Édouard Daladier

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Édouard Daladier
Illustration.
Édouard Daladier (photographie d'Henri Manuel, années 1930).
Fonctions
Maire d'Avignon

(5 ans, 7 mois et 5 jours)
Prédécesseur Noël Hermitte
Successeur Henri Duffaut
Président du Conseil des ministres français

(1 an, 11 mois et 10 jours)
Président Albert Lebrun
Gouvernement Daladier III, IV et V
Législature XVIe
Coalition RADADUSRIR
Prédécesseur Léon Blum
Successeur Paul Reynaud

(8 jours)
Président Albert Lebrun
Gouvernement Daladier II
Législature XVe
Coalition ADRIRADFR
Prédécesseur Camille Chautemps
Successeur Gaston Doumergue

(8 mois et 23 jours)
Président Albert Lebrun
Gouvernement Daladier I
Législature XVe
Coalition RADADRIFR
Prédécesseur Joseph Paul-Boncour
Successeur Albert Sarraut
Vice-président du Conseil des ministres

(2 mois et 23 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Camille Chautemps
Léon Blum
Gouvernement Chautemps IV
Blum II
Prédécesseur Léon Blum
Successeur Camille Chautemps

(1 an et 18 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Léon Blum
Gouvernement Blum I
Prédécesseur Albert Dalimier
Successeur Léon Blum
Ministre des Affaires étrangères

(6 mois et 7 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Paul Reynaud
Gouvernement Reynaud
Prédécesseur Paul Reynaud
Successeur Paul Reynaud

(6 mois et 7 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Lui-même
Gouvernement Daladier III
Prédécesseur Georges Bonnet
Successeur Paul Reynaud

(9 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Lui-même
Gouvernement Daladier
Prédécesseur Joseph Paul-Boncour
Successeur Louis Barthou
Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts

(4 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Paul Painlevé
Gouvernement Painlevé II
Prédécesseur Bertrand Nogaro
Successeur Édouard Herriot

(3 mois et 9 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Paul Painlevé
Gouvernement Painlevé III,
Prédécesseur Yvon Delbos
Successeur Lucien Lamoureux
Ministre des Travaux publics

(6 mois et 14 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Édouard Herriot
Gouvernement Herriot III,
Prédécesseur Charles Guernier
Successeur Alfred Margaine

(1 mois et 4 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Théodore Steeg
Gouvernement Steeg
Prédécesseur Henri Falcoz
Successeur Gaston Gourdeau

(9 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Camille Chautemps
Gouvernement Chautemps I,
Prédécesseur André Mallarmé
Successeur Étienne Charlot
Ministre de la Défense nationale et la guerre

(3 ans, 11 mois et 14 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Léon Blum, lui-même, Paul Reynaud
Gouvernement Blum I, Chautemps III, Chautemps IV, Blum II, Daladier III, Daladier IV, Daladier V, Reynaud
Prédécesseur Louis Maurin
Successeur Paul Reynaud

(1 an, 1 mois et 11 jours)
Président Albert Lebrun
Président du Conseil Joseph Paul-Boncour, lui-même, Albert Sarraut, Camille Chautemps
Gouvernement Paul-Boncour, Daladier I, Sarraut I, Chautemps II
Prédécesseur Joseph Paul-Boncour
Successeur Jean Fabry

(30 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Paul Painlevé
Gouvernement Painlevé III
Prédécesseur Paul Painlevé
Successeur Paul Painlevé
Ministre des Colonies

(9 mois et 3 jours)
Président Gaston Doumergue
Président du Conseil Édouard Herriot
Gouvernement Herriot I
Prédécesseur Jean Fabry
Successeur André Hesse
Député de Vaucluse

(13 ans, 6 mois et 6 jours)
Élection 2 juin 1946
Circonscription Arrondissement d'Orange

(25 ans, 6 mois et 15 jours)
Élection 16 novembre 1919
Circonscription Arrondissement d'Orange
Biographie
Nom de naissance Édouard Daladier
Date de naissance
Lieu de naissance Carpentras, Vaucluse
(France)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti radical
Profession Professeur agrégé d'histoire
Présidents du Conseil des ministres français

Édouard Daladier, né le à Carpentras et mort le à Paris, est un homme d'État français, figure du Parti radical et de la IIIe République pendant l'entre-deux-guerres.

