Blesle

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Blesle
Blesle
Blason de Blesle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes Brioude Sud Auvergne
Maire
Mandat
Pascal Gibelin
2020-2026
Code postal 43450
Code commune 43033
Démographie
Gentilé Bleslois(es)
Population
municipale
636 hab. (2019 en augmentation de 3,41 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 11″ nord, 3° 10′ 17″ est
Altitude 504 m
Min. 472 m
Max. 875 m
Superficie 29,8 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Sainte-Florine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Blesle
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Blesle
Liens
Site web http://www.blesle.fr/

Blesle (Blèila en occitan[1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est classée parmi les plus beaux villages de France[2].

Ses habitants sont les Bleslois et les Blesloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Blesle se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Blesle est située non loin des départements du Cantal et du Puy-de-Dôme.

Elle se situe à 80 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[3], préfecture du département, à 22 km de Brioude[4], sous-préfecture, et à 24 km de Sainte-Florine[5], bureau centralisateur du canton de Sainte-Florine dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Saint-Étienne-sur-Blesle (2,7 km), Autrac (3,2 km), Grenier-Montgon (3,9 km), Espalem (5,0 km), Torsiac (5,1 km), Léotoing (6,3 km), Auriac-l'Église (6,9 km), Laurie (7,2 km).

Climat[modifier | modifier le code]

Blesle possède un climat océanique chaud sans saison sèche[7] (Cfb) selon la classification de Köppen-Geiger.

Sur l'année, la température moyenne à Blesle est de 11,5 °C et les précipitations sont en moyenne de 605,7 mm.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Blesle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[8],[I 2],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,4 %), prairies (21,1 %), terres arables (11,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), zones urbanisées (1,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 583, alors qu'il était de 565 en 2013 et de 531 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 54,6 % étaient des résidences principales, 26,1 % des résidences secondaires et 19,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,5 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Blesle en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (26,1 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 75,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70,3 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

Le logement à Blesle en 2018.
Typologie Blesle[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 54,6 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 26,1 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 19,3 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Blesle est mentionnée sous la forme Blasilla au XIe siècle, Bleele en 1321[11].

L'onomastique communale a emprunté à la religion chrétienne un grand nombre de vocables, dont les uns appartiennent à des noms communs et les autres à des noms de saints (…). Les noms de saints entrent dans la composition de soixante-huit vocables communaux de la Haute-Loire : Saint-André, Sanctus Andreas ; Saint-Arcons (2), Sanctus Arconcius (…). M. Augustin Chassaing inclut dans cette catégorie les communes de Blesle, Blesilla, dont l'adjectif Sancta aurait disparu, et Sambadel, forme altérée d'un ancien *Sanctus Baudelius[12]. Cependant, il n'y a aucune trace d'un *Sancta Blesilla dans la documentation du haut Moyen Âge relative au toponyme Blesle et la forme la plus anciennement attestée, Blasilla, n'est pas *Blesilla.

Le nom de Blesle est issu d'un hypothétique *Blasilla villa[11], nom d'un fundum gallo-romain, basé sur l'anthroponyme gallo-romain *Blasillus, non attesté, dérivé du nom de personne gaulois Blasius[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fenêtre romane.
Maisons en pierre de la Rue Edouard Chatillon à Blesle.
Maisons en pierre de la Rue Edouard Chatillon à Blesle.

Origines et situation[modifier | modifier le code]

Le village bleslois se situe dans une vallée dominée par une falaise basaltique (composée entre autres par les « orgues basaltiques ») à la confluence de la Voireuze et du Merdan[13], ce premier rejoignant l’Alagnon plus bas. Situé sur le site néolithique de Chadecol, ce site fut aménagé il y a 4 000 ans. Ensuite, la présence d’un siège paroissial mérovingien suggère un peuplement gallo-romain. Enfin, son essor débute lors de la fondation du monastère à la fin du IXe siècle, complété par la construction d’un château au XIe siècle[13].

Fondation de l’abbaye Saint-Pierre de Blesle à la fin du IXe siècle[modifier | modifier le code]

La première mention de la fondation de l’abbaye bénédictine Saint-Pierre[14],[15],[16],[17] est révélée par une lettre écrite en 1095 et faisant état de sa construction entre 849 et 885[18]. Sa fondatrice est Ermengarde d'Auvergne[19], mère de Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine et fondateur de l’abbaye de Cluny. Les possessions de l’abbaye sont alors placées sous la protection pontificale permettant d’accroître le territoire et incitant les religieuses à créer des prieurés à Autrac, Saint-Étienne-sur-Blesle, Bousselargues, Leyvaux ou Molèdes. À Blesle, l’abbesse était seigneur de la ville.

