Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne

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Clermont-Ferrand Auvergne
Breguet exposé devant l'aérogare
Breguet exposé devant l'aérogare
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Drapeau fr département Puy-de-Dôme.svgPuy-de-Dôme
Ville Blason ville fr ClermontFerrand (PuyDome).svgClermont-Ferrand
Coordonnées 45° 47′ 24″ nord, 3° 09′ 35″ est
Superficie 390 ha
Altitude 332 m (1 089 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
CFE
CFE
Pistes
Direction Longueur Surface
08/26 3 015 m (9 892 ft) Bitume souple
08L/26R 900 m (2 953 ft) Herbe
01/19 700 m (2 297 ft) Herbe
Informations aéronautiques
Code AITA CFE
Code OACI LFLC
Nom cartographique CLERMONT
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Vinci Airports
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne (code AITA : CFE • code OACI : LFLC) est un aéroport français situé sur la commune d’Aulnat à six kilomètres du centre-ville de Clermont-Ferrand, dans le département du Puy-de-Dôme. Il dessert la ville de Clermont-Ferrand ainsi que ses environs.

L’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne est un outil de développement de l’attractivité économique et touristique de la région clermontoise. Avec un profil de clientèle majoritairement « affaires », Clermont-Ferrand Auvergne, qui a accueilli 425 000 passagers en 2014, offre 9 rotations quotidiennes vers Paris, une desserte régulière de 2 hubs mondiaux (Paris CDG et Amsterdam), assurant indirectement plus de 230 destinations quotidiennes.

Il est ouvert au trafic national et international commercial, régulier ou non, aux avions privés, aux IFR, aux VFR et au trafic de nuit.

Il est le 22e aéroport français métropolitain[1]. Sur les deux dernières années, la croissance cumulée de l’aéroport est de près de 15%. Le cap symbolique des 400 000 passagers, jamais atteint depuis 2008, a été franchi à la fin de l’année 2013.

Depuis le 1er janvier 2008, le Syndicat Mixte de l’Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne (composé du Conseil régional d’Auvergne, de Clermont Communauté et du Conseil général du Puy-de-Dôme) a attribué l’exploitation de l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne au groupement constitué à parité de VINCI Airport et Keolis déjà partenaires dans le cadre de l’exploitation des aéroports de Grenoble et de Chambéry. Début janvier 2015, VINCI Airports a renouvelé son contrat de gestion de l'aéroport Clermont-Ferrand pour une durée de 12 ans. Il comprend l’exploitation, le développement aérien, l’entretien et la maintenance de la plateforme aéroportuaire : aérogare, pistes et équipements ainsi que des implantations commerciales.

Historique[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Clermont-Ferrand a été créé en 1916 pour répondre aux efforts de Première Guerre mondiale et en particulier pour permettre le vol des avions fabriqués par Michelin. L’entreprise de fabrication de pneumatiques se lance à l’époque dans la construction d’avions afin de répondre aux besoins de l’armée française. Elle a produit principalement des Breguet sous licence. Ce qu’on appelle alors aérodrome d'Aulnat est très rapidement équipé d’une piste en ciment, la première au monde[2]. La première ligne commerciale ouvre en 1929, en reliant Genève à Bordeaux, via Lyon et Clermont-Ferrand.

Morceau de la piste en ciment de 1916
Morceau de la piste de 1916, exposé devant l’aéroport actuel

En 1936, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Base aérienne 745 Aulnat s’installe à côté de l’aéroport, puis en 1939, les Ateliers Industriels Aéronautiques (AIA) destinés à la maintenance des avions militaires. La base est utilisée par la Luftwaffe en 1943, puis par l’USAAF en 1944. Depuis 1985, la base 745 est fermée mais il reste l’AIA.

La liaison Clermont-Ferrand – Paris, assurée par Air Inter, ouvre en 1961.

L'aérogare actuelle a été construite en 1973 et a été agrandie en 1992 : l’aéroport devient alors un des plus modernes de France ; il est agrandi avec la construction de 3 satellites en 2000 pour atteindre une surface de 32 000 m2. Cette transformation permet de dépasser deux millions de passagers par an, soit cinq fois le trafic de 2009 avec un effectif des salariés de 176 personnes.

L’aéroport peut accueillir des avions tels que le Boeing 747 et l’Airbus A380-800 ; il est l’un des rares au monde à avoir accueilli l’Airbus A300-600ST Beluga en 1999 et le Concorde en 2001 à la suite de la fourniture par Michelin de pneus plus résistants à la suite du drame de Gonesse. L’Airbus A380 est venu faire un touch-and-go en 2006.

