Côtes-d'auvergne
| Côtes-d'auvergne | |
Vignoble de côtes-d'auvergne Boudes. | |
| Appellation(s) principale(s) | comprend cinq DGC : madargue, châteaugay, chanturgue, corent et boudes |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 1951 (VDQS) et 2011 (AOC) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de la vallée de la Loire |
| Sous-région(s) | Auvergne (Limagne) |
| Localisation | Puy-de-Dôme |
| Climat | océanique dégradé sous influence montagnarde |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 957 heures (à Aulnat) |
| Sol | sablo-siliceux, argilo-calcaires ou basaltiques |
| Superficie totale | 460 hectares |
| Superficie plantée | 250 ha (moy. 2022-2024)[1] |
| Nombre de domaines viticoles | 1 816 exploitations |
| Cépages dominants | gamay N[note 1], pinot noir N et chardonnay B |
| Vins produits | 68 % rouges, 17 % rosés et 15 % blancs |
| Production | 7 750 hectolitres (moy. 2022-2024)[1] |
| Pieds à l'hectare | minimum de 4 400 ceps/ha[2] |
| Rendement moyen à l'hectare | 39 hl/ha en rouge, 29 en blanc et 41 en rosé (en 2023)[1] |
| Site web | cotesdauvergne.com |
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Un côtes-d'auvergne[note 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit en rouge, rosé et blanc dans le département du Puy-de-Dôme. Le vignoble est rattaché au vignoble de la vallée de la Loire, avec une aire de production de Riom au nord à Issoire au sud, en passant par Clermont-Ferrand, entre la chaîne des Puys et la rivière Allier. Le nom de l'appellation peut être complété par celui d'une des cinq dénominations géographiques : côtes-d'auvergne Madargue, côtes-d'auvergne Châteaugay, côtes-d'auvergne Chanturgue, côtes-d'auvergne Corent et côtes-d'auvergne Boudes, sous réserve du respect des normes plus strictes du cahier des charges[2].
L'AOC été reconnue par décret le [3]. La superficie de production est de 250 hectares (moyenne 2022-2024[1]) avec comme cépage unique le chardonnay pour le vins blancs, et le gamay et le pinot noir pour les vins rouges et les rosés. La production de rouge représente approximativement 65 % de la production (moyenne 2022-2024), le blanc et le rosé se partageant le reste à parts égales[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines
[modifier | modifier le code]Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, atteste dans ses écrits que les vignobles prospéraient dans cette région du Massif central, dès le Ve siècle[4].
La région est marquée par un long passé viticole, sans doute dès le IIe siècle. Les premières traces écrites du vignoble datent du IXe siècle, grâce aux cartulaires de l'abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Sauxillanges et du chapitre de Brioude. « Les moines y témoignent de l'existence de nombreuses vignes, notamment à Chalus et Pouilloux (aujourd’hui dans la commune de Saint-Hérent) ». Vigne et religion se mêlent aussi dans les symboles. « À Corent, la croix de Saint-Verny est la seule de la région où le patron des vignerons s'affiche, dans une petite cavité taillée dans la roche, tandis que la croix elle-même se pare de grappes de raisin. De religion il est aussi question si l'on considère de plus près l'histoire de Corent, son oppidum et sa cave à vin publique[5]. ».
Ils se développèrent tout au long du Moyen Âge, et la superficie plantée en vigne atteignit 21 000 hectares à la fin du XVIIIe siècle, puis 34 000 ha après la Révolution française[4].
Période moderne
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Le Puy-de-Dôme cultivait 27 ou 28 000 ha de vignes (pour une production de 600 à 800 000 hl par an) durant le XIXe siècle, lorsque le phylloxéra impacta sérieusement les vignobles du Midi qui répondaient à la consommation nationale pour une bonne part. Les départements situés plus au nord bénéficièrent alors d'un surcroît de demande. C'est pourquoi, dans le Puy-de-Dôme, le vignoble s'accrut notablement après 1880 jusqu'à dépasser les 40 000 ha en 1892[6].

