Champagnac-le-Vieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champagnac.
Champagnac-le-Vieux
Champagnac-le-Vieux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Sainte-Florine
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Michel Mignot
2014-2020
Code postal 43440
Code commune 43052
Démographie
Population
municipale
212 hab. (2015 en diminution de 8,62 % par rapport à 2010)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 31″ nord, 3° 30′ 13″ est
Altitude Min. 640 m
Max. 980 m
Superficie 20,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte administrative de Haute-Loire
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire

Voir sur la carte topographique de Haute-Loire
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Champagnac-le-Vieux est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Herri batzuen distantzia eta kokapen erlatiboa
Champagnac-le-VieuxChampagnac-le-Vieux
Small-city-symbol.svgSaint-Vert (2,7 km)
Small-city-symbol.svgChassignolles (4,5 km)
Small-city-symbol.svgAgnat (4,6 km)
Small-city-symbol.svgChaniat (4,7 km)
Small-city-symbol.svgSaint-Hilaire (5,7 km)

Environnement[modifier | modifier le code]

  • lac de pêche et baignade
  • Le ruisseau de l'Auzon prend sa source au nord de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villages fortifiés et fort royal des monts du Livradois.

Bien que nom du village semble venir tout droit de l'antiquité tardive, aucune découverte archéologique importante ne peut encore attester l'étymologie gallo-romaine du nom. Cependant, Les tegula retrouvées sous un arbre ne sont pas dénuées d'intérêt.
Riche en bois, en terres agricoles et en pâtures, une petite communauté s’est largement développée au cours du Moyen Âge. L'église de Campagnaco était dépendante du chapitre de Brioude. Son cartulaire nous en livre une première mention entre 936 et 983.

  • L'église

L'église paroissiale Saint-Pierre est un ancien prieuré qui dépendait depuis 1154 de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Avant 1359, ce prieuré était uni avec ceux de Saint-Urcize et de Champagnat-le-Jeune à l'hôstellerie. Fortifié au XIVe siècle puis de nouveau renforcé au XVe siècle, bien que remanié l'édifice actuel conserve une partie romane originelle.

  • Le Fort

À une situation privilégiée près de voies routières, dès le XIVe siècle et sûrement avant, il existe un élément fortifié à Champagnac. Rapidement, le développement de la petite agglomération qui entrave sur la sécurité du point stratégique. Le 29 mars 1375, le sénéchal d'Auvergne demande la démolition de certaines maisons pouvant favoriser l'intrusion dans la muraille.
Vraisemblablement le château royal est devenu trop exigus pour contenir la population. Ainsi pour se défendre des attaques fréquentes de la guerre de cent ans, s'organise l'auto-gestion. L'enclos et la fortification de l'église sont renforcés. C'est seulement en 1456 à la fin de celle-ci que Charles VII signe une autorisation pour édifier la fortification du bourg.

  • Les milites de Durbiat

Durbiac, 1155
Durbiat, 1372

En 1250, Bertrand, miles de Durbiat est vassal d'Alphonse de Poitiers. Il lui rend d'ailleurs hommage pour les bien qu'il possède à Auzon. Ce même Bertrand en 1267, se porte caution pour Bertrand D'Auzon, également vassal du comte. À la même époque nous retrouvons des membres de cette famille au chapitre de Brioude.

Des liens étroits sembles unirent cette famille avec celle d'Auzon et celle des de la Tour. En 1317, Joubert devient légataire de Bernard de la Tour. Il assistera en 1320 au mariage d'un autre Bertrand de la Tour avec Isabeau de Lévis.
En 1320, Dalmas de Durbiat possède des biens à Escurolles.
Le seigneur de Durbiat, de St Eble (commune de Mazeyrat-d'Allier) et Villeveuve serra convoqué au ban de 1543[1].

Graphie ancienne[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre à Champagnac-le-Vieux.
  • Prior de Champanhac en 1259
  • Champnhac-la-Velh en 1300
  • Champanhacus Vetus en 1385
  • Champaignac-le-Viel en 1401
  • Champaignac en 1456

Hameaux et Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hameaux
  • Balistre
  • Balistroux
  • le Boucharel
  • Dreins
  • Durbiat
  • Genestoux,
  • Jouret
  • la Chaud (ou Lachaud)
  • les Cluzel
  • le Glial
  • Taix
  • Neyrolles,
  • Olpignac
  • Toirat.
  • Rouret, Villa Roured, XIe siècle.
Lieux-dits
  • les Prades, les Gondries, ravin de Chave, les Granouillers, Moulin à Vent, la Croix de Taix, Fontaine de la Vache.