Député de Vaucluse, il est de nombreuses fois ministre, dont ministre de la Guerre en 1933-1934 puis entre et , et trois fois président du Conseil : en 1933, brièvement début 1934 puis entre et . À la tête du gouvernement, il signe les accords de Munich.

Emprisonné en France puis en Allemagne pendant l'Occupation, il redevient député après la guerre, siégeant jusqu'en 1958. Il est également maire de Carpentras (1912-1919) puis d'Avignon (1953-1958).

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un boulanger de Carpentras, Daladier suit les cours de khâgne d'Édouard Herriot au lycée Ampère de Lyon. Il est reçu premier à l'agrégation d'histoire-géographie. Il est nommé professeur d'histoire au lycée de garçons de Nîmes en 1909, puis professeur adjoint d'histoire et géographie au Lycée Saint-Charles (annexe du lycée impérial, futur lycée Thiers), à Marseille[1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Édouard Daladier en 1924.

En 1911, il est élu maire de Carpentras. Il part pour le front dès 1914 et en revient en 1918 avec le grade de lieutenant, la Légion d'honneur et quatre citations. Après un premier échec en 1914, Daladier est élu député radical de Vaucluse de 1919 à 1940. Il est président du Parti radical de 1927 à 1930, puis de 1936 à 1938. Combatif et pugnace, Daladier est surnommé « le taureau de Vaucluse » en politique (le dirigeant britannique Neville Chamberlain le surnommera cruellement « le taureau avec des cornes d'escargot[2] » en raison de sa prudence et de ses hésitations, son énergie étant plus apparente que réelle[3]).

Il participe aux gouvernements du Cartel des gauches (1924-1926) et des années qui suivent comme ministre des Colonies (1924), de la Guerre (1925), de l’Instruction publique (1926) et des Travaux publics (trois fois entre 1930 et 1932). Il est lui-même nommé président du Conseil en 1933, puis en 1934, mais cette denière année, il doit démissionner à la suite de l'émeute pré-insurrectionnelle du 6 février 1934.

Lors du congrès radical de Nantes en 1934, il lance le thème des « Deux cents familles », repris par l'extrême droite et par les communistes (« Deux cents familles sont maîtresses de l'économie française et, en fait, de la politique française »).

Chef du Parti radical, il participe au rassemblement de la gauche pour les élections de juin 1936, ce qui permet ainsi l'alliance du Parti communiste (PC-SFIC), de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et des radicaux. Il devient ministre de la Défense nationale dans le gouvernement du Front populaire de 1936 à 1937.

Il est à nouveau président du Conseil le . Il intervient rapidement sur le front de la monnaie, par une entente avec les trésoreries américaine et britannique, pour laisser glisser le franc jusqu'à une parité de 179 francs pour une livre (contre 147,28 au ) et ensuite stabiliser cette parité[4].

Voulant réserver l'emploi aux travailleurs français, il promulgue le décret-loi du sur la police des étrangers[5], qui est complété par celui du . Ce dernier prévoit l’internement des « indésirables étrangers » ; il est élargi par la loi du qui permet l’internement « de tout individu, Français ou étranger, considéré comme dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique », à l'époque surtout des juifs d'Europe centrale, ce que certains nomment un « Vichy avant Vichy ». Dès 1939, les camps d'internement français détiennent aussi des réfugiés de la Guerre civile espagnole[6],[7],[8].

En novembre 1938, il prend des décrets-lois, appelés par ses opposants les « décrets misères », qui reviennent sur des mesures du Front populaire. Daladier qualifie la loi sur les 40 heures de « loi de paresse et de trahison nationale »[9]. En réaction, des grèves ouvrières interviennent dans le Nord, à Marseille, à Lyon et en Lorraine. La direction de Renault licencie 28 000 ouvriers pour « rupture du contrat de travail ». La Confédération générale du travail (CGT) décide alors d’une grève générale pour le . Le gouvernement réquisitionne des transports et envoie des troupes devant les entrées d'usines. Le 1er décembre, 36 000 ouvriers sont licenciés dans l'aéronautique et les arsenaux, 8 000 dans la chimie et l'automobile. Plus de la moitié sont des responsables syndicaux de la CGT. Six mois plus tard, 40 % des grévistes n'ont pas retrouvé de travail[10].

