Massiac

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Massiac
Massiac vu depuis la vallée de l'Alagnonnette.
Massiac vu depuis la vallée de l'Alagnonnette.
Blason de Massiac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Canton Saint-Flour-1
Intercommunalité Hautes Terres Communauté
Maire
Mandat
Michel Destannes (PS)
2014-2020
Code postal 15500
Code commune 15119
Démographie
Gentilé Massiacois
Population
municipale
1 735 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 07″ nord, 3° 11′ 53″ est
Altitude 540 m (min. : 511 m) (max. : 1 005 m)
Superficie 34,78 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Massiac est une commune française située en Auvergne, dans le département du Cantal et la région administrative Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants s'appellent les Massiacois.
La commune a reçu le label Village étape en 2001.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé au centre d’une vallée formant une petite Limagne et au confluant de trois rivières : l’Alagnon, l’Alagnonnette (dite aussi l’Igoune) et l’Arcueil. À l’ouest commencent les monts du Cézallier, à l’est ceux de la Margeride. Au nord, deux éperons basaltiques ferment la vallée. Cette situation a valu à la ville le surnom de « Porte fleurie du Cantal ».

Communications[modifier | modifier le code]

Massiac est placé sur les sorties 23 et 24 de l’autoroute A75 reliant Clermont-Ferrand à Montpellier. C'est le point de connexion avec la RN 122 allant vers Aurillac. La ville est desservie par la gare de Massiac-Blesle sur la ligne Figeac - Arvant, qui la met en liaison directe avec Clermont-Ferrand (environ 1 h 05), Aurillac (environ 1 h 15) et Béziers.

Climat[modifier | modifier le code]

Située à 530 mètres d'altitude, la vallée bénéficie d'un climat d’abri sec (676 mm/an) et relativement doux. L'ensoleillement moyen est d'environ 2 000 h/an. La température moyenne est de 10 °C avec une forte amplitude annuelle. Il s'agit d'un climat de type 3 (océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord)[1] qui contraste avec les environs qui sont sous l'influence d'un climat d'altitude de type 1 ou 2.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Massiac
Blesle (43) Grenier-Montgon (43)
Auriac-l'Église (15) Massiac Lubilhac (43)
Molompize (15),
Bonnac (15)
Saint-Poncy (15),
Saint-Mary-le-Plain (15)
La Chapelle Laurent (15)

Villages et hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Village de Bussac.
  • Auliadet
  • Bousselorgue
  • le Boutirou
  • Brousse
  • Bussac
  • Chabannes
  • Chalet
  • Chevaley
  • le Fayet
  • le Lac
  • Ouches
  • Prugnes
  • le Puy Francon
  • Sabatey
  • la Sagne
  • Saint-Étienne
  • la Valette
  • Vazerat
  • le Verdier
  • Vialle-Chalet
  • la Vialle-Vieille

Quartiers du bourg[modifier | modifier le code]

  • Quartier Nègre
  • le Montel
  • Cours
  • la Grande Planche
  • le Graveiras
  • la Ribeyre
  • la Prade
  • la Croix Verte
  • le Pré Juny
  • Mallet

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

C’est vers 260 que saint Mary, confesseur de saint Austremoine, évangélise la région de Massiac. Peu à peu, la région se romanise et vers l’an 300 une villa gallo-romaine est fondée au confluent de l’Alagnon et de l'Allagnonette. Son nom, « Mattii Acum » (le domaine de Mathieu), est à l’origine du nom de Massiac.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plan de Massiac en 1429.

Vers 532, du fait des invasions franques, un village se forme autour de la villa. La période suivante reste peu connue. On retrouve des traces historiques en 893. Armand Ier d’Apchon, vicomte d’Auvergne, reçoit la Baronnie de Vernières dont Massiac dépendait. C’est également au IXe siècle que l’on établit une viguerie et un monastère dans le village.

En 1169, lors du démembrement du comté d'Auvergne par Louis VII, on note l'existence de trois villages : - le Montel, fief des Montel, vassaux du Prince Apanagiste de la Terre d’Auvergne. - Massiac, fief des Apchon vassaux des Dauphins d’Auvergne. - la Tour d’Ally fief des Rochefort d’Ally, vassaux des Mercœur de Blesle.

En 1361, le seigneur de Massiac, Guillaume VI d’Apchon, arrête l’envahisseur anglais à Maurs.

