfaire le roi malgré tout : le bâtard de Savoie, Bonnivet, Semblançay et Duprat[29].
Cependant le désastre de 1525 nécessite que des têtes tombent, ce fut Semblançay, il est alors le plus isolé et le seul survivant, le bâtard de Savoie et Bonnivet son mort à Pavie, le roi et Louise sont intouchables et Duprat est le véritable bras droit de Louise[29]. À cela il faut ajouter les raisons financières, puisque sa condamnation efface la créance considérable qu'il a sur le trésor royal[29]. La procédure judiciaire commence à la fin de l'année 1526, il est arrêté le 13 janvier 1527 et enfermé à la Bastille et enfin pendu au gibet de Montfaucon le 12 août 1527[28]
La seconde régence (1523-1526)
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François Ier désigne de nouveau Louise régente, lorsqu'il s'apprête à retraverser les Alpes en octobre 1524. Il lui laisse les même droits qu'en 1515, seulement la durée et la direction du conseil, vont s'avérer fort différentes. Quelques capitaines fidèles reste également dans le royaume pour le protéger de possibles invasions, c'est le cas de Charles de Bourbon, duc de Vendôme a qui est remis en plus du gouvernement de Picardie, celui de Paris et de l'île de France [7],[30].
Louise s'installe à l'abbaye Saint-Just de Lyon, elle règne sur un conseil élargi, présidé par le chancelier Duprat (ce qui fait que le grand sceau et cette fois au près d'elle, ce qui permet de prendre n'importe quelle décision)[10].
Mais cette seconde régence n'est pas accepté sans contestation, et plus particulièrement après la capture du roi à Pavie en février 1525[10].
Ce monte alors une cohalition anti-Duprat, principalement constituée par des membres du parlement de Paris. Ceux-ci poussent le duc de Vendôme, alors en route pour Lyon après avoir appris le désastre, à revendiqué la place de la régente en tant que plus proche parent du roi, premier prince du sang[31]. Mais Vendôme s'abstient de renverser l'équilibre fragile sur lequel repose alors l'État. Devant la menace que le duc représente, Louise lui octroi le titre honorifique de Chef du Conseil, ce qu'il accepte. Mais Vendôme n'a pas une grande marge de manœuvre au seins du conseil puisqu'il ne peut rien faire sans l'advis et conseil de XXIV personnaiges, et reste assez isolé face à Duprat. Les parlementaires essaie alors de rallier, en plus du duc de Vendôme, ses deux frères, le comte de Saint-Pol (il est alors en Italie), et le cardinal de Bourbon, ainsi que Lautrec (celui-ci s'avéra être du parti de Duprat) affin que les entreprinses dud. Conseil cessent pour la conservacion de l'auctorité du roy et de mad. Dame et de lad. Court et que la justice puisse estre remise et entretenue en son premier estat[31].
Louise sentant son protégé Duprat et elle-même, menacée par le parlement et Vendôme, elle essaie de faire du vicomte de Lautrec le lieutenant général du royaume à la place du duc de Vendôme pour le contrer[32] et lui montrer ce qu'il a à perdre s'il décide de s'opposer à elle. La cohalition naissance est alors éteinte avant d'avoir vraiment commencée, montrant les talents politiques de Louise de Savoie[25].
Malgré se contexte délicat la régente gouverne avec succès. Son objectif principal est là paix. Elle veut s'assurer des frontières du royaume pour éviter toute invasion impériale ou anglaise. Elle reconduit alors là trêve de Breda pour s'assurer la frontière entre Dijon et la Franche-Comté, et signé le traité de More avec Henry VIII d'Angleterre brisant l'alliance anglo-impériale, faisant pression sur Charles Quint pour qu'il libère François Ier. Elle cherche également de l'aide au près du sultan Soliman le Magnifique formant une alliance avec lui contre l'empereur dans la Méditerranée[10].
La fin du "règne"
[modifier | modifier le code]Elle a encore l'occasion de s'illustrer en négociant, au nom de son fils, avec Marie de Luxembourg et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas des Habsbourg, sa belle-sœur, tante de Charles Quint, la paix des Dames, signée à Cambrai le , qui n'est toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement entre le roi de France et l'empereur mais qui permet la libération de ses petits-enfants François et Henri (contre la modeste somme de deux millions d'écus d'or)[33],[34].
Louise de Savoie, comme sa fille, Marguerite d’Angoulême, protège les premiers Réformateurs dont Jacques Lefèvre d'Étaples et les membres du cénacle de Meaux : le protestantisme se répand rapidement dans leur entourage[35].
Mort et funérailles
[modifier | modifier le code]Louise de Savoie meurt le , des suites de ses maladies, alors qu'elle se rendait dans son château de Romorantin avec sa fille [24]., pour fuir la peste qui sévissait à Fontainebleau. François, qui apprend le décès le lendemain 23 septembre, ordonne pour sa mère des obsèques dignes du « roi » : le corps est placé en l'abbaye de Saint-Maur des Fossés pour embaumement[36] ; et une effigie de cire, honneur traditionnellement réservé au cérémonial funèbre des rois et des reines de France, est placée sur son cercueil recouvert d'un immense drap d'or frisé et d'hermine, drapée du manteau royal, coiffée de la couronne ducale, et tenant en main le sceptre[37].
