Besse-et-Saint-Anastaise

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Besse-et-Saint-Anastaise
Église Saint-André.
Église Saint-André.
Blason de Besse-et-Saint-Anastaise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Le Sancy
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Lionel Gay
2014-2020
Code postal 63610
Code commune 63038
Démographie
Population
municipale
1 501 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 50″ nord, 2° 56′ 01″ est
Altitude Min. 805 m – Max. 1 725 m
Superficie 72,38 km2
Localisation

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Besse-et-Saint-Anastaise

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Besse-et-Saint-Anastaise
Liens
Site web www.besse-superbesse.fr

Besse-et-Saint-Anastaise est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne. Ses habitants sont appelés les Bessards. En auvergnat, Besse se nomme Besso (prononciation relevée sur place en 2000)[Par qui ?] et pour dire "je vais à Besse" en auvergnat on dit "vau ve Besso" = je vais vers Besse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Besse-et-Saint-Anastaise est située au sud-ouest du département du Puy-de-Dôme.

Elle jouxte huit autres communes du même département, dont Saint-Diéry au nord-est, uniquement sur une quarantaine de mètres[1].

Communes limitrophes de Besse-et-Saint-Anastaise
Chambon-sur-Lac Saint-Victor-la-Rivière Saint-Diéry
Picherande Besse-et-Saint-Anastaise Saint-Pierre-Colamine
Égliseneuve-d'Entraigues Compains Valbeleix

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 7 238 hectares ; son altitude varie entre 805 et 1 725 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le ruisseau de Clamouze, branche-mère de la Rhue, et par la Couze Pavin, qui y prennent leur source.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les principales routes traversant Besse-en-Chandesse sont la route départementale 978 (ancienne route nationale 678) reliant Égliseneuve-d'Entraigues et le nord du département du Cantal vers le sud-ouest, à Champeix, Issoire et Clermont-Ferrand vers le nord-est (la commune dispose d'un accès autoroutier à l'A75 par les échangeurs 6 en venant de Clermont-Ferrand ou 13 depuis Issoire) ; la D 5 continue au nord en direction de Saint-Victor-la-Rivière et de Murol ; plus au sud-ouest, la D 203 dessert le nord de l'Artense en direction de Picherande et La Tour-d'Auvergne[1].

Le hameau de Saint-Anastaise, au sud-est de la commune, est relié à Besse-en-Chandesse par les D 36 et 127, cette dernière continuant vers Valbeleix à l'est[1].

La desserte communale est assurée par les autres routes départementales suivantes[1] :

  • la D 36 reliant Mont-Dore par le col de la Croix Saint-Robert au nord-ouest et Compains et Ardes au sud ;
  • la D 127, reliant le Pont d'Anglard (sur la D 36) à Valbeleix ;
  • la D 149, reliant Besse-en-Chandesse à Picherande par Super-Besse et le col de la Geneste (avec quatre antennes : les D 149a et 149d desservant la station de ski et les D 149b et 149c au nord du lac Pavin) ;
  • la D 619, reliant Lomprat (lieu-dit de Saint-Pierre-Colamine sur la D 978) à la D 127 au nord de Saint-Anastaise ;
  • la D 621, reliant la D 5 au nord de Besse-en-Chandesse au Cheix (lieu-dit de Saint-Diéry) ;
  • la D 624, reliant la D 127 à Compains par le lieu-dit des Chirouzes, au sud de la commune ;
  • la D 633, reliant Besse-en-Chandesse, sur la D 36, à Chanaleille (lieu-dit de Saint-Pierre-Colamine sur la D 619).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Mai 1270, Bernard VII de la Tour accorde le statut de ville libre à la ville de Besse. La ville devient une place commerciale qui se renforcera au cours des siècles.
  • Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
  • En juillet 1935, la première réunion du groupe Bourbaki (séminaire de mathématiciens) se déroule à Besse[3].
  • Le , Besse devient Besse-en-Chandesse
  • Le , Besse-en-Chandesse fusionne avec Saint-Anastaise pour former Besse-et-Saint-Anastaise.

Mais, sur les anciennes cartes, comme sur certains sites et dépliants touristiques, on trouve encore l'appellation Besse-en-Chandesse, ainsi que sur les panneaux d'entrée et de sortie de ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1956 1985 Alfred Pipet   Médecin
1985 août 2012[4] André Gay PS Retraité
septembre 2012 en cours Lionel Gay[5] DVG Président de la communauté de communes du Massif du Sancy depuis 2014

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes du Massif du Sancy.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 501 habitants, en diminution de -8,25 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 838 1 913 1 923 1 848 2 075 2 027 2 096 2 025 2 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 090 1 916 1 936 1 931 1 945 1 888 1 839 1 777 1 733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 743 1 654 1 598 1 386 1 329 1 271 1 193 1 090 1 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 111 1 358 1 767 1 763 1 799 1 672 1 632 1 487 1 501
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Besse-et-Saint-Anastaise dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère une école élémentaire publique[10].

