Bigard (entreprise)

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Bigard
Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de Bigard.

Création 1970
Personnages clés Jean-Paul Bigard[1]
Forme juridique SADIR : Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan Fière de la tradition Bouchère
Siège social Drapeau de France Quimperlé (France)
Actionnaires 25 ou plus
Activité Agroalimentaire
Sociétés sœurs Alliance
Filiales Charal, Socopa Viandes, Tracoval
Effectif 14 000 collaborateurs (2014)
Site web www.bigard.fr

Le groupe Bigard est le premier transformateur de viande en France (plus de 500 000 tonnes par an).

Historique[modifier | modifier le code]

En 1968, Lucien Bigard crée la SOCOVIA (Société commerciale des viandes) à Quimperlé, société qui devient en 1974 la société Bigard.

Après avoir optimisé son organisation industrielle, fixant par exemple dans ses ateliers des «pauses pipi» à des heures imposées[2], il met à profit les années 1990 et 2000 pour réaliser des acquisitions d'autres sociétés dans ce secteur difficile de la transformation de la viande : en 1995, c'est l'acquisition du groupe Arcadie (7 sites de productions en France), donnant naissance à un ensemble qui représente un chiffre d'affaires de 10,6 milliards de francs, et de 3 000 salariés environ ; en 1997, c'est l'entrée dans le capital du groupe Charal[3][2] ; en 2002, c'est l'acquisition de Codevia et Sodavy[4] ; en 2007, Bigard acquiert totalement le groupe Charal pour former un groupe employant plus de 10 000 salariés et réalisant plus de 2,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires[3].

En 2009, Le groupe franchit encore une étape dans sa croissance. L'acquisition de 61 % du capital du groupe SOCOPA (7000 salariés sur 24 sites) lui permet de devenir le premier transformateur de viande français avec 22 000 collaborateurs[5]. Il est contraint pour ne pas être en position dominante de revendre la marque Valtero à Monfort Viandes, après avoir tenté en fin d'année 2010 un transfert préalable de cette marque Valtero au profit de sa marque Socopa avec un logo relooké[6],[7]. Pour le non-respect des engagements qu'il avait pris auprès de l'Autorité de la concurrence, et pour avoir « par diverses pratiques, retiré tout l'intérêt à la marque Valtero », le groupe Bigard est condamné en 2012 à verser une amende de 1 million d'euros[5].

Désormais positionné en situation de leader, le groupe Bigard se montre de plus en plus inflexible sur les prix d'achat aux éleveurs[8]. Il tente également de mettre au point des accords (illicites) avec ses concurrents et est condamné pour ces faits[9]. Puis il se lance en 2015, en pleine crise des éleveurs, dans un bras de fer avec le gouvernement qui veut imposer un prix minimum[10],[11].

Sites de production[modifier | modifier le code]

Le principal site est à Quimperlé, fief historique du groupe, qui emploie plus de 1 200 personnes (un tiers des effectifs du groupe) et représente une surface de plus de 100 000 m².

Marques du groupe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rédaction 2015, Capital.
  2. a et b Malingre 1995, Le Monde.
  3. a et b Cadoux 2007, LSA.
  4. Revellat 2001, La Dépêche du Midi.
  5. a et b Vallerey 2012, L'Usine nouvelle.
  6. F.C.-L. 2010, Linéaires.
  7. F.C.-L. 2011, Linéaires.
  8. Rédaction du Monde et Reuters 2010, Le Monde.
  9. Girard 2013, Le Monde.
  10. Pouchard 2015, Le Monde.
  11. Rédaction de Challenges et AFP 2015, Challenges.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources : articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Virginie Malingre, « À Quimperlé, des « pauses pipi » à heures imposées », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Guy Revellat, « Le 2 janvier 2002 : Sodavy et Codevia rejoindront le groupe Bigard », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne).
  • Marie Cadoux, « Mariage de raison entre Bigard et Charal », LSA,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction du Monde et Reuters, « Des producteurs de viande bovine bloquent neuf abattoirs », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • F.C.-L., « Bye-bye Valtero, re-bonjour Socopa », Linéaires,‎ (lire en ligne).
  • F.C.-L., « Bigard cède Valtero à Monfort Viandes », Linéaires,‎ (lire en ligne).
  • Elodie Vallerey, « Rachat de Socopa : Bigard condamné à 1 million d'euros d'amende », L’Usine nouvelle,‎ (lire en ligne).
  • Laurence Girard, « Des abatteurs de porcs condamnés à une amende de 4,57 millions d'euros », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction, « Jean-Paul Bigard (Groupe Bigard) », Capital,‎ (lire en ligne).
  • Alexandre Pouchard, « Prix du porc : comprendre le rôle du marché de Plérin », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction de Challenges et AFP, « Le marché du porc breton encore boycotté par Cooperl et Bigard », Challenges,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]