Roanne

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Roanne
L'entrée de Roanne vue du ciel.
L'entrée de Roanne vue du ciel.
Blason de Roanne
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Roanne (chef-lieu)
Canton Roanne-1 (chef-lieu)
Roanne-2 (chef-lieu)
Intercommunalité Roannais Agglomération (siège)
Maire
Mandat
Yves Nicolin
2014-2020
Code postal 42300
Code commune 42187
Démographie
Gentilé Roannais, Roannaise
Population
municipale
35 200 hab. (2014en diminution de -4.52 % par rapport à 2009)
Densité 2 186 hab./km2
Population
aire urbaine
104 892 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 12″ nord, 4° 04′ 08″ est
Altitude Min. 257 m – Max. 304 m
Superficie 16,1 km2
Localisation

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Liens
Site web www.aggloroanne.fr

Roanne (prononcé [ʁɔan]) est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Roanne est la commune la plus dense du département et la 375e au niveau national.

C'est avec Montbrison, l'une des deux sous-préfectures du département de la Loire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Au centre de la région Auvergne-Rhône-Alpes, seconde région française, Roanne se situe à environ une heure de Digoin, de Lyon et de Saint-Étienne et à environ une heure et demie de Clermont-Ferrand[1]. Elle est voisine du Forez, du Rhône, de la Saône-et-Loire, de l'Allier et du Puy-de-Dôme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roanne
Mably Vougy Perreux
Riorges Roanne
Villerest Commelle-Vernay Le Coteau

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Roanne est traversée par la Loire, au 300e kilomètre.

En plus de la Loire, Roanne est arrosée par trois rivières, le Renaison et l'Oudan en rive gauche, et le Rhins en rive droite.

C'est à Roanne que prend naissance le canal latéral de Roanne à Digoin, menant à Chavane, sur la commune de Chassenard, près de Digoin, en communication directe avec la Loire qui l'alimente par une prise d'eau localement appelée « linquet ». Le port de Roanne se situe sur l'ancien bras principal de la Loire, comblé et aménagé lors des grands travaux commencés au milieu du XVIIIe siècle.

Climat[modifier | modifier le code]

La plaine du Roannais, à l'est des monts de la Madeleine, au nord du département de la Loire, à la jonction des monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez s'ouvre largement sur le centre de la France. Elle est donc plus sensible aux circulations atmosphériques de nord à nord-ouest, qu'aux perturbations venant du sud.

Le régime pluviométrique de Roanne n'est en moyenne que de 713 mm/an (moyenne annuelle 1961 - 1990 : 770 mm/an). La proximité de la Loire favorise les brumes d'automne.

Tableau climatologique de Roanne sur la période 1982-2012 à 283 m d'altitude
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,9 −0,3 2,3 4,9 8,5 11,9 13,9 13,5 11 6,7 3,2 0,2 6,2
Température moyenne (°C) 2,4 3,6 7,3 10,2 14 17,5 19,8 19,3 16,4 11,3 6,7 3,2 11
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,6 12,4 15,5 19,5 23,1 25,7 25,2 21,8 16 10,2 6,3 15,8
Précipitations (mm) 44 40 44 49 74 88 60 79 74 56 59 46 713
Source : http://fr.climate-data.org/
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,8
−0,9
44
 
 
 
7,6
−0,3
40
 
 
 
12,4
2,3
44
 
 
 
15,5
4,9
49
 
 
 
19,5
8,5
74
 
 
 
23,1
11,9
88
 
 
 
25,7
13,9
60
 
 
 
25,2
13,5
79
 
 
 
21,8
11
74
 
 
 
16
6,7
56
 
 
 
10,2
3,2
59
 
 
 
6,3
0,2
46
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication routières[modifier | modifier le code]

Roanne à proximité des autoroutes A72 et A89.
  • A77 : Roanne - Paris (via N7) : 405 km (dont 268 km sur autoroutes) - h 30
  • N7 (2 × 2 voies contournant la ville) / A89 : Roanne - Lyon (via N7/N82/A89) : 87 km (prolongement A89 en service depuis janvier 2013) - 55 min
  • A72 : Roanne - Saint-Étienne (via N7/N82/A89) : 93 km (dont 82 km sur autoroutes) - 1 h
  • D 482 : Roanne - Digoin : 56 km - 50 min
  • A89 : Roanne - Clermont-Ferrand (via N7/N82/A89) : 127 km (dont 113 km sur autoroutes) - h 20

Inauguré le 19 janvier 2013, le prolongement de l'A89 met Lyon à moins d'une heure de Roanne et achève l'autoroute reliant Bordeaux à Genève via Lyon. Les travaux ont débuté le 28 juin 2008 par le creusement du tunnel de Violay, tunnel souterrain de 3,9 km à Violay. D'une distance de 49,5 km dont 31,5 dans le département de la Loire, cette portion autoroutière relie Roanne à La Tour-de-Salvagny à l'entrée de Lyon via Balbigny et Tarare, un chantier de 1,3 milliard d'euros.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Un bus du réseau STAR devant l'Hôtel de Ville.

À la fin du XIXe siècle, la desserte entre les différents quartiers de la ville se fait par des voitures publiques tirées par deux chevaux. Face au développement de la population, on installe trois lignes de tramway (Les Canaux - Gare du Coteau, Saint-Clair - Cimetière, Carrefour - Gare de Roanne). Les trams sont inaugurés le 1er janvier 1901. Il serviront jusqu'au 28 novembre 1949. Les premiers autobus font leur apparition en 1934.

La Ville de Roanne et la communauté d'agglomération Roannais Agglomération avec le réseau de la STAR (Société des transports de l'agglomération roannaise) dispose d'un service de transports en commun très dense, géré par Transdev Roanne filiale de Transdev et son directeur Richard Gauthier. Le ticket à l'unité est vendu 1,35 €, le coupon mensuel à 25 € et la carte annuelle « fréquence » à 250 €[2].

Un pôle d'échanges (accessible aux personnes à mobilité réduite) du côté du quartier Mulsant, adossé à la gare, regroupe l'ensemble des transports urbains et interurbains ainsi que le bus assurant la desserte avec la gare du Creusot TGV en 1 h 30. La gare routière abrite 9 lignes régulières (sur les communes de Balbigny, Neulise, Saint-Martin-d'Estréaux, Ambierle, Renaison, La Gresle, Perreux, Saint-Alban-les-Eaux, Saint-Just-en-Chevalet, Saint-Germain-Laval, Boën, Charlieu, Vougy, Chauffailles, Briennon) et 5 scolaires. En 2008, on estime à 18 000 le nombre d'entrées et de sorties quotidiennes sur le site du pôle d'échanges.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Roanne.
La gare de Roanne.

Principales destinations par le train au départ de la gare de Roanne :

Pour faire face à l'engorgement de la ligne TGV Paris-Lyon, un dossier est à l'étude : un nouvel axe TGV-Sud appelé projet LGV POCL passant par la gare d'Orléans avec d'ici 2025-2030, une gare de raccordement située dans les alentours de Roanne. Roanne serait ainsi à moins de 1 h 30 de la gare de Paris-Austerlitz[3].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance de Roanne.

Après avoir chargé pendant plus d'un siècle des millions de tonnes de charbon et de céramique, de sucre et de phosphate, de sable de Nemours, d'eaux minérales de Saint-Galmier, de pâte à bois pour France-Rayonne, de céréale et d'argile, le port cesse toute activité commerciale le 1er juin 1992. Il se reconvertit en 1993 vers le tourisme. Il est proche des commerces du centre de la ville et géré par Suez.

En 2002, plus de 300 bateaux de plaisance venus de toute l'Europe ont franchi l'écluse et fait escale dans la ville. Le port accueille une centaine de bateaux entre 6 et 38 m[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2008, pour favoriser la démocratie participative, les huit quartiers (Clermont, Mulsant, Paris, Arsenal, Le Parc, Charlieu, Bords de Loire, Centre), disposent chacun d'un conseil de quartier de 40 membres résidents élus pour deux ans (24 volontaires, 8 issus des listes électorales, et 8 représentants des associations, institutions et professionnels).

Arsenal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arsenal de Roanne.

Le plus récent des quartiers de Roanne. Comme son nom l'indique, voit le jour avec la décision le 13 octobre 1916 d'Albert Thomas, alors sous-secrétaire d'État à l'armement, de créer à Roanne un atelier pour produire des obus et des canons lourds. Le projet et la réalisation sont confiés à l'ingénieur Émile Hugoniot. Le 7 janvier 1917, les maires de Mably et des communes environnantes sont informés par le sous-préfet de la construction d'un futur arsenal. Annonce mal accueillie car l'état demande de créer les infrastructures d'une ville : égouts, rues, abattoirs, tramway, écoles, police, octroi, etc.

André Citroën fit un court passage à Roanne (locataire au château de Mably et non pas au château de Matel après avoir occupé la villa de la Martinière) où il supervisera avec une partie de son personnel parisien l'installation d'une chaîne de production entre juin et novembre 1918, ses usines du quai de Javel étant menacées par les allemands (en 1919, André Citroën, absent de Roanne, achète et revend six mois plus tard le château de Mâtel). L'arsenal compte trois bâtiments : Somme, Verdun, Marne sur les cinq prévus.

À l'armistice de 1918, l'arsenal n'a pas atteint son objectif de production car il est encore en construction ainsi que ses cités. Il était alimenté par une importante centrale thermique, par le chemin de fer et par l'eau avec la construction d'un port, vers Bonvert.

Le 1er janvier 1920, l'arsenal met à disposition de la ville de Roanne les locaux de son école publique ouverte en octobre 1918. C'est à partir des années 1950 et l'extension de Roanne que le quartier de l'arsenal va se développer par la construction de maisons et lotissements sur Mably. Les cités ouvrières situées sur les communes de Mably et de Roanne furent construites en même temps que l'établissement à partir de 1917. Celles de Mably furent remplacées par des HLM et des lotissements à partir de 1972-1973 et les maisons de la cité Roanne vendues dans les années 1990.

Faubourg Mulsant[modifier | modifier le code]

Le rond-point des Canaux au Faubourg Mulsant à Roanne.

