Bourbonnais (dialectes)

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Bourbonnais
Borbonnais (oïl) / Barbonés (cro)
Image illustrative de l’article Bourbonnais (dialectes)
Carte linguistique du Bourbonnais selon l'Atlas sonore des langues régionales. En bleu, le bourbonnais d'oïl. En marron, le Croissant et en vert, les quelques communes de langue francoprovençale.
Pays France
Région Allier et sud-est du Cher.
Typologie SVO
Classification par famille
Codes de langue
Glottolog bour1246
Échantillon
Premier article de la déclaration universelle des droits de l'homme : (oïl)


L'houme é nessu libre et annière anvé des drets et d'la digneté. Al a unne aîme et unne radzon et tos les houmes douévent s'aidier ent'e ieux queme des frères.


Premier article de la déclaration universelle des droits de l'homme : (norme occitane du Croissant)

L'ome es naissut libre e eguiau en dignitat e en drèt. Les omes son dotats de rason e de conscience mas i lur fau agir entre ieus dins un esprit de frairesse.

Situés dans la région historique du Bourbonnais (centre de la France), c'est-à-dire dans la quasi-totalité du département de l'Allier et dans le sud-est du département du Cher (vers Saint-Amand-Montrond), les parlers bourbonnais se trouvent aux confins des domaines d'oïl, d'oc et du francoprovençal[1].

L'actuel département de l'Allier est ainsi partagé entre les deux tiers nord de langue d'oïl (avec Moulins, Bourbon et Saint-Pourçain) et un tiers sud qui correspond à l'Est du Croissant, espace linguistique où se mélangent la langue occitane et la langue d'oïl (avec Montluçon, Gannat, Vichy). Quelques communes du sud-est de l'Allier sont elles de langue arpitane (Est de la Montagne bourbonnaise)[2].

Bourbonnais : un terme ambigu[modifier | modifier le code]

Les trois bourbonnais selon l'Atlas sonore des langues régionales (Allier + nord Puy-de-Dôme)[3]. En bleu : le bourbonnais d'oïl ; en marron : le bourbonnais (et marchois) du Croissant ; en vert : le bourbonnais arpitan.

Le terme « bourbonnais » peut désigner tous les parlers et dialectes employés sur le territoire du Bourbonnais, soit une diversité d'idiomes importantes.

Il peut ainsi recouvrir le bourbonnais d'oïl, variantes du berrichon à l'ouest et du bourguignon tout à l'Est, parlé dans une moitié nord de l'Allier mais aussi les parlers du Croissant, intermédiaires entre la langue occitane et la langue d'oïl. Cette partie méridionale, parfois appelée « bourbonnais d'oc », forme l'Est du Croissant. Cette zone peut être elle-même subdivisée en deux parlers : le marchois à l'ouest (Montluçon, val de Cher et Châtaigneraie) et le bourbonnais au sens strict à l'est (Vichy, Limagne, partie du Bocage).

Il peut également même désigner le parler arpitan de quelques communes à l'extrême Sud-Est de l'Allier, à l'Est de la Montagne bourbonnaise.

Le bourbonnais d'oïl[modifier | modifier le code]

Le bourbonnais d'oïl, lui-même variante du berrichon[4], d'où son nom fréquent de « bourbonnais-berrichon »[5], se parle dans une moitié nord du département de l'Allier, au nord d'une ligne Montluçon (oc) - Saint-Pourçain-sur-Sioule (oïl) - Lapalisse (oïl), ainsi que dans la partie bourbonnaise du Cher. Le dialecte est originaire de la région de Moulins, Bourbon-l'Archambault et Souvigny, où il s'est formé de manière précoce à l'époque médiévale à la suite de l'émergence de la seigneurie de Bourbon.

Le Croissant - bourbonnais méridional[modifier | modifier le code]

Croissant bourbonnais (+ marchois à l'ouest).

Le croissantais, c'est-à-dire les parlers du Croissant, se parle dans la moitié sud de l'Allier et s'insère dans les parlers du Croissant[6]. Les parlers qui s'y trouvent présentent une double appartenance entre langue occitane et langue d'oïl[7], tous deux s'y mélangent et donnent lieu à des parlers intermédiaires qui tiennent de l'un et de l'autre[8],[9],[10]

Ces parlers occitans de transition se subdivisent également en deux ensembles. D'abord le bourbonnais d'oc au sens strict (partie orientale du département) autour de Vichy, de la Limagne bourbonnaise puis le bocage autour de Chantelle[11],',[12].

La partie occidentale de l'actuel département de l'Allier et qui a pour centre Montluçon parle quant à elle le marchois[13] comme Guéret ou le nord de la Creuse qui est voisine[14].

Au sud-est, dans la Montagne bourbonnaise, les parlers occitans reçoivent de très fortes influences du francoprovençal, au point que cette zone est elle-même même de transition avec les parlers arpitans voisins.

Le terme de bourbonnais est donc ambigu : il désigne aussi bien les parlers du Croissant que les parlers d'oïl, parfois qualifiés de « français » du Bourbonnais.

Francoprovençal - bourbonnais arpitan[modifier | modifier le code]

Les dernières communes au sud-est de l'Allier, à l'Est de la Montagne bourbonnaise, que l'on appelle parfois le Forez bourbonnais, est lui de langue arpitane (francoprovençal).

