Aydat

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Aydat
Les villages de Rouillat Bas (à gauche) et de Rouillat Haut (à droite).
Les villages de Rouillat Bas (à gauche) et de Rouillat Haut (à droite).
Blason de Aydat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Orcines
Intercommunalité Mond'Arverne Communauté
Maire
Mandat
Roger Lepetit
2014-2020
Code postal 63970
Code commune 63026
Démographie
Population
municipale
2 294 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 40″ nord, 2° 58′ 27″ est
Altitude Min. 620 m
Max. 1 142 m
Superficie 50,22 km2
Localisation

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Liens
Site web aydat.fr

Aydat est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le lac d'Aydat
Le lac d'Aydat.

La commune d'Aydat est située dans l'aire urbaine de Clermont-Ferrand[1], à 24 kilomètres au sud-ouest de la préfecture départementale et ancienne capitale régionale Clermont-Ferrand[RAP 1].

Elle est adhérente du parc naturel régional des volcans d'Auvergne, dont le siège est situé au château de Montlosier sur le territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aydat
Nébouzat Saint-Genès-Champanelle
Aurières,
Saulzet-le-Froid
Aydat Saint-Saturnin
Le Vernet-Sainte-Marguerite Saint-Nectaire Cournols

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est limitée au nord et à l'est par les puys de la Vache et de Lassolas, au sud par les gorges de la Monne, et au sud-ouest par la Veyre[RAP 2]. Les paysages d'Aydat sont notamment constitués par de grands plateaux, de la montagne de la Serre à la vallée de la Veyre et au plateau des Dômes, ce dernier étant composé de nombreux volcans de la chaîne des Puys[RAP 3] :

Les puys, autrefois utilisés pour les estives, sont recouverts d'une « végétation arbustive » et de « plantations de résineux ». Le paysage fut modifié notamment à la suite des tempêtes de fin 1999, notamment autour du puy de Charmont[RAP 4].

Le plateau d'altitude, ou des Dômes, ouvert et « légèrement vallonné », offre un panorama sur la chaîne des Puys, le massif du Sancy, la Limagne et le Livradois. L'altitude varie de 900 à plus de 1 000 mètres[RAP 5]. Quelques villages de la commune sont situés sur ces plateaux, comme Verneuge ou Phialeix[RAP 4].

Au sud-est, le plateau « chaotique », d'une altitude de 900 à 1 000 mètres, se caractérise par un paysage « composé de successions de bosses et creux d'où effleurent de gros blocs rocheux aux formes plus ou moins « coupantes » », mais défavorable à l'agriculture[RAP 4]. À l'extrême sud de ce plateau, les gorges de la Monne se caractérisent par des « gorges profondes et étroites, aux versants extrêmement abrupts »[RAP 6].

La montagne de la Serre, d'une altitude de 900 à 1 000 mètres, se caractérise dans la commune par de nombreuses zones de pâturages associées à des zones de cultures[RAP 7].

Les rebords abrupts, à fortes pentes, marquent une zone de rupture entre les zones de plateaux et la vallée de la Veyre[RAP 7].

En aval, la vallée de la Veyre (altitude de 600 à 850 mètres) est encaissée entre deux versants abrupts[RAP 8].

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le plateau occidental du Massif central, socle métamorphique cristallin concernant 70 % du territoire communal[RAP 9].

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les eaux souterraines, présentes notamment dans « les niveaux volcaniques récents » tels que la cheire d'Aydat, et exploitées à Rouillas-Bas, alimentent le réseau nord du SIVOM d'Issoire et le sud de l'agglomération clermontoise[RAP 2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par la cheire d'Aydat, coulée de basalte issu des puys de la Vache et de Lassolas. Cette longue coulée (14 km) a créé un barrage naturel qui a provoqué la formation de deux lacs qui se situent sur la commune : le lac d'Aydat (837 m) et le lac de la Cassière (861 m).

