Saint-Flour (Cantal)

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Saint-Flour
Saint-Flour vue des berges de l'Ander.
Saint-Flour vue des berges de l'Ander.
Blason de Saint-Flour
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Flour
(chef-lieu)
Canton Saint-Flour-1
Saint-Flour-2
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Pierre Jarlier
2014-2020
Code postal 15100
Code commune 15187
Démographie
Gentilé Sanflorain, Sainfloraine
Population
municipale
6 643 hab. (2014en diminution de -0.69 % par rapport à 2009)
Densité 245 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 04″ nord, 3° 05′ 37″ est
Altitude Min. 757 m – Max. 1 040 m
Superficie 27,14 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-flour.fr

Saint-Flour (en occitan : Sant Flor en graphie classique et Sont-Flour en écriture auvergnate) est une commune française située dans le département du Cantal et la région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.

Siège de l'évêché, Saint-Flour aime s'honorer du titre de capitale de la Haute-Auvergne. Elle fut pressentie pour être la préfecture du Cantal lors de sa création. C'est aujourd'hui une des deux sous-préfectures du département. La ville rayonne sur un vaste territoire rural et arrive à regrouper tous les services d'une ville de 15 à 30 000 habitants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Photo JF.Ferraton
Ville haute

La ville de Saint-Flour est séparée en deux étages, la « ville haute » et la « ville basse ». La ville haute est située sur la Planèze, grand plateau volcanique du Cantal, à 900 mètres d'altitude. La ville basse est construite dans la vallée de l'Ander.

D'un poème de Camille Gandilhon Gens d'Armes, elle a conservé le surnom de Cité du vent[2]. Elle a honoré le poète d'un beau buste en bronze sur une place de la vieille ville.

La ville est située sur l'ancienne route nationale 9 et sur l'autoroute A75 qui relient Paris à Béziers.

Roueyre, village faisant partie intégrante de la ville de Saint-Flour, est traversé par la D 679 reliant Saint-Flour et Talizat.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom latin Florus de l'apôtre de l'Auvergne au IVe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation découvertes dans le secteur de Saint-Flour remontent à l'âge du bronze. On retrouve notamment de nombreux dolmens (dolmen de la table du loup vieux de 4 000 ans et classé dès 1911, dolmen de Touls près de Coltines, dolmen de Mons à Saint-Flour, etc.).

L'état des connaissances actuelles permet seulement d'identifier une faible présence à l'époque gauloise mais par la suite le territoire est marqué par une occupation gallo-romaine voire romaine (présence d'une villa de moyenne importance près de la gare et d'une petite villa de l'époque augustéenne près de Roueyre)[4]. Le nom de la cité de Saint-Flour à cette époque serait Indiciacum ou sous sa forme masculine Indiciacus. On pense alors qu'en cette période Indiciac était un vicus, c'est-à-dire une agglomération secondaire placée en bordure d'une voie importante.

Au Ve siècle, l'évêque Florus vient évangéliser le bassin sanflorain. C'est lui qui donnera son nom à l'actuelle ville. Mais, jusqu'en l'an mil, l'appellation Villa Sancti Flori signifie simplement « domaine (villa, æ, f) de Saint-Flour » : la ville n'existe pas encore.

La fondation du prieuré de Saint-Flour (vers 980 - vers 1020)[modifier | modifier le code]

En effet, au Xe siècle encore, la montagne d’« Indiciac » ne compte que quelques maisons autour d’une petite église abritant les reliques de saint Florus. Celle-ci fait partie des domaines de la famille possessionnée à Brezons, branche issue, comme celle des Nonette, de la famille des vicomtes de Clermont.

Or vers 980, Eustorge II de Brezons, dit le Clerc, donne le sanctuaire qui s’y trouve au monastère de Sauxillanges, lequel dépend de l’abbaye de Cluny. Il est possible qu’il se fasse religieux après ce don, comme l’indique son surnom de Clerc. Mais en cette époque troublée, où les pouvoirs centraux se sont délités, cette donation ne tient pas : vers 980/990, son successeur, Eustorge III le Taureau Rouge reprend la propriété ancestrale, apparemment sur ordre de son parent Amblard II de Nonette, qui agit comme ce que l’on appellera plus tard un suzerain.