En 1420, Guillaume III d’Espinchal, seigneur des Ternes, épouse Marie de Rochefort d’Ally et prend le fief en dot.

Le 24 mai 1429, Pierre de Tinière, seigneur de Massiac, accorde aux habitants du bourg de Massiac d’élire leur consul et d’avoir une assemblée commune. C’est la naissance de la commune. À cette époque, la ville se fortifie.

En 1440 au moment de la révolte dite de « la Praguerie », Jean Salazar, baron de Chaudes-Aigues, donne l’assaut et prend Massiac. Quarante habitants seront tués sur les remparts et l'église est brûlée avec les archives de la ville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 6 octobre 1584 Margueritte d’Apchon, dernière héritière de la famille, épouse François 1er d’Espinchal. Les Espinchal unissent les deux bourgs et deviennent les vrais seigneurs de Massiac. La famille complète l’unification par l’achat du bourg du Montel le 16 avril 1623.

En 1666 le tribunal des Grands jours d'Auvergne condamne à mort Gaspard d’Espinchal, seigneur de Massiac, pour crimes. Son château est détruit. Il s’enfuit en Bavière, devient commandant des armées du Grand Électeur, et se livre à l’espionnage pour le roi de France. En 1678 Louis XIV lui accorde le pardon et le rétablit dans ses droits.

Une des plus graves épreuves que dut connaître le bourg eut lieu en 1694 : le quart de la population de Massiac (251 personnes) y fut décimé par la peste.

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Au cours de la révolution le château des Espinchal manqua d’être brulé. Certains bourgeois de la cité s’engagèrent : le lieutenant Chandorat commanda le premier bataillon des volontaires du Cantal. Altaroche devint président du département sous la Convention.
À la création des départements, Massiac, qui fait partie du Brivadois, insista à plusieurs reprises pour être rattaché au département de la Haute-Loire et à l'arrondissement de Brioude. Les démarches n’aboutirent jamais[2].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Arrivée du train à Massiac.

Le 14 novembre 1801, la population de Massiac, très légitimiste, signa une pétition réclamant le retour du comte Thomas Joseph d’Espinchal. Proche du prince de Condé, celui-ci s’était exilé au moment de la Révolution française et avait participé en 1792 à la coalition d’Auvergne qui supportait le comte d’Artois. Il vivait auparavant à Paris, où il menait une vie mondaine et fastueuse. Son retour à Massiac en 1803 donna lieu à de grandes festivités. Il fut élu maire en 1812 et le resta jusqu’à sa mort en 1823. Il fut enterré sous le cœur de l’église Saint-André. À ce sujet, Jean Rieuf, dans son ouvrage Massiac et son Canton[3], notera que de 893 à 1823 Massiac ne connaîtra que deux lignées seigneuriales : les Apchon et les Espinchal.

En 1837, Massiac absorbe[4], conjointement avec Bonnac, l'ancienne commune de Saint-Étienne-sur-Massiac[Note 1] et, conjointement avec Molompize, l'ancienne commune de Saint-Victor-aux-Chabannes[Note 2].

Le 5 novembre 1861, Massiac devient tête de ligne de la voie ferrée provenant de Clermont-Ferrand. La construction de cette ligne va nécessiter la déviation du cours de l'Alagnonnette, la construction d'un pont et la création d'une nouvelle route nationale. Ces travaux vont profondément changer l'aspect de la cité. Déjà ville de foire, la ville connaît alors un fort développement économique.

L’épopée de l’antimoine[modifier | modifier le code]

Usine d'antimoine du Babory de Blesle en 1900.