La Veyre traverse la commune d'ouest en est. Le lit de la rivière est couvert par une coulée de lave en aval du lac d'Aydat[RAP 8].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est « soumise à un régime semi-continental aux influences océaniques marquées ». La pluviométrie, globalement de 850 mm sur l'ensemble de la commune, est plus conséquente du côté de la chaîne des Puys. Elle connaît des hivers froids avec des gelées et de la « neige persistante au sol » ainsi que des étés « doux et secs »[RAP 9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé au nord par la route départementale (RD) 2089, anciennement route nationale 89, axe de Clermont-Ferrand à Bordeaux, où elle croise la RD 213 à hauteur du col de la Ventouse et à l'ouest par la RD 983, ancienne route nationale 683, menant à la commune de Mont-Dore.

La route départementale 213 dessert les communes de l'ancien canton de Saint-Amant-Tallende : elle traverse le lieu-dit Rouillat Bas où elle croise la RD 145 ; plus haut, la RD 90 permet d'accéder au bourg et au lieu-dit de la Cassière, et enfin la RD 5 relie du nord au sud Verneuge aux communes de l'est et du sud du massif du Sancy (Murol, Besse-et-Saint-Anastaise). Cette dernière route permet aussi de desservir le sud-ouest de l'agglomération clermontoise (de Randanne, lieu-dit de la commune d'Aurières, à Saint-Genès-Champanelle).

En outre, d'autres départementales assurent un maillage limité à un ou plusieurs lieux-dits de la commune : la RD 145 (vers Rouillat Haut), la RD 788 et la RD 793.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme de la commune est en cours de réalisation ; son approbation est prévue en décembre 2017[Ay 1].

La commune est composée de dix-sept villages : la Cassière, Fohet, Fontclairant, la Garandie, le Lot, le Mas, Phialeix, Ponteix, Poudure, Prades, Rouillas-Haut, Rouillas-Bas, Saint-Julien, Sauteyras, Verneuge et Veyréras, ainsi que le château de Montlosier, siège du parc naturel régional.

Dans tous les villages (sauf à la Garandie), l'habitat est groupé en villages « tas », l'habitat isolé n'existant que pour certains bâtiments agricoles récents. Toutefois, l'urbanisation de certains villages a contraint à la déstructuration de ces villages « tas » et à l'hétérogénéisation des constructions[RAP 10].

Aydat (chef-lieu)[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu (45° 39′ 38″ N, 2° 58′ 30″ E) est traversé par la route départementale 90, et situé « en fond de la vallée de la Veyre »[RAP 10]. Le bâti (équipements publics, commerces) est en bon état, sauf pour un ensemble rural. L'urbanisation récente, au sud de la vallée, rompt avec la tradition du village « tas »[RAP 11].

La Cassière[modifier | modifier le code]

La Cassière (45° 41′ 24″ N, 3° 00′ 00″ E) est un village situé au nord de la commune, traversé par la route départementale 90 et proche de l'ancienne route nationale 89 déclassée.

En 1791, il dépendait de la paroisse de Montredon, l'une des trois de l'actuelle commune d'Aydat. Peuplé de seulement trente habitants dans les années 1940, les constructions de maisons dans les années 1960 ont permis l'accroissement démographique du village pour atteindre 250 habitants ; c'est, après Rouillas-Bas, le deuxième village le plus peuplé de la commune[Ay 2].

Fohet[modifier | modifier le code]

Fohet (45° 38′ 38″ N, 3° 00′ 07″ E), située au sud de la commune et au croisement de trois routes départementales (145, 788 et 794), est dans un fond de vallon et comprend deux centres anciens : un autour de l'église, et un autre concentrant quelques fermes[RAP 12].

Fontclairant[modifier | modifier le code]

Fontclairant (45° 40′ 05″ N, 2° 57′ 58″ E) est un petit village sans caractéristiques touristiques notables[RAP 13].

La Garandie[modifier | modifier le code]

La Garandie (45° 39′ 40″ N, 2° 56′ 49″ E) est située à l'ouest d'Aydat et traversée par la route départementale 788. Ce village comptait 145 habitants en 1999 et 187 en 2010. Le village fut détruit par un incendie en 1880. Un village vacances fut construit vers 1970. L'école du village ferma en 1970 à la suite de la diminution des effectifs dans le village[Ay 3].

Il compte « de nombreuses vieilles bâtisses » en bon état, complétées par des maisons contemporaines, notamment des années 1970, ternissant l'aspect traditionnel du bourg[RAP 12].

