Emmanuel Todd

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Emmanuel Todd
Emmanuel Todd en 2014.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (72 ans)
Saint-Germain-en-Laye (d) (Yvelines, France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Anne-Marie Nizan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
David Todd (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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A travaillé pour
Distinction
Œuvres principales

Emmanuel Todd, né le à Saint-Germain-en-Laye, est un anthropologue et essayiste français spécialiste des systèmes familiaux et de leur influence sur les sociétés humaines.

Il intervient régulièrement dans les médias sur l'Europe, l'immigration ou le protectionnisme depuis les années 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, figure fondatrice de l'anthropologie historique, enseignant et inspirateur d'Emmanuel Todd.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Emmanuel Guillaume Francis Robert Todd est issu d'une famille d'intellectuels[1]. Son père est le journaliste Olivier Todd[2], fils d'un architecte juif austro-hongrois, Julius Oblatt, et d'une britannique immigrée en France, fille naturelle d'une mère lesbienne revendiquée, Dorothy Todd (en), qui fut rédactrice en chef de l'édition britannique du magazine américain Vogue dans le Londres des années 1922 à 1926. Sa mère est la publicitaire Anne-Marie Nizan (1928-1985), fille du philosophe et journaliste communiste Paul Nizan (1905-1940) et d'Henriette Alphen (1907-1993), issue de la bourgeoisie juive et cousine de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss (1908-2009)[3],[4].

L'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, ami de sa famille, lui offre son premier livre d'histoire ; dès l'âge de dix ans, il veut être archéologue[5]. Il fait ses études secondaires au Lycée international de Saint-Germain-en-Laye en vue de préparer un baccalauréat scientifique. Il est alors membre des Jeunesses communistes. En juin 1968, alors qu'il prépare le baccalauréat, il adhère brièvement au Parti communiste français (trois de ses grands-parents étant ou ayant été communistes et le dernier, social-démocrate)[2].

Divorcé et brièvement remarié, Emmanuel Todd a quatre enfants de trois femmes différentes, deux filles et deux garçons[réf. nécessaire]. Ses parents étant très liés à la famille Guetta, il se lie d'amitié dans sa jeunesse avec leur fils Bernard, au point qu'Olivier Todd les surnommait les « NSU », pour « nourrissons socialistes unifiés ». Avec les droits d'auteur de son livre Après l'empire (2002), il s'achète une maison en Bretagne[2], près du port de Doëlan[6].

Études[modifier | modifier le code]

Il poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris et à l’université Paris-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'histoire en 1972, puis est envoyé par Le Roy Ladurie, devenu son professeur d'histoire moderne, au prestigieux Trinity College de l’université de Cambridge pour étudier durant trois ans les structures familiales auprès de Peter Laslett[7][source insuffisante], qui sera son directeur de thèse. Fasciné par les mathématiques et les statistiques, il souhaite se spécialiser en histoire quantitative. Commençant par la démographie historique en plein essor à cette époque, il étudie les phénomènes de fécondité, mariage, mortalité, puis soutient une thèse de doctorat en anthropologie historique sur les communautés paysannes de l'Artois, de la Bretagne, de la Toscane et de la Suède[8]. La famille prise sous l'angle des systèmes familiaux devient alors le cœur de ses recherches[9]. Il entretient cependant des rapports exécrables avec son directeur de thèse Peter Laslett, le soupçonnant de lui voler ses idées[2].

Travaux et publications[modifier | modifier le code]

Todd travaille principalement sur les thèmes de la parenté et de la famille, selon la démarche de l'anthropologie historique. Sa démarche consiste à considérer que l'analyse des systèmes familiaux permettrait d'expliquer l'évolution, les structures et l'idéologie des sociétés humaines sur la longue durée. Il avance ainsi que l'anthropologie des systèmes familiaux et des modèles de parenté fournirait une des meilleures explications aux phénomènes sociaux de différents types : idéologie, hiérarchie sociale, modèle économique, choix politiques, des comportements électoraux et des religions.

Formé au début des années 1970 à la fois sous l'influence de l'école des Annales avec Emmanuel Le Roy Ladurie et de l'anthropologie britannique, il développe depuis une œuvre où l'analyse historique s'appuie sur la géographie et la statistique des populations. De l'école des Annales, il garde l'intérêt pour les phénomènes de longue durée et pour une approche interdisciplinaire combinant histoire et sciences sociales. De l'anthropologie britannique, il tire un intérêt pour la recherche anglo-saxonne et pour les pays anglophones, mais aussi un accent sur l'analyse empirique des données.