Mais à cette date, le phylloxéra atteignait déjà le département, alors même que les régions du Midi commençaient à s'en remettre. Production et vignoble plongèrent alors, progressivement mais irrémédiablement[7]. Vers 2000, il restait à peine 1 000 ha et la surface a encore diminué depuis. Cependant, en 2015, une centaine de producteurs commercialisent environ 10 000 hl/an, structurés par une appellation[8].
Période contemporaine
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Le côtes-d'auvergne est classé « vin délimité de qualité supérieure » (VDQS) par l'arrêté du [9]. Ce vignoble ancien, dont le renouveau est incontestable, a particulièrement progressé depuis 1990. Les millésimes 2003 et 2005 sont remarquables.
Il a obtenu le un avis favorable du Comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées et des eaux-de-vie de l’INAO pour le passage en appellation d'origine contrôlée (AOC)[10]. Il obtient la protection sous AOC par le décret du [3]. Le cahier des charges de l'appellation a été ensuite modifié en [11], en [12], en [13] et en [2].
- Cuvée La Légendaire, millésime 2010
Étymologie
[modifier | modifier le code]Madargue :
Chanturgue : dérivé du gaulois Canto + benno. La majorité des historiens, linguistes et philologues penchent pour des sens comme "pic de hauteur" (tautologie) ou "pic brillant", seul Xavier Delamarre traduit cette composition par l'hypothétique interprétation « les cent têtes »[14]. Cependant, toutes ces interprétations ne peuvent qu'être appliquées à Chantoin (*Cantobennu, Cantobennum) et non pas spécifiquement à Chanturgue (Cantobennici montes[15]); puisqu'elles ne tiennent pas compte de l'apport, après la conquête romaine, du suffixe adjectival latin -icus (relatif à) prouvant que l’étymologie prêtée à Chanturgue trouve son origine dans celle d'un autre lieu proche : Chantoin. le radical canto en guise de suffixe peut - selon le contexte et les compositions - correspondre à hauteur, avec, ensemble, cercle, rocher (à noter l’existence de la racine celtique *kant- = pierre/Rocher ou encore à cent. Les premières mentions de ce puy se trouvent chez Grégoire de Tours qu'il nomme Cantabennensi et Cantobennici montes dans son Histoire des Francs. Ces trois premières mentions amènent à l'assurance d'une étymologie basée sur les radicaux canto et benno. Il est indéniable que l'étude toponymique de Chanturgue est complexe et à confronter à Chantoin qui se situe en aval et était nommé Cantobennum, par glissement - depuis les termes anciens désignant Chanturgue - ainsi qu'à l'abbaye de Chantoen dont le chanoine Audigier situait, sans assurance, les ruines sur le Puy de Chanturgue. Appellations de Chanturgue au cours des siècles : 1017-1021 : in monte Cantoergo, Cantoenrgo; dans une charte de 1065, Chanturgue est nommé Monte Cantoennico[16] où Pierre, fils de Dagobert et Laujarda, donne à Florence, fille d'Arbertus et Wuillate, pour constituer son douaire, dix sétariées de terres et de vigne, situées dans le pagus de Clermont, à Monte Cantoennico, à Monte Judeco (Montjuzet), à Cuciaco (abbaye de Cusset), à Terrallio (peut-être le Terrail aujourd'hui en centre-ville) et autres lieux. XIIIe siècle : Chantoergue, el som del poih de Chantoergue, lo ceirh del poi de Chantoergues, Chantorgue; 1443 : Chemptourgue; 1467 Champtorgue[17]. Chanturgue et son vin jouent un rôle dans un récit fantastique de George Sand, « L'Orgue du titan », paru dans les Contes d'une grand-mère en 1876.
L'Abbé Delarbre avançait une hypothèse quant à l'étymologie des lieux :
On y célébrait des bacchanales et des orgies, d'où dérive la dénomination de Champturgues, campus orgius[18].
Châteaugay : de l'occitan (nord-occitan) chastèl + adjectif "gai" (gaillard)[19]. Ce nom fut donné par Pierre de Giac au château[20] - et par éponymie au village et terres dépendantes - qu'il fit construire à la fin XIVe s. en lieu et place du château de Vigosche[21]. Anciennes formes : Vigoche (1266, 1379, 1397), Vigocha (1378) puis Chastel-Gay et Châtelgay[22].
