Tiretaine

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Tiretaine
Illustration
La Tiretaine depuis la passerelle du cimetière des Carmes à Clermont-Ferrand.
Caractéristiques
Longueur 16,7 km
Bassin collecteur Loire
Débit moyen 0,3 m3/s (Clermont-Ferrand)
Cours
Se jette dans Artière et Bédat
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Puy-de-Dôme
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes

La Tiretaine est un ruisseau qui prend sa source au hameau de Montrodeix (commune d'Orcines, dans la chaîne des Puys en Auvergne-Rhône-Alpes). C'est un affluent à la fois de l'Artière et du Bédat, car elle se divise en deux dans l'agglomération clermontoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Tiretaine (branche nord) a une longueur de 16,7 kilomètres[1]. Les sources de la Tiretaine se trouvent sur la commune d'Orcines, autour de la butte du chateau de Montrodeix, à coté du hameau du même nom. Le ruisseau formé, il traverse le village de la Font-de-l'Arbre puis celui de Fontanas, et dévale sous forme de torrent la marche de la faille de la Limagne en direction de Royat.

Sa vallée d'origine ayant été comblée il y a 40 000 ans par la coulée d'un volcan recouvert depuis par le puy de Dôme (il y a 10 000 ans), ce torrent, grossi par le ruisseau de Vaucluse qui descend de Manson (commune de Saint-Genès-Champanelle), a creusé un nouveau lit formant la vallée de Royat. Au niveau du parc thermal de Royat, le ruisseau est divisé en deux branches, chacune destinée à passer de chaque coté de la butte du maar de Clermont après avoir traversé Chamalières[2].

En grande majorité recouverte, on peut tout de fois encore voir la branche nord à quelques endroits, comme dans l'enclos de Saint-Alyre, dans le site Michelin des Carmes (siège mondial du groupe), ou encore le Cimetière des Carmes. Arrivé à Montferrand, le ruisseau alimentait les fossés des remparts (construits au XIIIe siècle et abandonnés au XVIIIe siècle). D'après Gabriel Fournier[3], au XVe siècle, la Tiretaine passait à l’extérieur des remparts, alors que dans le dernier état des remparts, elle pénétrait dans l’enceinte près de l’angle nord-ouest pour en ressortir à l’est. Alors complètement arrivé dans la plaine de la Limagne, l'assèchement des marais au cours des siècles a généré une situation particulière. Au niveau de l'écluse de Chanteranne et au Partidou de Cataroux, si la majeure partie de l'eau est dirigée directement vers le Bédat (qui est rejoint à Gerzat), une autre partie forme la source du ruisseau des Ronzières, lui même affluent du ruisseau des Guelles, ce dernier se jetant finalement aussi dans le Bedat, au tripoint des communes de Saint-Beauzire, Lussat, et Chappes[4].

En totalité busée, la petite branche sud passe entre la butte et le plateau Saint-Jacques, longe la gare, puis traverse tout la zone industrielle du Brézet pour rejoindre l'Artière qui longe à cet endroit l'autoroute A71. A noter qu'à cette confluence, une rase venant du ruisseau des Ronzières peut ramener une partie de l'eau de la branche nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Tiretaine a connu le 17 juillet 1835 une crue historique, qui a fait 11 morts[5]. Un violent orage accompagné de grêle[6] s'est abattu au-dessus de Royat et sur toute l'agglomération clermontoise et des torrents de boue ont causé de gros dégâts de Royat jusqu'aux quartiers nord de Clermont-Ferrand[7] (de Fontgiève à Bienassis).

Elle a inspiré Jean Maupoint qui en fit une chanson[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SANDRE, « Fiche ruisseau la tiretaine (K276610A) » (consulté le 11 décembre 2009)
  2. https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/environnement/2015/11/02/rivieres-en-crue-etes-vous-menace-par-les-eaux_11647137.html
  3. Gabriel Fournier, Châteaux, villages et villes d'Auvergne au XVe siècle d'après l'armorial de Guillaume Revel, Bibliothèque de la Société française d'archéologie, Droz, Genève, 1973, p. 47-48 et annexes.
  4. http://www.eauvergnat.fr/la-tiretaine
  5. Chapeau, Quand l'Artière et la Tiretaine débordaient.... le Gonfanon n°21, Argha
  6. D'énormes grêlons ont endommagé les vitraux de la cathédrale.
  7. J.-M. Delaveau, La Tiretaine ; La Montagne, 7 octobre 2015, p. 12.
  8. Le texte de la chanson est donné dans Mon Clermont secret, op. cit., p. 32.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Delaveau, La Tiretaine, rivière secrète de Clermont-Ferrand, éd. La Galipote, 1997 ; nouvelle éd. augmentée, Éd. des Monts d'Auvergne, 2016, 376 p.
  • Mon Clermont secret, Thierry Gauthier dir., Clermont-Ferrand, La Montagne, 2e éd., mars 2013, pp. 26-32.
  • De la Sioule à la Tiretaine, Aimé Coulaudon, Imprimerie génrtale Jean de Bussac, 1943