Pamparina

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Pamparina
Festival international de musique de rue de Thiers
Image illustrative de l’article Pamparina
Le logo du festival pour l'édition de 2016.

Lieu Thiers
Période 3 jours
Scènes 5
Date de création 1998
Fondateurs
Statut juridique Festival municipal
Organisateurs Ville de Thiers
Direction Ville de Thiers
Médias associés La Montagne, France Musique, France 3 Auvergne, La Croix, L'Éveil, France Bleu Pays d'Auvergne, RCF, Télérama
Site web [1]

La Pamparina est un festival de musique de rue gratuit ayant lieu tous les ans à Thiers, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il réunit une quarantaine de groupes venus de plusieurs pays pendant trois jours le premier week-end du mois de juillet. Sa programmation, éclectique et internationale, mêle découverte de jeunes talents comme des personnalités connues du monde musical et lui permet d'acquérir une notoriété suprarégionale en attirant chaque année plus de 45 000 visiteurs sur trois jours.

Après deux ans d'absence en et , la municipalité annonce que l'édition de aura lieu les 8, 9 et dans la cité médiévale de Thiers.

Localisation[modifier | modifier le code]

La Pamparina se déroule chaque année dans le centre historique de la ville de Thiers. Ainsi, des scènes sont installées sur les places principales et secondaires de la cité médiévale et des déambulations sont organisées dans les vieilles rues. La principale scène se positionne sur la place Antonin-Chastel tandis que d'autres scène secondaires animent les places du Palais (vers l'église Saint-Genès), Mercière ou le square de Verdun. Les rues Conchette, du Bourg, du Pirou vers le château du Pirou et la pedde du Coin des Hasards sont entre autres également animées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photographie des fêtes médiévales de Thiers, rue du Pirou en .

Avant le festival[modifier | modifier le code]

Chaque année jusqu'au milieu des années , la municipalité de Thiers organisait les « fêtes médiévales de Thiers » ayant un thème spécifique pour chaque édition[1]. La dernière édition mettait en avant François Ier, Roi de France entre et [2]. Les animations étaient réfléchies avec des associations de villages, sportives ou culturelles qui construisaient des chars en papier mâché qui défilaient ensuite de la rue de Lyon au nord-est de la ville pour finir au pré des Archers dans le quartier du Moûtier en passant par la cité médiévale, alors décorée aux couleurs historiques de la ville : le rouge et le blanc[3],[1].

Les dernières éditions de ce festival municipal furent un échec vis à vis de la fréquentation et du manque d'intérêt grandissant des associations locales ne voulant plus construire de chars en papier mâché pour animer cette journée de fête[3],[4].

Création et première édition[modifier | modifier le code]

À la suite de l'arrêt des festivités en début de saison touristique, la municipalité de Thiers réfléchit à organiser un évènement d'ampleur visant à capter un flux de touristes important sur la région. En effet, c'est entre et que Thiers accueille le plus de touristes : 63 000 entrées comptabilisées au musée de la coutellerie en [5] et 150 000 visiteurs comptabilisés sur la base de loisirs d'Iloa les Rives de Thiers[6] sur un total de 300 000 touristes venus visiter la cité coutelière en [4].

En juillet , la première édition d'un festival international de musique de rue a lieu à Thiers[7].

Le nom « Pamparina » signifie « grande fête » en occitan local[8]. Cette première édition adopte le slogan suivant : « À Thiers, la fête c'est le jour et la nuit ! »[9].

Développement et hausse de la fréquentation[modifier | modifier le code]

D'éditions en éditions, la fréquentation générale et la renommée du festival augmentent fortement[10],[11]. L'ancrage dans le centre-ville dépasse rapidement les places Antonin-Chastel et du Palais. Des animations, des petits concerts et des spectacles sont mis en place directement dans les ruelles médiévales en parallèle des grands concerts et des têtes d'affiche[12]. Le patrimoine historique de la ville est également mis à l'honneur durant ce festival : le château du Pirou, l'église Saint-Genès, la pedde du Coin des Hasards ou encore la maison de l'Homme des bois sont accompagnés d'animations à leur proximité directe[13].

Au début des années , l'« espace Pamparina » est créé dans un immeuble qui accueillait autrefois un magasin Défi-mode pour remplacer l'ancien kiosque qui était présent sur la place Antonin-Chastel et le point d'information dans la future cité des couteliers de la rue Conchette[13]. Pour l'édition de , plusieurs associations prennent part à l'organisation notamment par la mise en place de buvettes sur l'ensemble du festival telles que le Pays de Thiers Rugby, les SAT football ou encore Tout en Thiers[13].

Scène principale du festival devant l'hôtel de ville sur la place Antonin-Chastel en .

Programmations[modifier | modifier le code]

Scène du festival devant le tribunal de Thiers pour l'édition 2019.

Concerts et défilés[modifier | modifier le code]

Une trentaine de concerts sur scène sont organisés chaque année, dont l'ensemble est totalement gratuit d'accès[14]. Trois scènes principales prennent place. La première et la plus grande se positionne sur la place Antonin-Chastel qui accueille généralement les têtes d'affiche grand public du festival telles que Maceo Parker, Suzane, Hoshi ou encore le groupe Madame Monsieur[15],[16]. La seconde se place sur le parvis nord de l'église Saint-Genès avec des groupes plus orientés sur la musique électro, RnB ou encore sur le rap et la troisième, dans le square de Verdun attire plutôt un public familial et pour les plus jeunes.