Clément Marot la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.
Louise de Savoie et les arts
[modifier | modifier le code]Louise et Romorantin
[modifier | modifier le code]La musique
[modifier | modifier le code]Sa bibliothèque
[modifier | modifier le code]Postérité
[modifier | modifier le code]Dans la littérature
[modifier | modifier le code]- Le Désastre de Pavie de Jean Giono, 1963 ;
- Les ateliers de Dame Alix de Jocelyne Godard, 2009.
- Le roi n’avait pas ri de Guillaume Meurice, 2021.
Dans la musique
[modifier | modifier le code]- La lingua profetica del Taumaturgo di Paola de Giacomo Antonio Perti, 1700.
Dans la ville
[modifier | modifier le code]Plusieurs rues de communes françaises portent son nom : Pont-d'Ain (Ain), Cognac (Charente), Lonzac (Charente-Maritime), La Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire), Chambéry , Annecy (Haute-Savoie), Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher).
Deux collèges utilisent également son nom à Pont-d'Ain (Ain) et à Chambéry (Savoie)[38]. La commune de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) a dénommé une école élémentaire et une maternelle[39], de même que la commune d'Épernay (Marne) pour une école maternelle[40]. La commune de Saint-Jean-de-Maurienne, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, baptise sa médiathèque du nom de cette reine[41].
À la télévision
[modifier | modifier le code]- Dans la série espagnole Charles roi empereur, le rôle de la reine Louise de Savoie est interprété par l'actrice valencienne Susi Sánchez.
- Dans un épisode de la saison 16 de Secrets d'histoire consacré à Marguerite de Valois-Angoulême, Louise de Savoie est interprétée par Laura Clauzel[42].
Ascendance
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (BNF 30556006, lire en ligne), p. 299.
- ↑ François Gaillard, Louise de Savoie, roi de France ?, 3/12/2024, Institut INESS, (consulté le 29/12/2024)
- ↑ Guillaume Frantzwa, 1520. Au seuil d'un monde nouveau, Paris, Perrin, , chap. 1 (« Très-Chrétien contre Imperator, un jeu à deux ? »), p. 23-73
- « LOUISE DE SAVOIE », sur universalis.fr (consulté le ).
- ↑ « Encyclopédie Larousse en ligne - Louise de Savoie », sur larousse.fr (consulté le ).
- ↑ « Louise de Savoie — SiefarWikiFr », sur siefar.org (consulté le ).
- Cédric Michon 2015, p. 103.
- Brioist, Fagnart et Michon 2015, p. 13.
- ↑ Franck Ferrand, François Ier, roi de chimères, Éditions Flammarion, , p. 11
- Laure Fagnart 2021, p. 96.
- ↑ Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 34
- ↑ Girault 2015, p. 47.
- ↑ Girault 2015, p. 47-48.
- Girault 2015, p. 48.
- Girault 2015, p. 49.
- Cédric Michon 2015, p. 105.
- ↑ http://classes.bnf.fr/pdf/parcours_FrIer.pdf
- ↑ Lorsque naît le fils d'Anne de Bretagne, tant espéré par cette dernière et tant redouté par Louise de Savoie, elle écrit : « Il ne pouvoit retarder l'exaltation de mon César, car il avoit faute de vie »
- ↑ Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 156
- Gonzague Saint-Bris, François Ier et la Renaissance, SW-Télémaque, , Une mère, une sœur, une épouse
- ↑ Cédric Michon, « Le talent politique de Louise de Savoie. », L'Histoire, , p. 17
- ↑ Cédric Michon 2015, p. 103-104.
- ↑ Girault 2015, p. 104.
- Cédric Michon 2015, p. 107.
- Cédric Michon 2015, p. 113.
- Cédric Michon 2015, p. 108.
- ↑ Cédric Michon 2015, p. 108-109.
- Cédric Michon 2015, p. 109.
- Cédric Michon 2015, p. 110.
- ↑ Didier Le Fur 2018, p. 402.
- Cédric Michon 2015, p. 111.
- ↑ Cédric Michon 2015, p. 112.
- ↑ Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon, , p. 396
- ↑ Ghislaine de Boom, « Un projet d'alliance entre Charles-Quint et François Ier négocié par Louise de Savoye et Marguerite d'Autriche », Revue d'histoire moderne, vol. 11, no 23, , p. 197-211 (lire en ligne)
- ↑ Christiane Guttinger, Évocation de l’histoire du protestantisme à Fontainebleau, site "Huguenots en France", article mis en ligne le 24 septembre 2010, consulté le 15 février 2017 [1]
- ↑ Max Gallo, François Ier : Roi de France Roi-Chevalier Prince de la Renaissance française, Villeneuve d'Ascq & Mayenne, XO éditions, , 384 p. (ISBN 978-2-84563-681-1), 8 (1530-1534), « chapitre 53 (page 23) ».
- ↑ Christiane Gil, Les femmes de François Ier, Pygmalion, , p. 14
- ↑ « Louise de Savoie », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
- ↑ « Écoles de Romorantin-Lanthenay », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
- ↑ « École maternelle Louise de Savoie », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
- ↑ Magalie Julliard, « La médiathèque porte le nom de Louise de Savoie », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne)
- ↑ « Secrets d'histoire : Full Cast & Crew » (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages collectifs
[modifier | modifier le code]- Pascal Brioist (dir.), Laure Fagnart (dir.) et Cédric Michon (dir.), Louise de Savoie 1476-1531, Tours / Rennes, Presses universitaires François-Rabelais / Presses universitaires de Rennes, coll. « Renaissance », , 298 p. (ISBN 978-2-86906-541-3, DOI 10.4000/books.pufr.8342, lire en ligne).
- Daniela Cereia, « De fille de cadet à mère de roi: chance inespérée d'un jeu politique », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 47-60.