Le Lot[modifier | modifier le code]

Le Lot (45° 40′ 01″ N, 3° 00′ 00″ E), traversé par la D 145, est situé dans un fond de vallée au bord de la Veyre. Le bâti traditionnel a fait l'objet de rénovations[RAP 14].

Le Mas[modifier | modifier le code]

Le Mas a les caractéristiques d'un village « tas » mais certaines constructions rompent avec l'architecture originale du village[RAP 15].

Phialeix[modifier | modifier le code]

Phialeix (45° 39′ 11″ N, 2° 59′ 02″ E) a les caractéristiques d'un village « tas » ; l'urbanisation ne rompt pas avec la bâti traditionnel[RAP 15].

Ponteix[modifier | modifier le code]

Ponteix (45° 39′ 47″ N, 3° 01′ 23″ E), traversé par la D 213, présente également un bâti hétérogène, avec une zone pavillonnaire à l'entrée haute[RAP 16].

Poudure[modifier | modifier le code]

L'architecture de la zone pavillonnaire est sans rapport avec le village initial[RAP 17].

Prades[modifier | modifier le code]

Le village (45° 37′ 46″ N, 2° 59′ 28″ E) est situé à l'entrée des gorges de la Monne[RAP 18].

Rouillat Haut (ou Rouillas Haut)[modifier | modifier le code]

Rouillas-Haut, ou Rouillat Haut (45° 40′ 46″ N, 3° 00′ 40″ E) est traversé par la route départementale 145, au sud de la montagne de la Serre[RAP 19]. Ce village est connu pour sa « Ronde des fables », réalisée par l'artiste local Michel David. Ses panneaux indicateurs inspirés des Fables de Jean de La Fontaine égaient les rues du village[Ay 4]. La statue de François-Jean Jacob, producteur de saint-nectaire originaire de la région, est un autre point d'intérêt.

Rouillat Bas (ou Rouillas Bas)[modifier | modifier le code]

Rouillas-Bas, ou Rouillat Bas (45° 40′ 21″ N, 3° 00′ 18″ E), est traversé par les routes départementales 145 et 213. Aucun caractère particulier n'est identifié dans ce village[RAP 20].

Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Lieu-dit traversé par la D 788, Saint-Julien comprend deux constructions anciennes[RAP 17].

Sauteyras[modifier | modifier le code]

Un kilomètre au nord du chef-lieu par la D 90, Sauteyras (45° 40′ 08″ N, 2° 58′ 56″ E) est un village touristique bordé par le lac d'Aydat, présentant des habitations à usage secondaire des années 1960-1970, ne « [reflétant] pas la qualité du site naturel »[RAP 11].

Verneuge[modifier | modifier le code]

Verneuge (45° 40′ 19″ N, 2° 58′ 23″ E) est traversé par les routes départementales 5 (vers Murol) et 213 (vers le col de la Ventouse et les villages en aval). Les constructions sont hétérogènes notamment au niveau architectural[RAP 19].

Veyréras[modifier | modifier le code]

Veyréras (45° 39′ 22″ N, 2° 57′ 58″ E) est situé en amont du lac d'Aydat, avec un « bâti traditionnel dense » aux abords du bourg, rompant totalement avec l'architecture du village initial[RAP 16].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 1 409 logements, contre 1 301 en 2009. Parmi ces logements, 69,2 % étaient des résidences principales, 23,8 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 84,2 %, en hausse sensible par rapport à 2009 (83,6 %). La part de logements HLM loués vides était de 2,5 % (contre 2,8 %)[a 2].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est soumise aux risques naturels d'inondation, de feu de forêt, de phénomènes liés à l'atmosphère et de séisme. Elle n'a pas élaboré de DICRIM ni de plan communal de sauvegarde[2].

La commune ne se situe pas dans un territoire à risque important d'inondation et ne figure pas dans un atlas des zones inondables[2]. Un plan de prévention du risque inondation concernant six communes du bassin de la Veyre, incluant Aydat, a été approuvé par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2008[3]. Les pentes de la Veyre dans le secteur du centre-ville, prononcées, favorisent des « vitesses d'écoulement importantes ». En amont, quelques maisons pourraient être inondées, et en aval, un camping et des équipements sportifs seraient affectés[4].

