Marcolès

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Marcolès
Marcolès
Porte médiévale.
Blason de Marcolès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Christian Montin
2020-2026
Code postal 15220
Code commune 15117
Démographie
Gentilé Marcolésiens, Marcolésiennes
Population
municipale
593 hab. (2019 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 59″ nord, 2° 21′ 13″ est
Altitude Min. 427 m
Max. 828 m
Superficie 52,89 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Maurs
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Marcolès est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Massif central, dans le sud du Cantal, dans la Châtaigneraie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marcolès est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 1],[I 2].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), forêts (37,5 %), prairies (16,9 %), terres arables (2 %), zones urbanisées (0,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %)[4].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 427, alors qu'il était de 399 en 2013 et de 384 en 2008[I 3].

Parmi ces logements, 64,6 % étaient des résidences principales, 22,5 % des résidences secondaires et 12,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,5 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Marcolès en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 5].

Le logement à Marcolès en 2018.
Typologie Marcolès[I 3] Cantal[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 64,6 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 22,5 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 12,9 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu d'un vicus où Géraud d'Aurillac venait rendre la justice, "die Mercoris", près d'un ancien lieu de culte païen, sans doute un temple à Mercure[5].

HÉRALDIQUE : D'or au rameau de chêne de sinople au chef d'azur chargé de deux fleurs de lis d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Louis Montarnal PS  
mars 1995 En cours Christian Montin[6] DVG Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2019, la commune comptait 593 habitants[Note 3], en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,59 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3591 2071 2451 4341 5331 5861 5021 6061 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4251 4101 4021 3971 4341 3591 3881 5021 273
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2361 2161 1181 0291 0121 0401 022987982
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
883807721654622577604611583
2018 2019 - - - - - - -
597593-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rue Longue.
Place de la Fontaine.
  • Le Bourg, médiéval, typique du Sud Cantal, construit de pierres de granit et couvert de tuiles canal ou de lauzes. Il subsiste deux portes médiévales qui donnent accès à la rue Longue, et une poterne. Le bourg a gardé sa typologie de l'époque médiévale, avec un parcellaire très serré, et des petites ruelles, les carrieroux.
  • L'église Saint-Martin de Marcolès XIIIe siècle et XVe siècle. Groupes de statues de pierre polychromes XVIe siècle.
  • Château de Faulat, appartenait à la famille de Méallet qui en avait pris le nom,
  • Le château de la Morétie, ancien château-tour englobé dans une construction plus récente, il appartenait à la famille de Conquans ; ancien fief médiéval de la famille De Conquans (écuyer), armes aigle d'or éployé couronné d'or, sur fond d'azur, partage début XIX par François Bouquier notaire, lieu de naissance du général Destaing, général de Napoléon I, mort en duel, nom inscrit sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris
  • Château du Poux, appartient à la famille d'Humières,
  • La Roque [réf. nécessaire] (route de Boisset), sur le chemin de La Morétie, lieu où serait né Jean de Roquetaillade fermes, "château" XIX[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Roquetaillade, né vers 1310 à Marcolès, à La Roque, [réf. nécessaire], religieux franciscain du couvent d'Aurillac, visionnaire, alchimiste et contestataire de la papauté d'Avignon. Il a laissé une œuvre assez considérable sur les astres, le ciel, les métaux, la médecine etc. Il est le théoricien de la « quintessence », substance subtile de tous les minéraux qu’il dit obtenir par distillations répétées. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de prédictions sur l'avenir de l'Église et du monde politique de son temps. Il passa une grande partie de sa vie en prison religieuse et mourut à Avignon en 1364. Béranger de Conquans, de la Moretie, et autres lieux, chevalier écuyer, Pierre d'Estaing, avocat au Parlement, François Bouquier, notaire féodiste et royal, qui séquestra les biens de l'église Saint-Martin (et les sauva ainsi), rédigea les cahiers de doléances.
  • Jacques Zacharie Destaing, né à La Morétie, général d'Empire. Son nom est inscrit sous l'Arc de Triomphe de Paris.
  • Alain Bertrand Marie Gaston d'Humières, général français, mort pour la France en 1940, y est inhumé.
  • Letizia Ortiz Rocasolano, reine d'Espagne. Sa famille maternelle, originaire de Marcolès, se nomme Roquesoulane, nom hispanisé en Rocasolano. Son ancêtre Pantaléon Roquesoulane a émigré d'Auvergne en Espagne au XVIIIe siècle[11].
  • Henry d'Humières, résistant colonel de l'armée française décédé en 2015, y est inhumé.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  2. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  3. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Marcolès » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Marcolès - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Marcolès - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  5. Bouange, Saint-Géraud et son illustre abbaye, chap. 3 p. 363.
  6. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  11. « Ancestry of Letizia Ortiz Rocasolano », sur www.wargs.com (consulté le )