- Pierre-Gilles Girault, « Séjours et résidences de Louise de Savoie en Val de Loire (1498-1518) », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 47-60.

- Marine Pajon-Héron, « Les aménagements architecturaux et paysagers réalisés par Louise de Savoie au château de Romorantin », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 61-72.

- Pascal Brioist, « Louise de Savoie et le projet de Léonard de Vinci à Romorantin », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 73-86.

- Cédric Michon, « Le rôle politique de Louise de Savoie (1515-1531) », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 103-116.

- Monique Chatenet, « Les funérailles de Louise de Savoie », dans Louise de Savoie 1476-1531), , p. 155-163.

- Daniela Cereia, « De fille de cadet à mère de roi: chance inespérée d'un jeu politique », dans Louise de Savoie 1476-1531, , p. 47-60.
- Thierry Crépin-Leblond (dir.) et Muriel Barbier (dir.), Une reine sans couronne ? : Louise de Savoie, mère de François Ier, Paris, RMN, , 144 p. (ISBN 978-2711862610, présentation en ligne)
- Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Nicolas Le Roux, Pierre-Gilles Girault et Nicolas Le Roux, La paix des Dames 1529, Presses Universitaires François Rabelais de Tours, Renaissance, , 464 p. (ISBN 978-2-86906-778-3)
- Laure Fagnart, « Louise de Savoie (1476-1531) », dans La Paix des Dames 1529, , p. 96-97.