Ces travaux d'anthropologie se sont portés sur la France dans les années 1980, puis sur l'Europe dans les années 1990, puis sur les modèles familiaux dans le monde et sur l'histoire mondiale et de longue durée des femmes.

À ces recherches de fond, il associe aussi des essais portant sur le monde contemporain où il associe prise de position politique - de gauche, mais aussi "souverainiste" et anti-européennes - et des analyses sur le monde contemporain appuyés sur ces travaux anthropologique. Il revendique ainsi d'avoir "annoncé" la chute de l'URSS dans les années 1970 ainsi que le déclin des États-Unis dès le début des années 2000.

Les systèmes familiaux et de leur influence sur les sociétés[modifier | modifier le code]

Anthropologie et sociologie de la France[modifier | modifier le code]

Todd collabore dès 1980 avec le démographe Hervé Le Bras. Ils éditent en 1981 L'Invention de la France, un atlas qui déroute les sociologues[10][source insuffisante] en remodelant les représentations mentales de la France.

Systèmes familiaux et idéologies[modifier | modifier le code]

En 1979, Le Fou et le Prolétaire est une première tentative pour expliquer l'émergence des idéologies au XXe siècle, mais dans une approche purement psychologique. La problématique de la schizophrénie est au cœur de sa réflexion.

Dans une approche holiste, Emmanuel Todd estime que de nombreux phénomènes socio-politiques et économiques sont déterminés par des facteurs anthropologiques. Emmanuel Todd attribue une influence prépondérante aux systèmes familiaux des sociétés, qu'il étudie de façon détaillée dans ses premiers ouvrages (en cela, il s'est largement inspiré des approches inaugurées par Le Play un siècle plus tôt). Cette idée traverse toute son œuvre.

Il s'intéresse aussi à différents facteurs démographiques, mais sans leur attribuer la même importance que les approches anthropologiques relatives aux systèmes familiaux : indice de fécondité, taux de mortalité infantile, taux d'alphabétisation etc.

La théorie du lien entre les systèmes familiaux et la nature des superstructures idéologiques, mais aussi sociales et économiques est, selon Emmanuel Todd, un modèle d'une grande puissance prédictive. Elle permet ainsi de construire une interprétation cohérente de l'Histoire humaine selon lui.

Cette approche peut avoir des applications explicatives et prospectives. Elle s'écarte de la perception universaliste radicale des modèles libéraux ou marxistes réduisant l'Homme à un « Homo œconomicus » mû par l'intérêt individuel ou collectif. Au contraire, selon Todd, il existe des mouvements longs de l'Histoire qui ne dépendent pas de conjonctures ou de cycles économiques ou politiques. Cette théorie valorise donc tout particulièrement l'intérêt des sciences sociales et de la démographie pour les phénomènes anthropologiques structurels de long terme.

L'essentiel des travaux d'Emmanuel Todd porte sur l'hypothèse d'une détermination des idéologies, des systèmes politiques ou religieux par les systèmes familiaux. Ces travaux donnent lieu à la publication de trois ouvrages : La Troisième Planète en 1983, L'Enfance du monde en 1984, L'Invention de l'Europe en 1990, qui souligne la grande diversité de l'Europe au sein du continent pour en conclure à l'absence de véritable culture commune.

Selon l'historien Pierre Chaunu, enthousiaste dès 1983, c'est une « bombe » : « Avec une pareille œuvre, Emmanuel Todd va troubler pour longtemps le domaine des sciences humaines. Plus rien ne sera désormais identique »[11],[12]. Chaunu « salue une des rares pensées totalement cohérentes et vraiment fécondes de ce temps ».

De plus, Emmanuel Todd parvient à toucher un public non universitaire grâce aux maisons d'édition Le Seuil et Gallimard. Il est soutenu en particulier par Jean-Claude Guillebaud au Seuil.

