Tiretaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Tiretaine
(Tiratena en occitan)
Illustration
La Tiretaine depuis la passerelle du cimetière des Carmes à Clermont-Ferrand.
Caractéristiques
Longueur 16,7 km
Bassin collecteur Loire
Débit moyen 0,3 m3/s (Clermont-Ferrand)
Cours
Se jette dans Artière et Bédat
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Puy-de-Dôme
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes

La Tiretaine (Tiratena en occitan[1]) est un ruisseau qui prend sa source au hameau de Montrodeix (commune d'Orcines, dans la chaîne des Puys en Auvergne-Rhône-Alpes). C'est un affluent à la fois de l'Artière et du Bédat, car elle se divise en deux dans l'agglomération clermontoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Tiretaine (branche nord) a une longueur de 16,7 kilomètres[2]. Les sources de la Tiretaine se trouvent sur la commune d'Orcines, autour de la butte du château de Montrodeix, à côté du hameau du même nom. Le ruisseau formé, il traverse le village de la Font-de-l'Arbre puis celui de Fontanas, et dévale sous forme de torrent la marche de la faille de la Limagne en direction de Royat.

Sa vallée d'origine ayant été comblée il y a 40 000 ans par la coulée d'un volcan recouvert depuis par le puy de Dôme (il y a 10 000 ans), ce torrent, grossi par le ruisseau de Vaucluse qui descend de Manson (commune de Saint-Genès-Champanelle), a creusé un nouveau lit formant la vallée de Royat. Au niveau du parc thermal de Royat, le ruisseau est divisé en deux branches, chacune destinée à passer de chaque coté de la butte du maar de Clermont après avoir traversé Chamalières[3].

En grande majorité recouverte, on peut tout de fois encore voir la branche nord à quelques endroits, comme dans l'enclos de Saint-Alyre, dans le site Michelin des Carmes (siège mondial du groupe), ou encore le Cimetière des Carmes. Arrivé à Montferrand, le ruisseau alimentait les fossés des remparts (construits au XIIIe siècle et abandonnés au XVIIIe siècle). D'après Gabriel Fournier[4], au XVe siècle, la Tiretaine passait à l’extérieur des remparts, alors que dans le dernier état des remparts, elle pénétrait dans l’enceinte près de l’angle nord-ouest pour en ressortir à l’est. Alors complètement arrivé dans la plaine de la Limagne, l'assèchement des marais au cours des siècles a généré une situation particulière. Au niveau de l'écluse de Chanteranne et au Partidou de Cataroux, si la majeure partie de l'eau est dirigée directement vers le Bédat (qui est rejoint à Gerzat), une autre partie forme la source du ruisseau des Ronzières, lui-même affluent du ruisseau des Guelles, ce dernier se jetant finalement aussi dans le Bedat, au tripoint des communes de Saint-Beauzire, Lussat, et Chappes[5].

En totalité busée, la petite branche sud passe entre la butte et le plateau Saint-Jacques, longe la gare, puis traverse tout la zone industrielle du Brézet pour rejoindre l'Artière qui longe à cet endroit l'autoroute A71. À noter qu'à cette confluence, une rase venant du ruisseau des Ronzières peut ramener une partie de l'eau de la branche nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Tiretaine a connu le 17 juillet 1835 une crue historique, qui a fait 11 morts[6]. Un violent orage accompagné de grêle[7] s'est abattu au-dessus de Royat et sur toute l'agglomération clermontoise et des torrents de boue ont causé de gros dégâts de Royat jusqu'aux quartiers nord de Clermont-Ferrand[8] (de Fontgiève à Bienassis).

Elle a inspiré à Jean Maupoint une chanson[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (oc) Jean Juillard, Christian Hérilier, « L'écrit occitan clermontois C.-A. Ravel "L'épitre à Babet" », Parlem - revista trimestrala auvernhata, Clermont-Ferrand, Institut d'Estudis Occitans,‎ (lire en ligne)
  2. SANDRE, « Fiche ruisseau la tiretaine (K276610A) » (consulté le 11 décembre 2009)
  3. https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/environnement/2015/11/02/rivieres-en-crue-etes-vous-menace-par-les-eaux_11647137.html
  4. Gabriel Fournier, Châteaux, villages et villes d'Auvergne au XVe siècle d'après l'armorial de Guillaume Revel, Bibliothèque de la Société française d'archéologie, Droz, Genève, 1973, p. 47-48 et annexes.
  5. http://www.eauvergnat.fr/la-tiretaine
  6. Chapeau, Quand l'Artière et la Tiretaine débordaient.... le Gonfanon n°21, Argha
  7. D'énormes grêlons ont endommagé les vitraux de la cathédrale.
  8. J.-M. Delaveau, La Tiretaine ; La Montagne, 7 octobre 2015, p. 12.
  9. Le texte de la chanson est donné dans Mon Clermont secret, op. cit., p. 32.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Delaveau, La Tiretaine, rivière secrète de Clermont-Ferrand, éd. La Galipote, 1997 ; nouvelle éd. augmentée, Éd. des Monts d'Auvergne, 2016, 376 p.
  • Mon Clermont secret, Thierry Gauthier dir., Clermont-Ferrand, La Montagne, 2e éd., mars 2013, pp. 26-32.
  • De la Sioule à la Tiretaine, Aimé Coulaudon, Imprimerie génrtale Jean de Bussac, 1943