Du nom de Sébastien Mulsant (1759-1825) et de Jean-Pierre Mulsant (1768-1828), fils de Jeanne-Marie Chevrot (1734-1768) et d'Étienne Mulsant (1733-1795), industriel à Thizy (Rhône). Ce dernier introduisit le coton dans le tissage à la place du chanvre.

En 1817, les 2 fils collaborent à l'achat à la limite du marais de terrains pour y construire de petites maisons individuelles surnommées les « Baraques » (dans le bas de l'actuelle rue Mulsant) où seront installés leurs ouvriers tisseurs. Jean-Pierre Mulsant fait faillite, et Sébastien Mulsant devient en 1796 le maire de Mably.

En 1863, la mairie de Roanne obtiendra l'annexion de ces terrains qui prendront officiellement le nom de faubourg Mulsant.

Le quartier voit l'arrivée des frères Montgolfier en 1823. Ils construisent une papeterie au-dessus de la rivière du Renaison et installe au début de la rue Mulsant un entrepôt. Les papiers fabriqués par les Montgolfier ont pour emblème un phénix. C'est ce nom que Roanne donnera au dépôt qui depuis 1846 a été transformé en orphelinat par les Sœurs Saint-Charles.

Le réseau des CFDL (Chemins de fer départementaux de la Loire) voit le jour en 1901 avec le chemin de fer de la Côte et l'ouverture de la 1re ligne Roanne-Boën. En 1909, il relie Renaison, puis Vichy en 1910. On surnomme ce train le « tacot » : il part de « l'octroi » situé aux Canaux au faubourg Mulsant. En 1936, le CFDL est raccordée à la gare de Roanne et le départ déplacé au 22, rue Mulsant. En 1935, la construction du pont routier des Promenades Populle supprime le passage à niveau de la voie SNCF vers Lyon et Saint-Étienne. Dès 1933 apparaissent les premiers autobus. Ils marquent la disparition progressive de la CFDL.

Aujourd'hui, la vie commerçante du quartier a beaucoup décliné, après l'ouverture fin 1993 à l'entrée de Riorges du centre commercial « Les Portes de Riorges » avec l'hypermarché E.Leclerc. Il reste néanmoins rythmé chaque dimanche matin par le marché de la place Victor-Hugo. Les commerçants réunis dans l'association « Mulsant-Canaux » rencontrent la mairie en juillet 2008 pour lui proposer des idées destinées à redynamiser le quartier : zone bleue, rénovation de l'habitat, espaces verts, résidences pour personnes âgées.

Depuis le 7 mai 2008, le quartier est relié par une passerelle donnant entre le nouveau pôle d'échanges et la gare de Roanne.

Mâtel[modifier | modifier le code]

Sa croissance récente dans l'histoire, est liée aux implantations industrielles autour du bassin de l'Oudan avec notamment les Papeteries Navarre et la Société Cupro-Textile fondée le 29 janvier 1925 avec la participation de l'entreprise « Gillet & Fils » fondée vers 1837 par François Gillet. La société « France-Rayonne » arrivera plus tard, en 1940, fruit de la politique de collaboration[5]. En 1928, les enfants de la cité « Gillet » allaient à l'école primaire de l'arsenal par le chemin des écoliers jusqu'à la création dans les années 1930 de l'école route de Charlieu. Elle marque le début du développement du quartier de Mâtel.

Faubourg de Paris[modifier | modifier le code]

Un ancien marécage. Le quartier se développe après 1750, quand Trudaine, un des créateurs du réseau routier en France décide l'aménagement de la route entre Paris et Lyon, future rue nationale puis route nationale 7.

Faubourg Clermont[modifier | modifier le code]

Le Faubourg Clermont à Roanne.

Il se développe vers 1830, une fois installée une passerelle permettant de franchir la rivière du Renaison. Le quartier débutait rue Brison où se trouvait l'importante manufacture de quincaillerie et fabrique de boutons des frères Alcock. Des tanneries comme Fortier Beaulieu et Desbenoit s'installèrent le long de la rivière du Béal, affluent du Renaison. Une filature pris place en 1830 en bordure du collège Jules-Ferry, le bâtiment subsiste toujours comme centre administratif du collège.

Signalons la rue du Moulin-à-Vent ainsi dénommée par la présence d'un moulin construit en 1705 entre les rues de Clermont et l'impasse des Tisseurs. C'était une tour de 8 m de haut et 6,50 m de diamètre extérieur. Son emplacement figure sur un plan des propriétés de la comtesse Catherine Scholastique Bazin de Bezons (1706-1779) vicomtesse de Mably et douairière de la Feuillade (fille de Jacques Bazin de Bezons, 1646-1733), en 1759, avec cette mention : « Où fut un moulin à vent ». Il a donc depuis été démoli. Des traces du passé ne demeure aujourd'hui qu'une haie de charmille, dans le jardin du no 5 de l'impasse des Tisseurs, encore appelée aujourd'hui « la maison du moulin à vent ».

Le faubourg Clermont a longtemps hébergé une population immigrée d'Afrique du Nord dans les grands ensembles HLM du Mayollet. Dans les années 1980-1990, il a fait l'objet de nombreux travaux de démolition et de réhabilitation. Le quartier permet de rejoindre l'autoroute A89 en direction de Thiers et Clermont-Ferrand.

Parc des Sports[modifier | modifier le code]

En 1957, on pose la première pierre du « Baticoop » dans le quartier du Parc des Sports. C'est ce que l'on a appelé les « cités-jardin », des logements autour d'un espace vert. C'est dans ce quartier que dans les années 1970 s'implante l'usine Michelin.

Immobilier[modifier | modifier le code]

Le prix moyen du m² à Roanne en 2016 s'établit ainsi[6] :

Type de logement 2016
Appartement (€/m²) 1 007
Maison (€/m²) 1 252
Loyer mensuel (€/m²/mois) 6,6

En 2011, le salaire moyen d'un ménage roannais est de 2 045 € nets par mois[7].

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

425 odonymes recensés à Roanne
au 10 mai 2014
Allée Ave. Bld Chemin Clos Cours Imp. Montée Pass. Place Pont Quai Rd-point Route Rue Ruelle Square Autres Total
18 13 21 7 [N 1] 0 1 [N 2] 51 0 10 28 0 7 [N 3] 0 2 [N 4] 252 [N 5] 0 5 [N 6] 10 [N 7] 425
Notes « N »
  1. Chemin Bourgeois, Chemin de Villerest, Chemin des Creuses, Chemin des Protestants, Chemin du Halage, Chemin Gardet et Chemin Grosdenis.
  2. Cours de la République
  3. Quai Commandant de Fourcauld, Quai de l'Île, Quai du Béal, Quai du Canal, Quai du Commandant l'Herminier, Quai du Général Leclerc et Quai du Renaison.
  4. Route de Briennon et Route de Commelle.
  5. Dont Rue du 14-Juillet.
  6. Square du 19-Mars-1962, Square Bénédicte Boiteux, Square Maréchal Foch, Square Maurice Chanard et Square Stalingrad.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour certains, Roanne provient de Rod-Onna - Rod que l'on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l'eau), d'où l'appellation Rodumna donnée vers 150 par Ptolémée. Pour d'autres, le nom de Roanne vient d'un dérivé du celte Rodo (le gué) ; là où la Loire commence à devenir navigable, on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve. Rodumna devient au IVe siècle Roidumna, au Xe siècle Rodona, au XIIe siècle Rohana et Rouanne au XVIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Route de l'étain via la vallée Saône/Rhône.

La route de l'étain passait par la vallée du Rhône qui était l'unique voie d'approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l'âge du bronze. L'étain, venu d'Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu'à l'estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône[8]. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au Ier siècle avant notre ère, parlait d'un périple de trente jours pour atteindre l'embouchure du Rhône[9].

Certaines sources suggèrent un passage par Roanne[8], d'autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux[10], près de Saint-Cirgues-en-Montagne[9]. Trafic qui n'était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d'une guerre locale liée au trafic de l'étain[11].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le commerce de vin italien entre Rhône et Loire est attesté au IIe siècle av. J.-C. dans la région de Roanne.

Le bourg gallo-romain de Rodumna fut fondé vers 150 av. J.-C. ; il s'agissait alors d'un village gallo-romain d'importance secondaire, principalement construit en bois et en terre[12].

La ville s'organisait autour des deux grandes voies romaines, Lugdunum (Lyon) - Mediolanum Santonum (Saintes) et Augustodunum (Autun) - Ruessio (Saint-Paulien), qui traversaient Rodumna, les édifices publics, les thermes et les temples furent construits au carrefour de ces deux voies (actuelle place de Lattre de Tassigny).

Au IIe siècle av. J.-C., sa superficie s'étendit de 10 à 40 hectares pour une population qui passa de quelques centaines à près de 3 000 habitants.

Rodumna apparaît dans les textes romains sur la table de Peutinger sous la forme Roidumna.

À la suite de la première incursion des Alamans (257-259), l'armée romaine construit ou réinvestit d'anciennes places-fortes. La défense de réseau routier est assuré par des contingents Sarmates et Taïfales. Un deuxième raid des Alamans en 267, suivi d'un raid mené par la coalition des Francs et des Suèves en 275-277 achèvent de ravager le pays.

Siège d'une importante paroisse avec l'église Saint-Étienne et du baptistère Saint-Jean-Baptiste, Rodumna est dépeuplée au IVe siècle.

Des fouilles ont révélé des sarcophages datés des temps mérovingiens qui ont livré peu de renseignements[13].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville fortifié, Armorial d'Auvergne.
Le donjon du château de Roanne.

Le château de Roanne, dont seul subsiste aujourd’hui le donjon, est édifié au XIe siècle[14] par Bérard de Roanne, seigneur des châteaux de Roanne et du Crozet, des terres de Cordelle et de Vernay[13],[15].

Les premières traces d’un établissement d’accueil et de soins à Roanne remontent à 1317. Une petite maison, dénommée « La Frarie », faisait alors office de lieu d’accueil pour les pauvres, pour les prêtres et religieux de passage et pour les malades[16].

Vers la fin du XIIe siècle, la famille des seigneurs tombe. Deux branches se partagent la succession :

Durant la Renaissance, Roanne est une ville moderne avec près de 7 000 habitants.

