Lurcy-Lévis

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Lurcy-Lévis
Lurcy-Lévis
Vue générale.
Blason de Lurcy-Lévis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Bourbon-l'Archambault[1]
Intercommunalité Moulins Communauté
Maire
Mandat
Claude Vanneau
2014-2020
Code postal 03320
Code commune 03155
Démographie
Population
municipale
1 925 hab. (2015 en diminution de 10,34 % par rapport à 2010)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 50″ nord, 2° 56′ 21″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 283 m
Superficie 71,42 km2
Localisation

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Lurcy-Lévis est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Lurcyquois et Lurcyquoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lurcy-Lévis est située au nord du département de l'Allier. C'est par ailleurs la commune la plus étendue du département de l'Allier : 71,42 km2.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Lurcy-Lévis
Augy-sur-Aubois (Cher) Sancoins (Cher) Château-sur-Allier
Saint-Aignan-des-Noyers (Cher)
Valigny
Lurcy-Lévis Neure
Couleuvre Pouzy-Mésangy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par l'Anduise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lurcy se trouvait à l'origine dans une zone de défrichement nommée Poligny[3].

Le premier seigneur connu de ce fief est Eudes de la Porte au XIe siècle. La maison de Châteaumorand succéda à celle de la Porte au XIVe siècle. La seigneurie de Lurcy est passée à la maison de Lévis en 1422, lorsqu'elle fut apportée en dot par Agnès de Châteaumorand à son époux Brémont de Lévis qui était alors chambellan du duc de Bourbon[3]. Brémont de Lévis, qui descendait des Lévis-Lautrec, branche cadette des Lévis-Mirepoix, est à l'origine de la lignée des Lévis-Ventadour, barons de Charlus.

Construit autour de l'abbaye Saint-Martin de Plaimpied-Givaudin, le bourg de Lurcy-Lévy (ancienne orthographe) possédait le prieuré le plus important de la province.

Propriété de Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries, futur ministre de Louis XVI, au début du XVIIIe siècle, le château et son domaine furent acquis en 1752 par l'architecte du roi, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, qui prit alors le nom de Mansart de Lévy. Il revendit l'ensemble en 1759 à André de Sinéty (1712-1773), qui obtint alors l'érection en marquisat tant souhaitée par son prédécesseur.

Plusieurs personnages importants sont passés à Lurcy : Catherine de Médicis, Charles IX de France ou Waipher, duc d'Aquitaine.

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Lurcy-le-Sauvage[4], sans doute du fait de sa situation géographique au milieu des bois et marécages.

Lurcy-Lévis est connu pour ses rues typiques (rue de Lévy, rue Mazagran), son ancien palais de justice, l'ancienne salle de dégrisement dite le violon[5], le marché couvert, le vélodrome, l'église romane, la machine à sabot Baudin (fleuron de l'industrie lurcyquoise du début du XXe siècle, très innovante pour l'époque, exportée dans le monde entier), et son folklore (plan d'eau des Sézeaux, rivière « l'Anduise », « Crottes du marquis[6] », la Dame blanche du pont de l’Étau[7], l’orme à la toupie[8]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1863 1868 Édouard Fould[Note 1]   Député de l'Allier (1863-1868)
1883   Jacques Henri Mage   Notaire à Lurcy-Lévy, conseiller général de l'Allier
    Émile Maurice (1894-) Rép. indépendant Conseiller général
         