Le conseil départemental du Puy-de-Dôme gère le collège du Pavin, situé dans la commune[10]. Les lycéens se rendent à Issoire, au lycée Murat pour les filières générales et STMG ou à Clermont-Ferrand aux lycées La Fayette ou Roger-Claustres pour la filière STI2D[11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête de l'Estive, début août.
  • Fête patronale de la Dévalade, qui a lieu le week-end qui suit la Saint-Mathieu (21 septembre). Procession de Notre-Dame de Vassivière.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le centre historique de Besse présente une grande unité architecturale. Cette unité provient des nombreux édifices anciens mais également de l'utilisation quasi exclusive de la « pierre de Besse ». Cette pierre souvent comparée à la pierre de Volvic est également une trachy-andésite. Son aspect est plus rustique que cette dernière et elle présente des nuances de couleur plus marquées.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapiteau de l'église Saint-André
Chapiteau de l'église Saint-André.
Vierge Noire
Vierge Noire.
  • Église Saint-André : de style roman et gothique. La construction initiale date du XIIe siècle. Le chœur date de 1555 et fut restauré au XIXe siècle. Un incendie détruit en 2007 une partie des stalles sculptées du chœur. Un travail de restauration et de reconstitution basé notamment sur des cartes postales des stalles, conduit en 2013 au remplacement des parties détruites. L'église abrite la statue de Notre-Dame de Vassivière. Cette vierge noire avec son enfant sur les genoux est portée ("Remontade") en procession le 2 juillet depuis l'église de Besse à la chapelle du sanctuaire de Vassivière, à 7 km de Besse, où elle passe l'été avant d'être redescendue lors de la fête de la « Dévalade » le 1er dimanche de septembre après la Saint-Mathieu.
  • Chapelle Notre-Dame de Vassivière

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le centre de la ville a été construit aux XVe et XVIe siècles. Il comporte :

  • la rue des Boucheries ;
  • la maison dite de la Reine Margot (Marguerite de France aurait séjourné dans cette maison mais les écrits anciens n'en font jamais mention, faute de preuve il s'agit donc d'une légende qui se réfère au périple auvergnat de cette reine) ;
  • le château du Bailli ;
  • la maison des Consuls ;
  • le manoir Sainte-Marie des Remparts, manoir construit en 1935 par Ernest Barthélémy qui a réemployé tous les éléments architecturaux laissés à l'abandon ou donnés par des propriétaires.
  • la porte de la ville et la tour du Beffroi.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Créée en 1961, la station de ski de Super-Besse est située sur le versant sud du Puy de Sancy. Elle est reliée à celle du Mont-Dore sur le versant nord. Située entre les altitudes de 1 350 et 1 830 m, elle possède vingt-deux remontées mécaniques.

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

C'est à Besse-et-Saint-Anastaise qu'est né Bourbaki. Nicolas Bourbaki est un mathématicien imaginaire, sous le nom duquel un groupe de mathématiciens francophones, sous l'impulsion d'André Weil, a commencé à écrire et publier des textes mathématiques dans les années 1930. Le groupe s'est réuni pour la première fois à Besse en juillet 1935.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Station biologique de Besse[modifier | modifier le code]

La station biologique de Besse dépend de l'UFR Sciences et technologies de l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Son origine remonte à une délibération du conseil de l'université de Clermont du 13 juillet 1899 qui décide la création d'un laboratoire pour l'étude de la flore et de la faune des lacs d'Auvergne. En 1901, l'université fait l'acquisition d'un ancien moulin, qui est toujours au cœur de la station actuelle, plusieurs fois agrandie et transformée au cours du XXe siècle. La station accueille des stages de formation et de recherche, ainsi que des séminaires et colloques ; elle est équipée pour l'hébergement[12].

Littérature[modifier | modifier le code]

La localité fournit à Joseph Malègue (dont le père était originaire et où l'écrivain passait ses vacances d'été) le cadre de son roman inachevé Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut (Spes, Paris, 1958), où Besse-et-Saint-Anastaise devient Peyrenère-le-Vieil.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Luc, Saint-Nectaire - Besse-en-Chandesse - Murols - Guide du touriste, Clermont-Ferrand, Imp. de Bussac,
  • Ernest Barthélémy, Au cœur des volcans d'Auvergne, Pays des merveilles, Imp. Mont-Louis,
  • G. de Bussac, « L'église collégiale Saint-André de Besse-en-Chandesse », L'Auvergne littéraire, Clermont-Ferrand,‎ s.d.
  • Patrice Pélissier, Besse, Besse, Librairie des cimes et des pages,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Carte de Besse-et-Saint-Anastaise sur Géoportail.
  2. « Répertoire géographique des communes », Institut national de l'information géographique et forestière.
  3. M. Mashaal, « Henri Cartan, de Bourbaki à l'Europe unie », Pour la Science,‎ , p. 100-102.
  4. « Le maire de Besse, André Gay (PS) démissionne », sur France 3 Auvergne, .
  5. « Lionel Gay, nouveau maire de Besse », sur La Montagne, .
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a et b Annuaire des établissements scolaires de Besse-et-Saint-Anastaise sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  11. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  12. Présentation de la station.