Église romane de Blesle.

Arrivée des barons de Mercœur à la fin du XIe siècle[modifier | modifier le code]

Passage entre la place de l'Église et de la Mairie.

À la fin du XIe siècle, les puissants barons de Mercœur décidèrent de s’installer à Blesle[19] et provoquent ainsi une lutte féodale entre eux et les abbesses, ces dernières combattant leurs empiétements sur les droits de l’abbaye. Tout d’abord les barons essayeront de s’emparer de l’abbaye en vain à la fin du XIe siècle, ce n’est qu’au début du XIIIe siècle avec l’appui du pouvoir royal qu’ils s’emparèrent des pouvoirs de justice sur Blesle et devinrent co-seigneurs[13].

Pour concilier les deux camps, les barons disposent de nombreux terrains dans la ville pour bâtir leur château, en échange ils assureront la défense du monastère et rendront hommage pour ce fief relevant de l’abbaye. Malgré tout, les barons, par leurs poids, arrivèrent à édifier une tour imposante renforcée de deux contreforts par face[19] (actuelle tour aux vingt angles) malgré les protestations des abbesses.

En même temps, l’église abbatiale Saint-Pierre est refaite, en effet la majeure partie de son édifice date du XIIe siècle, avec la construction de deux absidioles méridionales et du chœur, enfin étant donné des différentes étapes de sa construction dans le temps, son originalité tient à l’abside et le chœur qui sont plus vastes que la nef[18]. Les moniales vivaient quant à elles dans des maisons donnant sur la cour intérieure du couvent. Au XIVe siècle, une seconde église est construite en raison de l'accroissement de la population[13] : l'église Saint-Martin.

Lent déclin à partir du XVe siècle[modifier | modifier le code]

Donjon des barons de Mercœur.

Sans devenir des chanoinesses, les religieuses décident d’abandonner la vie commune pour des maisons individuelles en deux endroits, l’un derrière le chevet de l’église, l’autre dans la cour de l’abbaye à l’ouest de l’église. L’abbaye est à cette époque agrégée à l’Ordre de Cluny. Ce n’est qu’en 1789 que l’abbaye est transformée en collège de chanoinesses, avant sa suppression durant la Révolution[13].

De leur côté, les seigneurs de Mercœur voient leur château tomber en ruine, il sera repris à la fin du XVIIIe siècle par les Chavagnac (famille blesloise) qui le remettent en état en le modifiant profondément[13].

À côté de cela, les villageois sont pour la plupart abrités par des maisons en pan de bois[19], architecture originale reflétant les fonctions commerciales et artisanales du bourg. Cette architecture s’est maintenue jusqu’au XIXe siècle. Autre événement de cette période se situe en 1558, quand Blesle fut retenu comme l’une des « treize bonnes villes » d’Auvergne, marquant la consécration de l’importance du village[13].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.
Clocher Saint-Martin.

Sous la Révolution française, le village est nettement modifié, tout d’abord l’église Saint-Pierre, retenue comme église paroissiale, perd son clocher, en revanche l’autre église du village de Saint-Martin est complètement détruite après avoir été vendue comme bien national, à l’exception de son clocher qui est conservé afin d’y loger l’horloge communale[19].

Long déclin et exode rural[modifier | modifier le code]

Ville prospère jusqu’au XVIIe siècle en raison de l’artisanat et des nombreuses industries locales (élevage, tannage, tissage de toile de chanvre), l’arrivée du chemin de fer à Blesle a pour conséquence l’exode rural vers les grandes villes, seule l’exploitation de l’antimoine résiste mais son extraction se stoppera en 1925, les usines continueront de tourner jusqu’en 1958 avec l’importation de minerais étrangers avant leurs destructions[13]. De plus, le village perdra de nombreux jeunes en raison de la guerre, notamment la Première Guerre mondiale, envoyés sur le front (un monument aux morts y est installé).

Dans les années 1850, une épidémie de fièvre typhoïde opère une coupe sévère dans la population : entre 1851 et 1856 (source : recensements de population), Blesle perd 8,4 % de sa population. Les plus touchés sont les enfants (–10,4 % d'enfants mâles, –10,55 % d'enfants filles) ce qui aura un impact important sur les décennies suivantes.

L'époque de l'antimoine[modifier | modifier le code]

Emmanuel Chatillon créa une fonderie au Babory-de-Blesle dans les années 1880. Pour l’alimenter, il inventa le procédé de traitement de l’antimoine par grillage volatilisant et prit la propriété des mines de la région :

Développement du tourisme à la fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pour faire face à cela, la politique de la commune est tournée vers le développement du tourisme en s’appuyant sur la richesse culturelle du village et de ses vestiges, soutenue par le conseil départemental pour restaurer les fondations (église Saint-Pierre, clocher Saint-Martin, tour aux Vingt-Angles…).

