Stade aurillacois Cantal Auvergne

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Stade aurillacois
Logo du Stade aurillacois
Généralités
Nom complet Stade aurillacois Cantal Auvergne
Surnoms SACA
Fondation 1904
Statut professionnel 1998-2007
depuis 2007
Couleurs Rouge et bleu
Stade Stade Jean-Alric
(7 800 places)
Siège 70 Boulevard Louis Dauzier
15000 Aurillac
Championnat actuel Pro D2 (2021-2022)
Président Christian Millette
Entraîneur Romeo Gontineac
Mathieu Lescure (avants)
David Banquet (mêlée)
Meilleur buteur Maxime Petitjean (2284 pts)
Site web www.stade-aurillacois.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France de Fédérale 1 (1)
Challenge de l'Amitié (1)

Maillots

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Kit body StadeAurillacois1920h.png
Kit right arm StadeAurillacois1920h.png
Kit shorts lecoqsportif.png
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Dernière mise à jour : 24 février 2019.

Le Stade aurillacois Cantal Auvergne est un club de rugby à XV français basé à Aurillac (Cantal). L'équipe première, entraînée par le roumain Roméo Gontineac, assisté de Mathieu Lescure et David Banquet, évolue actuellement en Pro D2.

Le Stade aurillacois évolue au stade Jean-Alric. Le club a remporté la Fédérale 1 en 2007 et depuis évolue en Pro D2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le club est fondé le . Il est alors composé des militaires du 139e Régiment d'Infanterie et des Francs-joueurs du lycée Émile Duclaux.

En 1908, le club est vice-champion des Pyrénées de deuxième série, battu par le FC Auch en finale 12-0[1]. Malheureusement, beaucoup des joueurs du club ne survivent pas aux combats de la Première Guerre mondiale. Après le conflit, le club évolue dans le championnat régional qualificatif. L’équipe monte en Honneur en 1932 puis en Excellence en 1933.

Première expérience en première division en Championnat de France de rugby en 1934[modifier | modifier le code]

Ascenseur entre la première la deuxième division (1934-1939)[modifier | modifier le code]

Pour sa première saison en première division, Aurillac termine 8e de sa poule de 9 et se maintien de justesse. Il descend la saison suivante et joue en Honneur les deux saisons suivantes. Le club remonte en 1937 après avoir battu Oloron en barrage puis pour son retour en élite, se qualifie pour les seizièmes de finale 1938, qu’il perd contre l’Aviron bayonnais.

Aurillac ne renouvelle pas cette performance la saison suivante, 5e seulement de sa poule de 7. Puis c’est la seconde guerre mondiale et le championnat est mis en sommeil jusqu’en 1943.

Retour en première division (1943-1949)[modifier | modifier le code]

Durant les années suivant le second conflit mondial, l’équipe se montre brillante et évolue en première division jusqu’en 1949.

Descente en deuxième division (1950-1951)[modifier | modifier le code]

Le club descend mais remonte deux ans plus tard en 1951 alors que l’élite est élargie de 48 à 64 clubs.

Retour en première division (1952-1954)[modifier | modifier le code]

Aurillac joue trois saisons consécutives en première division entre 1952 et 1954 puis redescend pour une saison lors de la saison 1954-1955.

34 années consécutives dans l’élite (1956-1989)[modifier | modifier le code]

Aurillac joue ensuite 34 années consécutives en première division. Il jouera notamment 8 huitièmes de finale du championnat de France.

Années 1960[modifier | modifier le code]

Après trois années d'apprentissage de la première division, Aurillac obtient une première qualification pour les seizièmes de finale en 1959, Aurillac se qualifie pour les huitièmes de finale la saison suivante et en 1964.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Aurillac se qualifie pour deux autres huitièmes de finale en 1975 et en 1976 où il perd de justesse 18-15 contre Romans.

L'apogée du club dans les années 1980[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, Aurillac atteint 4 fois en 6 saisons les huitièmes de finale du championnat de France en 1980, 1981, 1982 et 1985 et se qualifie aussi pour les huitièmes de finale du challenge Yves du Manoir en 1982, 1984 et 1985.

Finaliste de la coupe de France 1986[modifier | modifier le code]

Aurillac s'incline en finale de la coupe de France en 1986 contre l'AS Béziers après avoir éliminé Hyères en demi-finale.