État actuel des parlers bourbonnais[modifier | modifier le code]

Aire linguistique du Croissant entre langue d'oïl et langue d'oc[15].

Comme toutes les langues régionales de France, les parlers bourbonnais ont subi les effets du centralisme parisien, et ce d'autant plus que la présence des parlers d'oïl au nord, qui sont proches du français standard ou du francien (dialecte de l'Île-de-France), facilite l'assimilation linguistique en direction du sud.

Déclin et perte des locuteurs naturels[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des dialectes, les parlers bourbonnais sont surtout oraux et la littérature reste rare. Cependant, il existe des expériences en littérature. En particulier, l'écrivain Louis Péroux Beaulaton (1872-1946) a affiché une ambition littéraire pour son parler marchois des environs de Montluçon.

Les différentes langues d'oïl plus le Croissant. Les deux bourbonnais y sont représentés. Celui du nord est rattaché au groupe francien et celui méridional au Croissant.

Il y a quelques décennies seuls quelques passionnés ou des personnes âgées peuvent s'exprimer assez complètement dans les parlers du Bourbonnais. Cependant les dialectes n'ont pas totalement disparu et se sont immiscés dans le français courant, dans de nombreuses tournures ou expressions, et aussi dans le vocabulaire, si bien que les habitants de cette région parlent un français teinté de formes bourbonnaises sans même s'en rendre compte, alors que cela frappe les visiteurs.

Réappropriation des parlers (années 2010 - aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

De nos jours, à partir de la fin des années 2010, le bourbonnais du Croissant, est de plus en plus valorisé et employé. Il apparaît de plus en plus dans des festivals comme celui de Broût-Vernet Wepachaba (« O'es pas chabat ! » = « C'est pas fini ! ») ou encore l'important Festival des Cultures du Monde de Gannat où l'occitan de différentes régions est représenté.

Histoire[modifier | modifier le code]

La situation actuelle des différents dialectes du bourbonnais est très proche de celle du Moyen Âge[16],[17].

Le nord du Bourbonnais a toujours été de langue d'oïl[18],[19] (Moulins et sa région faisait partie du diocèse d'Autun et de la Bourgogne). Des travaux récents confirment cette idée qu'avait déjà souligné le linguiste Ernest Nègre[20].

Langues d'oïl avec Bourbonnais d'oïl et Croissant.

L'introduction du français s'est effectuée aussi très tôt dans le Croissant et des actes en langue d'oïl sont connus dans l'aire linguistique dès le début du XIIIe siècle[21],[22],[23]. L'évolution des parlers locaux occitans en parlers croissantais s'y est faite depuis cette époque là. Les historiens Max Derruau et Lucien Febvre évoquent tous deux la présence en Limagne bourbonnaise de la langue d'oïl déjà introduite et connue contrairement à la Limagne auvergnate (exemple de Lezoux) où cette dernière n'est pas encore parue[24]. Tout au long du Moyen Âge des chartes francophones ou déjà en parler croissantais sont attestées[25],[26],[27],[28]. La charte de Lapeyrouse (milieu du XIIIe siècle) est écrite en berrichon[29].

Les aires linguistiques actuelles sont les suivantes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Côté oïl

La moitié d'oïl - qui se rattache à la langue d'oïl et du reste des parlers berrichons - débute à partir d'une ligne Hérisson / Saint-Pourçain-sur-Sioule / Lapalisse. D'un point de vue historique, le parler strictement s'est originellement formé dans la région des seigneurs de Bourbon autour de Bourbon-l'Archambault, Souvigny et Moulins avant de se répandre dans le reste du Bourbonnais par la suite.

Croissant

Zone linguistique du Croissant (le Bourbonnais est à l'Est).

L'aire du Croissant se situant dans l'Allier se découpe également en deux parties à partir d'une ligne Montluçon / Chantelle / Vichy. La première partie recouvre un tiers ouest autour de Montluçon et de la vallée du Cher qui parle le marchois comme le nord de la Creuse[30],[31]. La seconde partie recouvre les deux tiers orientaux où l'on parle le bourbonnais méridional aussi appelé bourbonnais d'oc (Limagne bourbonnaise avec Gannat et Vichy, puis la Montagne bourbonnaise). L'influence de la langue d'oïl dans cette région a eu lieu très tôt sur les parlers anciens due non seulement l'agrandissement de la seigneurie de Bourbon mais également la présence d'une seigneurie aux mains des comtes de Champagne entre Huriel et Hérisson au XIIe siècle[28].

Côté arpitan

Les dernières communes au sud-est de l'Allier, à l'est de la Montagne bourbonnaise, que l'on appelle parfois le Forez bourbonnais, sont historiquement liées au Forez voisin et tournées vers le Lyonnais dont elles partagent la langue depuis le Moyen Âge.

La partie francoprovençale du bourbonnais regroupe les communes de Laprugne, Lavoine, Saint-Nicolas-des-Biefs, Saint-Pierre-Laval, Montaiguët-en-Forez et Lenax.

Le bourbonnais d'oïl[modifier | modifier le code]

Aire linguistique du berrichon et de ses variantes dont le bourbonnais.

