Château de Parentignat

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Château de Parentignat
Image illustrative de l’article Château de Parentignat
Corps de logis.
Début construction 1707
Propriétaire initial Famille de Lastic
Destination initiale Propriété privée
Propriétaire actuel Famille de Lastic
Protection Logo monument historique Classé MH (1972)
Site web http://www.parentignat.com/
Coordonnées 45° 31′ 58″ nord, 3° 17′ 30″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Parentignat
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Château de Parentignat
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Parentignat

Le château de Parentignat est un château situé dans la commune de Parentignat en Auvergne-Rhône-Alpes. Il abrite aujourd'hui la collection de Georges de Lastic, l’une des plus importantes collections privées de peintures de grands maîtres français des XVIIe et XVIIIe siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Parentignat - entrée.

Le château de Parentignac (devenu Parentignat au XIXe siècle) est acheté, le , par Jean-Antoine de Lastic, prieur de Bredon, et son neveu, François II de Lastic, aux héritiers de Maximilien de Sommyèvre.

À cette époque, le château, en mauvais état, était un quadrilatère flanqué de quatre tours.

À la mort du prieur, Anne-François II devient l'unique propriétaire du château. Il décide alors d'entamer la campagne de travaux qui donne au château l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. Entre 1710 et 1714, il entreprend de racheter le village qui était regroupé autour du château. Il va signer plus de 170 contrats de vente. La maison forte qui existait au XVe siècle est intégrée dans l'aile gauche de la nouvelle demeure, avec deux de ses quatre tours. Pour relier les deux ailes, un corps de logis orné d'un fronton triangulaire est bâti à l'est, à la même époque.

Anne-François II meurt en 1749 et laisse le château à son fils, Anne-François III. Ce dernier est un militaire participant à de nombreuses campagnes. Il est nommé lieutenant-général des armées du roi le . Après avoir laissé le château à l'abandon pendant près de vingt ans, le marquis entreprend de le rénover entre 1768 et 1770.

Aile orientale du logis.

En 1771 le château est le séjour du maréchal de La Fayette. Anne-François III meurt le .

Lui succède son fils, Anne-François IV. Après quelques années de carrière militaire, le comte de Lastic revient au château en 1779. Il le retrouve en mauvais état. Il entreprend de remettre en état « sa retraite philosophique ». Il transforme le château et termine les travaux intérieurs. Il termine également la façade sur le parc, remanie les jardins, transforme et aménage les appartements dans le style de l'époque. Il construit un « Trianon » près du moulin. Pour réaliser un nouvel escalier d'honneur, refaire les dallages et les cheminées des petits appartements, il achète la carrière de marbre de Nonette.

Il est nommé lieutenant-général des armées du roi le . Ouvert aux idées révolutionnaires, il est nommé commandant de la Garde nationale d'Issoire et le « chef de légion dans la Garde Nationale de Clermont-Ferrand ». Le , il est rappelé par le ministère de la Guerre et reçoit une commission de lieutenant-général dans l'armée du Nord le 11 mai. Malade, il demande et obtient de retourner dans son château de Parentignat , où il revient après la chute de Robespierre et meurt le .

Orangerie du château.

Le domaine et le château, où sera installée une fabrique de salpêtre, ne souffrent pas de l'épisode révolutionnaire ; son mobilier est préservé.

Le comte n'ayant pas eu d'héritier mâle, c'est sa petite-fille Octavie qui hérite du château ; elle se marie avec son cousin éloigné, Joseph, de la branche dite de Vigouroux. À la tête d'un domaine foncier amoindri et par souci d'économie, Joseph et Octavie vont transformer les jardins « à la française » en parc « à l'anglaise » ; ils sont respectivement chambellan et dame du palais de l'impératrice Joséphine, qui leur offrit un tulipier qui sera planté dans le parc.

Au début du XXe siècle, le château est surnommé « Petit Versailles auvergnat » par l'écrivain Henri Pourrat, né à Ambert.

Le marquis Georges et son épouse Anne-François de Lastic (fille d'Henry Goüin) assurent la restauration et la conservation du château dans les années 1970 et 1990.

Cet édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Description[modifier | modifier le code]

Le château comporte trois niveaux ; le troisième niveau est en partie remplacé sur les ailes par des combles à la Mansart. La couverture est en tuiles. Au fond de la cour d'honneur, entre les deux ailes qui présentent une avancée importante, la façade comprend trois travées et elle est surmontée d'un fronton. Une tour ronde est accolée à l'extrémité extérieure de chacune des ailes.

Du côté du parc, la façade est rectiligne et comporte quinze travées ; un fronton s'élève au-dessus des trois travées centrales. Elle est bordée par une terrasse.

À l'intérieur, le château, resté toujours dans la même famille et épargné par la Révolution, a conservé une grande part de son riche mobilier d'origine. Le régisseur du château est Monsieur Francis Danus.

Collection Georges de Lastic[modifier | modifier le code]

La collection Georges de Lastic est un ensemble très important d’œuvres d'art ayant appartenu à l'historien d'art Georges de Lastic, actuellement conservées dans le château familial de la famille de Lastic. Elle est à ce jour une des plus grandes collections de tableaux de peintres français des XVIIe et XVIIIe siècle.

Galerie - extraits :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Odile Travers, Châteaux vivants de Basse-Auvergne, p. 53-68, Éitions G. de Bussac, Clermont-Ferrand, 1973
  • Jean de Lastic, Chroniques de la famille de Lastic, 8 vol., 1919-1921.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]