Corent :
Boudes : Buciacensis au XVe siècle, Bosdes en 1373, Bousde en 1510[23],[24].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire d'appellation
[modifier | modifier le code]Le vignoble s'étend sur 61 communes du Puy-de-Dôme s'étendant d'Issoire à Clermont-Ferrand :
- sur l'arrondissement de Clermont-Ferrand : Aubière, Authezat, Beaumont, Billom, Blanzat, Cébazat, Chanonat, Chas, Chauriat, Clermont-Ferrand, Corent, Cournon-d'Auvergne, Égliseneuve-près-Billom, Le Crest, Glaine-Montaigut, Laps, Lempdes, Les Martres-de-Veyre, Mur-sur-Allier, Mirefleurs, Orcet, Pérignat-lès-Sarliève, Pignols, Plauzat, Reignat, La Roche-Blanche, La Roche-Noire, Romagnat, Saint-Amant-Tallende, Saint-Bonnet-lès-Allier, Saint-Georges-sur-Allier, Saint-Julien-de-Coppel, Saint-Maurice, Saint-Sandoux, La Sauvetat, Sayat, Tallende, Vassel, Vertaizon, Veyre-Monton et Vic-le-Comte ;
- sur l'arrondissement de Riom : Beauregard-Vendon, Châteaugay, Châtel-Guyon, Gimeaux, Malauzat, Ménétrol, Prompsat, Riom, Volvic et Yssac-la-Tourette ;
- sur l'arrondissement d'Issoire : Aulhat-Flat, Boudes, Chadeleuf, Chalus, Montpeyroux, Neschers, Orbeil, Saint-Hérent, Sauvagnat-Sainte-Marthe et Saint-Yvoine[2].
Dénominations géographiques complémentaires
[modifier | modifier le code]L'appellation côtes-d'auvergne reconnaît cinq dénominations géographiques complémentaires :
- côtes-d'auvergne-boudes (vins rouges) : sur les communes de Boudes, Chalus et Saint-Hérent ;
- côtes-d'auvergne-chanturgue (vins rouges) : sur les communes de Cébazat (au sud de la commune) et Clermont-Ferrand ;
- côtes-d'auvergne-châteaugay (vins rouges) : sur les communes de Cébazat (au nord de la commune) Châteaugay et Ménétrol ;
- côtes-d'auvergne-corent (vins rosés) : sur les communes de Corent, Les Martres-de-Veyre, La Sauvetat et Veyre-Monton ;
- côtes-d'auvergne-madargue (vins rouges) : sur le commune de Riom.
L'utilisation de ces dénominations géographiques complémentaires, outre l'appertenance parcellaire, exige le respect de normes du cahier des charges plus exigeantes que celles de l'appellation générique pour le rendement, la charge de production à l'hectare, la teneur en sucre et le degré d'alcool[2].
Géologie et orographie
[modifier | modifier le code]La vigne est cultivée sur des coteaux argilo-calcaires recouverts d'éboulis volcaniques, particulièrement présents dans la région de Riom. Sols de nature variée : sablo-siliceux, argilo-calcaires, basaltiques[25]

Climatologie
[modifier | modifier le code]Située à l'est de la chaîne des Puys, le vignoble est caractérisé par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L’été chaud est marqué par des orages tandis que l’hiver est plutôt froid et sec. La ville se situe en zone de rusticité végétale 8a. La ville dispose d'un parc méditerranéen à Montjuzet où se côtoient palmiers de Chine et cyprès de Provence. Il est ensoleillé toute l'année – plus de 2 000 heures annuelles. Le nombre de jours enneigés par année est de 22. La pluviométrie est l’une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an[26] ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L’ensoleillement est de 2 019 heures par an en 2010, ensoleillement en constante progression depuis une dizaine d'années[27].
