Louis Mandrin

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Louis Mandrin
Description de l'image Louis Mandrin (1725-1755) 07.jpg.
Naissance [1]
Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Décès (à 30 ans)
Valence
Nationalité Française
Profession

Louis Mandrin, né le à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en Isère (Dauphiné) et mort le à Valence, est un contrebandier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de François-Antoine Mandrin, négociant marchand de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, dans le Dauphiné, et aîné de neuf enfants, Louis Mandrin dit, selon certains, « Belle Humeur »[2], devient chef de famille à dix-sept ans, à la mort de son père. Il est issu d'une famille établie, autrefois riche, mais sur le déclin.

« Beau de visage, blond de cheveux, bien fait de corps, robuste et agile. À ces qualités physiques, il joint un esprit vif et prompt, des manières aisées et polies. Il est d'une hardiesse, d'un sang-froid à toute épreuve. Son courage lui fait tout supporter pour satisfaire son ambition »

— d'après La Gazette de Hollande, citée par A. Besson, Contrebandiers et gabelous.

Son premier contact avec la Ferme générale – si l'on excepte les relations fiscales ordinaires et obligatoires – daterait de 1748 : il s'agit d'un contrat pour ravitailler avec « 100 mulets moins 3 » l'armée de France en Italie. Il en perd la plus grande partie durant la traversée des Alpes et, à son retour à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, il ne lui reste que dix-sept bêtes dans un état déplorable. La Ferme générale refuse de le payer.

Première condamnation[modifier | modifier le code]

Mandrin s’attaque aux Fermiers généraux.

Le 27 juillet 1753, à la suite d'une rixe mortelle, Louis Mandrin et son ami Benoît Brissaud sont condamnés à mort. Mandrin réussit à prendre la fuite, mais Brissaud est pendu sur la place du Breuil, à Grenoble. Le même jour, Pierre Mandrin, frère cadet de Louis, est également pendu pour faux-monnayage. Mandrin déclare alors la guerre aux collecteurs de taxe de la Ferme générale.

Les fermiers généraux sont alors haïs par la population. Ils prélèvent sur les marchandises des taxes, dont la plus connue est la gabelle (taxe sur le sel), mais d'autres marchandises, comme le tabac, sont également concernées. Le système d'affermage de la collecte des taxes entraîne des abus considérables. Les fermiers généraux accumulent d'énormes richesses en ne reversant au roi que le montant convenu, parfois le quart des taxes qu'ils prélèvent.

La contrebande[modifier | modifier le code]

Mandrin intègre alors un groupe de contrebandiers, se livrant en particulier au commerce illicite du tabac, mais aussi à celui du coton imprimé et d'horloges. Les contrebandiers sont actifs entre les cantons suisses, Genève, la France et les États de Savoie, alors souverains. Mandrin en devient vite le chef. Se définissant lui-même comme « capitaine général de contrebandiers de France », il a plusieurs centaines de personnes sous ses ordres – en majorité des Savoyards –, organisées comme un véritable régiment militaire[3].

Sa principale cible est la Ferme générale, et non le peuple. En dehors de l'organisation militaire de son groupe, il use d'autres moyens pour défier l'administration. Il contraint celle-ci à lui acheter ses marchandises, et donne volontiers reçu. Il peut distribuer à l'occasion des cadeaux aux uns et aux autres. Il libère les seuls prisonniers qui sont victimes de conflits avec l'administration des impôts, et se garde de s'entourer de brigands et d'assassins. Il essaie de commercialiser sa marchandise lors de grandes ventes publiques, le plus ouvertement possible, en ayant pris la précaution de poster ses hommes tout autour du lieu où il procède afin d'éviter les mauvaises surprises[4].

C'est en Savoie, duché faisant à l'époque partie du Royaume de Sardaigne, qu'il a ses dépôts d'armes et de marchandises : il pense ainsi pouvoir échapper aux autorités françaises. Son aire d'influence en France va bien au-delà du Dauphiné, et couvre pratiquement les régions actuelles de Rhône-Alpes et Auvergne, la Franche-Comté, ainsi qu'une partie de la Bourgogne.