C’est durant le règne d’Henri IV que se développe le bourg. Outre le quartier du château dénommé aujourd’hui « centre ancien », se construisent le Bourg Neuf et le Bourg Basset qui s’étend jusqu’à la Loire.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

En 1610, les jésuites et le père Coton fondent un collège, aujourd'hui le lycée Jean-Puy.

En 1630, Roanne n’est pas épargnée par une terrible épidémie de peste. À la suite de ce fléau, les mariniers construisent une chapelle dédiée à leur patron, Saint Nicolas, qui est encore de nos jours un lieu de réunion et de culte[14].

Le Roannais est érigé en duché en faveur d'Artus Gouffier de Boissy, puis de François d'Aubusson de la Feuillade.

Les puissantes corporations ouvrières des mariniers et des charpentiers, tout en défendant leurs intérêts accompagnent le développement et la prospérité de la ville jusqu'à l'apparition de l'industrie au XVIIIe siècle.

Le port prospère, agrémenté de logis et hostelleries à l’intention des voyageurs et négociants[14].

Vers 1762, la région roannaise se spécialise dans la filature et le tissage du coton qui emploie les enfants pauvres de la maison de Charité.

On construit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne.

Des mariniers indépendants exploitent ce qu'on appelle des « cabanes » ou « coches de Loire » (sortes d'embarcations à voile) avec des voyageurs parfois célèbres comme Madame de Sévigné ou le duc de Richelieu. Ils peuvent rejoindre Paris par le canal de Briare. Arrivées à bon port ces embarcations sont souvent détruites et le bois vendu (le fleuve n'étant navigable que dans un sens).

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 9 septembre 1792, une troupe de vétérans, de grenadiers et de gardes nationaux, venant de Lyon où ils ont massacré six officiers du 5e régiment de cavalerie et trois prêtres, ont l’intention de faire subir le même sort aux cent détenus de la prison de la ville. Le maire de LyonLouis Vitet, arrive avec trois bataillons de gardes nationaux lyonnais et réussit à empêcher cette répétition des massacres de septembre à Roanne[17].

Après la Révolution française, la ville s'organise et installe les diverses administrations dans les biens religieux confisqués, notamment le tribunal dans le couvent des ursulines.

Le principal commerce se fait par la Loire. On construit des bateaux grâce aux bois légers des monts environnants. On expédie les vins de la côte roannaise, les toiles d'Amplepluis et de Thizy ou le coton filé.

Face à la demande croissante de l'industrie et du transport de charbon, la Loire devient insuffisante. Pour améliorer la capacité de transport, on décide la réalisation de grands travaux.

Jusque là, la Loire s'écoule à Roanne, en deux bras :

  • un lit principal à gauche, où se trouve la place de la Loire le long de la chapelle Saint Nicolas du Port ;
  • un lit secondaire à droite assez marécageux sur l'actuel tracé. Au milieu de ces deux bras, une île, « L'Isle en Beaujolais » - côté de la rive rattachée à la province du Beaujolais - compte quelques maisons dont certaines furent détruites comme la chapelle Saint Nicolas de l'Isle (1880), et d'autres qui subsistent encore comme l'auberge Saint Nicolas.

Ainsi depuis 1634, les deux bras du fleuve étaient reliés par deux ponts de bois souvent détruits par les crues qui envahissent la ville.

Devant l'ampleur des travaux envisagés, après d'importantes tergiversations et autres retards dus à la crue de 1790, les plans de l'ingénieur Benoît Joseph de Varaigne[18],[19] sont finalement acceptés. Le chantier débute en 1792.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Roanne en 1814. Un pont de bois sur l'un des deux bras de la Loire bordant la chapelle Saint Nicolas du Port.
Le canal du bassin de Roanne en 1884 où transitaient par train de nombreuses marchandises et le charbon.
Le pont sur la Loire en 1909.

Une digue destinée à dévier le fleuve par le seul bras droit est mise en place. Le pont de pierre sur la Loire ou « pont du Coteau » est construit sur le bras droit et achevé en mai 1834.

Entre-temps, deux banquiers roannais, Devillaine et Merle s'associent à quatre confrères suisses au travers de la Société Franco-Suisse. Ils s'installent avec François Populle dans ce qui est aujourd'hui la sous-préfecture, d'où le nom de « carrefour helvétique » donné à l'intersection des actuelles rues Jean-Jaurès et Anatole-France. En face à cet endroit se trouvait aussi jadis le « café helvétique ». Les banquiers obtiennent en 1827, la concession du canal latéral Roanne-Digoin. Ce dernier est creusé sur le bras gauche de la Loire et achevé en 1837. En 1838, on aménage le port et les rives.

Jusqu'en 1858, le port de Roanne est le deuxième port français. 250 000 bateaux (les « rambertes ») transitent en provenance de Saint-Rambert. Il transportent 12 millions de tonnes de charbon, acheminés vers OrléansParis et l’estuaire de la Loire.

Au début du XXe siècle, le port compte 600 000 tonnes de matériaux transportés composés de charbon, vins, huiles, tissus, briques et tuiles. Son fret atteint son apogée en 1917.

L'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer est chargé de la modernisation du port de Roanne et de sa desserte ferroviaire de 1890 à 1905. Un viaduc sur la Loire construit en treize mois est inauguré en 1858.

Roanne ayant refusé l'entrée du chemin de fer dans la ville, c'est sa voisine du Coteau qui est desservie par le chemin de fer à partir du , avec la liaison d'Andrézieux-Bouthéon, troisième ligne de France.

Une nouvelle voie ferrée en direction de Paris par le nord et Saint-Germain-des-Fossés est achevée le . La gare construite par la compagnie du Paris-Orléans, est mise en service par le PLM à la même date.

En 1864, Roanne est la quatrième ville décorée de la Légion d'honneur par Napoléon III. Cette distinction marque la reconnaissance de l’action du maire François Populle qui s’était opposé au pillage de Roanne par les autrichiens après les désastres de 1815[14].

De 1865 à 1874, on édifie l’Hôtel de Ville à l’emplacement de l'ancien couvent des capucins. Quelques années plus tard s’élève à proximité le théâtre à l'italienne où sont toujours montés des spectacles[14].

Entre 1874 et 1918, on remblaie l'ancien lit principal et on aménage la place de la Loire avec les matériaux de démolition de la ville.

Le pont sur la Loire est pavé en 1889. Le tramway est installé en 1901. En 1909, les câbles électriques destinés à alimenter Roanne sont installés depuis l'usine de Pincourt du Coteau.

Pendant la guerre de 1914-1918, Roanne accueille des prisonniers de guerre allemands qui sont embauchés dans différentes manufactures de la ville[20].

Après le tramway, et le « tacot » du faubourg Mulsant, les premières automobiles feront leur apparition vers 1934. Pour faire face à l'évolution de la circulation le pont a depuis été élargi.

Lors de la bataille de France en 1940, le préfet Langeron fait évacuer une partie des archives de la préfecture de police de Paris par péniches à vapeur. L'une d'elle se retrouve bloquée, lors des derniers jours de la retraite française devant l'avance allemande, à Roanne[21]. Le maréchal Pétain vient deux fois en visite à Roanne, une fois en 1941 où il accueille un convoi de prisonniers[22] et une autre fois en 1944[23].

En 1959, le général de Gaulle est en voyage à Roanne et prononce un discours devant l'Hôtel de Ville[24],[23].

En 1983, un nouveau pont sur la Loire est construit sur la rocade (N7) et permet le contournement de la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roanne (Loire).svg

Les armoiries de Roanne se blasonnent ainsi :

D’azur au croissant d’argent, surmonté d’une croix de la Légion d’honneur au naturel.

La devise de la ville est « crescam et lucebo » (« je croîtrai et je luirai »).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu de l'arrondissement de Roanne et fait partie de la 5e circonscription de la Loire.

De 1973 à 2015, la ville comprend les cantons de Roanne-Nord et de Roanne-Sud. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ils sont remplacés par les cantons de Roanne-1 et 2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Roannais Agglomération.

De 1994 à 2012, Roanne était la principale commune et le siège de la communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération qui comprenait également Commelle-Vernay, Le Coteau, Mably, Riorges et Villerest, et regroupait 68 190 habitants au recensement de 2009.

À la suite de la fusion du Grand Roanne Agglomération avec d'autres intercommunalités, la ville est depuis le 1er janvier 2013 la ville-centre de la nouvelle communauté d'agglomération Roannais Agglomération qui regroupe 40 communes et un peu plus de 100 000 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Roanne sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Roanne Maire Yves Nicolin 2020
Départementales Roanne-1 Conseillers départementaux Brigitte Dumoulin
Jean-Jacques Ladet
29 mars 2015 2021
Roanne-2 Éric Michaud
Pascale Vialle-Dutel
Législatives 5e circonscription Député Nathalie Sarles 2022
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron 2022

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Pour les maires élus avant la Libération, voir l'article détaillé : Liste des maires de Roanne.
Liste des maires successifs depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
30 septembre 1944 25 juillet 1952 Auguste Dourdein SFIO Fondé de pouvoirs
24 août 1952 22 mars 1959 Jacques Gougenot SFIO Agent SNCF
22 mars 1959 19 mars 1977 Paul Pillet[25],[26] CD Administrateur de sociétés
20 mars 1977 18 mars 2001 Jean Auroux PS Professeur
19 mars 2001 16 mars 2008[27] Yves Nicolin UMP Avocat d'affaires
21 mars 2008 5 avril 2014[28] Laure Déroche PS Cadre territoriale
Consultante
5 avril 2014[29],[30],[31] en cours Yves Nicolin UMP puis LR Avocat d'affaires

Institutions et services publics[modifier | modifier le code]

Tribunaux[modifier | modifier le code]

Le Palais de Justice de Roanne.

Avec le projet de réforme de la carte judiciaire en 2007 et la fermeture du tribunal de Montbrison, le tribunal de grande instance de Roanne voit sa position renforcée.

À Roanne se trouve :

Le barreau de Roanne réunit 44 avocats, il est présidé par maître Roland Vignon[32].

Centre de détention[modifier | modifier le code]

Le centre de détention de Roanne.
Article détaillé : Centre de détention de Roanne.