Néanmoins, ces ouvrages furent dans l'ensemble mal accueillis par le monde universitaire qui leur reproche leur caractère réducteur à un unique facteur anthropologique[13],[14],[15]. Selon Emmanuel Todd, ses travaux ont été rejetés par les universitaires a priori, sans analyse suffisamment précise des données exposées[16]. Selon lui, des chercheurs qui avaient commencé à publier sur le sujet auraient été menacés: « J'ai passé ma vie dans le Moyen Âge », conclut-il dans une conférence.

Une histoire mondiale de l'humanité fondée sur l'anthropologie[modifier | modifier le code]

Dans Où en sommes-nous? une esquisse de l’histoire humaine, Emmanuel Todd propose une théorie générale de l'histoire de l'humanité fondée sur sa théorie des systèmes familiaux.[réf. nécessaire]

En , Todd publie Où en sont-elles ? Une esquisse de l'histoire des femmes en réaction au mouvement #MeToo[17]. Il y affirme que l'émancipation des femmes est achevée[18],[19] et conteste l'existence du patriarcat en Europe Occidentale[20].

Son ouvrage « passionnant et polémique » selon l'Express[20], « essentiel » selon Marianne[19], « audacieux » pour Le Point[17] renouvelle la vision du rapport entre les sexes pour Le Figaro[18]. A contrario, l'essai est considéré comme un « pavé pseudoscientifique » par L'Obs[21] et un « pamphlet masculiniste conservateur » par Télérama[22]. Sa méthode et ses analyses ont été sévèrement critiquées par l'anthropologue Maurice Godelier, qui dénonce des « affirmations [...] sans démonstration, révélant plus l’humeur et les préjugés de l'auteur que sa rigueur scientifique. »[23]

Décomposition de l'URSS[modifier | modifier le code]

Todd publie en 1976 La Chute finale, son premier livre. Todd y prédit « la décomposition de la sphère soviétique » au moyen d'une approche historique. Puisqu'il était impossible d'obtenir des données fiables provenant d'URSS, ou de visiter ce pays dans des conditions satisfaisantes, Todd voulait analyser ce pays avec des sources très limitées. Il cherchait pour cela à construire un modèle sur la base de quelques données statistiques, surtout démographiques, mortalité infantile, taux de suicide, etc[24]., de témoignages et de contes.

L'historien Marc Ferro considère rétrospectivement qu'il s'agit du « succès le plus mémorable de la clairvoyance dans l'analyse critique »[25][réf. à confirmer].

Qui est Charlie ?[modifier | modifier le code]

En mai 2015, Todd publie Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse, ouvrage consacré aux manifestations des 10 et 11 janvier 2015, qui réagissaient aux attentats commis quelques jours plus tôt.

Dans cet ouvrage, l'auteur entend démontrer à partir d'une cartographie des manifestations, « l'hégémonie du bloc MAZ » (c'est-à-dire des classes moyennes, des personnes âgées et des « catholiques zombies ») sur la politique française. Pour Todd, la France géographiquement périphérique, de tradition autoritaire et inégalitaire, a pris le dessus sur la France centrale, libérale et égalitaire, à travers sa conquête du Parti socialiste, ce qui rappelle les tensions de l'affaire Dreyfus et de Vichy entre une France égalitaire et une France inégalitaire[26]. Le livre est particulièrement controversé, et le Premier ministre Manuel Valls signe dans Le Monde une tribune dénonçant un ouvrage dont les thèses « participent d’un cynisme ambiant, d’un renoncement en règle, d’un abandon en rase campagne de la part d’intellectuels qui ne croient plus en la France »[27],[28]. Emmanuel Todd lui répond, comparant son optimisme à « celui du maréchal Pétain et de la Révolution nationale »[29]. Dans la même interview il affirme que « soit Manuel Valls n'a pas lu mon livre, soit il est vraiment bête »[30]. Manuel Valls réaffirme par la suite « avoir bien lu [son] livre »[30].

Le livre est critiqué du point de vue méthodologique. L'erreur écologique, dont il serait coutumier selon l'enseignant chercheur Thierry Joliveau, l'amènerait en effet à conclure à des corrélations individuelles « sur la seule base de corrélations à des niveaux géographiques supérieurs »[31]. Ainsi, selon les sociologues Vincent Tiberj et Nonna Mayer, « que les régions qui ont compté le plus grand nombre de manifestants soient d’anciens bastions du catholicisme ne permet pas de conclure que les catholiques ont été les plus nombreux à manifester[32] ». Cependant, cette affirmation d'Emmanuel Todd qui associerait les « catholiques » aux manifestations n'apparaît pas dans l'ouvrage. En effet, le groupe « catholique zombie » n'est pas constitué de « catholiques » et il est de surcroît associé au « bloc MAZ ». Les approximations de certaines critiques conduisent ainsi Anne Verjus, politiste, chercheuse au CNRS, membre du laboratoire Triangle à Lyon, à produire leur déconstruction méthodique dans une série de trois articles[33].