Les six campagnes[modifier | modifier le code]

« Le portrait de Mandrin tiré d’après nature dans les prisons de Valence et a été exécuté le 26 Mai 1755. »

En 1754, il commande des centaines d'hommes, recrutés parfois en prison à condition qu'ils ne soient « ni voleurs, ni assassins », en les libérant devant des geôliers stupéfaits, et organise six campagnes de contrebande en investissant des villes par surprise : Rodez, Le Puy-en-Velay, Beaune, Autun… Il achète en Suisse et en Savoie des marchandises, principalement du tabac et des étoffes, qu'il vend dans les villes françaises sans qu'elles soient soumises aux taxes des fermiers généraux. La population est enchantée. Bien vite, une interdiction est faite d'acheter ces produits de contrebande. Mais à Rodez, Mandrin provoque les fermiers généraux en obligeant leurs employés, sous la menace des armes, à acheter ses marchandises[5]. Ne s'attaquant qu'aux fermiers généraux, impopulaires, il reçoit rapidement le soutien de la population et d'une partie de l'aristocratie locale, et gagne l'admiration d'un personnage tel que Voltaire[6].

Arrestation et mise à mort[modifier | modifier le code]

Jugement souverain de 1755 condamnant Mandrin
au supplice de la roue.
Plaque commémorant l'éxécution de Louis Mandrin, place des Clercs à Valence

La Ferme générale, exaspérée par ce « bandit » devenant chaque jour plus populaire, demande le concours de l'armée du roi pour l'arrêter. Des troupes légères et mobiles, les fusiliers de La Morlière et les chasseurs de Fischer viennent en renfort des volontaires du Dauphiné en place. Mais Mandrin parvient à se réfugier en Savoie près des deux villes frontières de Pont-de-Beauvoisin. Les fermiers généraux décident alors de pénétrer illégalement dans le territoire du Duché en déguisant cinq cents hommes en paysans.

Ils arrêtent Mandrin au château de Rochefort-en-Novalaise, grâce à la trahison de deux des siens. Lorsque le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne apprend cette intrusion sur son territoire, il exige auprès de Louis XV que le prisonnier lui soit remis, ce qui est fait. Mais les fermiers généraux, pressés d'en finir avec Mandrin, accélèrent son procès et son exécution.

Après avoir été jugé le , Louis Mandrin est roué vif le 26 mai sur la place des Clercs de Valence, devant 6 000 curieux. Il aurait enduré son supplice sans une plainte et aurait même demandé qu'on poursuive sa révolte contre le fisc.

Deux de ses frères chercheront à poursuivre un temps son action[4].

Héritage de Mandrin[modifier | modifier le code]

L'homme est mort, mais c'est alors le début de la légende du bandit justicier qui a lutté contre l'iniquité des taxes de l'Ancien Régime. Elle est portée dans tout le pays par une chanson, la Complainte de Mandrin, dont on ne connaît pas les auteurs.

Son nom-même, « Mandrin », devient à l'époque un nom commun. La proximité avec le mot « malandrin » aidant, l'expression « les mandrins » sert dans un premier temps à désigner la bande de Mandrin elle-même, puis toutes les bandes contrebandières de la région. Son portrait gravé et son aventure finissent par être colportés par toute la France, et au-delà.

Très populaire de son vivant puis à l'époque de la Commune de Paris, Mandrin demeure, aujourd'hui encore, très célèbre en Dauphiné et en Savoie, et dans une moindre mesure dans le reste de la France.

Si Mandrin et sa bande ont effectivement laissé des victimes derrière eux, appliquant leur propre justice, ce n'est pas ce qui demeure de la légende. Dans l'imaginaire collectif, il reste aujourd'hui le brigand héroïque, qui vole les riches en défiant gentiment la maréchaussée. De nombreux lieux, en Rhône-Alpes et Auvergne, portent encore le nom de Mandrin, à la suite de son passage réel ou supposé[7]. À Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs ont lieu tous les cinq ans des festivités dédiées à Mandrin : ce sont les mandrinades.

La complainte de Mandrin[modifier | modifier le code]

La complainte de Mandrin, dont la date de composition est inconnue[8], est la plus célèbre des complaintes écrites à l'occasion ou après la mort de Mandrin. Les chansons étaient alors[9] diffusées par des colporteurs sous forme de livrets, sur lesquels étaient imprimés les textes, sans partition, mais où était indiqué « sur l'air de… » : en règle générale un air bien connu. La tradition orale faisait le reste, modifiant ici le timbre, et là un couplet.