Un centre de détention dans le quartier de Mâtel accueille environs 600 détenus (dont 90 femmes) et emploie 250 personnes. Il a été inauguré le par Rachida Dati et François Fillon. Les 14 premiers détenus sont arrivés le .

L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de ses prisons : de Mandrin qui s'évada en 1754 de la prison du château à Claude Berri qui tourna des scènes du film Uranus en 1989, dans les cellules désaffectées de la rue Jean-Macé[33],[34].

Police et sécurité[modifier | modifier le code]

La gendarmerie de Roanne installée à la caserne Combe est dirgée depuis août 2016 par le commandant Mathieu Douis[35],[36]. La compagnie compte 123 personnes[35] réparties en cinq communautés de brigades, un peloton de surveillance et d'intervention et une brigade de recherches. L'escadron 19/5 de gendarmerie mobile est implanté à Roanne et appartient au groupement I/5 de gendarmerie mobile.

La police nationale de Roanne, est dirigée depuis mars 2016 par le commandant Marc Selvini qui assure actuellement l'intérim jusqu'à la nomination d'un successeur[35].

La police municipale de Roanne compte 16 policiers municipaux armées[37].

Mably, commune limitrophe de Roanne, abrite la CRS 34 qui compte 150 fonctionnaires.

Le sous-préfet de Roanne est Christian Abrard depuis juin 2016[38].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Roanne :

Vidéosurveillance[modifier | modifier le code]

La ville de Roanne compte 115 caméras de surveillance[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ville Internet[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Roanne a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[41],[42].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune est labellisée « 3 fleurs » au concours des villes et villages fleuris[43].

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[44],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 35 200 habitants, en diminution de -4,52 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 500 6 992 7 270 8 370 9 260 9 910 11 330 12 959 13 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 139 17 398 19 354 20 037 22 797 25 425 30 402 31 380 33 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
34 901 35 516 36 697 37 752 38 469 40 502 41 460 44 518 46 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
51 731 53 381 55 195 48 705 41 756 38 896 36 126 36 147 35 200
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Avec 104 000 habitants, l'aire urbaine de Roanne se situe au 88e rang français (Insee). Si certaines communes de l'aire urbaine de Roanne voient leur population progresser, la ville de Roanne a connu une forte baisse démographique depuis 30 ans. Cependant, un renversement démographique s'est opéré entre 2007 et 2008 avec une hausse de plus de 200 habitants en un an.

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2013, la population de 35 507 habitants, comprenait 16 145 hommes et 19 362 femmes :

Pyramide des âges de Roanne en pourcentage (2013)[47].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,4 
9,6 
75 à 89 ans
16,3 
15,0 
60 à 74 ans
16,8 
17,5 
45 à 59 ans
17,1 
18,3 
30 à 44 ans
15,2 
21,4 
15 à 29 ans
18,3 
17,2 
0 à 14 ans
13,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Le lycée Carnot.
Le lycée Jean-Puy.

Écoles maternelles publiques

  • École maternelle Arsenal
  • École maternelle Berthelot
  • École maternelle Carnot
  • École maternelle Deux Faubourg
  • École maternelle Fontquentin
  • École maternelle Fuyant Oudan
  • École maternelle Jules Ferry
  • École maternelle Lakanal
  • École maternelle Larochette
  • École maternelle Marengo
  • École maternelle Mâtel
  • École maternelle Mayollet
  • École maternelle Wilson

Écoles maternelles privés

  • École maternelle Aqueducs
  • École maternelle Saint-Paul

Écoles primaires publiques

  • École primaire Arsenal
  • École primaire Coutaret
  • École primaire Fontquentin
  • École primaire Fuyant
  • École primaire Larochette
  • École primaire Jean Rostand
  • École primaire Jules Ferry
  • École primaire Marengo
  • École primaire Crozon
  • École primaire Mayollet
  • École primaire Mâtel
  • École primaire Paul Bert
  • École primaire Mulsant-Marceau

Écoles primaires privés

  • École primaire Saint-Michel
  • École primaire Notre-Dame-des-Victoires
  • École primaire Saint-Paul

Collèges publics

  • Collège Jean de la Fontaine
  • Collège Jules Ferry
  • Collège Albert Thomas

Collèges privés

  • Collège Saint-François d'Assise
  • Collège Saint-Paul

Lycées publics

  • Lycée Jean-Puy
  • Lycée Carnot
  • Lycée Albert Thomas

Lycées privés

  • Lycée Arago
  • Lycée Saint-François d'Assise
  • Lycée Saint-Paul

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Institut universitaire de technologie de Roanne.

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

  • AFPA de Roanne : qui emploie 8 formateurs et 5 agents de service qui accueillent jusqu'à 70 stagiaires dans des domaines divers comme le tertiaire ou l'industriel (chiffres 2015).
  • GRETA du Roannais : présent aux lycées Carnot à Roanne et Étienne Legrand à Le Coteau.
  • CeRFoP (Centre Roannais pour la Formation Permanente) : sur le campus de Roanne au Centre Pierre Mendès France.
  • ELLIPS (Espace Local de Lutte contre l'Illettrisme et de Promotion Professionnelle et Sociale).
  • IFRA (Institut de Formation Rhône Alpes).

Formation par l'apprentissage[modifier | modifier le code]

Plusieurs établissements privés ou publics proposent des formations par l'apprentissage du CAP à un diplôme de l'enseignement supérieur.

  • CFA du BTP : environ 200 apprentis formés dans les métiers de la maçonnerie, l'électricité, le carrelage, la plâtrerie, peinture et les installations thermiques.
  • CFA du Roannais à Mably : créé en 1974, gestion par l'Association Roannaise Pour l'Apprentissage (ARPA). 800 apprentis formés du CAP au BTS (métiers de l'alimentation, restauration, automobile, coiffure, vente), nombreux apprentis sélectionnés aux Olympiades des métiers. Un projet de construction d'un nouveau pôle boulangerie-pâtisserie-chocolaterie est en cours.
  • CFAI à Mably : avec 80 apprentis du CAP au BTS (chaudronnerie, productique usinage).

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

La rue du Maréchal Foch à Roanne.

De 1911 à 1985, un grand magasin fit la renommée de Roanne : Aux Dames de France. Il fut détruit lors d'un incendie le 8 juillet 1962. Le magasin fut entièrement reconstruit puis fermé en 1985[48],[49].

Les commerçants de la ville de Roanne sont représentés par l'association « Vitrines de Roanne »[50] qui totalise 200 adhérents. Présidée par Frédéric Dalaudière, elle a reçu en janvier 2008, le « panonceau d'or » récompensant au niveau national les unions commerciales les plus innovantes et entreprenantes.

On distingue quatre grands pôles commerciaux :

  • Centre-ville avec les rues Charles de Gaulle, Maréchal Foch, Jean Jaurès, Alsace Lorraine et Brison ; on y trouve de nombreuses enseignes nationales en particulier dans le domaine de l'équipement de la personne ;
  • Espace Saint-Louis, le plus récent, implanté en centre-ville (supermarché Carrefour Market et galerie marchande) ;
  • La zone commerciale de La Demi Lieue implantée sur la commune limitrophe de Mably en bordure de N7 (hypermarché Carrefour et galerie marchande) ;
  • Les Portes de Riorges, implanté sur la commune limitrophe de Riorges (hypermarché E.Leclerc et galerie marchande).

De 2011 à 2013, dans le cadre du chantier de rénovation du centre-ville baptisé « Roanne Cœur de cité », la ville de Roanne a rénové les rues piétonnes (Charles de Gaulle et Maréchal Foch), la place du Marché et la place des Promenades Populle.

En 2014, la municipalité a lancé un projet d'espace commercial et urbain de 11 500 m² situé à l'angle des rues Maréchal Foch et de Sully qui verra le jour en 2021[51].

Industrie[modifier | modifier le code]

Hier[modifier | modifier le code]

Roanne, un haut lieu de la bonneterie.
  • La bonneterie : l'industrie textile semble naître à Roanne au début du XIXe siècle dans le quartier Mulsant (qui appartient alors à Riorges). Jean-Pierre Mulsant, originaire de Thizy, achète des terrains du clergé devenus biens nationaux sous la Révolution et y implante les premiers logements-ateliers nommés « baraques Mulsant ». Jean-Pierre Mulsant connaissant quelques difficultés financières, son frère Sébastien reprend l'affaire sous l'Empire. Plus tard, des juifs s'installent à Roanne vers 1920, fuyant la Pologne et la crise économique qui sévit dans les pays de l'Est. En 1930, la faillite des établissements « Gillet-Thaon », la plus grande usine de la ville qui employait une grande partie de ces immigrants est à l'origine de ce que certains appellent « La bonneterie juive roannaise ». Sans travail, quelques juifs achètent ou louent leurs premières machines à tricoter. Après quelques mois, des ateliers sont créés et des ouvriers juifs recrutés à Paris viennent grossir les rangs de la communauté. La bonneterie fera les beaux jours d'entreprises comme Jean Girard, Prost ou Griffon.
  • Le tissage : les usines Déchelette, Gotheron, Bréchard, Giraud, Delorme, Deveaux, etc.
  • Le textile :
    • ARCT (Ateliers Roannais de Constructions Textiles), créés en 1919 par Louis Élysée Crouzet, disparus dans les années 1980, fabriquaient notamment des machines à texturer les fils synthétiques (fausse torsion). Ils ont employé jusqu'à 2 000 personnes sur leurs sites de Roanne (3 implantations), Valence et Aubenas.
    • France-Rayonne, spécialiste du textile artificiel (rayonne, puis fibrane et non-tissé) fabriqué à partir de pâte de bois selon la méthode mise au point par Hilaire de Chardonnet à la fin du XIXe siècle, la plus grosse usine d'Europe dans ce secteur avec près de 800 employés. Cette usine, devenue Textiles Artificiels du Centre (TADC), puis Centre de Textiles Artificiels (CTA), puis Rhône-Poulenc-Textiles (RPT), ferme en 1985 et est détruite en 1989.
    • Les établissements Désarbre, Carré Blanc, Devernois, etc.
  • Arsenal de Roanne (GIAT Industries) : créé en 1917 au cours de la Première Guerre mondiale, pour fabriquer des obus et des canons. Dans les années 1920, il cessera la production d'obus pour fabriquer des Wagons et réparera les camions en retour du front. Après la Seconde Guerre mondiale, l'arsenal fabriquera des mortiers (Brandt) de 60, 80, 90, 105, 120… des machines-outils (tours Cazeneuve G36 et outilleurs TB43 et TC102, fraiseuses, perceuses, tours LIP, etc.) des vélos, des tracteurs (Société française de Vierzon type HV1 & FV1), beaucoup de productions civiles pour remettre la France sur pieds. Il se spécialisera par la suite en la réparation des blindées américains qui restaient de la Seconde Guerre Mondiale (Dodge, moteurs Cadillac, GMC, M44, M21…) et dans la fabrication des chars notamment vers 1950 avec les AMX-13. Les véhicules en réparations sont alors des Patton et des EBR Panhard. Les 30 tonnes commenceront en 1963 et les 10 tonnes vers 1970. Dans les années 1980, l'effectif de l'arsenal comptera jusqu'à 3 000 personnes. L'entreprise est devenue Nexter Systems en 2006.
  • Papeteries Navarre[52],[53] : leader français de l'enveloppe, aujourd'hui détruites, étaient alimentées par le canal tout proche.
  • La métallurgie : Démurger[54], créée en 1924 par Pierre Démurger, puis dirigée successivement par son fils Jacques et son petit-fils Jean-Pierre. L'entreprise est leader mondial des lames de scies à métaux dans les années 1970 ; elle devient ULTRA-Diam à la fin des années 1990 et est en redressement judiciaire le 29 février 2008. Le 18 juin 2008 le groupe allemand Döring-Guhema installé à Hockenheim sauve une nouvelle fois l'entreprise qui est rebaptisée Ultra Nova SAS. Dirigée par M. Claude Waltz, elle produira aussi des scies bi-métal avec un effectif de 94 salariés (sur 150 auparavant et près de 600 dans les années 1980). En 2014, l'industriel indien Trident Tools LTD/Magicut reprend la société avec un effectif de plus de 80 personnes. L'entreprise est dissoute fin 2015 suite à une liquidation judiciaire[55].