- Laure Fagnart, « Louise de Savoie (1476-1531) », dans La Paix des Dames 1529, , p. 96-97.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Aubrée David-Chapy (préf. Denis Crouzet), Anne de France, Louise de Savoie : inventions d'un pouvoir au féminin, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque d'histoire de la Renaissance » (no 11), , 794 p. (ISBN 978-2-406-05787-1 et 978-2-406-05786-4, DOI 10.15122/isbn.978-2-406-05788-8, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Aubrée David-Chapy, Louise de Savoie : Régente et mère du roi, Paris, Passés Composés, , 301 p. (ISBN 979-1040402312)
- Patricia Eichel-Lojkine, Louise de Savoie : L’art du pouvoir à l’aube de la Renaissance, Paris, Perrin, coll. « Biographie », , 472 p. (ISBN 978-2-262-10073-5)
- Didier Le Fur, François Ier, Paris, Éditions Perrin tempus, , 1215 p. (ISBN 978-2-262-07647-4).
Chapitres et articles
[modifier | modifier le code]- (en) Tracy Adams, « “Issuing from the Great Flame of This Joy”: Marguerite of Navarre, Louise of Savoy, and Emotional Intimacy », dans Andreea Marculescu, Charles-Louis Morand Métivier, Affective and Emotional Economies in Medieval and Early Modern Europe, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-3-319-60668-2, DOI https://doi-org/10.1007/978-3-319-60669-9_4), p. 65-85.
- (en) Cynthia J. Brown, « Family Female Networking in Early Sixteenth-Century France. The Power of Text and Image », dans Susan Broomhall, Women and Power at the French Court, 1483-1563, Amsterdam, Amsterdam University Press, (lire en ligne), p. 209-240.
- Aubrée David-Chapy, « Deux princesses engagées pour le roi et la Couronne : Anne de France et Louise de Savoie », dans Nicolas Le Roux et Martin Wrede (dir.), Noblesse oblige : Identités et engagements aristocratiques à l’époque moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 978-2-7535-8501-0, lire en ligne), p. 137–150.
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- Aubrée David-Chapy, « Une diplomatie féminine en action. Louise de Savoie et Marguerite d’Autriche diplomates », dans Guillaume Frantzwa, Sylvie Le Clech, 1529 La paix des Dames. Faire la paix à la Renaissance, Direction des Archives du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, (DOI https://doi-org/10.4000/135k5), p. 100-108.
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- Robert J. Knecht, « Louise de Savoie (1476-1531) », dans Cédric Michon, Les conseillers de François Ier, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire. L'univers de la cour », (ISBN 978-2-7535-1313-6, OCLC 724308885, DOI https://doi-org/10.4000/books.pur.119940, lire en ligne), p. 173-186.
- Anneliese Pollock Renck, « Traduction et adaptation d’un manuscrit des XXI Epistres d’Ovide appartenant à Louise de Savoie (Paris, BnF, fr. 875) », dans Cynthia J. Brown, Anne-Marie Legaré, Les femmes, la culture et les arts en Europe entre Moyen Âge et Renaissance, Turnhout, Brepols, (DOI https://doi.org/10.1484/M.TCC-EB.5.107667), p. 221-239.
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- Kathleen Wilson-Chevalier, « "Trinités royales" et "quadrangle d'amour" : Claude de France, Marguerite de Navarre, François Ier, Louise de Savoie et la réforme fabriste de l'Eglise », dans Murielle Gaude-Ferragu et Cécile Vincent-Cassy (dir.), « La dame de cœur ». Patronage et mécénat religieux des femmes de pouvoir dans l'Europe des XIVe – XVIIe siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 123-136 (ISBN 978-2-7535-4870-1). [lire en ligne].
- Mary-Beth Winn, « « Louenges » envers Louise : un manuscrit enluminé d’Anthoine Vérard pour Louise de Savoie », dans Anne-Marie Legaré, Livres et lectures de femmes en Europe entre Moyen Âge et Renaissance, Turnhout, Brepols, , p. 119-131.
- Mary-Beth Winn, « Louise de Savoie, ses enfants et ses livres : du pouvoir familial au pouvoir d'État », L'École du genre, , p. 251-281. (lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Collective Biographies of Women
- Den Store Danske Encyklopædi
- Deutsche Biographie
- Diccionario Biográfico Español
- Dictionnaire des femmes de l'ancienne France
- Dictionnaire universel des créatrices
- Dizionario biografico degli italiani
- Dizionario di Storia
- Enciclopedia italiana
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Nationalencyklopedin
- Universalis
- (en) Charles Cawley, « Savoy Chapter 2. Dukes of Savoy A. Dukes of Savoy 1417-1718 », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025, dont la notice (en) « Louise de Savoie »
- 1459-1523 - Le journal de Louise de Savoie (texte intégral)
Iconographie principale
[modifier | modifier le code]- Buste de Louise de Savoie au musée du Louvre (Paris)
- Miniature dans le livre d'heures de Catherine de Médicis (BnF)
- Portrait de la Fondation Bemberg à Toulouse
- Dessin au musée des beaux-arts de Rennes
- Enluminure représentant Louise de Savoie en prudence (BnF)
- Enluminure représentant deux échevins d'Amiens offrant leur livre à Louise de Savoie (BnF)
- Deuxième maison d'Orléans (par alliance)
- Maison de Savoie
- Régent de France
- Princesse de Savoie du XVe siècle
- Princesse de Savoie du XVIe siècle
- Naissance en septembre 1476
- Naissance à Pont-d'Ain
- Décès en septembre 1531
- Décès à 55 ans
- Personnalité inhumée dans la basilique Saint-Denis
- Histoire de la Réforme
- Duchesse française du XVIe siècle
- Comtesse française du XVIe siècle
- Duchesse de Touraine
- Duchesse d'Anjou
- Duchesse de Bourbon
- Comtesse d'Angoulême
- Duchesse d'Angoulême
- Comtesse de Clermont-en-Beauvaisis
- Régent du XVIe siècle
- Dame de Thiers
- Duchesse de Châtellerault
- Duchesse d'Auvergne
- Dame de Beaujeu