Il serait fort utile de constituer ici, la liste des noms de lieux provenant du cadastre napoléonien. Cette liste aura pour intérêt d'aider les toponymistes et historiens qui s'intéressent à ce terroir. La liste ci-dessus concerne le cadastre actuel. (Avis aux chercheurs ou administrateur).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Denis Marchand DVG  
mars 2008 en cours
(au 27 août 2014)
Michel Mignot[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 212 habitants[Note 1], en diminution de 8,62 % par rapport à 2010 (Haute-Loire : +1,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
805 1 054 981 1 008 1 045 1 107 1 085 1 127 1 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 044 1 055 1 005 1 005 976 978 974 936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920 896 870 721 728 711 702 564 535
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
520 486 415 340 301 277 252 234 215
2015 - - - - - - - -
212 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église possède un reliquaire-monstrance qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le [7].
  • Croix de chemin du XIVe siècle en grès.

Placée au carrefour de la route d'Auzon.

  • L'architecture civile

Une étude publiée en 2007 par Christian de Seauve dans les Cahiers de la Haute-Loire, a révélé que dès le XVIIe siècle plus des deux tiers des maisons qui pour beaucoup sont des chaumières, sont construites, reconstruites ou restaurées par des maçons de la Marche, Haute-Marche et Combraille[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Noms féodaux, p. 377.-Baluse, p. 571-584.
  2. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Notice no PM43000203, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. La construction à Champagnac-le-Vieux et dans ses environs au temps des chaumières et des maçons de la Marche, 1670-1802 in Cahiers de la Haute-Loire, 2007 site
  9. D'après le livre d'obits et terrier, la paroisse relève pour partie de l'abbaye de La Chaise-Dieu, du chapitre de Brioude, vicomté de Lamothe et autres, avec l'enchevêtrement des droits écrit et coutumier. Détails de la vie politique, religieuse, sociale d'une ville close dans ses remparts.
  10. L'analyse de plus de 170 prix-faits (devis de construction) permet de restituer le monde du bâtiment dans un pays de montagne entre 800 et 1100 m d'altitude : matériaux de construction et de couverture (plus de 80 % des maisons sont couvertes à paille), vocabulaire. Les maçons, très tôt et de manière massive, sont originaires de la province de la Marche, département actuel de la Creuse, traditionnellement spécialisé dans cette activité peu étudiée avant le XIXe siècle (liste de noms et de lieux d’origine).
  11. L'art des maçons de la Marche, in La Montagne (journal) le 3 avril 2010: C'est à la salle polyvalente d'Aubusson que s'est tenue samedi dernier une conférence de l'association des Maçons de la Creuse qui avait invité Christian de Seauve. Il a traité du thème « Quand de 1670 à 1791, les maçons de la Marche construisaient des chaumières à Champagnac-le-Vieux ». Une conférence originale sur un aspect inconnu et inexploité de la migration des bâtisseurs limousins
  12. Connue dès 936, l’église est donnée par le chapitre de la Basilique Saint-Julien de Brioude à l’Abbaye de la Chaise-Dieu. Elle restera sous la suzeraineté de l’hôtelier mage jusqu’à la révolution. L’historique des réparations se suit depuis 1649. Auparavant l’église romane a été fortifiée dès le XIIIe siècle. La description archéologique, les plans coupes et photos complètent l’étude.
  13. publication présentée dans La Montagne du 10 septembre 2014 : Depuis 40 ans, les Cahiers de la Haute-Loire font connaître l'histoire du département : (...) Par Christian de Seauve, l'église romane et le bourg fortifié de Champagnac-le-Vieux. Dans son terroir granitique, l'église cédée par Saint Julien de Brioude à La Chaise-Dieu devient un prieuré, noyau d'un bourg fortifié. L'église romane est également fortifiée au XIVe siècle. L'historique des réparations s'établit à partir des constats conservés pour la fin de l'Ancien Régime, jusqu'en 1910.

Liens externes[modifier | modifier le code]