La ville a subi une profonde crise économique dans les années 1970 lorsque l'État diminue ses activités d'armement. Dans le textile, c'est aussi la crise avec le début de la concurrence étrangère à bas coûts.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Nexter Systems à Roanne.
Usine Michelin à Roanne.
  • Michelin : depuis 1974, le manufacturier fabrique dans cette unité des pneumatiques pour les véhicules haut de gamme (890 salariés) - 12 000 pneus sont exportés par jour. L'entreprise est dirigée depuis 2014 par Éric Percie du Sert.
  • Le textile et l'habillement : spécificité du Roannais avec 1 000 emplois aujourd’hui. Les marques Carré Blanc ou Devernois montrent que le textile est l’un des piliers de l’économie roannaise. D’autres entreprises, grâce à la prise en compte du développement durable comme : Teintures et Apprêts Danjoux - TAD ou leur positionnement sur le marché du luxe comme Pacau Couture, consolident le socle industriel local. D’autres entreprises remarquables sont présentes : Henitex Bel Maille, Pauporté, Le Petit Baigneur et La Fée Maraboutée ainsi que Marcelle Griffon, Christian Cane, Rhodamel et Rotkopf[56].
  • ELOCA (Établissement LOgistique du Commissariat des Armées) : 153 personnes civils sous encadrement de 30 militaires, chargées de la maintenance lourde des matériels de guerre de l'armée française et de son approvisionnement en pièces détachées (systèmes de réfrigération, de chauffage, etc.).
  • Calorifloat (groupe Caloriver) : spécialiste dans la fabrication de vitrages isolants. Après Toul et Montpon-Ménestérol en Dordogne, le groupe s'installe à Roanne en 2009 sur 11 000 m2.
  • Gimaex : l'entreprise franco-allemande fabrique des véhicules de secours routier et d'incendie. Le groupe emploie près de 350 personnes (dont 100 à Roanne)[57].
  • Délipapier (groupe Sofidel) : usine de fabrication d'articles en papier à usage sanitaire ou domestique.
  • Constructions soudées du Coteau (CSC) : fondées en 1937 et intégrée depuis 1986 dans le groupe Boccard. Elle développe son activité dans le domaine des cuves, vinicoles ou des cuves destinées à l'agro-alimentaire, l'agro-industrie ou la chimie. Elle emploie 60 personnes et réalise un C.A. de 10 M€[58].
  • Agroalimentaire : Valentin Traiteur à Mably (160 salariés) et Révillon Chocolatier à Le Coteau.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Numériparc à Roanne.
  • Centres d'appel :
    • SFAM (Société Française d'Assurances Multirisques, anciennement Transcom puis B2S) : spécialisé dans la commercialisation de produits d’assurances avec garanties étendues, 400 collaborateurs.
    • Laser contact : assure le service clientèle de nombreuses entreprises, 200 collaborateurs.
  • Sopra Steria : avec un centre de 4 500 m2, 300 collaborateurs.
  • Numériparc (anciennement Télépôle) : propose une gamme d'équipements et de services destinés à favoriser le développement de projets innovants. Il accueille une quinzaine d'entreprises technologiques. Les acteurs de la filière numérique y sont regroupés au sein d'une association professionnelle « Loire Numérique ».
  • Technopôle Diderot.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La maison bourbonnaise du XVe siècle encore visible le long de l'église Saint-Étienne.
Le pont Pisserot à Roanne construit par l'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer en 1897. Sa structure métallique et ses culées en granit et porphyre de la région sont bien visibles.
  • Château de Roanne.
  • Maison à pans de bois.
  • L'Auberge des voyageurs sur le quai de l'Isle, où résidaient les passants avant d'embarquer sur la Loire jusqu'à la Révolution.
  • Pont sur la Loire, (de l'ingénieur Benoît Joseph de Varaigne[18],[19]) 1834, chaque année, c'est sur le pont de la Loire qu'a lieu le traditionnel feu d'artifice du 14 Juillet.
  • Pont Pisserot, au-dessus du canal latéral de Roanne à Digoin de l'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer, en 1897. Il permet à la rivière Oudan de franchir le canal par-dessus, disposition très rare. Longtemps lieu favori de promenades des Roannais, on ne peut plus le franchir à pied mais juste l'admirer en se baladant le long du canal.
  • L'Hôtel de Ville, jusqu'en 1874, c'est le couvent des Capucins. Au XIXe siècle, le duc de Persigny, ministre de l'Intérieur convainc le maire Charles Bouiller de faire construire un nouvel Hôtel de Ville. Le projet du célèbre architecte parisien Édouard Corroyer (élève de Viollet-le-Duc) s'achève en 1874. Le premier conseil municipal se déroule le 27 octobre 1874 dans une salle qui deviendra plus tard la salle Charles-de-Gaulle. Aujourd'hui il s'y tient encore. La fontaine place de l'Hôtel de Ville est l'œuvre de Charles-Louis Picaud. Elle rend hommage au maire François Populle qui avec l'aide de 20 000 paysans défendit la ville en 1814 face aux Autrichiens. Cet acte de courage valut à Roanne la croix de la Légion d'honneur sur décret de Napoléon III le 4 mai 1864.
  • Hôtel de la sous-préfecture de Roanne, c'est Jacques de Flesselles, intendant à Lyon de 1767 à 1789, dernier prévôt des marchands de Paris, assassiné le 14 juillet 1789, qui fit bâtir cet hôtel pour y loger lors de ses passages à Roanne. En 1767, Jacques de Flesselles fera appel au célèbre architecte-urbaniste lyonnais Jean-Antoine Morand (futur créateur du quartier des Brotteaux à Lyon) pour la construction de cette magnifique demeure, qui fut terminée en 1770. L'Hôtel de la sous-préfecture abrite entre autres, un salon Louis XV octogonal à la décoration classé monument historique et comportant de très belles boiseries, un plancher marqueté et à chacune des quatre portes, serrure et clé représentant les signes d'un jeu de cartes. Ce salon était utilisé jusqu'en 1981, comme bureau du sous-préfet.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre Dame-des-Victoires à Roanne.
Le triptyque de la Passion classé par les monuments historiques en 1997.
Chapelle Saint-Michel de style jésuite à Roanne.
  • Église Notre-Dame-des-Victoires (ou église des Minimes) : une construction récente de l'architecte diocésain lyonnais Auguste Desjardins en 1864. De style gothique du XIIIe siècle, elle est construite dans un calcaire dur à grain fin rehaussé de lave de Volvic par endroits. Face au manque d'espace pour la célébration du culte au XIXe siècle, le cardinal Joseph Fesch qui venant d'être nommé évêque de Notre-Dame-des-Victoires de Rome, souhaita que cette nouvelle paroisse se nomme ainsi. Elle présente un magnifique maître-autel, un retable sculpté et des statues comme Notre-Dame-de-Pitié. C'est aussi la plus grande et la plus belle des églises de Roanne. Le clocher entrepris vers 1884 contient la plus grosse cloche de la ville (1 660 kg). En 1926, après avoir perdu la croix ornant sa façade, on lui ajoute une cloche supplémentaire.
  • Église Sainte-Anne (patronne des tisseurs) : achevée le 11 août 1863, agrandie en 1890 à la suite de l'expansion du faubourg Mulsant grâce à l'activité du tissage, rénovée en 1960. L'orgue a été restauré en 2000 : construit en 1865, c'est l'ancien orgue de chœur de l'église de Fourvière à Lyon dont Sainte-Anne hérite en 1894. Un incendie le 18 décembre 1978 endommage la sacristie et divers équipements (chauffage, sonorisation et éclairage), et noircit les murs et les voûtes de l'église. Le retable de Notre-Dame-de-Pitié de l'église Sainte-Anne, autrement appelé le « Triptyque de la Passion », vient de faire l'objet d'une restauration dans les ateliers des musées de France à Versailles. Après 20 ans d'absence, il est exposé au Musée Déchelette à Roanne. Cette pièce non signée est supposée dater de la fin du XVe siècle. On l'attribue à l'école franco-flamande.
  • Chapelle Saint-Michel : fondée en 1617 par le père Coton, jésuite, confesseur d'Henri IV et Louis XIII et de son frère Jacques Coton, seigneur de Chevenoux à Bussières. Ils construisent sur leurs deniers personnels une église pour le collège de jésuites, actuel lycée Jean Puy ouvert en 1611. Le père Coton et son frère y sont inhumés dans la crypte centrale. Elle est représentative du style jésuite de l'époque, selon les plans de l'architecte Étienne Martellange. Elle est inspirée par le modèle des églises italiennes du XVIe siècle. Vous apprécierez le maître autel en mosaïque de marbre polychrome avec deux tabernacles du XIXe siècle, les boiseries des stalles du XIXe siècle, la chaire en bois sculptée, la statue en bois peint de Louis de Gonzague, le tout, classé par les Beaux-arts. Dans la sacristie encore, la grande crédence du XVIIIe siècle et la cloche en bronze du XVIIe siècle.
  • Église Saint-Étienne : en pierres dorées et roses, en forme de croix latine. La plus ancienne paroisse de Roanne aux abords du château. Initialement elle a été construite vers 1343 par Alice de Saint-Haôn (dite de la Perrière) héritière d'une des deux seigneuries dominantes de l'époque avec les comtes de Forez. Depuis elle fut détruite et reconstruite 4 fois. Son aspect actuel date de 1844. La sacristie est récente et remonte au début du XXe siècle obligeant la destruction de certaines demeures attenantes. Ses orgues, conçues par la manufacture Daublaine Callinet, étaient initialement installées dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
  • Église Saint-Louis (1881) : Église à trois nefs, dans le style roman du XIIe siècle avec une façade de pierres de Volvic grises et de granit rose d'Ailly. Elle n'a jamais reçu les deux flèches initialement prévues.
  • Chapelle Saint-Nicolas Du Port : construite par les mariniers en 1630 pour remercier le ciel d'avoir conjuré la peste de 1628. C'est un des plus vieux bâtiments de Roanne après le château. La chapelle devient par la suite, un dépôt de grain, un bureau de poste, une habitation, ou encore un débit de boissons. Le Liger club de Roanne sollicite en 2008 la mairie pour la réouverture de ses portes à des fins touristiques. Elle est en effet à ce jour fermée au public. Inscrit aux monuments historiques[59].
  • Chapelle Notre-Dame du Rosaire (1993).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée Joseph-Déchelette à Roanne

Musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph-Déchelette[modifier | modifier le code]

Inscrit partiellement aux monuments historiques[60].

Ancien hôtel de François Claude de Valence de Minardière, conçu par l'architecte roannais De Lavoipierre, le bâtiment est acheté en 1892 par Joseph Déchelette. Le musée est créé en 1844 par l'archéologue Joseph-Antoine-Fleury-Léonard Mulsant (1790-1851 ; fils de Sébastien Mulsant, un des créateurs à Roanne du faubourg Mulsant). Joseph Déchelette en fut le conservateur jusqu'à sa mort en 1851. Après la mort au front de Déchelette en 1914, sa veuve le cède à la ville en 1923.

L'amateur d'art et d'histoire verra les collections archéologiques de Joseph Déchelette et ses successeurs (art et artisanat celtique et gallo-romain), d'importantes collections artistiques du XVe au XXe siècle avec bien sûr plusieurs toiles de Jean Puy, mais aussi de Maurice Tête, Maurice Aubret, Michel Degenne, etc., une exposition permanente d'art africain sous les combles réaménagés, et une autre exposition permanente consacrée à la céramique artistique contemporaine. Enfin, il verra une collection de céramiques révolutionnaires inaugurée le 23 juin 1989 par le président de la république François Mitterrand lors du bicentenaire de la Révolution. On peut aussi consulter de nombreux ouvrages et documents dans la bibliothèque attenante, créée par Déchelette lui-même.

Maison des Métiers d'Art de Roanne[modifier | modifier le code]

Cette maison médiévale située dans le centre historique accueille régulièrement diverses expositions temporaires d'artisans d'art de la région roannaise ou de régions extérieures[61].

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque de Roanne
Multiplexe cinéma Le Grand Palais à Roanne.

Elle ouvre ses portes en 1997. Imaginée par l'architecte Jean-Louis Godivier, elle offre un lieu pour la lecture, la découverte et l'échange. Elle met à la disposition du public plus de 120 000 documents imprimés, sonores audiovisuels et multimédia à emprunter et à consulter ainsi que des accès internet. Elle s'appuie sur des collections encyclopédiques et pluralistes et favorise l'accès aux différentes formes d'expressions culturelles[62].

Cinémas[modifier | modifier le code]

L'histoire du cinéma à Roanne remonte à 1908, avec l'ouverture de la première salle, l'Eden, place de l'Hôtel-de-Ville. D'autres cinémas verront le jour comme le Z, aujourd'hui remplacé par la discothèque Le Thé Dansant, L'Empire, rue Charles-de-Gaulle, disparu, le Médian (anciennement le Majestic, rue Anatole France) fermé en 2007, et le Marivaux devenu L'Espace Renoir.

Construit en 2007, Le Grand Palais dans le quartier rénové de la gare propose 9 grandes salles (1 900 fauteuils)[63],[64]. Conçu sur le modèle des multiplexes (écrans géants, séances nombreuses toute la journée, haute qualité d'image et de son), toutes ses salles sont accessibles aux personnes handicapées. Il remplace les cinémas le Médian et Le Palais des Fêtes. Ce dernier, en plus d'un cinéma, fut un dancing très fréquenté et un haut lieu du music-hall dans les années 1960-1970 (Maurice Chevalier, Édith Piaf, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, etc. s'y sont produits), avant de devenir uniquement un cinéma en 1976.

L'Espace Renoir est classé Art et Essai. Un collectif d'associations réunies sous le nom de Ciné rivage (722 adhérents en 2016) acquiert progressivement la salle ex-cinéma Marivaux. L'Espace Renoir ouvre le 15 février 1989 avec la venue de Paul Grimault et la projection de son film La Table tournante. Le 22 septembre 1998, les locaux sont définitivement achetés, ce qui permet d'ouvrir une salle de 446 places ; elle est inaugurée avec la venue du roannais Pierre Chevalier (directeur de l’unité Fictions de La Sept-Arte) et par la projection du film La Vie rêvée des anges. Le cinéma sera rénové durant l'été 2002, et inauguré par le cinéaste roannais Pierre Étaix, dont la grande salle porte aujourd'hui le nom. En 2016, le cinéma a enregistré plus de 60 000 entrées[65].

Théâtre[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un théâtre à l'italienne[66].

Sur décision du maire Alexandre Raffin, il fut construit en 1884 par l'architecte Barberot et inauguré en 1885 par une représentation du Barbier de Séville.

Le Théâtre fait l'objet d'une lourde rénovation de 1987 à 1989. Restauré et modernisé, il offre aux spectateurs un cadre élégant et aux artistes un outil adapté aux nécessités d'aujourd'hui. D'une capacité de près de 560 places, il offre un nouveau programme culturel chaque saison.

De novembre 2012 à 2014, Abdelwaheb Sefsaf est directeur du théâtre municipal, il est remplacé par Anne-Marie Barret en octobre 2014.

Le Scarabée[modifier | modifier le code]

Le Scarabée

Le « Scarabée » est un bâtiment conçu en 2008 par l'architecte Alain Sarfati. Il accueille sur la commune voisine de Riorges, un grand nombre de manifestations : salons, spectacles, concerts, conventions d'entreprises, séminaires, congrès, assemblées générales[67].

Quelques chiffres à propos de la salle du Scarabée : 6 600 m2 - 5 500 places - 23 millions d'euros d'investissements de la part de Grand Roanne Agglomération. La gestion et l'organisation ont été confiées à l'entreprise internationale GL Events dirigée localement par Laurence Bussière.

Le Scarabée est inauguré le 8 décembre 2008 par un concert de Charles Aznavour.

Toutes animations confondues, il a attiré plus d'un million de visiteurs depuis 2008.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Lac de Villerest
Article détaillé : Lac de Villerest.

Le lac de Villerest est le lac le plus vaste de la Loire puisqu'il s'étend sur 36 km et a une superficie de 770 ha.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Roanne bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[68].

Le parc de la place des Promenades Populle à Roanne.
  • Place des Promenades Populle, du nom de François Populle, maire de 1808 à 1815 qui participa sur ses deniers personnels à son acquisition vers 1811. Le parc s'appelait avant « Cours du Roi de Rome ».

On peut y voir le buste en marbre de François Populle réalisé par Nicolas Lescornel ainsi que le couple Les Pauvres Gens de Charles-Louis Picaud. Après avoir hébergé le nœud central du réseau de bus, dans les années 1970, c'est aujourd'hui un parc agréable. Le kiosque à musique est toujours présent. Le jardin dispose d'un parc de jeux pour enfants.

  • Depuis 2011 la place des Promenades est en rénovation.
  • Square Baron-du-Marais non loin de la gare.
  • Parc des sports dans le quartier de Mâtel.
  • « Coulée verte » piétonnière le long du Renaison depuis presque son confluent avec la Loire jusqu'à Riorges (Parc Beaulieu et sentier des Écureuils) et au-delà.
  • Les berges aménagées et le parcours pédestre et cycliste du canal (en direction de Briennon).

Événements et manifestations[modifier | modifier le code]

Le Tour cycliste du Pays Roannais a lieu chaque année en juillet.

La Marche Roanne-Thiers a lieu chaque année le premier samedi de décembre, depuis 1925, avec 4 parcours proposés : Thiers-Roanne (57 km), Thiers-Moulins (40 km), Thiers-Saint-Just-en-Chevalet (32 km) et Moulins Chérier-Roanne (16 km).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Roanne est le premier ambassadeur du vignoble de la côte-roannaise. Ces vins rouges (et rosés) en provenance des coteaux environnants de la côte-roannaise sont ciselés sur 200 ha, répartis sur 14 communes et classés AOC avec une production annuelle de 10 000 hectolitres. Certainement d'origine gallo-romaine ils sont issus du seul cépage Gamay appelé ici Saint Romain cultivé sur des sols granitiques.

L'École des Trois Ponts[69] de René Dorel située dans la Villa Beaulieu sur la commune voisine de Riorges, accueille chaque année 200 à 300 étrangers désireux de parfaire leurs talents culinaires et leur pratique de la langue et de la culture française.