En avril 998, à la demande de l’abbé général de Cluny Odilon de Mercœur, le pape Grégoire V condamne ce genre d’usurpation : Indiciac est nommément cité[5]. En août 999 (ou 1000), Eustorge III rend Indiciac à Cluny. Cependant, à la première occasion, les Nonette et Brezons reprennent leur bien et accroissent leur emprise sur la Planèze environnante, non sans exactions[6].

À Brezons, un autre Amblard succède à Eustorge III : il se laisse convaincre de rendre Indiciac à l’Église. Amblard II de Nonette refuse d’abord de valider ce don, mais, après avoir assassiné Guillaume Brunet, un proche parent cohéritier pour certaines terres, il est forcé de composer, eu égard à l'horreur de ce crime[7]. Il se présente à l’évêque de Clermont[8], qui le renvoie devant le pape. À Rome, après une pénitence au sanctuaire de Saint-Michel[9], il rend officiellement Indiciac.

Mais rentrant en France, il fait mine de revenir sur sa parole, obtenant ainsi un dédommagement de la part d’Amblard de Brezons, dont il pense qu’il a négocié dans son dos avec Cluny, plaçant son fils comme prévôt du nouveau monastère. La situation peinant à se stabiliser, l’abbé Odilon doit venir en personne et réunir les puissants de la région. Plus encore, une cérémonie symbolique est organisée pour attester du don du domaine à l’Église : les deux Amblard viennent « en étrangers » demander au domaine de Saint-Flour du pain, du vin et de l’eau, qu’on leur sert sous un frêne. Enfin, suprême précaution, Odilon de Mercœur fait ratifier la donation par un diplôme royal (1020)[10]. Le prieuré de Saint-Flour existe enfin[11].

Une bourgade priorale[modifier | modifier le code]

Dès lors, le prieuré sanflorain s'inscrit dans le réseau monastique de Cluny. À la fin du XIIIe siècle, les procès-verbaux des visites des monastères de Cluny dans la province d'Auvergne font le constat du bon état spirituel et temporel du prieuré de Saint-Flour. Si la règle fixe le nombre de moines au nombre de 25, les membres du prieuré sanflorain sont plus nombreux : en 1286, le prieuré comprend trente moines, un prieur et son adjoint ainsi que deux maîtres d'école[12].

Suite aux donations effectuées par les seigneurs de Nonette, de Brezons et de leurs vassaux, le prieuré sanflorain devient chef-lieu d'un réseau d'églises et prieurés dont la majorité se situe en Planèze.

Les prieurés dépendants du moutier de Saint-Flour sont le Breuil-sur-Couze, Mentières, saint Etienne de Broussade, saint Martin des Ternes, Cussac, Cezens, saint Julien de Paulhac, saint Hilaire de Brezons, Chaudes-Aigues, Saint-Rémy, Rozenet en paroisse de Villedieu.

Quant aux églises et chapelles relevant du prieuré de Saint-Flour, ce sont l'église de saint Flour, la chapelle du pont sur l'Ander, l'église saint Michel de Montaigut (le calvaire), la léproserie saint Thomas, les églises priorales saint Cirgues d'Andelat, de Paulhac, de Cussac, de Cézens, de saint Hilaire de Brezons, les églises saint Sauveur de Thiviers, de Mentières, de Villedieu, des Ternes, de Courtines, saint Martin de Vigouroux, de Boussac, sainte Marie de Roueret, saint Etienne d'Oradour, de Gourdièges, saint Martin et saint Julien de Chaudes-Aigues, d'Anterrieux[13].

Outre le prieuré clunisien, une confrérie de clercs et de prêtres dédiée à sainte Foy est attestée depuis 1250[14]. Au nombre de 26 en 1310, les clercs et prêtres obtiennent la protection du roi de France Philippe le Bel pour quatre bâtiments à Saint-Flour acquis auprès du chapitre cathédral du Puy[15]. En 1313, par l'entremise du procureur en le bailliage des Montagnes Colrad le Teutonique, le pouvoir royal encourage les clercs et prêtres à édifier une église en l'honneur de saint Louis[16], projet qui ne verra finalement pas le jour.