« L'homme de Munich »[modifier | modifier le code]

Instigateur le du « pacte quadripartite », signé avec le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie pour favoriser l'intégration de l'Allemagne au sein de la Société des Nations, il est signataire, en tant que président du Conseil, des accords de Munich en 1938.

Daladier signe les accords de Munich.

Il est conforté par la politique d'apaisement des Britanniques Chamberlain et Lord Halifax. Par ailleurs, les informations de l’état-major français déplorant la faiblesse de son aviation, le désir de ne pas engager le pays sur la voie d'une nouvelle guerre contre l'Allemagne et le fort courant pacifiste français le poussent à ratifier ces accords issus d'une rencontre qu'il qualifiera de « traquenard ».

Après la signature des accords, à son retour en France, Daladier imagine qu'il sera hué pour avoir cédé à Hitler, les accords de Munich octroyant aux Nazis une partie de la Tchécoslovaquie sans contreparties significatives, hormis des promesses de paix. À sa grande surprise, il est acclamé à sa sortie de l'avion au Bourget par une foule, qui le perçoit comme le sauveur de la paix. Il aurait alors marmonné devant le diplomate Alexis Leger (Saint-John Perse) : « Ah les cons ! S'ils savaient »[n 1]. Dans ses Mémoires, Daladier dira de façon plus modérée : « Je m'attendais à recevoir des tomates et j'ai reçu des fleurs »[14].

Daladier, président du Conseil, quitte Munich pour Paris le après la signature des accords de Munich.
Il salue le ministre des Affaires étrangères allemand Ribbentrop de dos.

En , l'armée allemande envahit la partie tchèque de la Tchécoslovaquie : la Bohême et la Moravie. En , Daladier rappelle le général Weygand au service actif.

Quelques heures après la Grande-Bretagne, le , Daladier proclame la déclaration de guerre à l'Allemagne à la suite de son attaque de la Pologne. Le , il remanie son cabinet et forme son cinquième cabinet.

Par ailleurs, en constatant l'existence du pacte germano-soviétique et l'invasion soviétique de la Pologne conjointement avec les Nazis, il prend des mesures à l'encontre du Parti communiste français (PCF), jugé susceptible de trahir : d’une part, le PCF est mis hors la loi avec interdiction de parution de L'Humanité, et d’autre part, les élus communistes sont déchus de leurs mandats.

À la suite de la guerre d'hiver contre la Finlande, lancée par l’Union soviétique ( - ), et de la non-intervention de la France, Daladier est renversé le . Il est, néanmoins, présent en tant que ministre de la Défense nationale et de la Guerre dans le cabinet de son successeur, Paul Reynaud.

Tentative de poursuivre le combat et prison[modifier | modifier le code]

Le , lors de l'attaque allemande contre la Belgique et les Pays-Bas, une crise gouvernementale éclate aboutissant à la démission de Paul Reynaud. Daladier et le généralissime Gamelin sont les adversaires de Reynaud, qui a en tête de remplacer Gamelin. À cause du déclenchement de l'offensive allemande, le président Albert Lebrun refuse la démission du gouvernement. Daladier, qui a eu, dans les jours précédents, le projet de se rendre à Bruxelles pour inciter le gouvernement belge et le roi à déclarer la guerre à l'Allemagne, n’exécute pas ce projet, devenu dépassé. En effet, dès le , le roi et le gouvernement belge ont refusé l'ultimatum allemand, qui souhaitait faire traverser la Belgique par la Wehrmacht afin d'attaquer la France. Ce que Daladier ignore ou ce dont il ne veut pas tenir compte, c'est que le général Gamelin, comme le révèlent ses mémoires[15], était en communication secrète avec le roi Léopold III depuis 1938. Tous les renseignements dont l'état-major belge et le roi pouvaient disposer sur les plans d'attaque allemands étaient communiqués à Paris. Cependant, en dépit des avertissements relatifs aux intentions allemandes d'attaquer par les Ardennes vers Sedan, Gamelin maintient son plan établi en fin 1938 de faire entrer l'armée française en Belgique pour se porter au secours de la Belgique et des Pays-Bas.