Afin d’améliorer la desserte de l’aéroport, une halte ferroviaire a été mise en service fin 2011 à proximité immédiate sur la ligne de Clermont-Ferrand à Saint-Étienne.

Article détaillé : Gare d'Aulnat-Aéroport.

Administration[modifier | modifier le code]

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En janvier 2008, Le Syndicat mixte de l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne (composé à 40 % du conseil régional d'Auvergne, 32 % de Clermont Communauté et 28 % du conseil général du Puy-de-Dôme), nouveau propriétaire de l'Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, a attribué l'exploitation de l'aéroport au groupement privé constitué à parité de VINCI Airports et de Keolis Airport, déjà partenaires dans le cadre de l'exploitation des aéroports de Grenoble et de Chambéry. La même année la Société d'Exploitation de l'Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne est créée. Ce contrat de délégation de service public d'exploitation est reconduit pour 12 ans en 2015 par VINCI Airports.

En 2008, le groupement Vinci-Keolis Airports était le seul candidat à la reprise de l'aéroport; en 2015, la clôture des dépôts s'est faite le mercredi 28 mai 2014 et ils seront cette fois-ci trois à vouloir reprendre le flambeau[réf. souhaitée] : Vinci Airports, SNC-Lavalin, et Transdev.

Le 2 décembre 2014, VINCI Airports a été renouvelé par le Syndicat Mixte de l’Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne pour la gestion de la plate-forme de Clermont-Ferrand Auvergne. Ce contrat qui est entré en vigueur le 1er janvier 2015 pour une durée de 12 ans prend la forme d’une délégation de service public d’exploitation. Il comprend l’exploitation, le développement aérien, l’entretien et la maintenance de la plateforme aéroportuaire : aérogare, pistes et équipements ainsi que des implantations commerciales. Un programme de 13,3 millions d'euros est prévu à la charge du délégataire.

Activité de maintenance[modifier | modifier le code]

L'aéroport abrite le centre de maintenance de la compagnie Régional, filiale d'Air France. Il comporte deux hangars dont 7 étant en construction pouvant accueillir des avions jusqu'à l'A321[3], une zone de point fixe pour les essais moteurs en formes de U avec des murs de 7 m de haut et d'une surface de 2 800 m2.

L'AIA répare et entretient des aéronefs militaires français.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Passagers[modifier | modifier le code]

De 1992 à 2002 le trafic a connu une forte augmentation. En 2002 il s'élevait à 1 090 417 passagers. Ils est retombé à 398 934 en 2011[4] à la suite du rachat de Regional Airlines par Air France et à la délocalisation du hub de cette compagnie sur l'aéroport de Lyon en 2003. L'arrivée sur la plate-forme des compagnies FlyBe puis de Ryanair en 2013 a contribué a porter le trafic à 425 000 passagers en 2014.

Évolution de la fréquentation de l'aéroport
Source : Union des aéroports Français[4].
Année 1992 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Passagers 260 490 445 000 597 961 728 026 872 927 940 108 863 975 1 090 417
Variation en augmentation en augmentation+70,83 % en augmentation+34,37 % en augmentation+21,75 % en augmentation+19,9 % en augmentation+7,69 % en diminution-8,09 % en augmentation+26,2 %
Année 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Passagers 955 997 637 317 592 372 567 406 555 811 522 765 393 275 377 330
Variation en diminution-12,32 % en diminution-33,33 % en diminution-7,05 % en diminution-4,21 % en diminution-2,04 % en diminution-5,94 % en diminution-24,7 % en diminution-4,05 %
Année 2011 2012 2013 2014 2015
Passagers 398 934 385 676 425 896 424 653 400 295
Variation en augmentation+5,7 % en diminution-3,3 % en augmentation+10,4 % en diminution-0,3 % en diminution-5,7 %
Terminal et satellites avec deux Embraer EMB 120 de Régional

Fret[modifier | modifier le code]

Évolution du tonnage
Source : Union des aéroports Français[4]
Année 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Tonnage 1 226 558 388 347 941 1 233 1 205 852 1 373 652 681 660 943 1 667 1 109 2 358 2 343 2 163 1 357

Fret postal[modifier | modifier le code]

Évolution du tonnage postal
Source : Union des aéroports Français[4]
Année 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Tonnage 1 651 1 916 1 867 1 829 2 122 3 112 3 352 3 746 3 281 3 055 1 033 686 840 868 1 411 1 364 1 135 0 0

Mouvements d'avions[modifier | modifier le code]

En 2010 on compte en moyenne 30 mouvements commerciaux passagers par jour à destinations de plusieurs aéroports grâce à Régional. S'ajoute un vol postal quotidien, quelques mouvements d'appareils militaires et l'activité de l'aviation légère et d'affaire. Une dizaine de mouvements supplémentaires sont enregistrés quotidiennement l'été et/ou pour des vols charters, essentiellement à destination du Bassin méditerranéen.