Aydat se situe dans la zone de sismicité de niveau 3 (modérée)[2],[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aydat sous l'empire romain était Avitacum, du nom de l'empereur romain Avitus.

La commune s'appelait Saint Barthelemy d'Aydat et Montredon sous l'an II[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

En juin 465, Sidoine Apollinaire décrit à son ami Domitius sa villa d'Avitacum, située selon la tradition autour du lac d'Aydat (Epistulae, II, 2,7) : « La face intérieure des murs se satisfait de la seule blancheur de la pierre polie (…). Si d’autre part tu t’inquiètes de mes marbres, c’est un fait que Paros, Carystos, Proconèse, la Phrigie, la Numidie, Sparte n’ont point déposé en ces lieux les plaques aux couleurs variées de leurs carrières, et les pierres de mes thermes n’offrent point non plus aux regards cette apparence trompeuse d’un semis d’écailles que donnent les rochers d’Éthiopie et leurs montagnes de pourpre teints d’un rouge naturel. Mais si nous ne sommes riches de la solidité d’aucune pierre étrangère, ma chaumière ou, si tu préfères, ma cabane possède au moins la fraîcheur du pays. Prête donc attention à ce que nous possédons plutôt qu’à ce que nous ne possédons pas[6] ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, le maire sortant, Roger Lepetit, s'est représenté. Il a été réélu au second tour avec 46,45 % des voix, acquérant de fait quinze sièges au conseil municipal dont cinq au conseil communautaire. Il bat les deux autres candidats, Christophe Troquier, avec 35,67 % des voix et Christine Pacaud avec 17,87 %. Le taux de participation est de 73,18 %[7].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Aydat est formé en 2014 de dix-neuf sièges :

  • liste « Aydat ensemble »[8] présidée par Roger Lepetit : majorité (quinze sièges, dont cinq au conseil communautaire) ;
  • liste « Nouveau regard sur nos villages »[8] présidée par Christophe Troquier : opposition (trois sièges, dont un au conseil communautaire) ;
  • liste « Pour une ambition collective et une commune en mouvement »[8] présidée par Mme Christine Pacaud : opposition (un siège).

Parmi les dix-neuf membres du conseil, cinq sont adjoints et deux sont conseillers délégués[Ay 5]. Ceux-ci ont été nommés à la suite de la séance du conseil municipal tenue le 4 avril 2014[Ay 6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1832 1873 Gabriel Lafarge    
         
1953 1983 Roland Viel    
1983 1989 Alain Soustrot    
mars 1989 2007 Jean Mercier    
2007 mars 2008 Christian Gardette    
mars 2008 en cours
(au 9 avril 2014)
Roger Lepetit[9]  ? puis UDI Retraité

Maire pendant plus de 40 ans de 1832 à son décès en 1873 à l'âge de 89 ans, Gabriel Lafarge fut à l'époque l'un des maires les plus âgés du département.[réf. nécessaire]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Au niveau administratif, Aydat dépendait en 1793 du district de Clermont-Ferrand puis de l'arrondissement de Clermont-Ferrand à partir de 1801. Elle faisait partie du canton de Saint-Amant en 1793 puis du canton de Saint-Amant-Tallende de 1801[5] à mars 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons du département de 2014, la commune est rattachée au canton d'Orcines[10].

Au niveau judiciaire, elle dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, de la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom, du tribunal administratif, du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance et du tribunal de commerce de Clermont-Ferrand[11].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aydat fait partie, depuis 2017, de la communauté de communes Mond'Arverne Communauté, regroupant 28 communes pour plus de 40 000 habitants. La commune abrite le siège de Mond'Arverne Tourisme, entité issue de la fusion des offices de tourisme de Gergovie Val d'Allier et des Cheires[Ay 7].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est assurée par le SICTOM des Couzes[Ay 8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Corcelles-en-Beaujolais et Marennes[Ay 9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Aydat comptait 2 294 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Aydat, cela correspond à 2005, 2010, 2015[12], etc. Depuis 2005, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 617 1 588 1 440 1 755 1 649 1 782 1 595 1 627 1 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 615 1 600 1 541 1 567 1 545 1 541 1 568 1 503 1 441
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 532 1 511 1 437 1 198 1 173 1 120 1 104 919 888
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
831 810 789 1 107 1 322 1 647 1 927 2 192 2 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à soixante ans (22,7 %)[a 3] est en effet inférieur au taux national (24,4 %) et au taux départemental (26,6 %).