Daladier obtient, néanmoins, de rencontrer Léopold III, le 12 au Casteau, sur la frontière franco-belge. À ce moment-là, le roi, qui avait quitté la capitale depuis le pour rejoindre l'état-major belge au quartier général de Breendonck, au nord de Bruxelles, a déjà accepté de se soumettre aux ordres de l'état-major français. D'ailleurs, le général Champon, officier de liaison de Gamelin, est présent au côté de l'état major belge dès le . Au demeurant, l'encombrement des routes et des voies ferrées envahies par les réfugiés, qui côtoient les régiments français montant vers le nord, rend dangereux le voyage de Daladier en direction de la Belgique, voire impossible. En outre, l'espace aérien belge est interdit à tout appareil qui n'est pas un avion de combat. Cette situation contredit certaines affirmations selon lesquelles Daladier serait accouru à Bruxelles pour tenter de convaincre les Belges de résister[16].

À la fin du premier jour d'hostilités, les Néerlandais battent en retraite précipitamment et laissent l'armée belge à découvert au nord, et les défenses françaises et belges sont enfoncées dans les Ardennes après seulement trois jours de combat. Trois semaines plus tard, le rembarquement britannique de Dunkerque laisse les Belges à découvert au sud. L'armée allemande s'apprête à déferler vers le sud. Dans ces conditions, l'autorité des ministres français ne peut se maintenir que s'ils se soustraient à l'avancée allemande. Alors que huit millions de réfugiés sont jetés sur les routes, Daladier embarque à Bordeaux avec d'autres hommes politiques, dont Pierre Mendès France et Jean Zay, à bord du paquebot Massilia[17] à destination du Maroc pour « poursuivre la lutte ». À son arrivée, il est mis en état d'arrestation en attendant d’être rapatrié en France au début d'août. Interné sans jugement, il comparaît au procès de Riom avec Léon Blum et d'autres hommes politiques et officiers d'état-major, accusés d'être responsables de la défaite. Le procès, tournant à la confusion, est interrompu « pour supplément d'information ». Daladier est détenu au château de Chazeron et au fort du Portalet.

Après l'invasion de la zone libre, Daladier est livré aux Allemands. Interné le dans la région de Weimar, à proximité du camp de Buchenwald, il est transféré le au château d'Itter, dans le Tyrol[18]. Il y reste détenu en compagnie de Léon Jouhaux et de sa compagne Augusta Bruchlen, de Paul Reynaud avec sa collaboratrice et future épouse Christiane Mabire, des généraux Gamelin et Weygand, du colonel de la Rocque, de Michel Clemenceau et de Jean Borotra. La cohabitation y est difficile en raison des différends politiques entre ces diverses personnalités. Ils sont libérés par les Américains deux ans plus tard, le .

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il échoue aux élections d' pour la première Assemblée nationale constituante mais est élu à la seconde Constituante en . Réélu député aux élections législatives de novembre 1946, il conserve son mandat lors des élections de 1951 et de 1956 et conquiert la mairie d'Avignon en 1953. Il soutient le gouvernement de Pierre Mendès France et sa tentative de rénovation du Parti radical. Il préside le Rassemblement des gauches républicaines en 1957. En , il vote contre l'investiture du général de Gaulle et l'attribution des pleins pouvoirs au gouvernement. Arrivé en troisième position au premier tour des élections législatives de novembre 1958, il ne maintient pas sa candidature pour le second tour. Il démissionne alors de son mandat de maire d'Avignon.

Il meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (division 72). Sa seconde épouse est morte en 1987 à 83 ans.