La France fut le premier producteur mondial d’antimoine entre 1890 et 1910, grâce à l’extraction dans la région de Massiac, très ancienne, et dans celle de Laval, en Mayenne[5]. En 1640, la mine de Dahu était déjà exploitée. Entre 1780 et 1810, les géologues régionaux identifièrent les principaux filons et en 1850, l'intérêt pour l'antimoine se développa avec l’essor de l’industrie mécanique. En 1870, la fièvre de l'antimoine commença réellement, et de grands maîtres mineurs comme les Brugeiroux ou les Chassagne développèrent les mines locales. Emmanuel Chatillon créa une fonderie au Babory-de-Blesle et pour l’alimenter il prit la propriété des mines de La Bessade, de Lubilhac, de Conche et d’Ouche à Massiac. Il inventa le procédé de traitement de l’antimoine par grillage volatilisant. Au XXe siècle apparurent les grandes compagnies minières comme la société italienne « Miniere Fonderie d’Antimonio ». Celle-ci devint en 1921 la « Société Française des Mines et Fonderies d’Antimoine » et avait son usine à Massiac. Avec la « Société Brioude-Auvergne » installée à Brioude, elles permirent à la France d'être le premier producteur mondial d’antimoine entre 1890 et 1910. L’époque fastueuse dura une soixantaine d’années. La crise des années 1930 mit un coup d’arrêt à l’exploitation, la mine d'Ouche ferma en 1932. En 1945, la « Compagnie des Mines de Dèze » y installa une laverie qui concentrait le minerai, cela lui permit de maintenir l’exploitation jusqu’en 1953. Après, la mine reprit de façon épisodique en 1954, 57, 61 et pour finir en 1971 avec Lagardère. En tout, ce gisement aura produit 9 000 tonnes d’antimoine[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de janvier 1941, Albert Crémieux fut embauché comme secrétaire de mairie à Massiac par le maire de l'époque, M. Soubrier. Ce dernier avait été mis en place par les autorités du régime de Vichy. Ce secrétaire créa un vaste réseau de falsification de documents qu'il nomma lui-même l'usine à papiers. Le but était de faciliter l'anonymat des personnes recherchées par les autorités administratives collaborant avec le régime nazi. Au bout de dix-huit mois, il fut dénoncé mais il réussit à s'enfuir de Massiac sain et sauf[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Massiac (Cantal).svg Blason historique ville fr Massiac (15)-1429.svg Blason historique ville fr Massiac (15)-1693.svg

  • Les armes traditionnelles des Espinchal, anciens seigneurs de Massiac, sont utilisées pour représenter la ville de Massiac. La commune les reprend sur son site Internet : D’azur au griffon d’or accompagnés de trois épis effeuillés du même, posés en pal.
  • En 1429 les habitants de Massiac obtinrent leur charte communale. Ils choisirent alors un blason pour la ville : D'or, au dextrochère d'argent, tenant une massue de sable, posée en barre. En 1693, lors du retour de Massiac dans le domaine de la famille royale, on y ajouta « Au canton dextre, d'azur à la fleur de lys d'or ». Le sceau communal était accompagné de la devise : «Regis hostes morte micto», ce qui signifie « Je frappe à mort les ennemis du Roi ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[8][modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Alain Marleix RPR puis UMP Député du Cantal, Conseiller Général
Secrétaire d'État aux Anciens Combattants
Secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales
2007 2008 Guy Coumoul
(Maire remplaçant)
  Dentiste
2008 en cours
(au 27 octobre 2014)
Michel Destannes[9] PS Retraité de banque
Massiac : Le centre ancien

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 1 735 habitants, en diminution de -5,76 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 580 1 425 1 569 1 821 1 905 1 868 2 200 2 208 2 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 069 2 040 2 256 2 000 1 922 2 048 2 009 2 069 2 037
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 974 2 201 2 006 1 759 1 709 1 747 1 828 1 804 1 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 771 1 756 1 884 1 838 1 881 1 857 1 838 1 841 1 735
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Emploi et logement[modifier | modifier le code]

Répartition de l'activité économique de la commune

  •      Agriculture. (9,2%)
  •      Industrie. (9,6%)
  •      Construction. (10,1%)
  •      Commerce, transports et services. (51,8%)
  •      Administration, enseignement, santé et action sociale. (19,3%)

En 2013 la commune comptait 1 211 logements, 68,9 % étaient des résidences principales, 13,2 % des résidences secondaires et 17,9 % des logements vacants. 67,8 % des ménages étaient propriétaires de leur logement.

En 2013, la médiane du revenu disponible par unité de consommation s'élevait à 18 861 €. La commune comptait 228 établissements et 877 emplois (83,4 % étaient des emplois salariés). À la même époque 77 % des 15 à 64 ans étaient en activité et le taux de chaumage s'élevait à 8,7 % [13].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand, elle compte deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège et un établissement d'enseignement professionnel.