1317 : création du diocèse de Saint-Flour[modifier | modifier le code]

En 1317, l'immense diocèse de Clermont, couvrant toute l'Auvergne est partagé en deux sur décision du pape Jean XXII, qui redessine à la même époque la carte de plusieurs autres diocèses des pays de langue d'oc. Clermont n'est plus désormais que le siège de l'évêché de la Basse-Auvergne, tandis que Saint-Flour devient celui de la Haute-Auvergne : il comprend le Cantal actuel à l'exception du Mauriacois, de l'Artense et du Cézallier (restés dans le diocèse de Clermont) et le Brivadois situé aujourd'hui dans la Haute-Loire[17].

Au XIVe siècle, l'enceinte de la ville est revue et améliorée. La partie des faubourgs située contre les murailles est incendiée, afin de dégager un glacis[18]. Au début des années 1380, les Tuchins ravagent les campagnes autour de Saint-Flour : ce sont souvent des villageois qui ont tout perdu à la suite des déprédations des routiers, et qui se mettent à vivre dans les bois[19].

En mai 1470, le roi Louis XI a confirmé, d'après son grand maître de France Antoine de Chabannes, les lettres de rémission et d'abolition accordées aux habitants de Saint-Flour[20].

Une ville marchande[modifier | modifier le code]

La situation de Saint-Flour est propice au développement de l'activité marchande. La ville se situe au carrefour de plusieurs importantes voies.

Une strata publica, qualifiée de "chemin royal du pont du Colombier[21]" ou "ancien chemin du Languedoc" à l'époque moderne, relie le Gévaudan à Saint-Flour en passant la Truyère au niveau du pont du Colombier (l'actuel terroir "le Pont de l’Échelle") édifié par le prieur et la communauté des habitants de Saint-Flour en 1273[22], puis traversant les villages de Charbiac, de Grisols pour atteindre le barri (faubourg) de la Bastide (l'actuel quartier des Tanneries). À partir de Saint-Flour, une strata publica permet de rejoindre Massiac, une autre Brioude[23] puis la Basse-Auvergne et l'île-de-France. Des marchandises ayant transitées par le pont du Colombier sont transportées par des Sanflorains vers les villes du Puy, de la Chaise-Dieu, de Brioude et de Langeac. Par ailleurs, la construction du pont du Colombier fait craindre au seigneur de Mercœur un contournement de ses péages situés à Coren et à Sistrières, ce qui l'amène au prélèvement d'un nouveau péage à Auriac en paroisse de Faverolles vers 1320[24].

Dès la fin du XIIIe siècle, des Sanflorains sont présents aux foires de Champagne. En 1290, trois Sanflorains et un Aurillacois sont cités parmi douze marchands qui assistaient aux foires de Lagny dans des lettres confirmant Jean Chrétien comme capitaine de la grande compagnie des marchands du Languedoc[25]. En 1296, Guillaume de Rodez, de Saint-Flour vend un cheval à marchand de Gênes à Troyes[26].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Fort-Cantal, Fort-Libre et Mont-Flour[27].

Le territoire de la commune n'a pas varié. La ville a également été de façon éphémère la préfecture du département, entre 1790 et 1795, avant qu'Aurillac ne lui succède. En février 1790, la Foraine de Saint-Flour est érigée en commune.

D'ailleurs, son évêché ne se déplaça jamais depuis sa création. En revanche, à la suite de la révolution, celui du Puy-en-Velay, effectivement proche de Rome, fut attaché à Saint-Flour, jusqu'à ce que le pape Léon XII et le roi Louis XVIII rétablissent l'évêque du Puy le 27 avril 1823[28]. Cela serait la raison pour laquelle Saint-Flour conserve toujours son évêché, au lieu d'Aurillac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Flour

Les armes de Saint-Flour se blasonnent ainsi : Parti d'azur et d'or semé de fleurs de lys de l'un en l'autre, à la bordure engrêlée de gueules.

Ce blason pourrait être une composition des anciennes armes de l'abbaye d'Aurillac et de la maison de France. C'est aussi un blason très proche de celui de Jean, duc de Berry, comte d'Auvergne, qui racheta en 1392 la vicomté de Carlat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Saint-Flour.