Le thème musical serait inspiré d'un air d'un opéra comique de Charles-Simon Favart, qui aurait lui-même parodié en 1742, en passant du mode mineur au mode majeur, un prélude instrumental de l'opéra composé en 1733 par Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie, acte I, scène III[10].

D'importants passages du texte s'écartent cependant de la réalité :

  • la bande de Mandrin ne s'habillait pas en blanc pour se déguiser en marchands ;
  • l'activité principale pour laquelle Mandrin fut jugé n'était pas le brigandage et le vol, mais la contrebande, ce qui n'est même pas mentionné dans le texte ;
  • Mandrin n'a pas été pendu à Grenoble, mais roué à Valence…

Ces passages font en réalité écho à d'autres chants, principalement les Trente voleurs de Bazoges, qui se réfèrent à des événements antérieurs de plusieurs siècles à la cavale de Mandrin[10]. La forme même n'est pas tout à fait conforme aux complaintes de l'époque : pas de phrase d'introduction, peu de couplets, un semblant de refrain.

La complainte de Mandrin a été popularisée au XIXe siècle sous la Commune de Paris, puis dans les mouvements de jeunesse des années 1930-1940. Elle a depuis été enregistrée à de nombreuses reprises (Yves Montand, Guy Béart, La Varda…).

Le texte[modifier | modifier le code]

« Nous étions vingt ou trente,
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
À la mode des…
Vous m'entendez ?
Tous habillés de blanc
À la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie
C'est d'avoir goupillé,
La bourse d'un…
Vous m'entendez ?
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.

J'entrai dedans sa chambre
Mon Dieu, qu'elle était grande !
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main…
Vous m'entendez ?
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

J'entrai dedans une autre,
Mon Dieu, qu'elle était haute !
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois…
Vous m'entendez ?
De robes et de manteaux,
J'en chargeai trois chariots.

Je les portai pour vendre
À la foire en Hollande.
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien…
Vous m'entendez ?
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien coûté.

Ces Messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt…
Vous m'entendez ?
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.

Ils m'ont jugé à pendre,
Ah ! c'est dur à entendre !
À pendre et étrangler,
Sur la place du…
Vous m'entendez ?
À pendre et étrangler,
Sur la place du Marché.

Monté sur la potence
Je regardai la France,
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un…
Vous m'entendez ?
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un buisson.

Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant…
Vous m'entendez ?
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant perdu ! »

La Mandrinade[modifier | modifier le code]

La Mandrinade est une épitaphe populaire chantant les louanges de Mandrin :

« Le Mandrin dont tu vois le déplorable reste,
qui termina ses jours par une mort funeste,
Des gardes redoutés, des villes la terreur,
Par des faits inouïs signala sa valeur,
Déguisant ses desseins sous le nom de vengeance.
Deux ans en plaine paix il ravagea la France,
Dans ses incursions, ami des habitants,
Taxa d'autorité les caisses de traitants.
Lui seul à la justice arrachant ses victimes
Il ouvrit les prisons et décida des crimes.
Quoiqu'en nombre inégal, sans se déconcerter,
Aux troupes de son prince il osa résister (…)
Il fut pris sans pouvoir signaler son courage.
D'un œil sec et tranquille il vit son triste sort.
Fameux par ses forfaits, il fut grand par sa mort. »

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

En musique[modifier | modifier le code]

  • 1976 : le groupe de Rock Ange des frères Décamps écrit un concept album dédié à son histoire : Par les fils de Mandrin. Cependant il ne reste dans cette création musicale que le nom de Mandrin, l'album relatant un récit totalement imaginaire.

Au musée[modifier | modifier le code]

  • Au Musée dauphinois à Grenoble, une exposition Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand cœur ? a eu lieu du 13 mai 2005 au 27 mars 2006 (commissaire : Valérie Huss). C'est la première fois qu'une approche objective et complète du mythe de Mandrin était proposée dans une exposition (voir le catalogue)[12].
    • Certains des objets exposés (supposés être ceux) de Mandrin (pistolet, faux fer à cheval) ont été prêtés par le Musée-Pontois[13] des 2 villes de Pont-de-Beauvoisin.
  • Maison de Mandrin (Lieu présumé d'un de ses larcins), avec rue pavée adjacente montrant Mandrin sur la roue et petite arche montrant Mandrin en armes avec la citation « Ici sévit Mandrin », à Brioude (Haute-Loire 43).
  • Au Musée national des Douanes de Bordeaux.