Dans cette partie, l'étude se consacrera au parler d'oïl du Bourbonnais, variante dialecte du berrichon.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Le bourbonnais d'oïl reprend un grand nombre de traits caractéristiques du parler de la langue d'oïl populaire d'avant la Révolution (-iau au lieu de -eau, oué au lieu de oi etc.) tout en montrant un nombre assez restreint d'évolutions phonétiques propres (en comparaison d'autres variétés d'oïl réellement différenciées comme le normand ou le picard). Cela vient du fait que le Bourbonnais se trouve au cœur de la zone linguistique d'origine de la langue française actuelle, c'est-à-dire les parlers des provinces de la Loire, du Bourbonnais et du Berry (le bourbonnais d'oïl partage d'ailleurs la plupart de ses traits avec les parlers de ces provinces comme le tourangeau ou l'orléanais, mais d'une façon plus particulière encore avec le berrichon).

  • Les exemples suivants illustrent des prononciations typiques de la langue d'oïl du Bourbonnais :
    • o est fréquemment prononcé ou dans les suites onn-, omm- : exemple tonner = touner, homme = houme
    • oi prononcé oué, mais devient /e/ (écrit é, ei, è ou e selon les cas) après un r- : exemple noir = nouer, droit = dret, croire = creire
    • la suite er- est prononcée ar : exemple merci = marci, terre = tarre, perdre = pard(r)e
    • la suite -re encadrée de deux autres consonnes a tendance à être prononcée er par métathèse : exemple bredin (voir vocabulaire) se dira berdin
    • la terminaison -eau sera prononcée -iau comme dans de nombreux parlers d'oïl : exemple couteau = coutiau
    • la suite -lier sera régulièrement réduite en -yé à la prononciation : exemple palier = pailler, particulier = particuiller
    • r est roulé, comme c'était l'usage en français standard avant la fin du XVIIe siècle
    • comme dans de nombreux parlers d'oïl, la terminaison d'agent -eur est prononcée voire écrite -eux : exemple meneur = meneux, diseur = diseux
    • ch est parfois prononcé j, notamment avant un -v- (cette particularité se retrouvait dans d'autres parlers d'oïl jusqu'au XIXe siècle) : exemple cheval = geval ou j'val, cheveu = geveu ou j'veu, etc.

Grammaire[modifier | modifier le code]

  • Le pronom adverbial y est traditionnellement utilisé en lieu et place d'un pronom personnel représentant un objet, exemple fais-le = fais-y, donne-le/la-moi = donne-moi-z-y, ne le casse pas = n'y casse pas, tu me le/la prêtes = tu m'y prêtes etc.
  • On note la présence d'une forme de genre neutre en bourbonnais. En effet le pronom unique al désigne aussi bien un masculin qu'un féminin, pour les choses, comme pour les personnes. Ainsi le chien comme la chienne pourra être désigné par ce pronom al, tout comme un membre masculin de la famille ou une voisine. Exemple : al a tot mangé.

Petit lexique[modifier | modifier le code]

Quelques mots de vocabulaire[modifier | modifier le code]

Mot bourbonnais Équivalent français Mot bourbonnais Équivalent français Mot bourbonnais Équivalent français
abonde grande quantité abraser détruire, casser, démolir anouer (s') boire de travers, suffoquer
aluchon ou arluchon enfant de constitution faible voire malingre ajouter traire à l'écoué à l'abri
arcandier vaurien, filou artoupan personne suspecte, bizarre bachât auge des cochons et des porcs
baraille dispute barbitra écrit long et ennuyeux bauge grand sac
belet agneau bergot frelon. Ne pas confondre avec le veson (bourdon) berzin, berzine fou, folle, dépressif
besugne vêtement biaude grande blouse bigot (faire bigot) mettre bas
bisiot propriétaire terrien parfois également agriculteur bounhoume paysan bourse porte-monnaie, portefeuille
bourric (le -c final est muet) âne (animal) bousson paquet, tas d'habits en désordre, capharnaüm bredin simple d'esprit (cf. la débredinoire de Saint-Menoux)
brelotter secouer cacrot sommet du crâne catin poupée
chaleu veilleuse cheux chez chetit (fém. chetite) petit, chétif
cobi dindon crassoux sale cros mare
dâler utilisé plus communément dans l'expression "ça dâle" à comprendre au sens suivant "le soleil cogne dur" décaniller (familier) mourir dépenailler déchirer
drille diarrhée ébouellé éventré, avachi écrapoire rateau
emmanche problème, complication figot feu gassouiller barboter
gibalbouser mettre le désordre gibalbousé (être) barbouillé (ex: al a trop bu, al est tot gibalbousé) gouiller marcher dans un trou d'eau
gounelles jupons gourgandine fille facile grenouillat petite mare (dire guernouillat)
jau (du latin gallus) coq maraud chat de gouttière masibler abîmer
mourer abîmer ouaille brebis oyas (oyasse) pie
pluire pleuvoir potin bruit, tintamarre pochon sac en plastique
pontère fille de mauvaise vie rassouiller tremper ravauder bricoler
taillon quartier de fruit trace haie tuniaud idiot, incapable
verpi vipère z-yeux (familier) œil adauber arranger, réparer