La même année, il perd contre Grenoble en seizième de finale du championnat de France mais conserve toutefois sa place dans l'élite réduite à 20 clubs. Ce sera sa dernière qualification pour les phases finales dans l’élite.

Les 3 dernières années (1987-1989) en groupe A seront plus difficile et Aurillac finira par descendre fin 1989 via une phase de brassage.

Descente en première division groupe B[modifier | modifier le code]

Aurillac joue donc en groupe B pour la saison 1990. La même année, Thierry Peuchlestrade ainsi que son frère Yann et Claude Lagarde sont suspendus par la commission de discipline de la FFR pour avoir enregistré une chanson pastichant Renaud dans « Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ? »[2] et Aurillac reste encore 7 ans en groupe B. En 1992, Aurillac perd en barrage d’accession contre Toulon.

Le , le Stade aurillacois affronte le Stade français lors de la finale du championnat de France du groupe B et s’incline 23-16 sur le stade Marcel-Michelin à Clermont-Ferrand.

Remontée en groupe A2[modifier | modifier le code]

Aurillac joue 2 ans dans le groupe A2 (le deuxième niveau hiérarchique du rugby français) en 1997 et 1998 et atteint les huitièmes de finale de la coupe de France en 1997.

Retour au plus haut niveau[modifier | modifier le code]

Trois saisons en Élite 1 (1999-2000-2001)[modifier | modifier le code]

À la fin de la saison 1997-1998, Aurillac monte en élite, qui passe de 20 à 24 clubs. La saison suivante en 1999, Aurillac obtient sa qualification pour la Bouclier européen à la suite de sa victoire 36 à 21 face au Racing club de France en finale de la phase de maintien, terminant ainsi 17e club français.

Lors de la saison 1999-2000, le club participe à la coupe de France et au Bouclier européen. 11e de sa poule, il est relégué en Pro D2 mais en raison d'un déficit cumulé de 10 millions de Francs, la Ligue Nationale de Rugby décide la rétrogradation du RC Toulon en deuxième division le . Un match de barrage de maintien est organisé entre Aurillac et le Racing club de France gagné par Aurillac. Aurillac est donc maintenu en élite 1.

La saison suivante (2000-2001) le club participe à la coupe de la Ligue et au Bouclier européen mais il est relégué en Pro D2.

Entre 2001 et 2006, le club évolue en Pro D2. Il dispute même les barrages d'accès au Top 14 en 2005 mais est alors battu par la Section paloise[3],[4].

Puis Aurillac descend en Fédérale 1. Il demeure une seule saison chez les amateurs, remontant dès en Pro D2 après avoir remporté son Championnat.

Défaite en barrage d'accession au Top 14 (2005)[modifier | modifier le code]

Alors que l'élite du championnat de France doit être réduite au terme de sa saison 2004-2005, d'un nombre de seize à quatorze équipes, trois équipes sont reléguées en Pro D2 de par leur classement. Par ailleurs, un match de barrage est organisé entre le 13e du Top 16 et le vainqueur des phases de barrages de Pro D2. Ainsi, cette rencontre oppose respectivement la Section paloise au Stade aurillacois. Les Palois l'emportent sur le score de 46 à 13 et conservent leur place dans l'élite[5].

Troisième de la phase régulière de la saison 2015-2016, le Stade aurillacois dispute à domicile la demi-finale d'accession au Top 14, qu'il remporte 28 à 13 face au Stade montois[6]. Aurillac perd ensuite la finale face à l'Aviron bayonnais qui s'impose 21 à 16[7].

Le Stade aurillacois inscrit un record d'invincibilité à domicile de Pro D2 avec 35 victoires consécutives entre et le [8].

La saison 2018-2019 débute au stade Jean-Alric, le vendredi , par un drame lors du match amical contre le Stade Rodez Aveyron[9],[10]. Après, un choc violent à la poitrine[11],[12] ou un placage[13], l'ailier aurillacois Louis Fajfrowski décède dans la soirée[14]. Une enquête est ouverte afin de déterminer les causes de son décès[15]. Une autopsie du corps aura lieu le 13 aout à l’Institut médico-légal de Clermont-Ferrand[16].

