École nationale supérieure des arts décoratifs

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École nationale supérieure des Arts Décoratifs
Histoire et statut
Fondation
Type
Établissement d'enseignement supérieur public
Directeur
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13 373 813 € (en 2014)
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L'École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ÉnsAD - Paris), communément dénommée « les Arts Décoratifs » voire « les Arts Déco », est une grande école d'art et de design fondée au XVIIIe siècle, située 31 rue d'Ulm à Paris dans le 5e arrondissement.

Présentation[modifier | modifier le code]

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L'École nationale supérieure des Arts Décoratifs - Paris est un établissement public d'enseignement supérieur relevant du ministère de la Culture ayant pour mission la formation de haut niveau, artistique, scientifique et technique d’artistes et de designers.

Lieu de foisonnement intellectuel, créatif et artistique, l'école propose dix spécialisations: Architecture intérieure, Art-Espace, Cinéma d'animation, Design graphique, Design objet, Design textile et matière, Design vêtement, Image imprimée, Photo/ vidéo, Scénographie. L'école accueille en moyenne 700 étudiants, français et étrangers. La formation se déroule sur cinq années. Le diplôme de l'école confère le grade de master reconnu par l'État (DNSEP).

Le laboratoire de recherche de l'école (EnsadLab[1]) offre plusieurs groupes de recherche couvrant les champs des arts et du design et accueille en moyenne 50 étudiants chercheurs et doctorants.

L'ÉnsAD est membre de l'Université de recherche Paris Sciences et Lettres. Dans ce cadre, l’école participe à la formation doctorale SACRe[2] (Sciences, Arts, Création, Recherche) dont l'ambition est de rapprocher artistes, créateurs et scientifiques.

L'école s'est engagée dans des partenariats structurés, par exemple la chaire "Innovation & Savoir-faire" soutenue par la fondation Bettencourt Schueller et la chaire d'éco-conception "EC-AD" soutenue par Nespresso France.

Elle est membre d'un large réseau d'associations internationales et développe en outre des relations avec 110 écoles supérieures et universités d’art dans le monde.

L'école est également membre de la Conférence des grandes écoles.

L'ÉnsAD et le château de Versailles ont conclu un partenariat inédit afin de développer un programme d'activités tendant à diversifier le public étudiant des écoles supérieures d'art et de permettre une extension des potentialités pédagogiques de l'école dont les cursus diplômants resteront localisés à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Arts décoratifs sont nés de l'école royale gratuite de dessin créée en 1766 par Jean-Jacques Bachelier (1724-1806), ouverte officiellement en 1767 par lettres patentes du roi Louis XV. Il s'agissait alors de développer les métiers relatifs aux arts et d'accroître ainsi la qualité des produits de l'industrie. Les cours étaient donnés dans ce qui est aujourd'hui le 5 de la rue de l'École-de-Médecine, un bâtiment toujours à l'enseigne de l'école qui, pour accueillir le collège de Bourgogne, a été élevé sur un cimetière juif aménagé au Moyen Âge dans les ruines d'une bâtisse galloromaine du temps de l'Empereur Julien le Philosophe et est actuellement affecté à l'Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Par l'apprentissage exigeant et rigoureux du dessin, l'école associait métier et culture, intelligence et sensibilité, afin que les meilleurs artisans deviennent des artistes créateurs. À la base de la formation, le dessin comprenant géométrie, figure et ornement, visait à contrer la débauche de pittoresque à l'époque et « à rendre la précision familière »[3].

De 1841 à 1869, Horace Lecoq de Boisbaudran, utilisant une méthode d'enseignement originale « l'éducation de la mémoire pittoresque », forma dans cette école quantité de jeunes artistes parmi lesquels des célébrités comme Fantin Latour, Dalou, Rodin, etc. Jean-Hilaire Belloc choisit le Docteur Simon Noël Dupré (1814-1885) pour remplacer le professeur d'anatomie mais non titulaire, il doit partir au bout de deux ans car le titre de professeur chargé du cours lui est refusé, et ce malgré l'opposition de ses élèves. L'école porte alors le nom "d'École impériale de dessin"[4].

En 1877, après plusieurs changements d'appellations (dont la « petite École »), l'institution devient l'École nationale des arts décoratifs. À partir des années 1930, l'école explore de nouveaux domaines, en particulier les arts graphiques. Cassandre crée en 1932 un cours libre sur l'affiche publicitaire. Après-guerre, sous l'impulsion de son directeur Léon Moussinac, l'école se recentre autour de l'architecture intérieure. En 1962, Jacques Adnet fait appel à Roger Tallon pour mettre en place ce qui s'appelait encore « esthétique industrielle » qui sera de facto le premier enseignement de design industriel en France.

En 1966, Jean Widmer apporte un bouleversement similaire dans les « arts graphiques » qui deviennent le « graphic design ». La fin des années 1960 et le début des années 1970 sont l'occasion d'autres bouleversements sur le fonds desquels l'école vit encore aujourd'hui avec un fort engagement militant et politique de ses professeurs et responsables. De nombreuses disciplines prennent une nouvelle importance, d'autres apparaissent : textile, design vêtement, animation, photographie, scénographie, vidéo, mobilier ou infographie. La pédagogie se fait plus réflexive et plus expérimentale[5].

L'École nationale supérieures des arts décoratifs sise rue d'Ulm.
L'entrée de l'ancien bâtiment de l'École royale gratuite de dessin sis rue de l'École de médecine.

Directeurs[modifier | modifier le code]

Enseignants notoires[modifier | modifier le code]

EnsAD logo.jpg

Anciens élèves notoires[modifier | modifier le code]

 Classements académiques[modifier | modifier le code]

Le magazine L'Étudiant fait certaines années un classement des « écoles de design produit préférées des pros », il existe environ 77 écoles de design produit en France et l'ENSAD est régulièrement classée dans le top 10[8],[9].

Classements français
2013 2014 2015 2016 2017
L'Étudiant (écoles de design produit préférées des pros) - 4 ème - - 7 ème
Palmarès internationaux
- - - - - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel du laboratoire.
  2. « Doctorat d'art et de création SACRe - PSL ».
  3. Thierry Chabanne & Stéphane Laurent (dir.), Histoire de l'École nationale supérieure des arts décoratifs (1766-1941), Paris, Éd. EnsAD, 2004.
  4. Marc Pautet, le docteur Dupré..., éd. Mémoires Vivantes du Canton de Quarré-les-Tombes, 2015, p.38./169.p.
  5. René Lesné et Alexandra Fau, Histoire de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, 1941-2010, Paris, Éd. EnsAD (sudoc.abes.fr).
  6. « Genvève Gallot quitte la direction des Arts Déco ».
  7. Gérard Manset, voyageur solitaire, par Philippe Brochen Libération, le 28 janvier 2016
  8. « Le top 10 des écoles de design produit préférées des pros », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne).
  9. « Les écoles de design d'objet préférées des pros en 2014 », Blog Esprit Design,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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