Expressions apparues en français commun[modifier | modifier le code]

  • 'Aga' don' (v.): Regarde ! (diminutif de regarde donc)
  • Arpion (n.m.): Orteil
  • Beugner (v.): Cogner. Une beugne est un coup, une bosse.
  • Boucan (n.m.): Du bruit.
  • Bouchure (n.f.): Une haie si possible avec des ronces pour se piquer.
  • Chabrot (n.m.): Mettre du vin dans sa soupe (faire chabrot).
  • Chetit, chetite prononcé Ch'ti et Ch'tite (n.m. ou f.): Petit, petite.
  • Crognon (n.m.): Extrémité du pain (le crognon ou le quignon de pain).
  • Dépenaillé (n.m.): Avoir les vêtements en désordre.
  • Jargeot (n.m.): Quelqu'un qui parle souvent et est un peu simple d'esprit.

Bourbonnais du Croissant[modifier | modifier le code]

Dans cette partie, l'étude se consacre à la région croissantaise du Bourbonnais et sa partie où l'on parle le bourbonnais du Croissant, observée dans la commune de Busset, canton de Cusset[32]. Les mots bourbonnais sont transcrits en graphie classique de l'occitan.

Petit lexique[modifier | modifier le code]

Quelques mots de vocabulaire[modifier | modifier le code]

Mot croissantais Équivalent français Mot croissantais Équivalent français Mot croissantais Équivalent français
abonda [abonde] abondance, profit abrasar [abrasâ] détruire, casser, démolir aije [ajge] eau
arcandier [arcandji] vaurien, filou, sans parole (un) arian objet sans valeur (i) arpion les orteils
bache auge, abreuvoir (prendre) baralhe se disputer baire [bajr] boire
bargier, bargiera [barji, barjire] berger, bergère bauge/boge [bawge] grand sac belon[belou] mouton
bisbilha [bisbille] dispute bisiau petite bize, vent du nord bralhe [braye] pantalon
bulha [buille] bouillie brelot simple d'esprit brugiere [bregire] bruyère
cacoela [cacouelle] récipient (marmite, casserole) chausir choisir chancha [chantcho] morceau de pain
chamina [ch’mina] cheminée coanar [couana] crier comme un canard craire [crajre] croire
cusina [cusino] cuisine cros, craus [cro, crao] trou, creux dalhir [daïir] vite
desgobilhar [degobillâ] vomir di [di] doigt desgelar [déjalâ] / desgautar [déjautâ] dégeler
doçament [dousamin] doucement esbolhaer, esgoeraer [ébouélaer, égoueraé] écraser (mal) encarat [encarâ] mal lavé, mal luné
endreit [endreï] endroit figò [figo] feu de branche, feu de joie Fiolat [fiola] Ivre
fromatge fromage gadolha [gadouillo] boue Genti [ginti], genta [gintà] beau, belle
goera [gouère] tarte golhar [gouillâ] faire entrer de l'eau dans ses chaussures golharda [gouyarde] serpe
gota [goutte] eau de vie ora [ouro] heure jau [jô] coq
jorna journée les [lé] les (féminin) lo [lou (si le mot suivant commence par une consonne-ex: lou figo ; sinon:"i", que le mot soit masculin ou féminin-ex: i arpion, i auilles)] les (masculin)
meidia [maïde] midi masiblaer [maziblé] cribler melhor [meïou] meilleur
momen [moumin] moment novie [noviaeu], novia [novia] jeune marié, jeune mariée oalhe [ouaille] brebis
ausiau [ozio] oiseau pleuie [pleuille] pluie poéle [pouéla] poêle
quauque n-un [quoque nun], quauque n-una [quoque nune] quelques-uns, quelques-unes avaudar faire du bruit, remuer des choses savaire dau bon [savaïr do bon] soulager, améliorer
sinlhar sanglier sorchia [sortchà] sortie tabasar [tabaza] frapper, battre
treuia [treuilla] truie voiatge [voïatge] voyage volan [voulan] faucille
verpi vipère

Graphies[modifier | modifier le code]

Pour le bourbonnais d'oïl[modifier | modifier le code]

Le bourbonnais d'oïl s'écrit selon la graphie française traditionnelle et celle issue du Moyen Âge et déjà présente dans la région à cette époque.

Pour le bourbonnais du Croissant[modifier | modifier le code]

Plusieurs grands systèmes d'écritures peuvent être utilisées pour écrire les parlers du Croissant - dont tous ceux bourbonnais - car pouvant être assimilés aux deux grandes familles linguistiques voisines, langue d'oc et langue d'oïl, et donc utiliser leurs écritures[33]. Ces graphies sont encouragées par le groupe de recherche sur les parlers du Croissant (CNRS)[34] :

  • La graphie française peut aussi être utilisée et permet aux locuteurs de transcrire leurs parlers avec l'écriture de la langue française dont ils ont aussi tous connaissance. Le bourbonnais du Croissant étant un dialecte intermédiaire avec la langue d'oïl il peut donc également s'appliquer, d'autant plus que cette graphie permet de souligner les prononciations qui lui sont propres.
  • La graphie occitane classique avec une adaptation locale précise pour les parlers du Croissant[35]. Elle est celle majoritaire pour les parlers occitans. Tant en marchois qu'en bourbonnais le « a » final occitan se fait rare et il est remplacé par un « e » muet comme en français. Ex. le terme « jornade » (= « journée ») dans la région de Montluçon vient remplacer la forme « jornada » fréquente dans les dialectes occitans. Côté Limagne bourbonnaise, Forterre et Montagne bourbonnaise, le même mot s'écrira « jorne » (prononcé « journe »).