Cantons[modifier | modifier le code]

Saint-Flour est le bureau centralisateur de deux cantons :

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Flour est, à partir de 1994, le siège de la communauté de communes du Pays de Saint-Flour. Puis, de 2014 à 2016, celui de la communauté de communes du Pays de Saint-Flour Margeride. Depuis le 1er janvier 2017, elle est celui de Saint-Flour Communauté.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 643 habitants, en diminution de -0,69 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 282 5 312 5 687 6 372 6 464 5 640 5 484 5 473 5 786
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 661 5 288 5 218 5 037 5 381 5 745 5 477 5 308 5 605
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 634 5 065 5 777 5 134 5 201 5 156 5 384 5 590 5 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
5 846 5 997 7 272 7 950 7 417 6 625 6 610 6 626 6 643
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,7 %), bien que sensiblement supérieur au taux national (24 %), est inférieur au taux départemental (33,1 %). La population féminine de la commune (53,2 %) est supérieur à la population masculine, plus encore qu'au niveau départemental (51,4 %) et au niveau national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranche d'âge et par sexe en 2013 est la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, 60 à 74 ans = 16,7 %, 75 à 89 ans = 8,2 %, plus de 90 ans = 1,1 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,6 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, 60 à 74 ans = 17,1 %, 75 à 89 ans = 13,2 %, plus de 90 ans = 2,7 %).
Pyramide des âges à Saint-Flour en 2013 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90  ans ou +
2,7 
8,2 
75 à 89 ans
13,2 
16,7 
60 à 74 ans
17,1 
19,6 
45 à 59 ans
19,5 
18,6 
30 à 44 ans
16 
19 
15 à 29 ans
17,9 
16,8 
0 à 14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département du Cantal en 2013 en pourcentage[33].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
2,3 
10,2 
75 à 89 ans
14,7 
19,1 
60 à 74 ans
18,9 
23,1 
45 à 59 ans
21,1 
17,8 
30 à 44 ans
16,6 
13,9 
15 à 29 ans
12,3 
15,1 
0 à 14 ans
14,1 

Unité/aire urbaines[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Saint-Flour est l'une des sept unités urbaines du Cantal. Elle est constituée de la seule commune de Saint-Flour[34]. Elle est le centre de l'une des quatre aires urbaines de ce département, composée de 17 communes, avec 13 091 habitants en 2014.

Article détaillé : Aire urbaine de Saint-Flour.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête du 2 juin
  • Fête de Sainte-Christine[35]
  • La Festa del Païs[35] : grande fête annuelle du monde rural et de l'agriculture de montagne qui en fait la vitrine du territoire et des hommes qui vivent au pays de Saint-Flour
  • Le Festival des Hautes Terres[35], rencontre des cultures de montagne, accueillant des artistes du Massif central et d'autres régions montagneuses du monde
  • Chemin d'art contemporain, proposant un parcours itinérant d'œuvres contemporaines disséminées dans des lieux emblématiques de la ville, pour un savant mélange entre l'art contemporain et l'architecture médiévale de la ville
  • De nombreuses animations et expositions sont proposées dans le cadre du label Pays d'Art et d'Histoire attribué au Pays de Saint-Flour[36]
  • La ville accueille chaque année depuis 1971 l'École d'été de probabilités de Saint-Flour qui organise des cycles de conférences reconnues dans le domaine des probabilités et de la statistique mathématique.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Étape Sanfloraine[37].
  • Fête du sport nature[38].
  • Concours hippique du 15 août
  • Saint-Flour a été à trois reprises ville-étape du Tour de France en 1999, 2004 et 2011.
  • La ville a été le lieu de la finale du championnat du monde d'enduro de moto du 11 au 13 septembre 2009, où des pilotes venus du monde entier se sont disputé le titre convoité.
  • le Rugby Club de Saint-Flour évolue en honneur après plusieurs années en Fédérale 3.
  • Football l'US Saint-Flour évolue en DH Auvergne elle est rival avec l'US Murat l'AFCA et l'ENL
  • Handball la « sanflo » Homme évolue en N3 tandis que les filles évoluent en N3

Économie[modifier | modifier le code]