Enseignement public Enseignement privé sous contrat Enseignement professionnel
  • École maternelle
  • École primaire
  • Collège Pierre Galéry
  • Institution Saint-André
    (école maternelle, école primaire)
  • CFA bâtiment BTP CFA CANTAL

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de santé

En 2017 la ville comptait trois médecins généralistes, quatre masseurs kinésithérapeutes, deux dentistes, une ostéopathe et sept infirmiers[14]. Plusieurs d'entre eux sont réunis dans la maison de santé du Pays de Massiac. On compte également deux pharmacies et une société d'ambulances.

Sports[modifier | modifier le code]

En 2017 la ville de Massiac ne comptait pas moins de 17 associations sportives parmi lesquelles le club de foot Massiac-Molopize-Blesle et le club de rugby. De nombreux sports sont représentés comme le tennis, le cyclisme, le tir sportif, les sports mécaniques (moto), la randonnée pédestre, la gymnastique volontaire, la natation, le handball, les arts martiaux ou le tir à l'arc[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Massiac est jumelée avec la ville espagnole de Faura. Celle-ci se trouve dans la province de Valence. Le jumelage a eu lieu en 1990[16].

Manifestations culturelles et commerciales[modifier | modifier le code]

  • Marché : chaque mardi.
  • Foire à la cerise, fête foraine : deuxième dimanche de juin.
  • Fête patronale : Saint Jean, le 24 juin
  • Foire de la Pomme et Fête des Palhas: fin octobre. Rencontres occitanes, spectacles musicaux et de théâtre.

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Production fruitière (pommes), maraîchage.
  • Élevage ovin et bovin, production fromagère, coopérative agricole.
  • Exploitation forestière.
  • Héliciculture.
  • Une expérience de réintroduction de la vigne est en cours, la production du vin des Palhas est déjà une réussite.

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

  • Production et distribution de gaz médicaux et industriels : Sociétés SAGA et SAGA Médical passées sous le contrôle d'Air Products en 2010.
  • Constructions métalliques
  • Tissage de la laine.

Spécialités[modifier | modifier le code]

  • Pâtisserie : le macaron de Massiac.

Ce macaron a été créé en 1932 par le pâtissier Joseph Varenne. C'est un de ses anciens apprentis qui perpétue le savoir-faire. Il s'agit d'un macaron à la noisette très tendre dont la composition complète reste secrète, sa texture est fondante et il est préférable de le consommer dans les cinq jours qui suivent sa fabrication. D'autres pâtissiers du village proposent une interprétation de cette pâtisserie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

à Massiac[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-André
Article détaillé : Église Saint-André de Massiac.

L'église date du XIIe et fut reconstruite aux XIVe et XVe siècles. Le portail a été créé par l'architecte Aigueparse (1870). On y voit la statue de Notre-Dame-de-Chalet, provenant de la chapelle Sainte-Madeleine. C'est une Vierge en majesté qui date du XIIIe. Une Vierge ouvrante du XVe siècle et une Nativité de Guy François complètent l'ornementation.

  • Vestiges de remparts et de château féodal.
  • Mairie : restes du second château des Espinchal XVIIIe.
  • Musée Élise-Rieuf[17] : école de femmes peintres au XXe siècle, plus de 200 toiles.
  • Collections d'orfèvrerie à la mairie.

aux environs[modifier | modifier le code]

  • Chapelle castrale Sainte-Madeleine

Classée monument historique[18] elle date du XIIe siècle, et fut agrandie au XVe siècle.

Chapelle Sainte-Madeleine XIIe siècle
  • Site médiéval du plateau de Chalet

On y voit les restes d'un château XIVe et des traces d'enceinte.

  • Site néolithique et protohistorique
Refuge du rocher St-Victor

Situé sur le plateau de Saint-Victor, il comporte un oppidum, des remparts et un village médiéval ruiné.

  • Hameau perché et église de Bussac
Article détaillé : Église Saint-Victor de Bussac.

Une chapelle (chœur de l'actuelle église) fut construite vers le milieu du XVIIe siècle dans le hameau. En 1852, elle fut agrandie et accéda au rang d'église paroissiale. Le décor intérieur ne fut terminé que six ans plus tard. Les vitraux du chœur sont signés J.F. Faure (1861). Après son rattachement à Massiac, l'église perdit son statut d'église paroissiale mais elle continua à servir parfois. L'église est voûtée d'ogives et l'essentiel de son intérêt réside dans son décor peint, entièrement conçu et réalisé dans l'esprit néo-gothique. Le mobilier, entièrement en place, date également du XIXe siècle. l'église Saint-Victor de Bussac et son décor intérieur sont inscrits à l'IMH[19].