La population féminine de la commune est cependant inférieure à la population masculine. Le taux (49,43 %) est inférieur au taux national (51,59 %) et au taux départemental (51,57 %).

Pyramides des âges en 2014 en pourcentage
Commune d'Aydat[a 4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
5,4 
75 à 89 ans
5,5 
17 
60 à 74 ans
16,4 
22,3 
45 à 59 ans
22,6 
22,5 
30 à 44 ans
21,8 
10,4 
15 à 29 ans
12,9 
22 
0 à 14 ans
20,1 
Département du Puy-de-Dôme[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
75 à 89 ans
10,6 
16,4 
60 à 74 ans
16,8 
20,6 
45 à 59 ans
20 
19,3 
30 à 44 ans
17,9 
19 
15 à 29 ans
17,4 
17,1 
0 à 14 ans
15,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aydat dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école maternelle et une école élémentaire publiques[15].

Les élèves poursuivent leur scolarité au collège de Ceyrat[16], puis à Clermont-Ferrand, aux lycées Jeanne-d'Arc ou Blaise-Pascal pour les filières générales, aux lycées Lafayette ou Roger-Claustres pour la filière STI2D, ou au lycée Sidoine-Apollinaire pour la filière STMG[17].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La commune aura prochainement une maison médicale. Son ouverture est prévue en 2019[Ay 10].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de quinze à soixante-quatre ans s'élevait à 1 464 personnes, parmi lesquelles on comptait 78,6 % d'actifs dont 72,7 % ayant un emploi et 5,9 % de chômeurs[a 5].

On comptait 286 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 1 084, l'indicateur de concentration d'emploi s'élève à 26,4 %, ce qui signifie que la commune offre moins d'un emploi par habitant actif[a 6].

923 des 1 084 personnes âgées de quinze ans ou plus (soit 85,1 %) sont des salariés[a 7]. Seuls 17,7 % des actifs travaillent dans la commune de résidence[a 8].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , Aydat comptait 116 entreprises : cinq dans l'industrie, seize dans la construction, 38 dans le commerce, le transport, l'hébergement et la restauration, 27 dans les services aux entreprises et 30 dans les services aux particuliers[a 9].

En outre, elle comptait 123 établissements[a 10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee et la direction générale des entreprises (DGE), la commune comptait, au , deux hôtels, totalisant quinze chambres (un hôtel deux étoiles avec neuf chambres, ainsi qu'un hôtel non classé avec six chambres)[a 11] : l'hôtel des Cygnes, à Sauteyras, et un hôtel de plein air, au Bois du Lot[Ay 11]. Elle possède aussi six chambres d'hôtes et un gîte[Ay 11].

Cinq campings sont implantés sur la commune au  : un non classé, un classé une étoile et trois autres classés trois étoiles[a 12].

Une aire de camping-car est ouverte toute l'année[Ay 12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le lac d'Aydat : il s'étend sur 65 hectares pour une profondeur de 15 mètres. Le lac accueille une base nautique.
  • Le lac de la Cassière : il est connu pour ses variations importantes et inexpliquées de son niveau d'eau. D'une profondeur d'environ 7 mètres, son niveau descend parfois, sur plusieurs mois, voire plusieurs années, jusqu'à un assèchement quasi total. Ce fut le cas entre les deux guerres mondiales et plus récemment au début des années 1990. Activités de pêche : truites, sandres, brochets, perches, gardons.

Ces deux lacs se sont formés naturellement après de l'éruption il y a environ 8 000 ans du puy de la Vache et du puy de Lassolas et de la coulée de lave : la cheire d'Aydat, de 14 km qui en a résulté. La coulée a coupé le lit de la Veyre, affluent de la Monne et sous-affluent de l'Allier.