La ville basse de Saint-Flour, l'église Sainte-Christine, les deux ponts sur l'Ander et les monts de la Margeride
La ville haute (vue aérienne)
Le lycée Notre-Dame de Saint-Flour et une exposition photo installée en juin 2008 présentant des portraits d'acteurs de la vie locale et quotidienne du Pays de Saint-Flour et de Roumanie
Un des personnages en carton-pâte installé dans les rues de Saint-Flour à l'occasion du 8e Festival des Hautes Terres, du 27 au 29 juin 2008
  • Village d'entreprises du Rozier-Coren géré par la CCI du Cantal[39].
  • Zones d'activité : six zones d'activité implantées sur la commune de Saint-Flour et les communes voisines, gérées par la communauté de communes, contribuent au développement économique en favorisant l’installation et le développement d'entreprises[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Christ au tombeau, Cathédrale Saint-Pierre
  • Maison du Gouverneur, qui fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 27 décembre 1946[41]
  • Remparts et anciennes portes médiévales
  • Pont de la Recluse
  • Roueyre possède une place, une fontaine et un four à pain
  • Orgues basaltiques, témoignant de l'ancienne activité volcanique auvergnate
  • La Main de Saint-Flour, légende du passage entre les roches de Florus
  • Le Chemin des chèvres permet de relier à pied la ville haute aux anciens faubourgs de la ville
  • La place d'Armes
  • Le Monument Georges-Pompidou, en l'honneur du président de la République originaire de l'arrondissement
  • Le Pont Vieux, sur l'Ander, en ville basse et son histoire liée à la Recluserie, qui fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 14 octobre 1946[42]
  • Hôtel de Lastic

En 1877, J-B Delort y découvre des vestiges antiques à l'occasion de fouilles archéologiques, une enceinte rectangulaire de 3,25 m de long sur 2,75 m de large datant de l'époque gallo-romaine ainsi que divers outils, fragments, tuiles, etc.

En 2008, lors des fouilles préalables à la construction de la rocade nord de Saint-Flour, une équipe d'archéologues a notamment découvert deux emplacements de puits, dont un recouvert de tuiles romaines. Le sol regorgeait de fragments de céramiques comme des tuiles à rebord ou encore des tessons d'amphores (revêtues à l'intérieur d'une substance étanche permettant de contenir du vin par exemple). Un caniveau a également été mis au jour, laissant à penser à une occupation autre que « exclusivement agricole »…

Selon les archéologues, ces vestiges pourraient dater de l'époque augustéenne (entre 50 et 20 av. J.-C.).

