Maurs

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Maurs
Vue de Maurs.
Vue de Maurs.
Blason de Maurs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Maurs
Intercommunalité CC de la Châtaigneraie Cantalienne
Maire
Mandat
Christian Rouzières
2014-2020
Code postal 15600
Code commune 15122
Démographie
Population
municipale
2 170 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 41″ nord, 2° 11′ 56″ est
Altitude Min. 237 m – Max. 551 m
Superficie 30,84 km2
Localisation

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Maurs

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Maurs

Maurs est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La ville est aussi appelée Maurs-la-Jolie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Massif central sur la Rance dans le département du Cantal, entre l'Aveyron et le Lot.

Elle s'insère dans le bassin de Maurs qui fait partie du territoire de la Châtaigneraie. Le paysage offre un relief de plaine collineuse à la topographie très douce, dans laquelle l’érosion a dégagé un chapelet de buttes témoins, au sommet arrondi ou tabulaire. Le relief peu contraignant, associé à un climat clément, a permis une colonisation précoce par l’homme. L’activité agricole est tournée vers la polyculture et se caractérise encore aujourd’hui par son dynamisme, parmi les plus importants du Cantal. Dans ces paysages agricoles très humanisés, abondamment mis en valeur par une polyculture traditionnelle, alternent prairies et parcelles cultivées (maïs, céréales)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Sanctus Petrus Mauricis, donnant ad Mauros en 941, un ancien poste romain occupé par des mercenaires maures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Maurs est mentionné pour la première fois en 941, ce qui en fait une des villes les plus anciennes du Cantal. Une abbaye y est alors située, peut-être antérieure à la création de la ville. Maurs devient « Bonne ville » en 1260. Ce titre accordé par le roi Saint Louis signifie que Maurs était dotée d'une municipalité. Cela démontre également son importance, qui en fait un objet de rivalités entre plusieurs seigneurs tout au long du Moyen Âge.

Serrée autour de son clocher trapu, la cité a conservé la forme d'un cercle presque parfait que lui avaient donné ses remparts, et qu'emprunte aujourd'hui le Tour de Ville, un boulevard établi sur des douves qui furent comblées en 1774.

Héraldique[modifier | modifier le code]

D'or à une fasce de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
3 février 1790 5 novembre 1790 Antoine-Benoît Jalenques   Avocat,Juge et Notaire
5 mai 1817 12 octobre 1830 Antoine-Benoît Jalenques   Avocat,Juge et Notaire
25 février 1832 2 octobre 1834 Antoine-Benoît Jalenques   Avocat,Juge et Notaire
22 août 1843 8 novembre 1846 Urbain Jalenques   Notaire, Juge de Paix
8 novembre 1846 4 décembre 1855 Jean-Baptiste Galtayries    
4 décembre 1855 30 avril 1871 Dr. Clary    
mars 1995 mars 2001 Maurice Visinoni PS  
mars 2001 mars 2008 Roger Estival  ? puis UMP  
mars 2008 septembre 2009 François Bounie PS  
septembre 2009 en cours
(au 27 octobre 2014)
Christian Rouzières[2] PS Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Maurs est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 170 habitants, en diminution de -1,94 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 045 2 080 2 185 2 296 2 423 2 880 3 004 3 083 3 081
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 033 3 002 3 172 3 002 3 046 2 964 2 975 2 998 2 924
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 816 2 766 2 924 2 393 2 483 2 475 2 511 2 692 2 552
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 485 2 535 2 566 2 426 2 350 2 253 2 265 2 213 2 170
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

La façade de l'église.
Article détaillé : Église Saint-Césaire de Maurs.

L'église Saint-Sulpice est appelée couramment église Saint-Césaire[7],[8],[9], étant le patron de la ville, évêque d'Avignon.

Un prieuré bénédictin existait à Maurs au Xe siècle dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. L'église est remplacée par une église romane construite entre 1065 et 1080 par les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille.

L'église est détruite par des bandes de routiers anglo-gascons pendant la guerre de Cent ans. Elle est totalement reconstruite à la fin du XIVe siècle. Le chœur date du début du XVe siècle (date de 1406 sur un vitrail disparu représentant saint Césaire). Il en est de même pour le portail. Un prix-fait daté du 30 janvier 1426 pour la réparation du clocher permet de préciser la datation de l'édifice qui correspond à l'abbé Pierre V. Le contrat a été passé à un maçon de Montsalvy, Pierre Costes.

Au XVIe siècle ont été ajoutées deux chapelles de part et d'autre du chœur. Au sud l'oratoire de deux travées dédié à saint-Césaire. Au nord la chapelle Saint-Georges. L'église est saccagée par les protestants vers 1586.

Il y a encore eu deux campagnes de restauration avant la Révolution : une dans les années 1670, l'autre sous le dernier abbé, Sénézergues. Les bâtiments du monastère sont progressivement abandonnés à partir de 1754. Le monastère est supprimé en 1768.

En 1785, il est prévu de transformer l'abbatiale en église paroissiale. Les bâtiments monastiques sont vendus en 1791 et le cloître est démoli. L'église paroissiale Saint-Sulpice est détruite pendant la Révolution et l'abbatiale Saint-Césaire la remplace.

La chapelle Saint-Georges est démolie en 1805.

L'église est à nef unique de trois travées avec un chœur se terminant sur une abside pentagonale. On entre dans l'église par un portail suivi d'un pseudo-narthex surmonté du clocher.
Dimensions principales :

longueur de la nef : 44 mètres ;
largeur de la nef : 12 mètres ;
hauteur sous voûtes : 11 mètres.

L'église a été classée Monument historique le 27 avril 1970.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fleur d'Issendolus
  • Antonin Roques (1810-1881)
  • Pierre Miquel (1921-2002), historien de l'art spécialiste du romantisme et du paysage au dix-neuvième siècle
  • Thierry Aymar fils de Maurice Aymar (1938- 2009) et petit-fils de Marius Aymar (1914-1991 résistant de 39/45) , ancien International de motocross.,magnétiseur , vit partiellement à Maurs.
  • Claire Cardell : animatrice radio et télé sur RMC et TMC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Schéma de cohérence territoriale du Bassin d'Aurillac, du Carladès et de la Châtaigneraie », sur scotbacc.fr, .
  2. Annuaire des maires du Cantal.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Église Saint-Césaire ou Saint-Sulpice », notice no PA00093547, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Anne Courtillé, Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques. Les édifices religieux, Paris, Éditions A. et J. Picard, (ISBN 2-7084-0683-3), p. 292-296
  9. Dictionnaire des églises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse- Auvergne. Limousin. Bourbonnais, t. II-B, Paris, Robert Laffont, p. 85-86
  10. Notice no PM15000267, base Palissy, ministère français de la Culture : clôture de chœur (table de communion), stalles, statues
  11. Notice no PM15000264, base Palissy, ministère français de la Culture : buste-reliquaire : saint Césaire


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]