La station météorologique d'Aulnat (sur l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne, à 331 mètres d'altitude : 45° 47′ 12″ N, 3° 08′ 57″ E)[28] est représentative de l'aire d'appellation :
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 8 | 9,5 | 13,7 | 16,6 | 20,5 | 24,2 | 26,8 | 26,8 | 22,5 | 17,8 | 12 | 8,6 | 17,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,3 | 5,1 | 8,3 | 10,9 | 14,8 | 18,4 | 20,6 | 20,6 | 16,7 | 13 | 7,9 | 5 | 12,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 0,6 | 0,6 | 3 | 5,3 | 9,1 | 12,6 | 14,5 | 14,4 | 10,9 | 8,3 | 3,9 | 1,4 | 7,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 13,5 | 12,7 | 7,3 | 2,8 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,1 | 0,9 | 2,8 | 12,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 26,6 | 18,7 | 26,1 | 51,1 | 66,5 | 67,5 | 63,3 | 62 | 57,5 | 48,8 | 46,2 | 29,1 | 563,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec neige | 4,3 | 4,8 | 2,2 | 0,6 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,6 | 4 | 17,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 84,6 | 109,6 | 165,4 | 179,1 | 199,7 | 225,2 | 255,6 | 243,2 | 191,4 | 136 | 90,3 | 77,7 | 1 957,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Température la plus haute : 40,7 °C le
- Année la plus chaude : 2003
- Année la plus ensoleillée : 1949 (2 383 h)
- Année la moins ensoleillée : 1965 (1 564 h)
Température la plus basse : −29 °C le
- Année la plus froide : 1956
- Année la plus sèche : 1991 (353 mm ou l/m²)
- Année la plus pluvieuse : 1927 (831 mm ou l/m² ; données fournies par Météo-France).

Encépagement
[modifier | modifier le code]Les cépages des vins rouges et rosés sont le gamay noir à jus blanc N[note 1] comme cépage principal (au moins 50 % de l'encépagement) et le pinot noir N. Pour les blancs, un seul cépage est admis : le chardonnay B.
Rendements
[modifier | modifier le code]Le rendement visé par le cahier des charges est de 55 hectolitres par hectare, le rendement butoir étant de 66 hl/ha pour l'appellation générique ; ces valeurs étant de 52 hl/ha et 58 hl/ha respectivement pour les dénominations géographiques complémentaires[2].
Vins
[modifier | modifier le code]Volumes
[modifier | modifier le code]Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes[1], sont :
| côtes d'auvergne (hors dénomination géographique complémentaire) | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | rouge | blanc | rosé | ||||||
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 94 | 3 882 | 42 | 40 | 1 508 | 38 | 32 | 1 253 | 39 |
| 2023 | 94 | 3 700 | 39 | 40 | 1 144 | 29 | 21 | 861 | 41 |
| 2024 | 109 | 2 774 | 26 | 47 | 1 148 | 25 | 20 | 673 | 34 |
Les volumes de production des dénominations géographiques complémentaires sont[1] :
| Dénomination | 2022 | 2023 | 2024 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | superficie (ha) | production (hl) | superficie (ha) | production (hl) | |
| boudes | 27 | 575 | 27 | 581 | 26 | 482 |
| chanturgue | 2 | 87 | 2 | 73 | 2 | 67 |
| châteaugay | 31 | 1 115 | 32 | 744 | 34 | 758 |
| corent | 15 | 514 | 14 | 438 | 15 | 377 |
| madargue | 2 | 94 | 4 | 120 | 4 | 159 |
Titres alcoométriques volumiques
[modifier | modifier le code]Les titres alcoométriques volumiques (anciennement appelés degré du vin) minimal et maximal que doivent respecter les exploitants de cette appellation pour que leurs vins soient commercialisables sont les suivants[2] :
| AOC | Titre alcoométrique volumique | |
|---|---|---|
| minimal | maximal | |
| appellation générique | 10,5 % vol. | 12,5 % vol. |
| dénomination géographique complémentaire | 11 % vol. | 12,5 % vol. |
Type de vins et gastronomie
[modifier | modifier le code]Les vins blancs sont issus du chardonnay B. Leur degré naturel peut atteindre 13 ou 14°. Certains, élevés sous bois, sont des vins de garde.