  • Le menhir de Pierre Longue, entre Phialeix et Fohet (4,75 m de haut), au lieu dit Pierre Longue[Ay 13]. Resté couché jusqu'au XVIIIe siècle[RAP 21], le monolithe est aussi connu sous le nom de « Pierre couchée »[Note 1], bien qu'il soit de nouveau dressé par les membres d'une association de géobiologie clermontoise sur un terrain privé en présence de ses propriétaires du moment, depuis le 31 décembre 1991[réf. nécessaire]. Son poids est de 12,1 tonnes (15 tonnes selon la mairie[Ay 13]) mesuré à ce moment-là lors de sa remontée bien qu'estimé depuis des années à moins de 9 tonnes suivant des registres d'études scientifiques.
  • L'église Saint-Sidoine dans le village d'Aydat, classée au titre des monuments historiques depuis 1970[18]. Église romane du XIIe siècle. Côté sud, des tourelles en pierre retiennent les murs de l'église. À l'intérieur, les piliers proches du chœur penchent tels la tour de Pise et les murs s'écartent. Des tirants ont aussi été posés pour retenir les murs.
  • L'église Saint-Julien dans le village de Fohet.
  • Le château de Montlosier, siège du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
  • Le château de Montredon (en ruine) au sommet du Mont Redon.
  • La fontaine-calvaire de Ponteix (en face de l'église), réalisée dans la deuxième moité du XIXe siècle, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1990[19].
  • Statue de saint Jacques, en bois, datée du XVIIe siècle, classée au titre des monuments historiques depuis 1966, conservée dans l'église de Rouillat Bas[20].
  • Croix de cimetière du XVIe siècle à Fohet, classée au titre des monuments historiques depuis 1910[21].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de plusieurs zones protégées, huit zones naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique recensées par l'inventaire national du patrimoine naturel[22] dont :

  • la ZNIEFF « Gorges de la Monne »[RAP 22] ;
  • la ZNIEFF « Mont Redon »[RAP 22], à l'est de la commune, d'une superficie de 654 hectares[23] ;
  • la ZNIEFF de 2e génération « Lac d'Aydat », couvrant le lac[24] ;
  • la ZNIEFF de 2e génération « Puys de la Vache et Lassolas et Cheires », d'une superficie de 1 140 hectares[25] ;
  • la ZNIEFF de 2e génération « Environs de Pourcharet », au nord-ouest de la commune, d'une superficie de 500 hectares[26] ;

ainsi que deux zones Natura 2000[27] : « Vallées et côteaux xérothermiques des Couzes et Limagnes » et « Chaîne des Puys » ; et deux zones importantes pour la conservation des oiseaux : des Couzes Nord[RAP 22] et « Montagne de la Serre »[RAP 22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • En 1955, Gilles Grangier tourna sur la commune plusieurs scènes du film Gas-oil, avec Jean Gabin et Jeanne Moreau. Les tournages eurent lieu sur la RD 5 (scène de l'arrestation finale), la RD 788, la RD 90, la RD 213, et l'ancienne RN 89 (vers l'ancien tunnel de la Cassière).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aydat Blason D'azur à la bande ondée d'argent accompagné à dextre d'un sautoir ancré d'or et à senestre d'une couronne de laurier du même, à la crosse d'or posée en pal et brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Sauteyras ou la vraie situation d'Avitacum (d'après les témoignages de Sidoine Apollinaire) », Revue d'Auvergne, Clermont-Ferrand, Société d'émulation de l'Auvergne, t. XII,‎ , p. 287-308 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le menhir de Fohet est appelé « Pierre couchée » sur le panneau routier de Fohet au croisement de la route menant à Saint-Nectaire.
  2. Le nom d'Aydat est une évolution phonétique d'Avitacum (domaine d'Avitus).

Références[modifier | modifier le code]

Dossier local Insee[modifier | modifier le code]

Dossier local relatif à la commune, sur le site de l'Insee :

  1. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. POP T0 – Population par grandes tranches d'âges.
  4. POP T3 – Population par sexe et âge en 2014.
  5. EMP T1 – Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 – Emploi et activité.
  7. ACT T1 – Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2014.
  8. ACT T4 – Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone.
  9. DEN T3 – Nombre d'entreprises par secteur d'activité au .
  10. DEN T5 – Nombre d'établissements par secteur d'activité au .
  11. TOU T1 – Nombre et capacité des hôtels au .
  12. TOU T2 – Nombre et capacité des campings au .