Pour Challenges, « camouflé derrière son statut "scientifique" de géographe-démographe-historien, il exprime sans fard ni détour le mépris et la honte que lui inspire la "France de Charlie" (...). Le mépris et la honte assénés sans guère d'argumentation »[34].

Selon l'écrivain Alain Mabanckou, Emmanuel Todd fait preuve dans ce livre d'une conception « à l'américaine », en promouvant l'idée que la satire ne doit pas s'exercer à l'encontre des plus faibles, en l'occurrence ici les musulmans[35]. Le livre génère un débat très important dans la presse et les médias et s'écoule à plus de 60 000 exemplaires au 5 juin 2015[36].

"La fracture sociale"[modifier | modifier le code]

En 1995, il écrit, pour la fondation Saint-Simon, une note intitulée Aux origines du malaise politique français[37]. Cette analyse le fait connaître des médias, qui lui attribuent alors par erreur la paternité de l'expression « fracture sociale ». Mais Todd n'a jamais utilisé cette expression, bien qu'il ait décrit dans son texte un concept assez proche. Cette expression provient en réalité d'un texte de Marcel Gauchet que Todd avoue n'avoir jamais lu[38], et que Jacques Chirac réutilisera lors de sa campagne présidentielle[4]. Il s'est toujours défendu d'être le père de cette formule[3],[39],[40].

Réception[modifier | modifier le code]

Réception positive[modifier | modifier le code]

Fernand Braudel écrit, en 1986, dans L'identité de la France, Espace et Histoire : « "La société industrielle, écrivent avec raison Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, en 1981, n'a pas anéanti la diversité française. C'est ce que démontre l'analyse cartographique [de Todd et Le Bras] de plusieurs centaines d'indicateurs, allant de la structure des familles au suicide, de la fréquence des naissances d'enfants naturels à celle du divorce, de l'âge moyen au mariage à l'incidence de l'alcoolisme"(...). »[réf. nécessaire].

Selon Pierre Chaunu en 1983 sur un plateau de télévision, la démarche intellectuelle de Todd s'apparente à celle des «sciences dures »[41].

Le démographe Alain Blum écrit à propos de L'origine des systèmes familiaux : "On sent la fragilité de certains développements, quoiqu'ils soient présentés avec conviction. (...). Emmanuel Todd a une ambition qui est devenue trop rare aujourd'hui. (...) Se plaindra-t-on qu'un chercheur qui a encore la passion de la connaissance mondiale, des grandes théories qui font réfléchir (...)?[42]"

Selon Raymond Debord : "Où en sont-elles est un ouvrage d’une portée considérable, qui fera date. Le livre de Todd risque de beaucoup agacer, risquant d’être perçu comme un rappel brutal à la raison par un milieu intellectuel « matricentré ». Sa publication a ainsi suscité quelques réactions aussi épidermiques que peu argumentées dans la presse (...)."[43].

Critique[modifier | modifier le code]

Hugues Lagrange écrit au sujet des explications des idéologies politiques par l'anthropologie historique : "Dans La troisième planète, une mégalomanie explicative tente de rapporter les faits complexes et mouvants révélés par l'histoire politique contemporaine aux formes les plus sédimentées de l'organisation domestique, courcircuitant souvent l'histoire, la sociologie et la psychologie sociale ; on est en présence d'un matérialisme moniste qui croit pouvoir fonder dans l'organisation domestique les tropismes d'autant plus irrévocables qu'ils sont inconscients. Toute anthropologie politique, et particulièrement celle des sociétés contemporaines, doit abandonner ce déterminisme unilinéaire[44]."