Textes[modifier | modifier le code]

Les textes présents sont issus d'ouvrages rédigés par les auteurs de l'historiographie du XIXe siècle.

L'ajaçe de Gaiete

Texte de transition entre parler du Croissant et bourbonnais d'oïl prélevé en 1904 par Paul Duchon sur la commune de Varennes-sur-Allier[36]. La graphie utilisée est celle du français dont a fait utilisation Paul Duchon. Elle permet de retranscrire les traits à la fois d'oc et d'oïl de ce parler de transition :

« Vé le bourg de Montoudre, su un teurau qu'y a des boés d'un coûta et des pra de Faute, forts-tarrains et fôrt-tarrines, veïez-vous l'hôpital de Gayette ? Ou é bin-n-aisant a vère dret-là : Ion que l'é, a semble un villadze. Ou é unhne retirance pre les vieux strôpiâs. Mais faudrun pas crère qu'ai é étâ bâti à l'esqueprê pre deveni unhne boéte à varmine. San unhne oïasse, a serun pas é pouvres. Ou essô un beau tsâquiau qu'unhne dame bin ritse habitô. Dans les vaissiyés, les sarvantes pouziant tous les dzours des pitsiés, des fourtsettes et des quilles en ardzent ; la dame avô tzôzi les filles les pu hounêtes dou pays, et dzamais presoune les ère acorpées de voul. Unhne de ieux z'aute enlevô unhne oïasse qu'un cheti gâavô dégniâ dans les brantses dou tsâgne. Ion qu'où embredzô les maufesans. « Têh ! li avô dit cou gâ bin fûtâ, ou te pourterâ bounheûr. » Et le li douni. La sarvante enleva que l'oïasse ; li apprenô à causer. Le lendemain d'un apport, la dame avisa ce que l'avô d'ardzentriun ; li manquô un quille. Le tretzi la gâte qu'avô randzâ les vaissiyés : ou essô mêmement la sarvante à l'oïasse. Le la fait empougner et le la questioune : Ta beau dire qu'où é pas se, le la condanhne et l'embredze au tsâgne des maufesans. Le disi, en mourant, la paure sarvante : « Vêla ce que m'a coûta mon oïasse que devô me pourter bounheûr ! » Un an après, en réparant la couvârture dou tsâquiau, sou unhne tuile, le couvreû trouve le quille predu. A cou moument, Toïasse empourtô au même endrêt unhne pièce de mounaie que le venô de prendre. Le couvreû y dit à la dame qui agour se tsagrine : « Paure sarvante qu'i ai fait meuri ! », que le disi. Deux anhnées pu tard, aile douni son tsâquiau et ses appartenances é pouvres de Varennes, de Montoudre, de Boucé, de Montaigu, de Rondzères, de Landzy, de Saint-Dzerand, de Crétsy, de Sanssat et des alentours. Velà ce que me disi Dzôzé, le vieu ancien meneû de loups qu'é mort y a mais de soixante ans, et que le monde cause inquère. »

La gròle e le rainard

Texte marchois de la région de Montluçon (entre Commentry et Néris-les-Bains). Version locale de la fable de la Fontaine Le Corbeau et le Renard. Le texte est ici non retranscrit et est en écriture française avec une transcription du XIXe siècle L'agrôle et le rena :

« En 1850, le bétchio parlève inquère ; v’la c’quo disève : Un jou d’hivia, quou ne fasève pas trop biau, L’agrôle ère juchade au bout d’un baliviau L’ère su daut moutade, Pa fère son dinâ que l’aye prépara. Embéi un groua fromage vainhiu de Chambéra Le rena dépeu treis jous que n’aye pas de pain, Aussitôt s’appeurché en fasant le câlin. Eh, bonjou note dame, coumant vous pourtez-vous ? Hela ! qué sé contint de vous véire chia n’zote ! Et vous trouve si gente embé quo nail mantiau ! Présoune dé le boux n’en pourte un aussi biau ! Votés souliés sont faits d’iune piau qué tant fine, Et creyes que le ré n’en a pas de parés pindus à sa souline. Ar sé é vous écouti dire iune chansou Et cregus, oui ma foué, quou ére le rossignou Si zère chabretère, par avi voté jeu E’ doniau, é n’en jure, la méta de ma queue. L’agrôle qu’ère enchantade de se veire vantade Pa li douna l’aubade se meté à couana, Son froumage dévalé dé la gueule do renâ, Alle resté su-daut le bé bada. Ma l’autre, li dissé, en migeant son fricot, Ne si’a don pas si buse un autre co. »

Auteurs[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film La Soupe aux choux, certains personnages emploient un français plus ou moins standard qui est mâtiné de traits, de tournures, de mots et de phonétique bourbonnaise d'oïl.