Les rosés sont issus majoritairement du gamay N et éventuellement d'un assemblage avec le pinot noir N. Très fruités, plutôt secs, ils sont consommés frais et jeunes. Le plus connu est le rosé de Corent.
Les vins rouges sont également issus du gamay N et éventuellement d'un assemblage avec le pinot noir N. Selon l'assemblage, la vinification et l'élevage, les rouges peuvent être fruités, ronds et gouleyants, ou beaucoup plus complexes et structurés.
Coq au vin
[modifier | modifier le code]Une tradition fait remonter ce mets à la conquête de la Gaule par Jules César. Le chef d'une tribu arverne pour narguer le Romain, qui l'assiégeait, lui fit envoyer un coq, symbole de la vaillance des Gaulois. César lui rendit sa politesse en l'invitant à une cena où il lui fit servir son coq cuit au vin[30].
Économie
[modifier | modifier le code]Structure des exploitations
[modifier | modifier le code]Le Puy-de-Dôme ne compte plus qu'environ 1 000 hectares de vignes (au total 1 816 déclarations de récolte tout de même en 2005), dont 460 ha cultivés par des professionnels — 410 ha en AOC côtes-d'auvergne et 50 ha en IGP Puy-de-Dôme —, et le reste en culture familiale.
Confrérie
[modifier | modifier le code]Créée en mai 1948, la Confrérie des Compagnons du Bousset d'Auvergne[31] a pour but de défendre et promouvoir le vignoble des côtes-d'auvergne. Placée sous le patronage de saint Verny, elle a son siège dans le caveau de la rue des Trois-Raisins, à Clermont-Ferrand ; le chapitre d'intronisation de ses nouveaux membres a lieu autour du , date traditionnelle de la fête de saint Verny en Auvergne[32]. Parmi les personnalités qui ont fait partie de cette confrérie, on peut citer Aimé Coulaudon.
Créée en 1998, La confrérie de la légendaire[33] a pour but de promouvoir le vignoble auvergnat, une manifestation a lieu tous les ans, le lundi avant Pâques. Parmi ces membres, elle compte Nelson Montfort, Raymond Poulidor, Philippe Faure-Brac, Francis Lalanne, etc.[réf. nécessaire] Cet évènement est organisé par la Maison Desprat.
Commercialisation
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À partir du XIXe siècle, grâce au développement de l’industrie, nombre d'Auvergnats quittèrent en masse le Massif central et s'installèrent à Paris. Ils y rejoignirent des "pays" installés depuis le siècle dernier et qui s'étaient fait une spécialité de porteurs d'eau à l'étage. « Mais à la suite des travaux du baron Haussmann les eaux de la Vanne et de la Dhuys arrivent dans tout Paris et desservent les étages ». Par contre, les Auvergnats porteurs d’eau vont créer le marché de l'eau chaude pour les bains des bourgeois. Puis la profession de porteur d’eau froide ou chaude périclita à son tour, et les Auvergnats se reconvertirent dans le charbon[34].
Ce sont ces marchands de charbon qui furent affublés du nom de « bougnats » (sans doute l’abréviation de charbougnat, charbonnier). À la différence du porteur d’eau, le charbonnier avait une petite boutique. Cette boutique et son comptoir permirent aux premiers bougnats de vendre sur place du vin d'Auvergne arrivé par le rail comme leur charbon. Cette nouvelle activité impose les Auvergnats comme maîtres de ce double marché et « le jeune émigrant trouvera désormais à Paris des compatriotes et souvent des parents qui lui procureront vivres, couvert, et surtout renseignements et travail[34]. ».
Aujourd'hui, la commercialisation, sur le marché intérieur, se fait surtout à partir des «cafés-hôtels-restaurants», cavistes, grande distribution, salons pour les particuliers et les professionnels. À l'exportation, les plus importants marchés se trouvent en Europe.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
Références
[modifier | modifier le code]- « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
- « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes d'Auvergne » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- Décret no 2011-1379 du 25 octobre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côtes d'Auvergne », publié au JORF no 0251 du .
- Cahier des charges du vin de pays du Puy-de-Dôme
- ↑ Fédération viticole du Puy-de-Dôme
- ↑ Louis Levadoux, La Vigne et sa culture, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 125 p., 1961.