Où en sont-elles ? est considéré comme un « pavé pseudoscientifique » par L'Obs[21] et un « pamphlet masculiniste conservateur » par Télérama[22]. L'anthropologue Maurice Godelier se montre très critique[23] envers la méthode et les analyses déployées dans cet ouvrage, pointant du doigt des « affirmations [...] sans démonstration, révélant plus l’humeur et les préjugés de l'auteur que sa rigueur scientifique ». Bien que d'accord avec Todd à propos de l'imprécision scientifique du concept de patriarcat, il remet en cause sa compréhension de celui de genre : « Le concept de genre est analytiquement efficace et neutre idéologiquement. Il n’est pas un concept incertain. Il n’est pas un double puritain du mot sexe. Il n’est pas un concept idéologique porté par une petite bourgeoisie matridominante, et il permet de distinguer le social du biologique chez tout être humain, ce que nie l’auteur. » Godelier reproche au livre une vision simpliste, voire erronée, de certaines données ethnographiques (par exemple à propos de la paternité chez les peuples d'Océanie ou de la question des transgenres) puis conclut : « on n’est pas anthropologue quand on a fait des études d’anthropologie et qu’on en manipule les données à travers l’Atlas ethnographique de Murdock. Cela ne suffira jamais. »

Intervention dans le débat public[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Traité de Maastricht[modifier | modifier le code]

Todd prend une place importante dans le débat politique dans les années 1990 en s'opposant au Traité de Maastricht. Il gagne alors une notoriété publique importante.[réf. nécessaire]

Todd se déclare favorable au « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht. Dans le sillage des opposants, il rejoint en 1994 le club Phares et Balises de Jean-Claude Guillebaud et Régis Debray[45], puis brièvement la Fondation du 2-Mars (ex-"Fondation Marc-Bloch") en 1999, qu'il quitte sur un désaccord de principe[2].

Constitution européenne de 2005[modifier | modifier le code]

En 2005, Todd se déclare favorable à la constitution européenne[46]. Dans une interview au Monde[47], il revient sur son opposition à Maastricht, il explique qu’avec le recul, il valait mieux finalement avoir l’euro.

Euro[modifier | modifier le code]

En 2015, Emmanuel Todd est favorable à une sortie de la zone euro[48] et oppose Europe du Nord et Europe du Sud dans le contexte de la crise de la dette publique grecque[49].

Protectionnisme à l'échelle européenne[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, Emmanuel Todd ne milite plus en faveur de l'option protectionniste européenne, ne croyant plus en la possibilité de sauver l'euro qu'il considère comme irrémédiablement condamné, étant le facteur de divergences croissantes entre les pays de la zone euro. Il souligne que l'Europe serait devenue un système hiérarchique et autoritaire, sous domination allemande[48].

Élection présidentielle française de 2012, 2017 et 2022[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2012, Todd soutient dans une interview en la candidature de François Hollande[50].

Dans une interview avant le premier tour de l'élection présidentielle française de 2017, il indique réfléchir à s'abstenir de voter et déclare que dans l'hypothèse où il voterait, son suffrage irait à Jean-Luc Mélenchon ou Nicolas Dupont-Aignan[51]. En vue du second tour qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, il déclare qu'il s'abstiendra[52].

Concernant l'élection présidentielle de 2022, il déclare en qu'il votera pour Arnaud Montebourg si ce dernier se présente, au motif qu'il présente les problèmes « en termes économiques » et qu'il est « le moins islamophobe »[53].

Russie et conspirationnisme[modifier | modifier le code]

Emmanuel Todd est décrit par Le Monde et Challenges comme un « intellectuel français prorusse » ou plus précisément pro-Kremlin[54]. Ses positions, plus favorables à la politique de Vladimir Poutine qu'à celle de l'occident ou de l'Ukraine, sont également relevées par des chercheurs et spécialistes de la Russie[55],[56]. Au début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie de 2022, il reste un peu en retrait mais reprend une parole publique début 2023, en reprenant à son compte l'idéologie du Kremlin, selon Challenges[57].