Parmi eux l'on retrouve : « Agas donc ! » (c'est-à-dire « regarde donc ! »), ou encore l'utilisation appuyée du « y bourbonnais » qui n'est autre que la transposition en français régional du pronom neutre « zo » qui existe tant en parlers du Croissant qu'en arpitan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Mattéoni, Un prince face à Louis XI, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Le Nœud Gordien », , 416 p. (lire en ligne), « Espaces de la confrontation et enjeux de pouvoir », p. 19 - 78.
  2. Atlas sonore des langues régionales de France (zone du Croissant) - (CNRS, Paris, 2020).
  3. Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda, Lori Lamel, « Comparaison dialectométriques de parlers du Croissant avec d’autres parlers d’oc et d’oïl », Le Croissant linguistique entre oc, oïl et francoprovençal : des mots à la grammaire, des parlers aux aires, Paris, L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2-343-23050-4, lire en ligne).
  4. (en) Linguasphere Observatory, The Linguasphere Register : The indo-european phylosector, Linguasphere Observatory, 1999-2000 (lire en ligne), p. 399
  5. Philippe Boula de Mareüil, Frédéric Vernier et Albert Rilliard, « Enregistrements et transcriptions pour un atlas sonore des langues régionales de France », Géolinguistique, Grenoble, Université Grenoble-Alpes, vol. 17,‎ , p. 23-48 (lire en ligne).
  6. Michel Feltin-Palas, « Les mystérieux "parlers du Croissant" », L'Express,‎ (ISSN 0014-5270, lire en ligne)
  7. Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda (Limsi, CNRS), « Comparaison de dialectes du Croissant avec d’autres parlers d’oïl (berrichon-bourbonnais et poitevin-saintongeais) et d’oc », communication au colloque « 2èmes Rencontres sur les Parlers du Croissant », Montluçon, 2019, [lire en ligne].
  8. Jean-Pierre Baldit, « Les parlers de la Marche. Extension et caractéristiques. Caractéristiques oïliques », Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon (dir. Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume), Paris, Éditions CPE,‎ , p. 28-29 (ISBN 9782845038271)
  9. « Le patois, une langue en forme de croissant », Le Populaire du Centre, Centre-France,‎ (ISSN 1144-424X, lire en ligne)
  10. Louise Esher, Maximilien Guerin, Nicolas Quint, Michela Russo, « Le Croissant, confins ou centre de gravité : une nouvelle frontière pour la linguistique gallo-romane », Le Croissant linguistique entre oc, oïl et franco-provençal, Des mots à la grammaire, des parlers aux aires,‎ (lire en ligne)
  11. Karl-Heinz Reichel, Études et recherches sur les parlers arverno-bourbonnais aux confins de l'Auvergne, du Bourbonnais, de la Marche et du Forez, collection Eubransa/Travaux, CTA, Chamalières 2012.
  12. Olivier Mattéoni, Servir le prince : les officiers des ducs de Bourbon à la fin du Moyen Âge (1356-1523), Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, (ISBN 2-85944-354-1, lire en ligne) :

    « On retrouvait l'occitan, sous sa forme auvergnate, au sud du duché de Bourbonnais - région de Montluçon, Gannat, Vichy. [...] »

  13. Pierre Goudot, Microtoponymie rurale et histoire locale : dans une zone de contact français-occitan, la Combraille : les noms de parcelles au sud de Montluçon (Allier), Montluçon, Cercle archéologique de Montluçon, coll. « études archéologiques », (ISBN 9782915233018)
  14. (fr + oc) Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume (collectif), Patois et chansons de nos grands-pères Marchois (Haute-Vienne, Creuse, pays de Montluçon), Paris, Éditions CPE, , 160 p. (ISBN 9782845038271)
  15. (en) Philippe Boula de Mareüil, Frédéric Vernier, Albert Rilliard, « A Speaking Atlas of the Regional Languages of France », Proceedings of the Eleventh International Conference on Language Resources and Evaluation (LREC 2018), Miyazaki,‎ , p. 4134-4138 (lire en ligne)
  16. Yves Bruand, « La position stratégique des châteaux du Bourbonnais au Moyen Âge », Bulletin Monumental, Paris, Société française d'archéologie, vol. 110-2,‎ , p. 101-118 (lire en ligne)
  17. Anthony Lodge, « Le clivage oc-oïl au Moyen Âge : fiction méthodologique », Mélanges de l'École française de Rome, Rome, École française de Rome, vol. 117-2,‎ , p. 595-613 (lire en ligne).
  18. Géraud Lavergne, Le parler bourbonnais aux XIIIe et XIVe siècles. Étude philologique de textes inédits, Paris, Champion - Moulins, Grégoire, 1909, 175 p.
  19. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe siècle au XVe siècle, 9 vol, 1891-1902 ; Tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 sur Gallica.
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 1438 - notice 26225
  21. Anthony Lodge, Les comptes des consuls de Montferrand (1346-1373), Paris, Presses de l'École nationale des chartes, , 624 p. (ISBN 9782357230125, présentation en ligne) :

    « En l’absence d’une norme écrite supra-régionale, la langue des livres de compte offre un reflet fidèle de la mutabilité du dialecte de la Basse-Auvergne, proche à la fois de la langue d’oc des consuls de Saint-Flour et des dialectes d’oïl du sud du Bourbonnais. »