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « PLU - Calendrier », Vivre à Aydat,‎ , p. 6 (lire en ligne [PDF]).
  2. « Le village de La Cassière » (consulté le 9 juillet 2017).
  3. a et b « Focus - Le village de La Garandie » (consulté le 9 juillet 2017).
  4. « Focus - Le village de Rouillas Haut » (consulté le 9 juillet 2017).
  5. « Conseil municipal » (consulté le 25 juin 2017).
  6. Compte-rendu de la séance du conseil municipal du 4 avril 2014 [PDF] (consulté le 25 juin 2017).
  7. « Intercommunalité » (consulté le 25 juin 2017).
  8. « Sictom » (consulté le 4 juillet 2017).
  9. Bas de page du site de la mairie.
  10. « Bientôt une maison médicale en centre-bourg », Vivre à Aydat,‎ , p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  11. a et b « Hébergement » (consulté le 4 juillet 2017).
  12. « Aire de camping-car » (consulté le 4 juillet 2017).
  13. a et b « Menhir couché de Pierre-Longue », Actualités (consulté le 26 décembre 2015).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. p. 5 (4).
  2. a et b p. 10 (9).
  3. p. 11 (10).
  4. a, b et c p. 14 (13).
  5. p. 13 (12).
  6. p. 17 (16).
  7. a et b p. 15 (14).
  8. a et b p. 16 (15).
  9. a et b p. 8 (7).
  10. a et b p. 21 (20).
  11. a et b p. 22 (21).
  12. a et b p. 24 (23).
  13. p. 25 (24).
  14. p. 27 (26).
  15. a et b p. 30 (29).
  16. a et b p. 28 (27).
  17. a et b p. 29 (28).
  18. p. 31 (30).
  19. a et b p. 26 (25).
  20. p. 23 (22).
  21. p. 38 (37).
  22. a, b, c et d p. 35 (34).
  • Autres sources :
  1. Zonage en aires urbaines 2010 de Clermont-Ferrand (019) sur le site de l'Insee, consulté le 5 novembre 2013.
  2. a, b et c « Rapport », sur georisques.gouv.fr, Ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 11 juillet 2017).
  3. a et b « Dossier départemental sur les risques majeurs du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 11 juillet 2017).
  4. « Plan de prévention des risques naturels d'inondation de la vallée de la Veyre » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 11 juillet 2017), p. 24-25.
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Bertrand Dousteyssier, Maxime Segard et Frédéric Trément, « Les villae gallo-romaines dans le territoire proche d'Augustonemetum – Clermont-Ferrand », Revue archéologique du Centre de la France, t. 43,‎ (lire en ligne).
  7. Résultats des élections municipales de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  8. a, b et c Listes aux élections municipales de 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur.
  9. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 23 juin 2014).
  10. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme.
  11. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », Ministère de la Justice (consulté le 26 décembre 2015).
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 6 octobre 2013).
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population en 2014 – Département du Puy-de-Dôme (63) », Insee (consulté le 4 juillet 2017).
  15. « Annuaire : Résultats de recherche », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 26 décembre 2015).
  16. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  17. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  18. « Église Saint-Sidoine », notice no PA00091883, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 octobre 2013.
  19. « Fontaine-calvaire de Ponteix », notice no PA00092500, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 octobre 2013.
  20. « Statue : saint Jacques », notice no PM63000106, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 10 octobre 2013.
  21. « Croix en pierre du XVIe siècle du cimetière de Fohet », notice no PA00091882, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 octobre 2013.
  22. « Liste des ZNIEFF - Commune : Aydat », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  23. « ZNIEFF 830020002 - MONT REDON », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  24. « ZNIEFF 830000996 - LAC D'AYDAT », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  25. « ZNIEFF 830000997 - PUYS DE LA VACHE ET LASSOLAS ET CHEIRES », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  26. « ZNIEFF 830020570 - ENVIRONS DE POURCHARET », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  27. « Liste des sites Natura 2000 - Commune : Aydat », Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 15 juillet 2017).
  28. La description de la villa que Sidoine Apollinaire possédait à Aydat, ayant vue sur le lac, se trouve dans l'ouvrage d'André Loyen, Sidoine Apollinaire et l'esprit précieux en Gaule. Paris, Les Belles Lettres, 1943.
  29. « Joseph Planeix », Assemblée nationale (consulté le 9 juillet 2017).