Louise de Savoie

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Louise de Savoie
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence.
Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence.
Titre
Régente de France
Régente de France
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance château de Pont-d'Ain[1]
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Grez-sur-Loing
Père Philippe II de Savoie
Mère Marguerite de Bourbon (1438-1483)
Conjoint Charles d'Orléans
Enfants François, Marguerite
Entourage Anne de Beaujeu
Religion Catholicisme

Louise de Savoie

Louise de Savoie, née le 11 septembre 1476 au château de Pont-d'Ain[1] et morte le à Grez-sur-Loing, princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi emblématique de la Renaissance française. Elle est aussi l'arrière-grand-mère du roi de France, Henri IV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Philippe, duc de Savoie, dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon. À la mort de sa mère, elle a été confiée à sa tante, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir[2].

En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, dont elle a deux enfants :

Veuve à dix-neuf ans, elle se consacre à l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Conforme à sa devise Libris et liberis (« pour des livres et pour des enfants »), elle fait œuvre de mécène en commandant de nombreux manuscrits pour leur éducation[3]. Son unique objectif devient alors de bien préparer son fils, son « César bien aimé » à l'accession au trône, car le roi Louis XII n'a pas de descendant[4] mâle[5].

Elle est titrée duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine après l'accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le 1er janvier 1515.

Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils : en 1515, lorsqu'il partit battre les Suisses à la bataille de Marignan, puis à nouveau en 1525-1526. La régence de Louise de Savoie est de première importance après la capture du roi lors de la bataille de Pavie car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques, bien secondée par le chancelier Duprat, Florimond Robertet, son demi-frère René de Savoie, ou encore Odet de Lautrec[6]. Son action permet les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtient la libération du roi François Ier le 19 février 1526 contre la détention de ses fils aînés François et Henri.

Louise de Savoie
Copie médiocre d'après Clouet.

Elle a encore l'occasion de s'illustrer en négociant, au nom de son fils, avec Marie de Luxembourg et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas espagnols, sa belle-sœur, tante de Charles Quint, la paix des Dames, signée à Cambrai le , qui n'est toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement entre le roi de France et l'empereur mais qui permet la libération de ses petits-enfants François et Henri (contre la modeste somme de deux millions d'écus d'or)[7].

Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle n'est pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (après avoir obtenu en héritage, par décision royale du 7 octobre 1522, les terres de la princesse Suzanne de Bourbon avant que le parlement de Paris, qui avait ordonné le séquestre des biens en litige, ne se soit prononcé)[8] et à l'exécution du baron de Semblançay, surintendant des finances[8]. Mais son rôle exact dans ces deux affaires est controversé[9],[10].

Louise de Savoie meurt le des suites de ses maladies alors qu'elle se rendait dans son château de Romorantin avec sa fille pour fuir la peste qui sévissait à Fontainebleau. François ordonne pour sa mère des obsèques dignes du « roi » : une effigie de cire, honneur traditionnellement réservé au cérémonial funèbre des rois et des reines de France, est placée sur son cercueil recouvert d'un immense drap d'or frisé et d'hermine, drapée du manteau royal, coiffée de la couronne ducale et tenant en main le sceptre[11].

Clément Marot la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

Généalogie simplifiée[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Louise de Savoie dans la littérature[modifier | modifier le code]

Louise de Savoie dans la musique[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé,‎ (lire en ligne), p. 299.
  2. Franck Ferrand, François Ier, roi de chimères, Éditions Flammarion,‎ 2014, p. 11
  3. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon,‎ 1956, p. 34
  4. Lorsque naît le fils d'Anne de Bretagne, tant espéré par cette dernière et tant redouté par Louise de Savoie, elle écrit : « Il ne pouvoit retarder l'exaltation de mon César, car il avoit faute de vie »
  5. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon,‎ 1956, p. 156
  6. Anne de Mezeray, Louise de Savoie, la mère de François Ier dans la Nouvelle Revue d'Histoire no 78 de mai-juin 2015, p. 21
  7. Paule Henry-Bordeaux, Louise de Savoie : régente et "Roi" de France, Plon,‎ 1956, p. 396
  8. a et b http://www.universalis.fr/encyclopedie/louise-de-savoie/
  9. http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Louise_de_Savoie/130462
  10. http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Louise_de_Savoie
  11. Christiane Gil, Les femmes de François Ier, Pygmalion,‎ 2005, p. 14

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P.Henry-Bordeaux, Louise de Savoie, régente et « roi » de France, Paris, 1954.
  • Maurice Zermatten, Louise de Savoie, 1960.
  • Pascal Brioist, Laure Fagnart et Cédric Michon (dir.), Louise de Savoie (1476-1531), Presses universitaire de Rennes, 2015.
  • Cédric Michon, Les conseillers de François Ier, Presses universitaires de Rennes, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Iconographie principale[modifier | modifier le code]