Image et identité[modifier | modifier le code]

Couleurs et maillots[modifier | modifier le code]

Les couleurs du Stade aurillacois sont le rouge et le bleu

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Le Stade aurillacois change de logo pendant l'intersaison 2018[17].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès du Stade aurillacois depuis 1904
Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Championnat d'Auvergne :
    • Champion (1) : 1932
Compétitions réserves Compétitions jeunes
  • Challenge Provinces Seniors :
    • Champion (1) : 1998

Les finales du Stade aurillacois[modifier | modifier le code]

Compétition Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale
Championnat d'Auvergne Stade aurillacois 6-0[20] Sporting Club decazevillois Stade du Calvaire, Figeac
Challenge de l'Espérance Stade montchaninois 9-4 Stade aurillacois Stade Marcel-Michelin, Clermont-Ferrand[21]
Coupe de France AS Béziers 40-9 Stade aurillacois Stade Pierre-Fabre, Castres
Championnat de France groupe B Stade français 18-9[22] Stade aurillacois Stade Marcel-Michelin, Clermont-Ferrand
Finale qualificative pour le barrage d'accession en Top 14 Stade aurillacois 21-19 Lyon OU Stade Marcel-Michelin, Clermont-Ferrand
Match de barrage contre le 13e du Top 16 Section paloise 46-13 Stade aurillacois Stade Ernest-Wallon, Toulouse
Championnat de Fédérale 1 Stade aurillacois 31-6 Blagnac sporting club rugby Stade Paul-Lignon, Rodez

Bilan par saison du Stade aurillacois[modifier | modifier le code]

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Effectif 2021-2022[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive International Dernier club Arrivée au club
(année[Note 2])
Alexandre Plantier Pilier Drapeau de la France France Stade nantais 2020
Lucas Seyrolle Pilier Drapeau de la France France Formé au club 2016
Julien Royer Pilier Drapeau de la France France Valence Romans Drôme Rugby 2021
Tim Daniel-Meissen Pilier Drapeau de la France France RC Nîmes 2020
Gheorghe Gajion Pilier Drapeau de la Moldavie Moldavie Ospreys 2020
Gabriel Polit Pilier Drapeau de la France France Formé au club 2020
Giorgi Kartvelishvili Pilier Drapeau de la Géorgie Géorgie Formé au club 2019
Jarod Lévèque Pilier Drapeau de la France France Formé au club 2018
Gymaël Jean-Jacques Pilier Drapeau de la France France SC Albi 2021
Luka Nioradze Talonneur Drapeau de la France France Formé au club 2019
Adrian Smith Talonneur Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande North Harbour 2018
Théo Lachaud Talonneur Drapeau de la France France RC Toulon 2021
Yann Tivoli 2e ligne Drapeau de la France France Stade niçois 2021
Adrian Moțoc 2e ligne Drapeau de la Roumanie Roumanie RC Massy 2021
Giorgi Javakhia 2e ligne Drapeau de la Géorgie Géorgie Lyon OU 2018
Martial Rolland 2e ligne Drapeau de la France France Lyon OU 2020
Jean-Baptiste Singer 2e ligne Drapeau de la France France Biarritz olympique 2020
Remy Sellan 2e ligne Drapeau de la France France Formé au club 2021
Isimeli Kuruibua 3e ligne Drapeau des Fidji Fidji Biarritz olympique 2021
Onehunga Havili 3e ligne Drapeau des Tonga Tonga Sunwolves 2020
Latuka Maituku 3e ligne Drapeau de la France France Formé au club 2009
Steve Moukete 3e ligne Drapeau de la France France Formé au club 2018
Maxime Profit 3e ligne Drapeau de la France France Lyon OU 2020
Pierre Roussel 3e ligne Drapeau de la France France Castres olympique 2012
Didier Tison 3e ligne Drapeau de la France France Oyonnax rugby 2020
Giorgi Tsutskiridze 3e ligne Drapeau de la Géorgie Géorgie CA Brive 2017
Théo Cambon 3e ligne Drapeau de la France France Formé au club 2020
Paul Farret 3e ligne Drapeau de la France France SC Albi 2021
David Delarue Mêlée Drapeau de la France France CA Brive 2021
Hugo Bouyssou Mêlée Drapeau de la France France Formé au club 2015
Bernard Reggiardo Mêlée Drapeau de l'Argentine Argentine Castres olympique 2018
Mikheil Alania Mêlée Drapeau de la Géorgie Géorgie Formé au club 2020
Peter Nelson Ouverture Drapeau du Canada Canada US bressane 2021
Marc Palmier Ouverture Drapeau de la France France ASM Clermont Auvergne 2019
Giorgi Gogoladze Ouverture Drapeau de la Géorgie Géorgie Avenir castanéen rugby 2018
Anderson Neisen Ouverture Drapeau de la France France Valence Romans Drôme rugby 2019
Thomas Dubourdeau Centre Drapeau de la France France Formé au club 2016
Rhema Sagote Centre Drapeau des Samoa Samoa North Harbour 2018
Christa Powell Centre Drapeau des Fidji Fidji Stade français Paris 2019
Jimmy Yobo Centre Drapeau de la France France Stade français Paris 2019
Lucas Vaccaro Centre Drapeau de la France France SC Albi 2021
Simeli Yabaki Ailier Drapeau des Fidji Fidji Formé au club 2020
Lewis Ormond Ailier Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Taranaki 2021
AJ Coertzen (en) Ailier Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Wildeklawer Griquas 2018
Albert Valentin Ailier Drapeau de la France France Formé au club 2008
Elijah Niko Ailier Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Bedford Blues 2021
Gauthier Minguillon Arrière Drapeau de la France France Avenir valencien 2019
Pierre Le Huby Arrière Drapeau de la France France AS Mâcon 2021
Antoine Aucagne Arrière Drapeau de la France France Formé au club 2020