Emmanuel Todd tient des propos conspirationnistes, notamment en 2012 à propos de la crise économique selon Conspiracy Watch. Il « accrédite une vision conspirationniste de la crise financière, présentée comme une étape d'un plan concerté visant à renverser la démocratie »[58]. Il relaie également la thèse d'« agents provocateurs » qui seraient utilisés par le pouvoir pour discréditer les mouvements sociaux[59],[60],[61],[62].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Chute finale : Essai sur la décomposition de la sphère soviétique, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Libertés 2000 », décembre 1976 (ISBN 2221103270). Réédition revue et augmentée en avril 1990, Paris, Éditions Robert Laffont (ISBN 978-2221068434) puis une nouvelle édition en juin 2004, Paris, Éditions Robert Laffont (ISBN 978-2221103272). Traduit en anglais, espagnol, portugais, néerlandais et en italien.
  • Le Fou et le Prolétaire, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Libertés 2000 », février 1979 (ISBN 978-2221002018). Réédition revue et augmentée en poche en 1980, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Pluriel » (ISBN 978-2253024392).
  • L'Invention de la France: Atlas anthropologique et politique, (en collaboration avec Hervé Le Bras), Paris, Éditions Hachette, coll. Pluriel, 1981 (ISBN 978-2253027911). Réédition en poche en janvier 1992, Paris, Éditions Hachette, coll. « Pluriel inédit » (ISBN 978-2010093548). Nouvelle édition revue et augmentée en février 2012, Paris, Gallimard, coll. « NRF Essais » (ISBN 978-2070136438).
  • La Troisième Planète : Structures familiales et systèmes idéologiques, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Empreintes », janvier 1983 (ISBN 978-2020063418). Traduit en en italien et en anglais.
  • L'Enfance du monde : Structures familiales et développement, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Empreintes », septembre 1984 (ISBN 978-2020069342). Traduit en anglais.
  • La Nouvelle France, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Histoire immédiate », avril 1988 (ISBN 978-2020100908). Nouvelle édition mise à jour en poche en avril 1990, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Politique » (ISBN 978-2020121088). traduit en anglais.
  • L'Invention de l'Europe, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Histoire immédiate », avril 1990 (ISBN 978-2020115728). Réédition en poche en octobre 1995, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », 704 pp. (ISBN 978-2757854167) avec une préface inédite. Traduit en japonais, espagnol et roumain.
  • Le Destin des immigrés : Assimilation et ségrégation dans les démocraties occidentales, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Histoire immédiate », octobre 1994 (ISBN 978-2020173049). Réédition en poche en avril 1997, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », (ISBN 978-2020314503). Traduit en allemand. Prix de l'Assemblée nationale 1995.
  • L'Illusion économique : Essai sur la stagnation des sociétés développées, Paris, Gallimard, janvier 1998 (ISBN 978-2070748853). Réédition en poche en août 1999, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel » (ISBN 978-2070410583). Traduit en allemand, italien et espagnol.
  • La Diversité du monde : Famille et modernité, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Histoire immédiate », mars 1999 (ISBN 978-2-02-019466-2). Réédition en poche sous le titre un peu modifié La Diversité du monde : Structures familiales et modernité, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », avril 2017 (ISBN 978-2-7578-6312-1).
  • Après l'empire : Essai sur la décomposition du système américain, Paris, Gallimard, septembre 2002 (ISBN 978-2070767106). Réédition en poche, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel » (ISBN 978-2070313006). Traduit en allemand, anglais, espagnol, italien, persan, polonais, suédois et turc.
  • Le Rendez-vous des civilisations, avec Youssef Courbage, Paris, Le Seuil, coll. « La République des idées », septembre 2007 (ISBN 978-2020925976). Traduit en anglais, allemand, espagnol, italien et polonais.
  • Après la démocratie, Paris, Gallimard, novembre 2008 (ISBN 978-2070786831) . Réédition en poche en octobre 2010, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel » (ISBN 978-2070341535). traduit en espagnol.
  • Allah n'y est pour rien !, Paris, Le Publieur, coll. arretsurimages.net, juin 2011. Retranscription d'une émission publiée sur le site d'Arrêt sur images le 4 mars 2011[63]. Traduit en allemand.
  • L'Origine des systèmes familiaux, Tome 1 : L'Eurasie, Paris, Gallimard, août 2011 (ISBN 9782070758425). Prix Paul-Michel Perret 2012 de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
  • L'Invention de la France : Atlas anthropologique et politique (en collaboration avec Hervé Le Bras). Nouvelle édition en 1981, Paris, Gallimard, coll. « NRF Essais », février 2012 (ISBN 978-2-07-013643-8).
  • Le Mystère français, (en collaboration avec Hervé Le Bras), Paris, Le Seuil, coll. « La République des idées », mars 2013 (ISBN 978-2021102161). Réédition en poche en octobre 2015, Paris, Points (Éditions du Seuil), coll. « Essais », (ISBN 978-2757855409).
  • Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse, Paris, Éditions du Seuil, mai 2015 (ISBN 978-2021279092). Réédition en poche, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », (ISBN 978-2757859575). traduit en anglais, allemand et néerlandais
  • Où en sommes-nous ? Une esquisse de l'histoire humaine, Paris, Le Seuil, coll. « Sciences humaines », août 2017 (ISBN 9782021319002). Réédition en poche, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », 624 pp (EAN 978-2757874110). Traduit en anglais, allemand, portugais et italien.
  • Les Luttes de classes en France au XXIe siècle avec Baptiste Touverey comme collaborateur, Paris, Seuil, coll. « Sciences humaines », janvier 2020 (ISBN 978-2021426823). Réédition en poche, Paris, Seuil, coll. « Points Essais », 480 pp. (ISBN 978-2757891124).
  • Éloge de l'empirisme - Dialogue sur l'épistémologie des sciences sociales, dialogue avec Marc Joly, Paris, CNRS, juin 2020 (ISBN 978-2271133410).
  • Où en sont-elles ? Une esquisse de l'histoire des femmes, Paris, Seuil, janvier 2022 (ISBN 9782021406474).