Détail des fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels d'Édouard Daladier sont conservés aux Archives nationales sous la cote 496AP[19].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Du Réau, Édouard Daladier : 1884-1970, Paris, Fayard, coll. « Pour une histoire du XXe siècle », , 581 p. (ISBN 2-213-02726-9, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Frédéric Monier, La politique des plaintes : clientélisme et demandes sociales dans le Vaucluse d'Édouard Daladier, 1890-1940, Sèvres, La Boutique de l'histoire, , 411 p. (ISBN 978-2-910828-40-0).
  • René Rémond (dir.) et Janine Bourdin (dir.), Édouard Daladier, chef de gouvernement (avril 1938-septembre 1939) : colloque de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 4-6 décembre 1975, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, , 319 p. (ISBN 2-7246-0377-X, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • René Rémond (dir.) et Janine Bourdin (dir.), La France et les Français en 1938-1939 : colloque de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 4-6 décembre 1975, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, , 365 p. (ISBN 2-7246-0412-1, présentation en ligne).
  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Sartre place l'interjection dans la bouche de Daladier à la fin du second tome de son roman Les Chemins de la liberté, publié chez Gallimard en 1945[11].
    En décembre 1990, Jean Daladier écrit que son père aurait prononcé cette tirade au Bourget sous la forme plus concise de « Ah, les cons ! » avant d'ajouter : « Ils croient que je leur amène la paix. » Le soir même, le président du Conseil rétorque à son jeune fils, déçu de voir s'éloigner la perspective d'un conflit : « La guerre, sois tranquille, tu la feras et elle durera bien plus longtemps que tu ne le voudras[12]. »
    Jean Daladier atteste de nouveau l'exclamation du Bourget dans un documentaire diffusé le sur Arte[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rollin, Paul, 1932-2003., 26 siècles d'éducation à Marseille : une chronique du temps passé, Éd. européennes de Marseille-Provence, (ISBN 2911988167 et 9782911988165, OCLC 469443733, lire en ligne).
  2. « Hors Série 1940 : La débâcle et le désespoir », Le Monde,‎ , p. 23.
  3. Christian Delporte, François Broche, La IIIe République, 1919-1940 : de Raymond Poincaré à Paul Reynaud, Pygmalion, , p. 371.
  4. Alfred Colling, La Prodigieuse histoire de la Bourse, Paris, Société d'éditions économiques et financières, , p. 387.
  5. « Paul-François Paoli : « L'appel aux valeurs républicaines, ce bouche trou de la pensée » », entretien Paul-François Paoli, lefigaro.fr, 11 décembre 2015.
  6. « Fermeture et répression : 1931-1944 », Musée de l'histoire de l'immigration (consulté le 8 février 2014).
  7. Anne Vallaeys, « Quand Daladier disait « Welcome » », sur liberation.fr, Libération, (consulté le 8 février 2014).
  8. « Qu'est-ce qu'un « indésirable » français ? (été 1940) », Amicale du camp de Gurs (consulté le 8 février 2014).
  9. « Il y a quatre-vingt-dix ans, la loi des huit heures de travail par jour », sur L'Humanité, (consulté le 30 novembre 2019).
  10. « Les « décrets daladier ». 1938, le novembre noir du mouvement ouvrier », sur L'Humanité, (consulté le 30 novembre 2019).
  11. Jean-Paul Sartre, Les Chemins de la liberté, t. 2 : Le Sursis, Paris, Gallimard, , 351 p. Citation reprise en quatrième de couverture de l'édition « Folio », 1976 (ISBN 2-07-036866-1).
  12. Daladier 1991, p. 15.
  13. Film-documentaire Les Dessous des accords de Munich (Die Wahrheit über das Münchner Abkommen) de Christine Rütten.
  14. Éric Keslassy, Citations politiques expliquées, Eyrolles, coll. « Eyrolles Pratique », , 140 p. (ISBN 978-2-212-55374-1, lire en ligne), p. 23
  15. Servir, Gén. Gamelin, 2 vol., Ed. Plon, Paris, 1946-1947.
  16. Il n'existe aucune trace, dans les ouvrages d'auteurs sérieux, qu'ils soient belges ou français, d'un voyage de Daladier à Bruxelles, contrairement à l'affirmation de Max Gallo, dans son livre 1940, de l'abîme à l'espérance, page 92, Paris 2010.
  17. Christiane Rimbaud, L'affaire du Massilia, été 40, Paris, Le Seuil, 1984.
  18. Daladier 1991, p. 207.
  19. Archives nationales.