mars 1971 mars 1983 André Boutry PS  
mars 1983 juin 1995 Michel Tissier RPR  
juin 1995 février 2013 Jacques Bourdier DVD Conseiller général (2001-2008)
avril 2013 en cours
(au 8 avril 2014)
Claude Vanneau[9] DVD Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 1 925 habitants[Note 2], en diminution de 10,34 % par rapport à 2010 (Allier : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0472 1932 3522 6192 9662 9372 7613 0253 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 3223 5213 6843 9663 9144 0404 0703 7513 551
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6233 4773 3973 0132 8022 9092 7532 6462 496
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 4002 4292 2922 2942 0802 0922 1282 1342 139
2013 2015 - - - - - - -
1 9631 925-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le circuit automobile : la piste de Lurcy-Lévis a la particularité d'être modulable et de présenter cinq configurations différentes de 1 100 à 4 200 m. Il possède une immense ligne droite de 1,5 km, unique en Europe, ce qui permet à certaines écuries de Formule 1 de s'en servir pour effectuer des essais d'aérodynamique[13].
  • Le vélodrome : l'un des plus vieux de France, créé en 1897, qui accueille des courses régulièrement.
  • L’église Saint-Martin : église romane construite aux XIIe siècle et XIIIe siècle, remaniée à diverses époques, avec un chevet à plans tréflés qui constitue un ensemble sinon unique, du moins rare en France. Le chevet possède trois absides en demi-coupole de grandeur à peu près égale, groupées en trèfle. Deux pietà sont conservées dans l'édifice. La nef semble de construction postérieure à celle du chevet ou a dû subir des modifications à une époque plus récente. La croisée du transept est couverte par une voûte à oculus du XIVe siècle, dont les arcs retombent sur les chapiteaux sculptés des demi-colonnes engagées des piles. Le chevet se compose de trois absides semi-circulaires, voûtées en cul-de-four, groupées en trèfle et donnant sur un carré voûté en berceau formant le chœur. L'abside orientale est décorée de cinq arcades supportées par des chapiteaux sculptés. Cette disposition de plan est une singularité, s'apparentant à certaines églises très anciennes de Rome, et interroge sur les influences subies par l'art roman en Bourbonnais. La porte d'entrée a été remaniée au XVe siècle. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [14].
  • Le château de Lévis : demeure du XVIIe siècle édifiée à l'emplacement d'une ancienne forteresse, dite de Poligny. L'intérêt tient à la composition de l'ensemble : une grande cour précédant le château, des communs de chaque côté, deux pavillons d'entrée, une chapelle, le corps du château, un pont d'entrée au-dessus des douves sur plan semi-circulaire, ainsi que les plantations de tilleuls. Le château se compose d'un corps central flanqué de deux ailes. À l'intérieur, des cheminées d'époque et une tapisserie d'époque François Ier. Les communs comprennent un pigeonnier féodal. L'ensemble fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [15].
  • Le château de Béguin : ancien château fort remanié au XIXe siècle, en incorporant une tour d'un ancien manoir du XVe siècle. Y résida Pierre de Béguin qui, prieur, préside en 1489 la cérémonie d'investiture du duc Pierre II. En 1504, après l'assassinat du seigneur de Béguin, la terre est acquise par la famille de Lévis. Elle passe aux mains de la famille de Villars, puis revient en 1647 à la famille de Lévis. En 1834, la famille Thuret s'en porte acquéreur. Par alliance, elle échoit à la famille Fould en 1853.
  • Le château de Neureux : c'est le plus ancien château de la commune, dont Guillaume d'Aubigny rendit aveu en 1301 ; sa famille le conservera jusqu'au XVIIe siècle et il passa ensuite de main en main jusqu'à ce que le roi le confisque en 1751-1752 et en fasse la résidence d'officiers des finances[16]. Ses domaines s'étendaient jusqu'à Couleuvre. Château anglé de quatre tours à l'origine, et auquel il n'en reste que deux. Il fut acquis par André de Sinéty en 1783 avec les terres qu'il réunit à son domaine. En 2007, Roland Kerbosch et son épouse en font l'acquisition et en terminent la restauration en 2014.
  • L'aérodrome de Lurcy-Lévis.
  • Street Art City : espace consacré à l'art urbain[17] installé dans les locaux d'un ancien centre de formation des PTT (ouverture au printemps 2017)[18]. Street Art City réunit treize bâtiments, dont 22 000 m2 sont recouverts de fresques[17]. Dans cet espace sont aménagés « l'hôtel 128 », bâtiment désaffecté dans lequel chaque chambre est livrée à un street-artiste qui a pour consigne de la repeindre, en y intégrant son univers artistique, la galerie, l'atelier, où les visiteurs voient la préparation en amont des futures fresques, ainsi que la résidence des artistes[17]. Chaque année, pour environ 900 candidatures d'artistes, l'organisation de ce projet n'en retient que 80. En 2017, 15 000 personnes sont venues visiter Street Art City pour voir ces œuvres éphémères[19].
  • Le collège André-Boutry : créé en 1956 par Émile Maurice, il succède à un « Cours complémentaire » créé en 1936. 220 écoliers y sont répartis en onze classes, de la 6e à la 3e.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Garcia, architecte et décorateur de renom ; aime à évoquer les vacances qu'il passait, enfant, dans la commune, où son grand-père était boulanger[20].
  • Gabriel-Marie Lafond, dit capitaine Lafond de Lurcy, aventurier, écrivain, assureur et politicien, né à Lurcy-Lévis en 1801. Il participa avec Bolivar à l'insurrection contre l'Espagne[21].
  • Balthazar Vinatier, né le 23 janvier 1832 à Lurcy-Lévis et mort en 1882, médecin à Lurcy-Lévy, député de l'Allier de 1881 à 1882.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lurcy-Lévis Blason D'or aux trois chevrons de sable.
Détails
Ces armoiries sont celles de la Maison de Lévis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Fourneris, Histoire de Lurcy-Lévy, 1898, réimpr. Éd. Lorisse, coll. « Le Livre d'histoire ». (ISBN 2-87760-138-2)
  • Philippe Cachau, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art soutenue à Paris I, 2004, t. I, p. 807-862 (Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, marquis de Lévy).
  • Laurent Bourdier, Lurcy d'hier et d'aujourd'hui : les châteaux, Éd. des Cahiers bourbonnais, 1965, 283 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Fould (1834-1881), maire de Lurcy-Lévy, député de l'Allier de 1863 à 1868, neveu d'Achille Fould, ministre des finances
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  2. Géoportail (consulté le 22 mai 2017).
  3. a et b René Germain, Châteaux, Fiefs, Mottes, Maisons fortes et Manoirs en Bourbonnais, Romagnat (63), éditions Gérard Tisserand, (ISBN 2-84494-199-0).
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Le violon
  6. Les Crottes du Marquis
  7. La Dame blanche du pont de l’Étau
  8. L'orme à la toupie
  9. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 6 juin 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Site du Circuit de Lurcy-Lévis.
  14. Notice no PA00093143, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Notice no PA00093142, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684 p. (ISBN 2-84494-199-0), p. 126-127.
  17. a b et c Site officiel de Street Art City (consulté le 22 avril 2018).
  18. « Le street art se met au vert dans l'Allier », sur La Montagne, .
  19. Odile Morain, « Street Art City : la "Villa Médicis des arts urbains" se trouve dans l'Allier », sur Culturebox, (consulté le 22 avril 2018).
  20. Journal du Centre, 7 juin 2015.
  21. Capitaine Lafond, Voyages autour du monde.
  22. « ACCL : culture locale et collections à Lurcy-Lévis », sur accl03.canalblog.com (consulté le 7 février 2017)