Articles[modifier | modifier le code]

  • Mobilité géographique et cycle de vie en Artois et en Toscane au XVIIIe siècle, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 30e année, no 4, 1975, p. 726–744[64].
  • La vie intellectuelle française, du Néant à l'Être, Le Débat, vol. 4, no. 4, 1980, p. 84-88[65].
  • Une hypothèse sur l'origine du système familial communautaire, avec Laurent Sagart, Diogène, octobre-décembre 1992 (no 160), p. 145-175 (ISBN 2070726789).
  • Malaise français, malaise ouvrier ? Sur le malaise français, Le Débat dans le dossier « Drame ou psychodrame ? Sur le malaise français », mai-août 1992/3 (no 70), p. 194-198 (ISBN 2070726789).
  • Aux origines du malaise politique français. Les classes sociales et leur représentation, Le Débat dans le dossier « La France de Mitterrand, la France après Mitterrand », janvier-février 1995/1 (no 83) (ISBN 2070740641).
  • Impérialisme ou isolement ?, Le Débat dans le dossier « Droit romain, common law : quel droit mondial ? », mai-août 2001/3 (no 115), p. 69-71 (ISBN 2070761746).
  • Les États-Unis, l'Europe et le capitalisme, Le Débat, vol. 123, no. 1, 2003, p. 66-69[66].
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  • La guerre économique contre la guerre tout court, Le Débat dans le dossier « Où mène la crise ? », novembre-décembre 2010/5 (no 162), p. 189-191 (ISBN 978-2-07-013199-0).
  • Mettre l’égalité au centre, Revue du Crieur, vol. 11, no. 3, 2018, p. 48-51[68].

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • André Burguière, « Les historiens de la France saisis par l'anthropologie », Ethnologie française, vol. 37,‎ 2007/hors série, p. 99-102 (lire en ligne)
  • Lagrange Hugues, Roche Sebastian. Types familiaux et géographie politique en France. In: Revue française de science politique, 38ᵉ année, no 6, 1988. p. 941-964.
  • Raymond Debord, « Emmanuel Todd, Où en sont-elles ? Une esquisse de l’histoire des femmes », Recherches familiales n° 20, nᵒ 1,‎ , p. 255-257 (lire en ligne)
  • Jacques Demorgon, « Emmanuel Todd. Familles et sociétés. Toute l'histoire », Synergies Pays Germanophones, no 12,‎ , p. 5-92 (lire en ligne)
  • Favier, Yann, « L’origine des systèmes familiaux. Tome 1 : L’Eurasie », Recherches familiales 10, nᵒ 1,‎ , p. 193 (lire en ligne)
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  • Jean-Luc Gréau, « Les contradictions de l’empire », Le Débat 123, nᵒ 1,‎ , p. 32 (deba.123.0032)
  • Jean-Luc Gréau, « L’économie n’’est pas une illusion », Le Débat 101, nᵒ 4,‎ , p. 109 (lire en ligne)
  • Jean Heffer, « La troisième invention », Le Débat 123, nᵒ 1,‎ , p. 48 (deba.123.0048)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]