Néris-les-Bains

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Néris-les-Bains
Néris-les-Bains
Les thermes.
Blason de Néris-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Montluçon
Canton Montluçon-3
Intercommunalité Commentry Montmarault Néris Communauté
Maire
Mandat
Alain Chapy
2014-2020
Code postal 03310
Code commune 03195
Démographie
Gentilé Nérisiens
Population
municipale
2 603 hab. (2016 en diminution de 0,95 % par rapport à 2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 19″ nord, 2° 39′ 44″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 441 m
Superficie 33,13 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-neris-les-bains.fr

Néris-les-Bains est une commune française située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à huit kilomètres au sud-est de Montluçon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

À 352 mètres d'altitude, le bourg se situe sur les premiers contreforts du Massif central et plus particulièrement du plateau des Combrailles (ou Combraille).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Néris-les-Bains se situe sur la route départementale 2144, qui relie Clermont-Ferrand à Bourges par Montluçon et qui reprend le tracé de l'ancienne voie romaine.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le parcours de la ligne Montluçon - Gouttières. La gare de Chamblet était appelée gare de Chamblet - Néris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Néris vient du nom du dieu gaulois Nérios[1], divinité personnifiant la source thermale (latinisé en Nérius).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'époque gauloise : Neriomagos[modifier | modifier le code]

À cette époque, Néris s'appelle Neriomagos (nom qui vient du nom du dieu Nerios, divinité personnifiant la source thermale). C'est alors une bourgade au commerce florissant, au carrefour de deux axes de passage.

La colonisation romaine : Aquae Nerii[modifier | modifier le code]

Nerios est latinisé en Nerius, Neriomagos devient Aquae Nerii (les eaux de Nérius). Les eaux sont utilisées à dessein thérapeutique et deux établissements thermaux luxueux sont créés. De nombreux monuments sont construits : temples, thermes, villas... La 8e légion Augusta y est stationnée vers la fin du Ier siècle et un théâtre-amphithéâtre est construit pour offrir aux soldats et aux habitants jeux du cirque et représentations théâtrales. Il reste de nombreux vestiges de cet âge d'or : villa de Cheberne, camp romain des Chaudes.

Invasions germaniques et époque mérovingienne[modifier | modifier le code]

Vers 275 après Jésus-Christ, les invasions germaniques détruisent une partie de la ville et la population s'enfuit, laissant des trésors monétaires non récupérés. Au IVe siècle, les thermes et les habitations sont en partie réaménagés et occupés à nouveau.

Une seconde vague d'invasions détruit à nouveau la ville, dont les ruines sont utilisées comme carrière de pierres par la population mérovingienne. Des blocs de pierre appartenant aux bâtiments publics sont ainsi utilisés pour les sarcophages maintenant exposés sous la pyramide de la place de l'Église.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Patrocle évangélise Néris au VIe siècle et y construit une église et un couvent. L'église romane actuelle date du XIe siècle ou XIIe siècle. Elle est construite au même endroit que la basilique primitive du VIe siècle, elle-même érigée sur les ruines d'un monument romain.

Le roi carolingien Pépin Ier d’Aquitaine, le petit-fils de Charlemagne, séjourne à Néris en 835 et 838.

Sous le règne du seigneur Archambaud III de Bourbon dit le Jeune (ou du Montet), Néris est incorporée à la seigneurie de Bourbon (qui deviendra le Bourbonnais) dans la première moitié du XIe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La renommée des thermes de Néris grandit. Rabelais les évoque dans Pantagruel (ce qui vaut au collège de Néris le nom de collège François-Rabelais), et Nicolas de Nicolay, géographe du roi Charles IX de France, cite les « Baings de Nérys » en 1569.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le nouvel âge d'or de Néris commence quand la dauphine, duchesse d'Angoulême, pose la première pierre du nouvel établissement thermal. Les hôtels, le casino (inauguré en 1898[2]) et le théâtre sont construits. Parmi les curistes célèbres, on trouve Chateaubriand[3], Musset, Lamartine, l'impératrice Eugénie

À cette époque, l'on commence aussi des fouilles archéologiques qui permettent de découvrir l'infrastructure de l'Aquae Nerii romaine.

La vie mondaine bat son plein, des fêtes grandioses sont organisées.

Néris devient « ville-hôpital » lors de la Première Guerre mondiale ; on y soigne les blessés de guerre.

À la fin de la guerre, les thermes sont à nouveau florissants.

En 1930, la ligne de chemin de fer de Montluçon à Gouttières via Néris entre en service, avec la construction de la gare de Néris-les-Bains, aux pierres de grès rose et au toit multicolore, œuvre de Louis Brachet[4]. La bourgeoisie et les milieux politiques fréquentent les thermes : la famille Poincaré, Léon Blum

La Seconde Guerre mondiale ainsi que les avancées sociales qui l'ont précédée (sécurité sociale et congés payés) donnent à la ville un nouveau visage et une nouvelle clientèle.

Les thermes se sont modernisés et la ville s'est dotée d'un golf, d'un musée archéologique et d'une piscine. Elle s'ouvre de plus en plus au tourisme de santé et met en valeur son patrimoine.