De 2002 à aujourd'hui, le trafic est globalement en baisse, avec une légère reprise entre 2007 et 2008 ainsi qu'une nouvelle fois en 2011, puis une nouvelle baisse en 2012, surement dû à la fermeture des lignes vers Madrid et Nantes.

Évolution du trafic (tous mouvements confondus)[4]
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
69 949 64 967 73 901 63 281 54 317 48 875 49 092 53 064 50 664 45 597 41 308 42 747 32 671 34 410 35 725 34 777

Destinations[modifier | modifier le code]

Compagnies Destinations
Air Corsica Saisonnier : Ajaccio
Air France

opéré par Hop!

Paris Orly, Paris-Charles-de-Gaulle
Hop! Amsterdam, Lyon suspension de la ligne à partir du 6 février 2017. FlyKiss se dit intéressé pour reprendre la ligne.


Saisonnier : Bastia Poretta, Figari, Nice

Ryanair Porto, Londres
FlyKiss Londres, Lille, Nice, Strasbourg


Par correspondance: Brest

Infrastructures[modifier | modifier le code]

L'aéroport dispose d'un terminal de 17 600 m2 et d'une surface de stationnement pour les avions de 120 000 m2 (plus de 24 avions). Classé en catégorie B, il possède 3 pistes dont une revêtue de 3 015 m (08/26) équipée de 4 taxiways et d'un équipement pour l'atterrissage tous temps : ILS catégorie III et d'un balisage lumineux de catégorie III avec feux à éclats et rampe d'approche. Il peut accueillir tous type d'avion avec une force portante de 33 tonnes (dw) et 53 tonnes (ddw).

Il a un classement de sécurité incendie de niveau 7 avec un SSLIA (Service de Sauvetage et de Lutte contre les Incendies d'Aéronefs) pouvant répondre à un niveau 8.

Sa capacité annuelle de traitement est de 2 000 000 de passagers.

Les satellites 2 et 3 ne servent aujourd'hui quasiment plus, du fait de l´arrêt du hub de Regional.

Un plan d'investissements ambitieux de plus de 13 millions d'euros sur 12 ans est lancé à la suite de la reconduction du contrat de délégation de service public d'exploitation. Au programme : la construction d'un terminal affaires de 550 m² (prévu pour octobre 2015), la rénovation des salles d'embarquement et le remplacement de nombreux équipements.

Accidents[modifier | modifier le code]

Le 28 décembre 1971, le Vickers Viscount F-BOEA d'Air Inter a été endommagé au-delà de la réparation économique quand il a quitté la piste lors un vol d'entraînement au cours d'une simulation de panne de moteur.

Le 27 octobre 1972, le Vickers Viscount 724 F-BMCH, assurant le vol 696 d'Air Inter, en route de Lyon vers Clermont-Ferrand, s'est écrasé à 4 km à l'ouest de Noirétable à cause du mauvais temps ; 60 personnes sont mortes, 8 ont survécu. L'enquête a déterminé que l'équipage était à l'origine de l'accident ; il n'avait pas remarqué que le compas de l'avion s'était déplacé de 180 degrés, lors de l'orage et les signaux émis par Clermont-Ferrand, qui aurait donné instruction à l'équipage de piloter un circuit d'attente avant de recevoir l'autorisation de descendre à 3 600 pieds, n'ont pas été reçus.

Le 6 février 2008, un ATR de la compagnie régionale française Airlinair, avec 26 personnes à son bord, s'est posé en urgence à l'aéroport de Clermont-Ferrand. Assurant la liaison Béziers-Paris, après 45 minutes de vol, il a été frappé par la foudre, conduisant à une défaillance électrique et une dépressurisation. Les pilotes ont dû utiliser les masques à oxygène. Du côté des passagers, les effets ressentis étaient des bourdonnements d'oreilles et des nausées. Huit personnes ont été conduites au CHU de Clermont Ferrand[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Dossier Aéroport d'Aulnat, La Montagne, 30 juin 2010, p. 6-7.

Liens externes[modifier | modifier le code]