Auguste Pralus invente en 1955 la Praluline. Spécialité culinaire de Roanne, cette brioche aux pralines est confectionnée à base d'amandes et de noisettes. Le fils d'Auguste Pralus, François, est sacré meilleur chocolatier de Paris par la rédaction de Gault et Millau. La boutique roannaise se trouve depuis 60 ans dans les rues piétonnes.

Article détaillé : Pralus.

Maison Troisgros[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Troisgros.
Le restaurant La Maison Troisgros à Roanne.

En 1930, un Bourguignon, Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie reprennent l'Hôtel-restaurant des Platanes, situé devant la gare, qu'ils rebaptisent Hôtel Moderne. Devenu les Frères Troisgros en 1957, l'établissement est transféré à Ouches, commune proche de Roanne, en 2017. Un second établissement, Le Central (surnommé l'annexe) se situe dans le bâtiment mitoyen.

La place en forme de rond-point devant l'ancien restaurant porte le nom de Jean Troisgros, décédé en 1983. Elle est ornée d'une œuvre du sculpteur Arman qui représente un empilage de fourchettes.

Certaines scènes du film d'Étienne Chatiliez, Le bonheur est dans le pré, avec Michel Serrault et Eddy Mitchell, ont été tournées dans le restaurant.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Roanne dispose de 2 sites de diffusion pour la TNT : Roanne 1 à Saint-Alban-les-Eaux et Roanne 2 à Perreux. Ces émetteurs diffusent donc France 3 Rhône-Alpes mais aussi France 3 Alpes[70].

Presse écrite[modifier | modifier le code]

    • La Tribune Le Progrès (édition du Roannais), quotidien propriété du 1er groupe français de presse régionale EBRA, contrôlé majoritairement dès juin 2008 par le Crédit Mutuel aux côtés de la famille Lignac.
    • L'Essor, hebdomadaire local d'informations locales et régionales.
    • Le Pays Roannais, hebdomadaire d'information. Véritable institution locale, il paraît chaque jeudi sur la région de Roanne. Le journal tire chaque semaine à près de 40 000 exemplaires (Source OJD). Créé par Pierre Bouligaud en 1945, il a été cédé par la famille propriétaire au Groupe Centre-France. Il édite également un journal d'annonces gratuites « Le Pays Mag ».
    • Roanne Eco, magazine institutionel économique trimestriel.

Radios FM[modifier | modifier le code]

La FM voit le jour à Roanne au moment de la libéralisation de la bande FM par le premier gouvernement de François Mitterrand en 1981. Des pionniers tels Yvon Chadier, René Fessy, Maurice Sugier, Maguy Brunet, Norbert Prosperi, Tony Haschem créent ou animent Radio Roanne (91.9 FM) au 36, rue Claude Bochard au Faubourg Clermont, puis rue Mulsant avant de s'éteindre dans leurs derniers studios du Parc des Sports. La station verra les débuts du journaliste Philippe Vecchi. D'autres radios apparaissent et disparaissent comme Studio Loisirs et son animateur vedette Pancho. À ce moment, le milieu va localement se professionnaliser grâce à l'homme d'affaire Jacques Garcin et deux étudiants Bernard Barbier et Dominique Thevenet : ce sera la création de Radio 3D dans de nouveaux studios d'abord à Lentigny puis à Roanne avec de jeunes animateurs et journalistes tels Ludovic Daim, Maryline Bayle-Tête (Virgin Radio), Dominique Perrin dit DomDom, Valérie Pontille (Virgin Radio), Jacques Pons (France Bleu Pays Basque), Stéphane Gazarian (Agence France-Presse), Paul Brideau, Daniel Potot dit Chébran ou encore Jacques Perciot. La station laissera la place aux réseaux nationaux et à leurs décrochages locaux.

Aujourd'hui le paysage FM se compose ainsi[71] :

Virgin Radio a cessé ses émissions locales le 1er juillet 2011.Le Comité Technique Audiovisuel a choisi de combler ce manque en autorisant 2 nouvelles radios locales à émettre sur Roanne, Activ'Radio (radio locale commerciale de la Loire basée à Saint-Étienne) et RVR (Radio Val de Reins, radio associative basée à Amplepuis). Par ailleurs Radio Scoop, Chérie FM et NRJ proposent dans le département, des informations locales et des décrochages locaux.

Internet[modifier | modifier le code]

  • Seule la partie à l'est de la voie ferrée est desservie par le réseau câblé de Numéricable 30M (et sans chaine HD). Le dégroupage total et la réception télévisée par ADSL sont proposés par la plupart des opérateurs Free, SFR, Alice, DartyBox et Orange).
  • Pour les entreprises, la ville est reliée à un réseau très haut débit de fibre optique 50 fois plus rapide que l'ADSL dans le cadre de la boucle départementale Saint-Étienne-Roanne.

Publications indépendantes notables[modifier | modifier le code]

  • Rayon ardent, fanzine de science-fiction, (une huitaine de numéros de 1986 à 1989).
  • Le Club des années soixante : fanzine de grande qualité axé sur la musique française de cette époque, lié à l'association du même nom (depuis 1986).
  • Here, fanzine rock (10 numéros de 1994 à 1998), lié à l'association.
  • Where the action is Onabok, fanzine de bande dessinée (8 numéros de 2000 à 2007), liée à l'association.
  • Ikon & imago. Muse, revue culturelle indécente (33 numéros de 2010 à 2012).

Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique du Renaison - (285 salariés)- Appartenant à la compagnie stéphanoise de santé (C2S) - Clinique de chirurgie générale spécialisée dans la chirurgie osseuse. Son service d'urgence[72] accueille chaque année 14 000 patients, un des plus importants de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 14 000 personnes utilisent annuellement ses services de chirurgie. Le bloc opératoire compte douze salles d'opérations et deux salles d'endoscopie. Elle sera en outre équipée d'un IRM. La clinique dispose de 140 lits. Elle est dirigée depuis le 1er mars 2011 par M. Rodolphe Calandry, directeur en collaboration avec le Dr Fortier Beaulieu (PDG) et investit sur son site actuel 6,5 millions d'euros dans une maison médicale (travaux en cours).
  • SAMU
  • L'héliport situé sur le site du centre hospitalier, assure à tout instant en cas d'urgence des transferts rapides sur les hôpitaux spécialisés de Lyon, Clermont-Ferrand ou Saint-Étienne.
  • Les sapeurs-pompiers de Roanne[73] (60 professionnels, 70 volontaires), installés en bord de Loire à l'emplacement des anciens abattoirs. Sous la direction du capitaine Frédéric Gay, ils ont assuré en 2008 près de 6 000 interventions.
  • Roanne compte une école d'infirmiers (IFSI) préparant au Diplôme National d'Infirmier.
  • En 2009, Roanne dispose d'un tout nouveau centre hospitalier avec douze salles d'opération, de nouveaux pôles mère-enfant et médico-technique avec un renouvellement complet des équipements médicaux. Une opération de 138 M d'euros.

Le centre hospitalier, actuellement sous l'administration provisoire de trois conseillers généraux des établissements de santé, membres de l'inspection générale des affaires sociales[74], est l'hôpital de référence du territoire de santé Ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il emploie, en 2014, environ 2 200 personnes - dont un peu plus de 200 médecins. Il regroupe toutes les spécialités cliniques (médecine, cancérologie, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, psychiatrie, soins de suite et de réadaptation, long séjour…) ; sa capacité est de 1 036 lits et places. Il dispose d'une maternité de niveau 2, où naissent chaque année environ 2 000 bébés[75]. L’hôpital a, dès 2002, bénéficié du plan national d’investissement immobilier Hôpital 2007, avec pour conséquence une profonde transformation architecturale. Les nouveaux bâtiments de la première phase des travaux ont été livrés en juin 2009. Le bâtiment Odile et Raoul Chattot accueille la réanimation, l'unité de soins intensifs de cardiologie, les hospitalisations de chirurgie ainsi que le plateau technique avec des équipements de pointe. Le pôle Femme-enfant, implanté dans le bâtiment Jeanne de la Mûre, accueille la pédiatrie, la néonatologie, l'obstétrique, la gynécologie et les unités d'hospitalisation de la femme et de l'enfant. Le service des urgences, actuellement en cours de reconstruction, ouvrira ses portes d'ici l'été 2015.

Selon le magazine L'Express, qui publie en janvier 2009 le classement des hôpitaux les plus sûrs de France, sur 223 classés de plus de 300 lits, le centre hospitalier de Roanne figure à la 173e place.

Toujours selon cette enquête, sur 324 cliniques classées de plus de 100 lits, la clinique du Renaison se situe à la 261e place.

  • En 2009, l'agglomération compte 13 maisons de retraite avec 1 138 lits (dont 901 médicalisés) pour une population de 8 212 personnes de plus de 75 ans. Le déficit est estimé à 212 lits.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte près de 15 000 licenciés, pour 165 clubs et 52 disciplines.

La Chorale de Roanne (basket-ball)[modifier | modifier le code]

Équipe Pro A de basket de la Chorale de Roanne.
Article détaillé : Chorale Roanne Basket.
  • Créée en 1937, sous l'impulsion de l'industriel Henri Rhodamel et du sous-préfet Élie Vieux, l'équipe Pro A de basket de Roanne La Chorale, a été sacrée championne de France en 2007, a gagné la Semaine des As la même année et a participé en 2007/2008 à l'Euroleague[76].
  • Elle fut entraînée par Jean-Denys Choulet de 2000 à 2011, puis par Luka Pavićevic de 2011 à 2014, par Frédéric Brouillaud de 2014 à 2015, par Raphael Gaume de 2015 à 2016, et par Laurent Pluvy depuis 2016.
  • En 2008, l'équipe termine 4e de la Pro A et finaliste des play-offs.
  • En 2008/2009, La Chorale dispute le premier tour de la coupe européenne ULEB.
  • La ville accorde au club une subvention annuelle globale de 250 000 € pour 2008/2009. Le budget annuel du club se monte à 4,32 millions d'euros - 4,446 pour 2009/2010 - (dont 1,72 de masse salariale) - le 4e budget de la Pro A.
  • En 2009, le club termine demi-finaliste de la semaine des As et se porte candidat à l'organisation de la Semaine des As de basket-ball pour 2012.
  • Été 2011, la Halle Vacheresse, lieu de match du club de La Chorale après 2 ans de travaux, propose désormais 5 000 places (3 000 auparavant).
  • En 2014, la Chorale de Roanne est reléguée en Pro B en finissant à l'avant-dernière place du classement sans remporter le moindre match à l’extérieur.
  • En 2017, la Chorale de Roanne remporte la Leaders Cup de Pro B contre Boulogne-sur-Mer (88-80), ce qui lui assure une qualification directe pour les play-offs d'accession à la Pro A.

