Cécile Sauvage

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Cécile Sauvage
Plaque Digne.JPG

Plaque rendant hommage à la poétesse, avenue de Verdun, Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 44 ans)
Nationalité
Activité
Conjoint
Enfant
Olivier Messiaen, son frère Alain et Cécile Sauvage en 1913.

Cécile Sauvage, « poétesse de la maternité », est une femme de lettres française, née à La Roche-sur-Yon le 20 juillet 1883 et morte le 26 août 1927.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1888 à 1907, elle vécut à Digne-les-Bains, dans une maison située avenue de Verdun, où est apposée une plaque qui lui rend hommage.

Étudiante au lycée de Digne, elle envoie un manuscrit Les Trois Muses à La Revue forézienne, dont le rédacteur est Pierre Messiaen. Ils échangent une correspondance, puis se marient « Notre mariage eut lieu le 9 septembre 1907, en l'église des Sieyes, près Digne (Basses-Alpes) »[1] . Ils seront les parents d'Alain et Olivier Messiaen qu'elle éleva, selon ce dernier, dans un « univers féerique ». Le couple est uni et heureux[2] ; Cécile dédie Primevère à son cher Pierrot, en souvenir de nos fiançailles et de notre mariage. Elle vécut la majeure partie de sa vie à Saint-Étienne, et écrit chaque jour à sa petite table de bois blanc tachée d'encre. Son mari lui fait découvrir les poètes anglais, dont Keats dont le vers La poésie de la terre ne meurt jamais semble être écrit pour illustrer la poésie de Cécile Sauvage. Son époux part au front en 14/18 et, avec leurs deux fils, elle s'installe à Grenoble ; puis la famille vivra à Paris, qui n'attire pas la poète Pluie ou soleil, ces marionnettes de l'atmosphère évoluent devant mon indifférence, mon dédain solitaire. De santé fragile, elle s'éteint le 26 août 1927, dans les bras de son époux et de ses fils[3].

Son ami Henri Pourrat lui a consacré un ouvrage, La Veillée de novembre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Tandis que la terre tourne, Mercure de France, 1910.
  • L'âme en bourgeon, Mercure de France, 1910.
  • Le vallon, poèmes, Mercure de France, 1913.
  • Mélancolie.
  • Fumée.
  • Primevère.
  • Œuvres complètes (Tandis que la terre tourne ; L'âme en bourgeon ; Mélancolie ; Fumées ; Le vallon ; Primevère ; Fragments ; Pensées et extraits de lettres), préface de Jean Tenant, Mercure de France, 1929.
  • Œuvres complètes, La Table ronde, 2002. (ISBN 2-7103-2471-7)
  • Écrits d'amour, Les Éditions du Cerf, 2009.
  • Olivier Messiaen, Cécile Sauvage : Trois mélodies pour chant et piano soprano, Éditions Durand, 1930.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Sauvage, « Primevère », dans les Œuvres complètes (La Table ronde 2002, p. 191)
  2. Je t'apporte ce soir...
  3. Données biographiques : Claude-Jean Launay, Introduction aux Œuvres complètes de Cécile Sauvage, La Table ronde, 2002.

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