Saint-Arcons-d'Allier

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Saint-Arcons-d’Allier
Pont, arbres et village.
Pont, arbres et village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Gorges de l'Allier-Gévaudan
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Jean-Michel Durand
2014-2020
Code postal 43300
Code commune 43167
Démographie
Population
municipale
207 hab. (2014 en augmentation de 8,95 % par rapport à 2009)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 09″ nord, 3° 33′ 02″ est
Altitude Min. 498 m
Max. 1 045 m
Superficie 16,08 km2
Localisation

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Saint-Arcons-d'Allier est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 520 mètres d'altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom d'Arcons-sur-Allier[1].

L'hôtel « Les Deux Abbesses »[2][modifier | modifier le code]

À la fin des années 1970, Saint-Arcons d'Allier est une commune en déshérence. La plupart des maisons tombent en ruines. Afin de faire face à cette situation, les élus de la commune imaginent de se servir du bâti comme support d'une activité touristique. Ils se lancent dans des campagnes de grands travaux subventionnés : création et enfouissement des réseaux, réfection de la voirie, sauvetage du château (propriété du maire de l'époque) et acquisition progressive des maisonnettes du village.

Jean-Paul Dienst, fut l'un des architectes-urbanistes qui a pu, grâce Mme Geneviève Fustier, maîtriser sa thèse de restauration et de développement du village, ce à partir du château. Le projet de diplôme d'architecte d.p.l.g. soutenu en 1983 à Paris-Villette, a été précédé de nombreux séjours soit au gîte soit au petit hôtel situé à l'entrée du tunnel ferroviaire. Plus tard, avec ses étudiants (puisqu'il développait son activité dans la formation de futurs architectes) il organisait des stages permettant à ses futurs confrères de se confronter à la réalité du terrain, où restaurations et réhabilitations se situaient au confluent de la créativité avec le respect du patrimoine. Ainsi une continuité certaine était-elle engrangée à travers même le défrichage de ruines afin de mieux cerner "le théâtre d'opération" de l'indispensable relevé de "l'existant". De cette action se sont développées des esquisses d'aménagement de chambres/studios aux salles de bains confortables, promettant à leurs futurs occupants une suite d'instants merveilleux… Préparatifs nécessaires aux découvertes d'une nature ménageant ses surprises avec une constance inavouable, tellement le cheminement (à pied, à vélo, à cheval, en canoë) dans ce relief pittoresque, changeant, transporte chacun de nous sans retenue. L'automne est la saison qui magnifie la végétation aux rousseurs aurifères, en cette mi-septembre alors que la température se fait encore très douce. Les couleurs se font changeantes, parfois très contrastées à l'occasion d'une petite ondée qui renforce les odeurs des champignons naissants. Suivre le cours de la Fioule, petit affluent de l'Allier, parfois le franchir à l'occasion d'un gué pour se rapprocher des concrétions de basalte qui ornent maints rampants de "falaises" tels des stalactites... Se "poser" ou se reposer sur une roche détachée là pour notre bien-être : la chaleur du soleil l'a pénétrée de tous ses feux à tel point que parfois on ne peut la toucher. Pousser jusqu'à Prades, en revenir avec une miche de pain frais en remontant par Saint-Julien… Voilà de quoi échanger de vives émotions, partages réservés aux privilégiés qui fuiront les tumultes de nos plages ou des circuits touristiques habituels. L'architecture y est comme les gens : droits ou courbés, ils vous regardent dans les yeux et rient facilement de votre naïveté de citadins, de votre oubli de la terre qui vous a vu naître, et de sa continuité envers et contre tout. Mais qui ne vit que par nous.

Tour à tour, les projets se succèdent : base nautique, village vacances, gîtes, jusqu'à un improbable hôtel dont les chambres seraient réparties dans les maisonnettes restaurées.

En 1999, grâce à la foi et les investissements de Laurence Perceval, le projet prend corps, un hôtel de luxe soutenu par un environnement naturel exceptionnel.

Dès la sixième année, cet hôtel pionnier du tourisme de luxe à la campagne s'étant développé grâce à la création de nouvelles chambres aux univers innovants et décalés, imaginés par Laurence, intègre l'association des Relais & Châteaux. Des hôtes du monde entier comme des Japonais, des Chinois, des Russes, des Américains composent désormais pour moitié la clientèle.

Au bout de dix saisons, l'objectif de création d'une entreprise locale est atteint avec près de 25 emplois saisonniers (de Pâques à Toussaint), une activité induite vers les entreprises locales, liées à la réhabilitation permanente de nouveaux bâtiments, comme aux approvisionnements du restaurant et des services externalisés de l'hôtel.

En 2013 Laurence Perceval ferme les portes de cet établissement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 28 août 2014)
Jean-Michel Durand[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2014, la commune comptait 207 habitants[Note 1], en augmentation de 8,95 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : +1,54 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
599 552 603 604 598 582 608 618 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
645 620 642 604 587 614 602 589 552
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534 549 529 506 509 456 425 379 336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
329 279 245 203 187 164 180 182 202
2014 - - - - - - - -
207 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée du Fer-blanc. Ce musée a été créé grâce au don d'une exceptionnelle collection appartenant à l'abbé Paul Bidault, prêtre au Mans (Sarthe). La diversité des objets en fer-blanc exposés est d'un grand intérêt dans les domaines ethnographique et ethnologique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Arcons-d'Allier sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 18 juillet 2012.
  2. Le sauvetage... sur le site de l'hôtel « Les Deux Abbesses » et Histoire de la commune sur la page Saint-Arcons-d'Allier du site de la communauté de communes du Langeadois.
  3. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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