Le village a servi de lieu de tournage pour La Nouvelle Guerre des boutons de Christophe Barratier sorti en 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Blesle est membre de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne[I 10], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Brioude. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[20].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Brioude, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 10].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Sainte-Florine pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 10], et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[21].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Blesle, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[22] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[23]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. Sur les trente candidats en lice[24], douze sont élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 79,21 %. Les trois conseillers restant à élire sont élus au second tour, qui se tient le du fait de la pandémie de Covid-19, avec un taux de participation de 73,15 %[25]. Pascal Gibelin, maire sortant, est réélu pour un nouveau mandat le [26].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[27]. Deux sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne[28].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? mars 1989 René Chazelle
(1917-2006)
SFIO-PS Magistrat
Conseiller général (1949-1992)
Député (1967-1973), Sénateur (1974-1983)
mars 1989 mars 2008 Christian Malbec DVD Boucher
mars 2008 En cours
(au 26 août 2014)
Pascal Gibelin[29] PS Épicier, conseiller départemental
(canton de Sainte-Florine) depuis 2015

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2019, la commune comptait 636 habitants[Note 4], en augmentation de 3,41 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4141 3291 4161 4101 3991 7951 7271 9431 928
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7661 7151 6851 5801 5291 5531 6131 5341 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5441 5441 4061 2061 1101 1171 077982894
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
837847832824703660657624635
2019 - - - - - - - -
636--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 22,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,2 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 306 hommes pour 329 femmes, soit un taux de 51,81 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
0,6 
8,9 
75-89 ans
11,4 
29,0 
60-74 ans
27,9 
24,2 
45-59 ans
23,2 
15,7 
30-44 ans
14,5 
8,8 
15-29 ans
11,4 
12,8 
0-14 ans
11,1 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2002 ont lieu en août, les Apéros Musique, festival de musique éclectique[34].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 290 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 565 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 800 [I 13] (20 800  dans le département[I 14]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 15] 8,8 % 11,9 % 12,3 %
Département[I 16] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 17] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 373 personnes, parmi lesquelles on compte 75 % d'actifs (62,7 % ayant un emploi et 12,3 % de chômeurs) et 25 % d'inactifs[Note 6],[I 15]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 18]. Elle compte 164 emplois en 2018, contre 178 en 2013 et 200 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 240, soit un indicateur de concentration d'emploi de 68,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 51,1 %[I 19].

Sur ces 240 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 105 travaillent dans la commune, soit 44 % des habitants[I 20]. Pour se rendre au travail, 77,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,4 % les transports en commun, 7,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 15 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

En auvergnat, la commune se nomme Bleira (prononcé « Bleïra »).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blesle au cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Leclercq, Jean-François Luneau, Bruno Ythier, Canton de Blesle, Étude du Patrimoine Auvergnat, Clermont-Ferrand, 1994 (ISBN 2-905554-08-8)
  • Noël Dursapt, Les abbesses de Blesle de la famille de Langhac : in Cahiers de la Haute-Loire 1965, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • Marie-Pascale Gounon, La vie religieuse féminine en Haute-Loire à la fin du XVIIIe siècle et pendant la Révolution (1789-1816) : in Cahiers de la Haute-Loire 1997, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • Gabriel Segret, Blesle, essai de statistique et d'histoire - la valeur des terres, du bétail et des grains au XVIIe siècle et XVIIIe siècle : in Almanach de Brioude 1924, Brioude, Almanach de Brioude, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  5. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  6. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Métadonnées de la commune de Blesle » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Blesle » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 à Blesle - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 à Blesle - Section LOG T7 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  10. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Blesle » (consulté le ).
  11. « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Blesle (43033) », (consulté le ).
  12. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Haute-Loire (43) », (consulté le ).
  13. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Blesle » (consulté le ).
  14. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  15. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Blesle » (consulté le ).
  16. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  17. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  19. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Blesle » (consulté le ).
  20. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  21. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  44. Josanne Pothier, Les attaches blesloises du peintre Édouard Onslow, Almanach de Brioude, 1975, p. 133-156.
  45. Françoise Daude, Édouard Onslow : peintre auvergnat, Bulletin de l’Association George Onslow, n°2, 1995-96.
  46. Pierre Balme, Une famille d’artistes en Auvergne : Les Onslow, L'Auvergne littéraire, artistique et historique, XII/7, 1er cahier, 1935, p. 5-14.
  47. Portrait d'Emmanuel Chatillon