Concept Multimedia[modifier | modifier le code]

2013 Projet Mandrin [14].

Bière[modifier | modifier le code]

En 2002, son nom est donné à une bière grenobloise aux noix[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

  • Jugement souverain qui a condamné à la roue Louis Mandrin du lieu de S. Etienne de S. Geoirs en Dauphiné, 1755, disponible sur Gallica.
  • J. de Fréminville (archiviste de la Loire), Notes sur Mandrin, Montbrison, Éleuthère Brassart impr., 1894, disponible sur Gallica.
  • Ange Goudar (signant Mandrin), Testament politique de Louis Mandrin, généralissime des troupes de contrebandiers, écrit par lui-même dans sa prison, Genève, 1756, disponible sur Gallica.
  • Histoire de la vie et du procès du fameux Louis-Dominique Cartouche, et plusieurs de ses complices, suivi de Dialogue entre Cartouche et Mandrin, Lille, Henry, [17??] disponible sur Gallica. – Le « Dialogue entre Cartouche et Mandrin » a vraisemblablement été écrit peu après l'exécution de Mandrin. L'Histoire de Cartouche date, quant à elle, de 1722.
  • La Mandrinade, ou L'Histoire curieuse, véritable et remarquable de la vie de Louis Mandrin, Saint-Geoirs, [s.n.], 1755, disponible sur Gallica.
  • Abbé Regley (auteur supposé, né en 1720), Histoire de Louis Mandrin, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, avec un détail de ses cruautés, de ses brigandages et de son supplice. – Rééd. : Montbéliard, Deckherr impr., 1826, disponible sur Gallica.

Études historiques et fictions[modifier | modifier le code]

