Pleaux

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Pleaux
Pleaux
Centre du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
David Peyral
2020-2026
Code postal 15700
Code commune 15153
Démographie
Gentilé Pleaudiens, Pleaudiennes
Population
municipale
1 459 hab. (2021 en diminution de 3,82 % par rapport à 2015)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 08″ nord, 2° 13′ 38″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 765 m
Superficie 92,39 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mauriac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Pleaux
Liens
Site web pleaux.fr

Pleaux est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle a la particularité, à la suite de la fusion de 1973, d'avoir un territoire discontinu, Tourniac étant séparé du reste de la commune par les communes voisines de Barriac-les-Bosquets et Rilhac-Xaintrie (Corrèze). Pendant longtemps[Note 1], elle fut la plus vaste commune du Cantal.

Elle est traversée par la Méridienne verte.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est bordée au sud par la Maronne, un important affluent de la Dordogne.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 198 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Privat à 10 km à vol d'oiseau[3], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 324,6 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pleaux est une commune rurale[Note 2],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 1],[I 2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,4 %), forêts (37,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), eaux continentales[Note 3] (1,6 %), zones urbanisées (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[10]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 620, alors qu'il était de 1 663 en 2013 et de 1 598 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 47,3 % étaient des résidences principales, 41,1 % des résidences secondaires et 11,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,4 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pleaux en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (41,1 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,3 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Pleaux en 2018.
Typologie Pleaux[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 47,3 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 41,1 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 11,6 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Plous en 1273, Pleus en 1294.
De l'ancien occitan pleu (« garantie », « caution »), soit du bas latin plebs, plebes, « église paroissiale ».

En 1973, le maire a fait ajouter un accent afin d'écrire « Pléaux », orthographe qu'il pensait plus proche de la prononciation authentique et que l'on trouve encore dans des documents imprimés. La forme occitane est effectivement [plew], graphiée Pleus[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 1944 ont eu lieu sur la commune, au terrain dit « Serrurier », de très importants largages d'armes par des avions américains B-17 dans le cadre de l'opération Cadillac. Une stèle a été apposée en 1994 sur les lieux[12].

La commune a fusionné en [13] sous le régime de la fusion-association avec les communes de Loupiac, Saint-Christophe-les-Gorges et Tourniac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1793 Antoine Manilèbe    
1793 1800 Julien Puiramond    
1800 1802 Marie-Jacques Biard    
1802 1814 Antoine Manilèbe    
1814 1816 Antoine Pomié    
1816 1830 Joseph Dapeyron-Doumis    
1830 1831 Jean-Baptiste Lombard    
1831 1843 Jean Joseph Chantegreil    
1843 1865 Jean Antoine Claux    
1865 1875 Vincent Marius Pagès    
1875 1878 Charles Benoît Naudet    
1878 1893 François-Xavier Calvinhac[14]   Notaire, conseiller d'arrondissement
du canton de Pleaux
1893 1908 Gustave Joanny   Docteur en médecine
1908 1812 Charles Parlange    
1912 1925 Alexandre Champeil    
1925 1940 Jacques-Joseph Chancel SFIO Sabotier
1940 1943 Pierre Rouchy    
1943 1944 Marie Jules Mialaret    
1944 1947 Albert Jean Chanut    
1947 1971 Albert Gramont    
1971 2001 Jean Chanut RPR-UMP  
mars 2001 avril 2014 Marc Sepchat DVD  
avril 2014 juillet 2020 Christian Lafarge DVG Employé
juillet 2020 En cours David Peyral DVG formateur chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2021, la commune comptait 1 459 habitants[Note 4], en diminution de 3,82 % par rapport à 2015 (Cantal : −1,36 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5842 6302 6462 9093 1233 1212 8422 8162 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8202 8562 8402 8772 6332 6212 5392 5062 426
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3162 2032 0221 8661 9822 0042 0301 9071 937
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7101 6452 5312 3282 1461 8231 6671 6451 549
2017 2021 - - - - - - -
1 4891 459-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 18,3 %, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (26,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (49,1 %) est supérieur au taux départemental (36,3 %).

En 2020, la commune comptait 726 hommes pour 728 femmes, soit un taux de 50,07 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,16 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[I 8]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,6 
90 ou +
4,4 
12,4 
75-89 ans
22,4 
30 
60-74 ans
26,3 
21,7 
45-59 ans
19,7 
13 
30-44 ans
10,9 
15-29 ans
7,2 
11,3 
0-14 ans
Pyramide des âges du département du Cantal en 2020 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
10 
75-89 ans
13,7 
22,5 
60-74 ans
22,1 
22,1 
45-59 ans
20,6 
16,2 
30-44 ans
15,3 
13,7 
15-29 ans
11,9 
14,4 
0-14 ans
13,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sauveur devenue Saint-Jean-Baptiste, en grande partie du XVe siècle, possède un clocher d'époque romane. Elle est inscrite depuis 2017 à l'inventaire des monuments historiques[19].
  • L'église Saint-Victor de Tourniac[20].
  • Le bourg conserve plusieurs constructions du XVe au XVIIIe siècle[21].
  • Le barrage d'Enchanet se trouve en partie sur la commune, sur la Maronne à la limite avec Arnac.
  • Le château de Branzac se trouve sur la commune associée de Loupiac.
  • La chapelle Notre-Dame du château bas, à Saint-Christophe-les-Gorges, où chaque année au mois d'août, des pèlerins viennent vénérer une vierge noire à l'enfant, laissée en 1098 par Raoul de Scorailles, qui partait en croisade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au lévrier rampant d'argent colleté d'azur, accompagné de six billettes du même ordonnées en orle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Jusqu'à la création de la commune nouvelle de Neuvéglise-sur-Truyère le .
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Pleaux » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Pleaux - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Pleaux - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  8. « Évolution et structure de la population en 2020 - Commune de Pleaux (15153) », (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Orthodromie entre Pleaux et Saint-Privat », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Saint-Privat », sur la commune de Saint-Privat - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Saint-Privat », sur la commune de Saint-Privat - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. (oc) Josiane Guillot, Tiène Codert, Daniel Brugès, Parlem ! Vai-i qu'as paur ! : Revista trimestrala auvernhata, t. 18 : Los iganauds en Auvèrnha, Clermont-Ferrand / Thiers, Institut d'études occitanes, (lire en ligne).
  12. Jean Robin, « Terrain Serrurier - Opération Cadillac », sur Aérostèles, .
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Journal officiel du 1er janvier 1886.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département du Cantal (15) », (consulté le ).
  19. « Église Saint-Sauveur », notice no PA00093575, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Pays de Salers tourisme
  21. « Pleaux | Petites cités de caractère », sur petitescitesdecaractere.com (consulté le )
  22. Centre France, « Le poète pleaudien, Raymond Mil a laissé une œuvre particulièrement riche » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Grand, « Traité de pariage entre Philippe le Bel et l'abbé de Charroux pour la création d'une ville franche à Pleaux 1289-1290 », Comité des travaux historiques et scientifiques. Bulletin historique et philologique,‎ - nos 1 et 2 - 10 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]