Le succès du casino et des thermes de Néris lui permettent d'investir : création d'une salle socio-culturelle près de la gare, d'un gymnase…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1873 Paul Rambourg   Maître de forges,
député de l'Allier (1857-1863)
1873 1881 Michel Boissier   Notaire,
sénateur de l'Allier (1903-1912)
1881 1907      
1907 1931 Ernest Décloux   Député de l'Allier (1919-1924)
1931 1945      
1945 1959 Henri Limoges    
1959 1971 Jean Desriot    
1971 1977 Maxime Chatron    
1977 1995 Henri Yermia PS  
1995 2014 Jean-Claude De Pin UMP  
2014 En cours
(au 27 septembre 2014)
Alain Chapy[6] DVD Retraité cadre de banque

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Néris-les-Bains est jumelée avec la ville de Wadersloh, en Allemagne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés Nérisiens[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 2 603 habitants[Note 1], en diminution de 0,95 % par rapport à 2011 (Allier : -0,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1321 1521 0711 0971 3921 3791 4321 7601 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9332 0002 1802 0802 1902 3832 8032 5882 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8213 0673 0753 0703 2763 3773 4444 3444 595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 9972 9172 8362 9242 8312 7082 7262 7282 588
2016 - - - - - - - -
2 603--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La principale ressource économique de la commune est le tourisme grâce au thermalisme. Les thermes de Néris-les-Bains exploitent depuis 1 400 ans l'eau issue de terres volcaniques[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges où on voit un vestige de mur romain du Haut-Empire (basilique ?) dans le mur gouttereau nord et en façade.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le musée de la civilisation gallo-romaine a été ouvert en 1995 et installé dans la Maison du patrimoine, maison du XVe siècle située derrière l'église. Ce musée expose les objets antiques découverts sur le site : fragments d'architecture, inscriptions latines, statuettes, céramique gallo-romaine, verrerie, bronzes, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Outre les maires cités ci-dessus, plusieurs personnalités sont nées ou mortes dans la commune, ou y ont résidé :

  • Maurice Prou (1861-1930), historien du droit et des institutions et numismate. Il avait travaillé sur Néris (fouilles en 1921 ; classement des monnaies conservées au musée ; publication de L’Église de Néris en 1922, en collaboration avec F. Deshoulières)[15]. Il est mort dans la commune où il était en cure.
  • André Curvale (1904-1973), aviateur français, pilote de chasse et pilote d'essai. Il est né à Néris-les-Bains.
  • Marcel Flichy (1915-1990), contre-amiral, grand-officier de la Légion d'honneur, il a été le dernier commandant de la marine à voile en baie d'Along en 1946. Il a commandé la Capricieuse, le Forbin, puis le croiseur de Grasse. Il fait partie du dernier état-major particulier du général de Gaulle, président de la République, et a été le dernier commandant supérieur interarmes de l'Afrique de l'Ouest et commandant supérieur de l'Atlantique Sud. Il est né à Néris-les-Bains.
  • Lise Bourdin (1925), actrice. Elle est née à Néris-les-Bains.
  • Louis Moulinet (1925-2006), syndicaliste et homme politique. Il a passé une partie de son enfance à Néris-les-Bains.
  • Pierre Miquel (1930-2007), historien et romancier, a vécu à Néris-les-Bains.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Néris-les-Bains.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De gueules à la fontaine d’or jaillissant d’argent, à l’intérieur d’un portique aussi d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963 (notice BnF no FRBNF33159244) ; réédition Librairie Guénégaud, 1989, (notice BnF no FRBNF37370106), P492
  2. Patrick Delmont, Néris-les-Bains: LES ANNÉES « BELLE ÉPOQUE » 1880-1930, EDITIONS CREER, (ISBN 9782909797748, lire en ligne)
  3. Jean-Marie Gautier, « Chateaubriand aux eaux de Néris : 1841-1842 », Cahiers Chateaubriand, 1985, p. 25-30.
  4. Maurice Malleret, « compte rendu de la séance mensuelle du 11 mars 2006 : La voie ferrée Montluçon-Gouttières & la voie piétonne de Montluçon à Néris-les-Bains, conférence de Jacques Vigné » dans La lettre des amis de Montluçon, société d'histoire et d'archéologie, numéro 106, 2006 p. 2 pdf (consulté le 6 août 2011).
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 27 septembre 2014).
  7. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 5 décembre 2008)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Site des thermes de Néris-les-Bains.
  13. Site culture.gouv.fr, base Mistral : fiche 00093244 lire (consulté le 6 août 2011).
  14. Nadine-Josette Chaline (avec la collaboration de Daniel Moulinet), Gardiens de la mémoire. Les monuments aux morts de la Grande Guerre dans l'Allier, Yzeure, 2008. (ISBN 2-9518027-3-0)
  15. Georges Rougeron, Les Bourbonnais à l'Institut de France (An IV - 1965), Moulins, Imprimeries réunies, , pp. 29-30.