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Pour les joueurs formés au club, année de leur première apparition en équipe professionnelle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « AUCH 12-0 AURILLAC », sur finalesrugby.fr
  2. FERRASSE NE RIGOLE PAS, L'Humanité, 19 mai 1990.
  3. Didier Hassoux, « La Section paloise, monument historique », sur www.liberation.fr, Libération, (consulté le )
  4. « Stade de France, Saint-Denis, 11 juin 2005 », sur lnr.fr, (consulté le ).
  5. « Stade de France, Saint-Denis, 11 juin 2005 », sur lnr.fr, (consulté le ).
  6. Julien Plazanet, « PRO D2 - Aurillac - Mont-de-Marsan (28-13) : Aurillac décroche sa première finale d'accession ! », sur rugbyrama.fr, .
  7. Richard Escot, « En battant Aurillac en finale d'accession, Bayonne retrouve le Top 14 », sur lequipe.fr, .
  8. « PRO D2 - Jean-Alric est tombé ! », Rugbyrama,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. L’Équipe : Louis Fajfrowski (Aurillac) est mort après un match amical
  10. Louis FAJFROWSKI
  11. Ouest-France : Rugby. Après le décès d'un jeune joueur d'Aurillac, l’attente et la consternation
  12. France TV Info: Rugby : mort d'un joueur à Aurillac
  13. Europe 1 : Enquête ouverte après la mort d'un jeune rugbyman d'Aurillac
  14. 20 Minutes : Mort de Louis Fajfrowski, un jeune joueur d'Aurillac, après un malaise en match
  15. L’Équipe : Enquête ouverte après le décès de Louis Fajfrowski, joueur d'Aurillac
  16. Décès du jeune rugbyman Louis Fajfrowski : une enquête ouverte
  17. « Le Stade Aurillacois change de logo », La Montagne (journal), (consulté le ).
  18. « Reichel 1982 », sur finalesrugby.fr
  19. « Jeunes : les cadets du Stade Aurillacois champions de France ! », sur www.lamontagne.fr, La Montagne, (consulté le )
  20. « Championnat Auvergne 1932 », sur finalesrugby.fr
  21. « Le Challenge de l’Espérance revient à Montchanin », sur www.lejsl.com
  22. « Groupe B 1996 », sur finalesrugby.fr
  23. « Joris Segonds, un maître du jeu au pied avec le Bassin comme ballon d’oxygène », sur centrepresseaveyron.fr/,
  24. Cinq choses à savoir sur Aurillac avant la finale contre Bayonne
  25. Pour Michel Peuchlestrade, ancien entraîneur du CA Brive et du Stade Aurillacois, la demi-finale de Pro D2 sera “serrée”
  26. Thierry Peuchlestrade, ancien rugbyman professionnel, s’est imposé hier avec le stade aurillacois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Moussié, Yves Manière et Jacques Déat, Histoire du rugby auvergnat : un siecle de rugby 1904-2004, Loubeyrat, La Courriere Eds De, , 160 p. (ISBN 2-912393-01-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]