  22. Lucien Febvre, « Max Derruau : La Grande-Limagne auvergnate et bourbonnaise » ([compte-rendu d'ouvrage]), Annales, vol. 5-4,‎ , p. 539-541 (lire en ligne)
  23. Philippe Burdy, "Le français dans l’histoire : depuis ses origines jusqu’au XVIe siècle", Manuel de linguistique française, Paris, 2016, p. 11-38 [lire en ligne].
  24. Max Derruau, La Grande-Limagne auvergnate et bourbonnaise, Clermont-Ferrand, Delaunay,
  25. Géraud Lavergne, Le parler bourbonnais aux XIVe et XVe siècles, Paris ; Moulins, Champion (Paris) ; Grégoire (Moulins),
  26. Thomas A., « Géraud Lavergne, archiviste paléographe. Le parler bourbonnais aux XIVe et XVe siècles. Étude philologique de textes inédits » ([compte-rendu d'ouvrage]), Romania, Paris, vol. 153,‎ , p. 106-108 (lire en ligne)
  27. Olivier Mattéoni, « Compter et « conter » : ordre, langue et discours des comptes Rapport de synthèse », Classer, dire, compter. Discipline du chiffre et fabrique d’une norme comptable à la fin du Moyen Âge, Paris, Institut de la gestion publique et du développement économique. Comité pour l’histoire économique et financière de la France,‎ , p. 293-303 (lire en ligne)
  28. a et b René Germain, « Les sires de Bourbon et le pouvoir : de la seigneurie à la principauté », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Brest, vol. 23 « Les princes et le pouvoir au Moyen Âge »,‎ , p. 195-210 (lire en ligne)
  29. Gaspard Thaumas de la Thaumassière, Les anciennes et les nouvelles coutumes locales de Berry et celles de Lorris commentées, Bourges,
  30. Jean-Pierre Baldit, « Les parlers de la Marche. Extension et caractéristiques », Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon (dir. Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume), Paris, Éditions CPE,‎ , p. 22-35 (ISBN 9782845038271) :

    « Le marchois : variétés internes (section) »

  31. Nicolas Quint, « Aperçu d'un parler de frontière : le marchois », Jeunes chercheurs en domaine occitan, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée (Université Paul-Valéry),‎ , p. 126-135 (lire en ligne)
  32. Jean-Louis Bourrioux, Le parler de Busset, Association dà coutà d'vé Buss
  33. Maximilien Guérin, Cécilia Guérin, « Le Croissant : une zone de transition linguistique au nord de l’aire occitane. La question de l'orthographe », Patrimòni, Alrance, no 90,‎ , p. 25-31 (ISSN 1779-0786, lire en ligne)
  34. Maximilien Guérin, Michel Dupeux, « Comment écrire le bas-marchois ? », Mefia te ! Le journal de la Basse-Marche, no 5,‎ (lire en ligne)
  35. Jean-Pierre Baldit, « Quelle graphie utilisée pour le marchois ? », Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon (dir. Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume), Paris, Éditions CPE,‎ , p. 84-87 (ISBN 9782845038271)
  36. Paul Duchon, Grammaire et dictionnaire du patois bourbonnais : canton de Varennes, Moulins, Crépin-Leblond, , 120 p.
  37. « Les traducteurs du Petit Prince », sur https://petit-prince-collection.com/ ; Petit Prince collection

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

  • Marcel Bonin, Dictionnaire général des patois bourbonnais, Moulins, impr. Pottier, 1984. (ISBN 978-2950068712)
  • Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda, Lori Lamel, « Comparaison dialectométriques de parlers du Croissant avec d’autres parlers d’oc et d’oïl », Le Croissant linguistique entre oc, oïl et francoprovençal : des mots à la grammaire, des parlers aux aires, Paris, L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2-343-23050-4, lire en ligne).
  • Philippe Boula de Mareüil, Frédéric Vernier et Albert Rilliard, « Enregistrements et transcriptions pour un atlas sonore des langues régionales de France », Géolinguistique, Grenoble, Université Grenoble-Alpes, vol. 17,‎ , p. 23-48 (lire en ligne).
  • Wolfgang Dahmen (1985), Étude de la situation dialectale dans le Centre de la France : un exposé basé sur l’Atlas linguistique et ethnographique du Centre, Paris, CNRS, 1985.
  • René-Claude Desrichard [Raymond Sindou (dir)], Le vocabulaire de la vie à la ferme dans l'ancien archiprêtré de Souvigny, Thèse de doctorat en linguistique, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 1989, [présentation en ligne].
  • Pierrette Dubuisson, « L'Atlas linguistique du Centre », Revue de linguistique romane, no 91-92, juillet-décembre 1959.
  • Simone Escoffier, La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier : limites phonétiques et morphologiques, coll. Publications de l’Institut de linguistique romane de Lyon, vol. 11, Paris, Les Belles Lettres, 1958.
  • Simone Escoffier, Remarques sur le lexique d’une zone marginale aux confins de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du francoprovençal, coll. Publications de l’Institut de linguistique romane de Lyon, vol. 12, Paris, Les Belles Lettres, 1958.
  • Dany Hadjadj, Parlers en contact aux confins de l’Auvergne et du Forez, Clermont-Ferrand, Institut d’études du Massif Central, 1983.
  • Géraud Lavergne, Le parler bourbonnais aux XIVe et XVe siècles. Étude philologique de textes inédits, Paris ; Moulins, Champion (Paris) ; Grégoire (Moulins), 1909.
  • Anthony Lodge, « Le clivage oc-oïl au Moyen Âge : fiction méthodologique », Mélanges de l'École française de Rome, Rome, École française de Rome, vol. 117-2,‎ , p. 595-613 (lire en ligne).
  • Olivier Mattéoni, Un prince face à Louis XI, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Le Nœud Gordien », , 416 p. (lire en ligne), « Espaces de la confrontation et enjeux de pouvoir », p. 19 - 78.