Attraits et équipements touristiques[modifier | modifier le code]

La piscine de Massiac
Philemon logo 2.jpg
  • Office du tourisme du Pays de Massiac[20]
  • Musée Élise-Rieuf[21]
  • Rives de l'Alagnon. Pêche.
  • Ferme équestre.
  • Sentiers de randonnée balisés.
  • Station verte. Ville labellisée Village étape A75.
  • Piscine, tennis, camping, hôtels, chambres d'hôtes, gîtes ruraux, etc.
  • Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle la « Via Arvernha » de Clermont-Ferrand à Cahors 506 km.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Élise Rieuf - Autoportrait au camélia (1935)
Musée E.Rieuf - Massiac
Christiane Lambert (2012)
  • Alain Marleix (1946), maire de la ville de juin 1995 jusqu'en 2008, secrétaire d'État à la Défense chargé des Anciens combattants dans le 1er gouvernement de François Fillon puis secrétaire d'État aux Collectivités dans le 2e gouvernement de François Fillon.
  • Alphonse Vinatié (1924-2005), instituteur et archéologue. Précurseur de la méthode Freinet, il enseigne à Chausse de Saint-Poncy, à Auriac-l'Église et à Massiac. Tout au long de sa vie, il organisera de nombreux chantiers de fouilles archéologiques dans le Nord-Cantal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet et de nombreuses notes scientifiques. Ses découvertes enrichissent aujourd’hui les musées d’Aurillac et de Saint-Flour.
  • Antoine Avinin (1902-1962), résistant et député.
  • Élise Rieuf (1897-1990), peintre française née et décédée à Massiac au terme de nombreuses pérégrinations. Ses œuvres sont exposées au musée municipal.
  • Eugène Bizeau (1883-1989), poète moderne d'inspiration anarchiste, a vécu dans la cité.
  • Paul Malassagne (1918-2007), chirurgien dentiste né à Anglards de Salers, figure de la résistance cantalienne durant la Seconde Guerre mondiale sous le pseudo "Guy", conseiller général du canton de Massiac de 1952 à 1988, maire de la ville de 1971 à 1983, sénateur du Cantal de 1971 à 1989, à l'origine du Syndicat des Eaux de la Grangeoune.
  • Christiane Lambert (1961), massiacoise d'origine est aujourd'hui présidente[22] de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) depuis le .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Rieuf, Massiac, ses origines, ses seigneurs, sa paroisse, sa commune, 1958, Aurillac, imprimerie Moderne, XVIII-150 pp.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le bourg actuel de Saint-Étienne-sur-Massiac se trouve sur les hauteurs, au sud de la commune de Massiac, à proximité de l'ancienne RN 9.
  2. Les Chabannes, près du hameau de Bussac.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aujardin.org - Climat France
  2. Pierre Chassang - La révolution dans le district de Saint-Flour - Éditions Créer (ISBN 9782848190921)
  3. Jean Rieuf - Massiac et son Canton - Éditions Gerbert - 1971, réédité par Lorisse (1 décembre 2004), Collection : Mvvf
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Production effectuée par la Compagnie des mines de La Lucette
  6. Voir et Savoir - Le Pays de Massiac – Éditions Chamina - 1991
  7. CRÉMIEUX Albert., sur Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, mouvement social.
  8. Mairie de Massiac / 25 juillet 2007
  9. Liste des maires du Cantal sur le site de la préfecture (consulté le 27 octobre 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. INSEE Commune de Massiac consulté le 29/10/2016
  14. Doctolib consulté le 15/02/2017
  15. Commune de Massiac - Page des associations consultée le 16/05/2017
  16. http://www.afccre.org/fr/nos-membres/annuaire-des-villes-jumelees
  17. site officiel
  18. « Chapelle Sainte-Madeleine de Chalet », notice no PA00093541, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Ministère de la Culture, Architecture et patrimoine, http://chateau.rochefort.free.fr/patrimoine/cantal/fiche.php?i=15119&m=2
  20. Office du tourisme du Pays de Massiac
  21. Musée Elise Rieuf
  22. Eric de La Chesnais, « Christiane Lambert, présidente par intérim de la FNSEA », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)