Football[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loire Nord Football Club.

Loire Nord Football Club (LNFC) est né en 2007 de la fusion du CSADN Roanne Mably et de Roanne Foot créés en 1945. Le club est présidé par Patrick Ramelet. Il compte en 2010 une équipe séniors en Division Honneur Régionale (DHR), une équipe séniors en Excellence Loire et une équipe en 1re série du district (1re série Roanne). Le club dispose d'une école de foot (U7/U9/U11) labellisé FFF et de plusieurs équipes dans chaque catégories des U13 jusqu'en séniors et ainsi que d'une équipe critérium.

Palmarès : Coupe de la Loire 2009 et 2012.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le cyclisme à Roanne est représenté par le Vélo Club Roannais (VRC)[77] et le Club Routier des 4 Chemins de Roanne (CR4C) créé en mars 1925 au carrefour des 4 rues (Saint Romain, Mulsant, Lafarge - actuelle rue Saint-Alban - et la rue des Elopées - actuelle rue Joanny-Augé). Le CR4C est champion de France de DN1 en 2008. C'est ce dernier qui est encore à l'origine de la course textile du quartier Mulsant, une animation très populaire.

Anciennement, les Roannais amateurs de courses cyclistes se retrouvaient au vélodrome des Cerisiers au faubourg Clermont pour des courses sur piste.

Historiquement, la première épreuve du Tour de France 1903 passe une première fois à Roanne le 1er juillet 1903 lors de la 1re étape Paris (Montgeron) - Lyon (467 km). Le premier Roannais à s'illustrer dans la grande boucle est Joseph Normand en 1921 (23e au classement général sur 38 coureurs).

Le rugby à XIII et à XV[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Racing Club de Roanne XIII.

L'équipe de rugby à XIII : le Racing Club de Roanne XIII est créée le 30 juin 1934. Le club est l'un des dix fondateurs de la discipline aux côtés de l'ex-quinziste international Jean Galia. La nouvelle équipe participe au premier championnat de France en 1934 en se classant 2e. Le club remporte ses premiers titres nationaux en 1938 et 1939 contre Villeneuve-sur-Lot. Au total il a été cinq fois champion de France (1939, 1947, 1948, 1960, 1986), deux fois vainqueur de la Coupe (1938, 1962) et trois fois finaliste (1962, 1971, 1984). L'équipe doit beaucoup à l'industriel textile, Claudius Devernois, son président durant près de 30 ans. En 2008, faute de finances suffisantes (subventions municipales données au rugby à XV, voir plus bas), l'équipe présidée par Bernard Vizier évolue en « Région » dans une poule comptant quatre équipes.

L'équipe de rugby à XV s’est créée vers 1899 au lycée de garçons (qui deviendra plus tard le lycée Jean-Puy). Mais c’est en 1902 qu’un club de rugby voit le jour dans notre ville : le Stade Roannais. Le palmarès : en 1927-1928 : Champion de France Promotion d’Honneur contre Carmaux victoire 6 à 3, en 1927-1928 : Champion Honneur contre Carmaux victoire 6 à 3, 1951 : Montée en 1re division, 1953 : 1/4 de finale Championnat de France perdu contre Mont de Marsan, 1964 : 1/4 de finale Championnat de France Juniors B perdu contre Dax, 1976 : Montée en 1re Division groupe B, 2006 : Labellisation de l’École de Rugby par la FFR, 2007 : Champion du lyonnais contre Pont-de-Vaux victoire 22 à 13 retour en F3.

L'ASR XV[78] présidée par Vincent le Gallic accuse en 2008 un déficit conséquent de 120 000 € compensé par une subvention municipale annuelle et définitive portée à 70 000 € et une avance de 50 000 € remboursable sur cinq ans. L'ASR XV propose une école de rugby.

Canoë-kayak[modifier | modifier le code]

Le club « Mâtel-Sport-Canoë-Kayak »[79] est implanté dans la base nautique René Captier en contrebas de la levée de la Loire, près des jardins ouvriers du faubourg Clermont. Il a été créé en 1948 par le comité d'entreprise de l'usine de textiles artificiels de Mâtel (disparue aujourd'hui). La section Canöé-Kayak de Roanne est l'un des plus importants clubs de course en ligne de la région Rhône-Alpes. Le club se déplace sur toutes les compétitions inter-régionales et nationales organisées par la Fédération française de canoë-kayak. « Mâtel Sport-CK » pratique occasionnellement la descente de rivière et consacre l'essentiel de ses activités à la randonnée d'initiation sur la Loire et surtout à la « course en ligne ». Cette discipline se pratique en vitesse sur 200, 500 ou 1 000 mètres, en fond sur 5 kilomètres (quatre distances communes à toutes les catégories sauf minimes et plus jeunes) et en marathon sur 35 km (pour les séniors). Le club accueille les mercredis et samedis après-midi à 14h.

René Captier, qui donne son nom à la base du club, en était un des fondateurs. Il a disparu dans un accident de la route en 1973.

Aviron[modifier | modifier le code]

Le club Aviron Roanne Le Coteau (ARC ou encore LVEEN)[80], avec plus de 150 adhérents, est le plus important des 4 associations de rameurs de la Loire. Le club a fêté son centenaire à l'automne 2009.

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Club des hockeyeurs roannais.

Le Club des hockeyeurs roannais a été fondé en 1977.

Golf[modifier | modifier le code]

Le Golf du Roannais[81], présidé par Henri Drajnudel est situé à Champlong, sur la commune limitrophe de Villerest.

Aux abords du parcours, se situe le restaurant du Château de Champlong dans une somptueuse demeure du XVIe siècle. La bâtisse a appartenu à César Auguste Michelin en 1854, avant d'être cédée en 1891 à la famille de l'industriel papetier Jules Rabourdin, puis rachetée en 1993 par le chef-restaurateur Olivier Boizet.

Tennis de table[modifier | modifier le code]

Le club Loire Nord Tennis de Table (LNTT)[82]. Le club est présidé par Philippe Ducrozet et entraîné par Yan Feng FAN. Il est le résultat d'une fusion en 2002 entre Le Coteau Tennis de Table et L'AS Roanne TT. Parti de Régionale 1 en 2002, le club a accédé pour la première fois de son histoire au terme de la saison 2012/2013 à la Pro B soit le meilleur niveau masculin en Rhône Alpes. Le club labellisé 4 étoiles par la FFTT, avec plus de 150 adhérents et 10 équipes seniors, est le club numéro 1 de la Loire.

En 2009, le club s'est qualifié pour les 8e de finale de la Coupe d'Europe.

Badminton[modifier | modifier le code]

Le Club de Badminton de Roanne (CBR)[83] est présidé depuis l'automne 2016 par Corentin Strino, il est affilié à la FFBAD et membre de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) ; plusieurs tournois officiels divers sont organisés tout au long de l'année sportive (sept à sept), trois équipes d'inter- Clubs obtiennent de bons résultats; en 2016, l'équipe de D1 passe en Régional ce qui représente une grande évolution pour le CBR.

Le CBR a sa salle de sport attitrée tout au long de l'année, grâce à la réalisation d'aménagements importants du gymnase Fontalon à l'été 2016[réf. nécessaire].

Athlétisme[modifier | modifier le code]

Le Club Athlétique du Roannais (CAR)[84] est présidé par Frédéric Augagneur. Il accueille les débutants comme les confirmés, dès 6 ans. Il possède une école d'athlétisme forte de plus d'une centaine d'enfants âgés de 6 à 10 ans, pour un total de 487 licenciés. Il fait partie du Comité d'Athlétisme de la Loire, de la Ligue d'Athlétisme Rhône-Alpes et de la FFA. Il possède un coach athlé-santé qui entraîne et enseigne la marche nordique et la remise en forme pour toutes les personnes qui ne font plus ou peu de sport, de manière progressive et non compétitive. Le CAR s'impose comme le meilleur club de jeunes du département et, régulièrement, des équipes de jeunes s'illustrent au niveau national. Plusieurs internationaux sont sortis des rangs du club roannais comme Adeline Roche, Paméla Baert et plus dernièrement les juniors Gaêtan Manceaux et Aïssa Boucheliga. En 2012, le club accède à la Nationale 2 et devient en 2014 l'un des 12 clubs français à obtenir la plus haute distinction de sa Fédération : le label 6 étoiles. Le club s'entraîne sur le stade « Henri Malleval » de Roanne et au COSEC de Mably et organise au mois de mars une grande épreuve populaire en centre-ville : Tout Roanne Court.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La Halle André-Vacheresse abrite les rencontres de basket Pro B. Sa capacité est de 5 020 places.

Roanne possède 5 stades (dont le plus important « Henri-Malleval »), 8 gymnases, 1 skatepark, 3 terrains multisports, une patinoire, un pétanquodrome couvert, un bowling privé, un centre nautique moderne : le « Nauticum », découvrable l'été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Roanne[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Nompère de Champagny, duc de Cadore.
Joseph Déchelette par Albert Dawant (post–mortem d'après photographie).
Sculpture « Entrée dans le 3e millénaire » par Michel Granger à Roanne.

Personnalités décédées à Roanne[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Roanne[modifier | modifier le code]

Diaporama d'hier et d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Toublanc, Roanne et sa région à l'heure des trains du PLM, Presses et Éditions Ferroviaires, , 159 p.
  • Jérôme Sagnard et Pierre Trotton, Roanne, Éditions Alan Sutton Collection Mémoires en images, , 128 p.
  • Jean Cabotse, Roanne 20 siècles d'histoire, J. Cabotse, 2009, 163 p.
  • Christian Chavassieux, J'habitais Roanne, Thobas éditions, 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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