Bourbonnais d'oïl[modifier | modifier le code]

  • Jean Bernard et Jean Chardonnet, Lexique du parler bourbonnais. Le bocage bourbonnais, Charroux, Éd. des Cahiers bourbonnais.
  • Frantz Brunet, Dictionnaire du parler bourbonnais et des régions voisines, Paris, 1964 ; rééd., De Borée, Clermont-Ferrand, 1993.
  • Paul Duchon, Grammaire et dictionnaire du patois bourbonnais (canton de Varennes), Moulins, Crépin-Leblond, 1904 (en ligne).
  • Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe siècle au XVe siècle, 9 vol, 1891-1902 ; Tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 sur Gallica.
  • Michel Labonne, Alain Muller, Sylvie Vilatte, Mémoires du patois de Sologne bourbonnaise. Langage et société, Moulins, Société d'émulation du Bourbonnais (prix Achille-Allier, 2014).
  • Géraud Lavergne, Le parler bourbonnais aux XIIIe et XIVe siècles. Étude philologique de textes inédits, Paris, Champion - Moulins, Grégoire, 1909, 175 p.
  • Paris Jacques, A pleine jouaflées : portraits du pays de Boulaise : (parler du bocage bourbonnais), Editions des foyers ruraux de l'Allier, Moulins, 1998.

Croissant / bourbonnais méridional[modifier | modifier le code]

  • (Collectif) Jeanine Berducat, Christophe Matho, Guylaine Brun-Trigaud, Jean-Pierre Baldit, Gérard Guillaume, Patois et chansons de nos grands-pères marchois. Haute-Vienne, Creuse, Pays de Montluçon, Paris, Éditions CPE, 2010.
  • Philippe Boula de Mareüil, Gilles Adda, Lori Lamel, « Comparaison dialectométriques de parlers du Croissant avec d’autres parlers d’oc et d’oïl », Le Croissant linguistique entre oc, oïl et francoprovençal : des mots à la grammaire, des parlers aux aires,‎ (lire en ligne).
  • J. L. Bourioux, Le parler de Busset, association « dà coutà d'vé Buss », Busset.
  • Jean-Pierre Chambon et Philippe Olivier, « L’histoire linguistique de l’Auvergne et du Velay : notes pour une synthèse provisoire », Travaux de linguistique et de philologie 38, 2000, p. 83-153.
  • René Chicois, Le parler biachet et montluçonnais au milieu du XXe siècle, Charroux, Éd. des Cahiers bourbonnais.
  • Pierre Goudot, Microtoponymie rurale et histoire locale : dans une zone de contact français-occitan, la Combraille : les noms de parcelles au sud de Montluçon (Allier), Montluçon, Cercle archéologique de Montluçon, coll. « études archéologiques », 2004, 488 p. (ISBN 978-2-915233-01-8)
  • Henri Grobost, Rose-Marie Grobost, Maximilien Guérin, Contes et histoires en parler de Naves (Allier). Corpus textuel transcrit et traduit, Paris, L'Harmattan, collection « Les parlers du Croissant », Paris, 2020. [lire en ligne]
  • Henri Grobost (trad.), Maximilien Guérin & Nicolas Quint (éds.). 2020. Le P’tit Princ’ [Traduction en navois (Naves, Allier) du "Petit Prince" d'Antoine de Saint-Exupéry]. Neckarsteinach : Edition Tintenfaß
  • Lavalade Yves, Dictionnaire occitan / français (Limousin, Marche, Périgord, Bourbonnais) - étymologies occitanes, 2e édition, éditions Lucien Souny, La Geneytouse / Limoges, 2003, (ISBN 2-911551-32-X).
  • Louis Péroux-Beaulaton, Les parlers populaires en le Centre de la France : pays de Combrailles, voisinages du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, sn., Montluçon [1re éd. sd., vers 1907].
  • Karl-Heinz Reichel, Études et recherches sur les parlers arverno-bourbonnais aux confins de l'Auvergne, du Bourbonnais, de la Marche et du Forez, Collection Eubransa/Travaux, Chamalières, Cercle Terre d'Auvergne, ..
  • Jules Ronjat, Grammaire historique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol., 1930-1941 [rééd. 1980, Marseille, Laffitte Reprints, 2 vol.].
  • Jean Roux, L'auvergnat de poche, Chennevières-sur-Marne, Assimil, collection « Assimil Poche », 2002, 246 p. (ISBN 2-7005-0319-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]