En parallèle du festival, la ville de Thiers organise des petits concerts les samedis soir sur la place Antonin-Chastel et les vendredis soir sur la base de loisirs et de plein air d'Iloa les rives de Thiers durant la saison touristique du début juillet à fin août[17].

Entre chaque concerts et pour continuer l'animation au sein de la cité médiévale, des défilés sont organisés[18].

Instrument ou style mis en avant[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis , un instrument ou un style de musique est mis à l'honneur du festival. Jusqu'en , ce sont plutôt des instruments puis des genres musicaux qui représentent le thème principal de l'édition annuelle[19].

Instrument ou style musical mis en avant par édition
Année d'édition Instrument, style musical ou thème général
1998 multi-style 2009 Les fanfares
1999 Année des cuivres 2010 Les musiques à danser
2000 Année des guitares 2011 Déchaîne les claviers
2001 Année des percussions 2012 Complètement Folk
2002 Année des archers 2013 Pop
2003 Année des voix 2014 Si ça vous chante
2004 Année des bois 2015 All musics
2005 Année des instruments à vent 2016 Thiers monte le son
2006 Cordes du monde 2017 20e édition
2007 Anniversaire des 10 ans 2018 La Pamparina fête ses 20 ans
2008 Les machines à musique 2019 Voyage
Le centre d'art du creux de l'enfer et l'usine du May.

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers, qui organise le festival et sa programmation, met en place des actions culturelles en parallèle des festivités. Le Creux de l'enfer, centre d'art contemporain classé d'intérêt national ouvre alors ses expositions artistiques[20]. De la même manière, la municipalité met en place des expositions temporaires dans l'ancienne manufacture de l'usine du May comme l'exposition « MBM factory » pour la saison [21].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Influence du festival[modifier | modifier le code]

Le festival et son milieu[modifier | modifier le code]

Le festival permet aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir le centre historique de Thiers composé de 450 immeubles à pan de bois, de remparts, d'hôtels particuliers, d'églises et de ruelles médiévales pittoresques.

À cette occasion, des associations thiernoise se mobilisent avec des bénévoles de la région pour l'organisation du festival, notamment pour les buvettes et des animations de rue. Des propriétaires d'hôtels particuliers autorisent les passants à visiter leur bien immobilier remarquable.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

À partir de , la fréquentation générale de la Pamparina ne cesse de progresser avant de « pulvériser le record de fréquentation du festival » en [22]. Après une légère baisse expliquée par la météo en et , le maximum est atteint pour l'édition de avec 46 000 visiteurs comptabilisés[11].

Evolution de la fréquentation de la Pamparina entre 2014 et 2019
Edition 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Fréquentation 35 000 43 000[22] 40 000 45 000 46 000[11] 40 000 -
Evolution - en augmentation +23 % en diminution -5,5 % en augmentation +12 % en augmentation +2,5 % en diminution -13 % -

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Chaque année, le festival aborde une affiche publicitaire qui reprend le thème musical de l'édition en question ainsi qu'un logo qui change généralement d'une année sur l'autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dany Hadjadj, Pays de Thiers: le regard et la mémoire, Presses Univ Blaise Pascal, (ISBN 978-2-84516-116-0, lire en ligne).
  2. « François Ier », sur Futura (consulté le ).
  3. a et b Raymond Moreaux, Les fêtes médiévales de Thiers, (lire en ligne).
  4. a et b Ville de Thiers, Le tourisme : près de 300.000 visiteurs par an, Thiers, .
  5. Projet scientifique et culturel : bilan, Thiers, Musée de la Coutellerie de Thiers, .
  6. « L'été a été chaud à ILOA », La Montagne,‎ .
  7. François Jaulhac, « Festival - Vingt ans d'affiches de la Pamparina de Thiers », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  8. (oc) Josí Guilhòt (Institut d'études occitanes de Thiers), Femnas : femnas dins lo silenci del temps, Aurillac, Ostal del Libre ; Institut d'études occitanes, coll. « Racontes », , 140 p. (ISBN 978-2-914662-10-9, BNF 41473213), « La Margariton ».
  9. « Pamparina », sur ville-thiers.fr.
  10. Maud Turcan, « Festival - Après trois jours de Pamparina, le maire de Thiers dresse un premier « bilan satisfaisant » », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  11. a b et c RVA, « Bilan de la Pamparina 2018 », sur RVA, (consulté le ).
  12. Sylvie Pallot, « Pamparina - Les organisateurs dressent un bilan positif d’une édition 2012 très populaire », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  13. a b et c Maud Turcan, « La municipalité estime la fréquentation à 45.000 personnes », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  14. « La Pamparina », sur Livradois Forez, (consulté le ).
  15. Maud Turcan, « Festival - Hoshi, une étoile sur la scène thiernoise de la Pamparina », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  16. Maud Turcan, « Musique - Madame Monsieur, de l'Eurovision à la Pamparina de Thiers », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  17. Fanny Guiné, « Sorties - Un concert gratuit, chaque samedi de l'été, à Thiers : ambiance festive avec la fanfare Po'Boys ce 1er août », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  18. « Voilà l'été », Thiers info,‎ , p. 24 (lire en ligne).
  19. « La Pamparina, trois jours de concerts gratuits à Thiers (63) », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le ).
  20. « Le Creux de l'enfer », sur www.creuxdelenfer.fr (consulté le ).
  21. « MBM FACTORY – Usine du May – Ville de Thiers » (consulté le ).
  22. a et b « Retour en images sur la Pamparina 2015 », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]