  • Abrégé de la vie de Louis Mandrin : chef des contrebandiers en France, avec le journal de ses excursions et le récit de sa prise et de l'exécution de son jugement à Valence en Dauphiné, Paris, Allia, 1991, 145 p. (ISBN 2-904235-35-3). – La notice bibliographique de la BNF précise : « attribué à Claude-Joseph Terrier de Cléron (1697-1765) ou à l'abbé Regley », et range cette œuvre parmi les « ouvrages avant 1800 ». Contient un choix de documents.
  • Erwan Bergot, Mandrin ou la Fausse Légende, Paris, France-Empire, 1972, 315 p.
  • Arthur Bernède, Mandrin, le bandit bien-aimé. Un héros populaire au temps de Louis XV, 1754-1755, Paris, L. Rombaldi, 1972, 367 p. – En appendice : choix de textes de divers auteurs, par Bruno Tavernier.
  • Arthur Bernède, Mandrin, Paris, Tallandier, coll. « Romans de cape et d'épée. Nouvelle série. 16 », 255 p. – Rééd. sous le titre Mandrin : le bandit bien-aimé, Paris, Tallandier, coll. « Tallandier aventures. Romans de cape et d'épée », 1998, 298 p. (ISBN 2-235-00873-9).
  • André Besson, Contrebandiers et Gabelous et particulièrement chapitre 6 : « Louis Mandrin, roi des contrebandiers », France Empire, janvier 1993, 298 p. (ISBN 2-7048-0731-0).
  • Georges Bordonove : Mandrin, Paris, Hachette, 1971, 255 p.
  • Henri Bouchot, Mandrin en Bourgogne, décembre 1754, d'après un mémoire inédit, Paris, A. Picard, 1881, 32 p.
  • Marie Brantôme, Mandrin, bandit des Lumières, Paris, Flammarion, 1999, 350 p. (ISBN 2-08-067779-9).
  • Françoise d'Eaubonne, Belle Humeur ou la Véridique Histoire de Mandrin, Paris, Amiot-Dumont, 1957, 203 p.
  • Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme, no 23, octobre 2005.
  • Frantz Funck-Brentano, Mandrin, capitaine général des contrebandiers de France, d'après des documents nouveaux, Paris, Hachette, 1908, XII, 574 p.
  • Valérie Huss (dir.), Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand cœur ? : exposition, Musée dauphinois, Grenoble, 12 mai 2005-27 mars 2006, Grenoble, Conseil général de l'Isère, 2005, 144 p. (ISBN 2-905375-74-4).
  • Charles Jarrin, La Province au XVIIIe siècle. Mandrin. Les aides, les contrebandiers au XVIIIe siècle, les quatre campagnes de 1754…, Bourg, L. Grandin, 1875, disponible sur Gallica.
  • Guy Peillon, Le Jugement de Mandrin à travers l'histoire, Lyon, M. Chomarat, 1998, 175 p. (ISBN 2-908185-38-5).
  • Guy Peillon, Sur les traces de Louis Mandrin, Lyon, Bellier, 2005, 351 p. (ISBN 2-84631-129-3).
  • Marie-Hélène Rumeau-Dieudonné, Mandrin : brigand ou héros ?, Veurey, Le Dauphiné libéré, coll. « Patrimoines », 2005, 51 p. (ISBN 2-911739-72-8).
  • Marguerite Segard-Ilieff, Mandrin à Rodez, Rodez, Subervie, 1976, 193 p.-[2] f. de pl.
  • Corinne Townley, La Véritable Histoire de Mandrin, avant-propos de Jean Nicolas, préface de Jean-Pierre Vial, Montmélian, La Fontaine de Siloé, coll. « Archives de Savoie », 2005, 374 p.-[40] p. de pl. (ISBN 2-84206-294-9).
  • Antoine Vernière, Courses de Mandrin dans l'Auvergne, le Velay et le Forez (1754), Clermont-Ferrand, G. Mont-Louis impr., 1890, 98 p. – Initialement publié dans la « Revue d'Auvergne », t. VI, 1889.
  • Chantal Villepontoux-Chastel, Belle humeur. Mémoires de Louis Mandrin, capitaine général des contrebandiers de France, Paris, Londreys, coll. « Alizés », 1988, 314 p. (ISBN 2-904184-72-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et non en 1724, comme certains ouvrages récents l'affirment encore.
  2. Surnom sans fondement historique, mais dont la plus ancienne citation trouvée se trouve au tout début de L'Abrégé de la vie de Louis Mandrin… attribué à Claude-Joseph Terrier de Cléron, ouvrage de littérature de colportage qui n'est pas considéré comme une source historique fiable. Le surnom lui aurait été donné à l'armée, mais Louis Mandrin n'a pas été militaire. L'auteur lui attribue aussi le surnom de « Renard » qui a eu moins de succès.
  3. Ses soldats portent des grades militaires, sont chacun lourdement armés de plusieurs pistolets et armes blanches, et touchent une solde qui est fonction des jours de campagne effectifs. D'après André Besson, Contrebandiers et Gabelous, « chapitre 6 ».
  4. a et b D'après André Besson, Contrebandiers et Gabelous, « chapitre 6 ».
  5. Ensemble des expéditions sur les domaines de la ferme de France
  6. Voltaire écrira sur lui en 1755 : « On prétend à présent qu'ils n'ont plus besoin d'asile, et que Mandrin, leur chef, est dans le cœur du royaume, à la tête de six mille hommes déterminés ; que les soldats désertent les troupes pour se ranger sous ses drapeaux, et que s'il a encore quelques succès, il se verra bientôt à la tête d'une grande armée. Il y a trois mois, ce n'était qu'un voleur ; c'est à présent un conquérant. » Et aussi : « Ce Mandrin a des ailes, il a la vitesse de la lumière. […] C'est un torrent, c'est une grêle qui ravage les moissons dorées de la ferme. Le peuple aime ce Mandrin à la fureur ; il s’intéresse pour celui qui mange les mangeurs de gens. »
  7. De nombreuses Grottes de Mandrin (en Savoie, Isère, Drôme…), des chemins de Mandrin (en Isère, Drôme…), une tour de Mandrin à Ambert (Puy-de-Dôme), une maison de Mandrin à Brioude (Haute-Loire), et une autre à Saint-Bonnet-le-Château (Loire) avec sa Porte de Mandrin, etc.
  8. Contrairement à plusieurs autres complaintes dont on a des originaux datés de 1755.
  9. Ce sera le cas jusqu'au début du XXe siècle.
  10. a et b Éloïse Antzamidakis, « Les complaintes de Mandrin », dans Louis Mandrin, malfaiteur ou bandit au grand cœur.
  11. Notice de BDtheque
  12. Notice biblio des archives du site du Musée Dauphinois
  13. Pages du site du Musée-Pontois
  14. [1]
  15. Brasserie artisanale du Dauphiné

Liens externes[modifier | modifier le code]