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Christ noir, Cathédrale Saint-Pierre
  • Cathédrale Saint-Pierre : cathédrale gothique du XVe siècle, symbole de la capitale religieuse de la Haute-Auvergne qu'est Saint-Flour. On peut y découvrir un Christ noir, des vitraux présentant l'histoire de Florus, les Fresques de l'Enfer et du Purgatoire, des orgues[43].
    La cathédrale Saint-Pierre fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 30 octobre 1906[44].
  • Halle aux bleds : collégiale gothique du XIVe siècle ayant servi de halle pour le commerce des grains de la Planèze au XIXe siècle. Elle a été réhabilitée entre 2005 et 2008 : depuis une rosace impressionnante attire tous les regards, dessinée par la sculpteur Francesco Marino Di Teana, qui réalise également la porte en bronze et tous les vitraux[45].
  • Église Sainte-Christine
  • Église Saint-Vincent : de style gothique, elle reflète l'importance de la religion au Moyen Âge à Saint-Flour et a été un lieu privilégié dans la ville, en témoignent ses diverses utilisations : couvent des Jacobins puis tribunal, temple maçonnique et monastère de la Visitation[46].
    L’église Saint-Vincent fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 7 juin 1960[47]. Des fresques d'une grande importance historique datant du XVe siècle ont été découvertes et restaurées par Yves Morvan[48], spécialiste des peintures murales médiévales. Ces fresques représentant sainte Anne sont un hommage des dominicains à la mère de la Vierge Marie[49].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée d'art et d'histoire Alfred-Douët[50]
  • Musée de la Haute-Auvergne (art religieux, ethnographie, archéologie...)[51]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pays de Saint-Flour Haute-Auvergne Synthèse diagnostic
  2. D’où vient le surnom de Saint-Flour, la cité du vent ?.
  3. Floribus | Ville de Saint-Flour
  4. Dix années de fouilles en Auvergne et dans la France centrale de J-B Delort, édition Lyon, A Rey Et Cie, 1901
  5. Bulle du pape d’avril 998, partiellement reprise par M. Boudet comme Charte II de Saint-Flour.
  6. Les Miracles de sainte Foy racontent que les paysans renoncent quelque temps à faire du feu, de peur de voir leur maison incendiée, et que les hommes d’Amblard pillent un domaine du monastère de Conques situé à Pierrefiche.
  7. Nonette (Nonede en latin) est un domaine situé près d'Issoire : le nom ne doit rien à de prétendus viols de nonnes. Même si l'on ne prête qu'aux riches, Amblard n'est pas allé jusque-là, malgré ce que la légende a inventé par la suite…
  8. Avant 1317, l’Auvergne constitue un unique diocèse, l’évêque résidant à Clermont.
  9. À Saint-Michel du Gargan, au sud-est de Rome, pense-t-on aujourd’hui (plutôt qu’à Saint-Michel de la Cluse, près de Turin, comme le pensait M. Boudet tout au début du XXe siècle).
  10. Le roi Robert était alors en voyage dans le Sud de la France. Cette nouvelle datation (1019-1020 au lieu de 1030-31) a été établie par Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle La fin du monde antique ? Les Cahiers de la Haute-Loire - Le Puy-en-Velay, 1987 , pp. 446 sqq.
  11. Sur ces péripéties, voir l’Introduction de M. Boudet à son Cartulaire de Saint-Flour ; Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle La fin du monde antique ? Les Cahiers de la Haute-Loire - Le Puy-en-Velay, 1987 ; C.Settipani, la Noblesse du Midi carolingien, Linacre College, Oxford, 2004 ; Marc Duval, Saint-Flour An Mil (à paraître).
  12. Alexandre Bruel, « Visites des monastères de l’ordre de Cluny de la province d’Auvergne en 1286-1310 », Bibliothèque de l’école des chartes, t. 38, 1877. Alexandre Bruel, « Visites des monastères de l’ordre de Cluny de la province d’Auvergne, aux XIIIe et XIVe siècles (nouvelle série) », Bibliothèque de l’école des chartes, t. 52, 1891.
  13. Marcellin Boudet, Cartulaire du prieuré de Saint-Flour, Monaco, 1910. Charles-Edmond (dir.), Pouillés de la province de Bourges, Recueil commencé par Maurice Prou, 2 vol, Paris, 1961-1962.
  14. Archives départementales du Cantal, 3 G 27, pièce 2.
  15. Archives départementales du Cantal, 3 G 25, pièces 2 et 4.
  16. Archives départementales du Cantal, 3 G 25, pièce 8.
  17. Le diocèse du Puy-en-Velay couvrait le reste de la Haute-Loire
  18. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Age, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Les classiques Gisserot de l'histoire », , 224 p. (ISBN 978-2-877-47792-5 et 2-877-47792-4, OCLC 420152637)., p. 39 et 158.
  19. Leguay (2005), op. cit., p. 41.
  20. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA298 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, mai 1470
  21. Archives départementales du Cantal, 3 G 33, pièce 26. Cette voie est appelée "voie de Toulouse à Clermont par Brioude" par le dictionnaire topographique du département du Cantal d’Émile Amé.