- ↑ Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons, Fayard, 1988 (les tableaux statistiques sont à la fin de l'ouvrage).
- ↑ Robert Chapuis, La Renaissance d'anciens vignobles français disparus, L'Harmattan, 2016, p. 168-170.
- ↑ « Arrêté du 17 mai 1951 relatif aux conditions d'attribution du label Vins délimités de qualité supérieure aux vins bénéficiaires de l'appellation d'origine « Côtes d'Auvergne » », publié au JORF du p. 5536.
- ↑ La Montagne, 17 novembre 2010.
- ↑ « Décret n° 2013-1077 du 28 novembre 2013 modifiant le décret n° 2011-1379 du 25 octobre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côtes d'Auvergne » », publié au JORF no 0278 du .
- ↑ « Arrêté du 21 février 2018 modifiant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes d'Auvergne » », publié au JORF no 0048 du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes d'Auvergne » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
- ↑ Grégoire de Tours, Histoire des Francs, T. II, p. 21
- ↑ AD Puy-de-Dôme, 3 G arm. 18 sac A no 32
- ↑ Fournier, Pierre-François, « Clermont-Ferrand au Ve siècle : Recherches sur la topographie de la ville. », Bibliothèque de l'École des chartes, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 128, no 2, , p. 273–344 (DOI 10.3406/bec.1970.449866, lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Abbé Antoine DELARBRE, Notice sur l'Ancien Royaume des Auvergnats et sur la ville de Clermont, Clermont-Ferrand, Landriot,
- ↑ Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie nord-occitane, Éditions Sud Ouest, Collection Sud Ouest Université, Bordeaux, 2003.
- ↑ E. Nègre in Toponymie Générale de la France, Tome III
- ↑ « lesfortsvillageois.fr/decouver… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ A. Tardieu in Grand Dictionnaire Historique du Département du Puy-de-Dôme, p. 119
- ↑ Grand dictionnaire historique du ¨Puy-de-Dôme d'A. Tardieu
- ↑ Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes d'E. Negre
- ↑ Guide Vert Solar : Vins de France. (Page no 92 sur Côtes d'auvergne)
- ↑ Moyenne 1961-1990. Source : Mémorial de la météorologie nationale, Quid 2007, p. 984.
- ↑ Moyenne 1991-2000 - Source : Météo France
- ↑ « 63113001 – CLERMONT-FD – AULNAT » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche 63113001 Clermont-Ferrand » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ Historique du coq au vin
- ↑ Le bousset est un tonnelet portable.
- ↑ Site de la ville de Clermont-Ferrand.
- ↑ La Voix du Cantal, « La Légendaire s'apprête à fêter ses 18 ans », sur La Voix du Cantal (consulté le ).
- Le vin d'Auvergne et le bougnat de Paris
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Œnotourisme au pays des côtes d'Auvergne, Paris, Nouvelles éditions de l'Université, , 128 p. (ISBN 978-2-305-06923-4)
- Entre les vignes, t. 2 : avec les vignerons nature d'Auvergne, Paris, Editions Reverse, (ISBN 9782955798829)
- Georges Dubouchet, Le vin, la vigne, les vignerons dans le massif central..., t. 1 : Le vin, la vigne et les vignerons dans l'Histoire, les usages et les traditions populaires, , 263 p. (ISBN 978-2-9537044-2-6)
- Robert Chapuis et Patrick Mille, La renaissance d'anciens vignobles français disparus, Paris, l'Harmattan, , 281 p. (ISBN 978-2-343-09729-9)
- Charles Frankel, Vins de feu : à la découverte des terroirs des volcans célèbres, Paris, Dunod, , 239 p. (ISBN 978-2-10-059935-6)
- Le vignoble des côtes d'Auvergne : une nouvelle AOC, Aurillac, Quelque part sur terre éditions, , 112 p. (ISBN 978-2-918581-07-9)
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Lien externe
[modifier | modifier le code]- « Présentation de l'aire d'étude de l'inventaire du patrimoine viticole de Clermont-Auvergne-Métropole »