  22. Archives municipales de Saint-Flour, chapitre XIV, article 8, n° 1.
  23. Marcellin Boudet, Cartulaire du prieuré de Saint-Flour, 1910, p. 172, charte LXXXIII.
  24. Archives Municipales de Saint-Flou, chapitre XIV, article 9, n° 1.
  25. Félix Bourquelot, Études sur les foires de Champagne, sur la nature, l’étendue et les règles du commerce qui s’y faisait aux XIIe, XIIIe et XIVe siècles, 1865-1866, p. 151-152. Claude Devic et Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, t. 4, dans la partie « preuves de l’histoire de languedoc », 1730-1745, XXXV, p. 92-94
  26. Robert-Henri Bautier, « Les registres des foires de Champagne. A propos d’un feuillet récemment découvert », Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques, ann. 1942-1943, Paris, 1945, p. 157-188
  27. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. https://books.google.fr/books?id=c8OdjqzZ1isC&pg=PA340
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. « Évolution et structure de la population à Saint-Flour en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 août 2016)
  33. « Évolution et structure de la population dans le département du Cantal en 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 13 août 2016)
  34. Insee : Unité urbaine 2010 de Saint-Flour (15201).
  35. a, b et c Grands rendez-vous de l’année
  36. Saint-Flour, un Pays d’Art et d’Histoire
  37. Le site de l'Étape sanfloraine
  38. Le site de la Fête du sport nature
  39. Le village d’entreprises
  40. Zones d'activité
  41. « Maison du Gouverneur », notice no PA00093618, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Pont Vieux sur le Lander », notice no PA00093631, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. La cathédrale Saint-Pierre sur www.saint-flour.com
  44. « Cathédrale Saint-Pierre », notice no PA00093609, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Halle aux bleds sur www.saint-flour.com
  46. Église Saint-Vincent sur www.saint-flour.com
  47. « Église Saint-Vincent », notice no PA00093612, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. fresques murales saint flour.avi sur youtube
  49. Yves Morvan, Et c'est ainsi qu'Anna est grande…Découverte de peintures murales dans l'église Saint-Vincent de Saint-Flour, Bulletin historique et Scientifique de l'Auvergne, Tome XCIX, 1998, p.209-237.
  50. Le site www.musee-douet.com
  51. Le Musée de la Haute-Auvergne sur www.saint-flour.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Boudet, Cartulaire du prieuré de Saint-Flour, Monaco, Imprimerie de Monaco, , 575 p.
  • Marcellin Boudet, Saint-Flour et sa prévôté pendant les révoltes des Armagnacs et des Bourbons au XVe siècle, , réédité sous le titre Saint-Flour au XVe siècle pendant les révoltes des Armagnacs et des Bourbons, Res Universis, Paris, 1993, 210 p.
  • J. B. Chabau, Pèlerinages et sanctuaires de la Sainte Vierge dans le diocèse de Saint-Flour, Paris, , 639 p.
  • Pierre Chassang, Les Évêques de Saint-Flour dans leur diocèse sous l'Ancien Régime, 1567-1801, Aurillac, Gerbert, , 218 p.
  • Élie Deydier (préf. Abel Beaufrère), Histoire de la cité de Saint-Flour des origines à la fin du Moyen Âge, Aurillac, Gerbert, 1964-1966, 4 volumes in-8°
  • Alain de Goër de Herve, La planèze de Saint-Flour : massif volcanique du Cantal, France, vol. 1 : Structure et stratigraphie, Annales scientifiques de l'Université de Clermont-Ferrand, , 245 p. (thèse)
  • Yves Morvan, « Une page de l'histoire des chemins de Saint-Jacques en Haute-Auvergne », dans Vivre en moyenne montagne, Éditions du CTHS, (ISBN 2735502937)
  • Yves Morvan, Et c'est ainsi qu'Anna est grande…Découverte de peintures murales dans l'église Saint-Vincent de Saint-Flour, t. XCIX, Bulletin historique et Scientifique de l'Auvergne, , p. 209-237
  • Albert Rigaudière, Saint-Flour, ville d'Auvergne au bas Moyen Âge : étude d'histoire administrative et financière, Paris, PUF, 1012 p. - 2 volumes
  • Albert Rigaudière, L'Assiette de l'impôt direct à la fin du XIVe siècle : le livre d'estimes des consuls de Saint-Flour pour les années 1380-1385, , XIV-307 p.
  • Valentin Palmade, Sous-préfet à Saint-Flour durant l'Occupation, Clermont-Ferrand, Éditions Volcans, , 222 p.

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Samuel Gance, La chapelle des damnés, Ex Aequo, (ISBN 978-2359625332),dont l'action se déroule en partie à Saint-Flour.
  • Le chaudronnier de Saint-Flour, comédie en un acte, mêlée de vaudevilles, d’Armand-Gouffé et Henryquez, 1798
  • La niaise de Saint-Flour, comédie vaudeville en un acte de Jean François Alfred Bayard et Gustave Lemoine, 1849
  • La rose de Saint Flour, opérette en un acte de Jacques Offenbach, 1856
  • Les justicières de Saint-Flour Sylvie Baron Editions du Bord du Lot 2012 (ISBN 978-2-35208-088-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]