Puy Mary

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Puy Mary
Vue du puy Mary en été.
Vue du puy Mary en été.
Géographie
Altitude 1 783 m[1]
Massif Monts du Cantal
(Massif central)
Coordonnées 45° 06′ 34″ Nord 2° 40′ 34″ Est / 45.10944, 2.67611[1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Géologie
Type Pic pyramidal

Géolocalisation sur la carte : Cantal

(Voir situation sur carte : Cantal)
Puy Mary

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Puy Mary

Le puy Mary est un sommet des monts du Cantal, vestiges du plus grand stratovolcan d'Europe. Il culmine à 1 783 mètres d'altitude.

Le site a été classé Grand site de France sous le nom de Puy Mary, volcan du Cantal en décembre 2012.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « puy Mary » provient de Marius, disciple de Saint Austremoine et premier évangélisateur de la Haute Auvergne[2]. Il vécut au IIIe ou au IVe siècle ; ses reliques se trouvent à la basilique Notre-Dame-des-Miracles à Mauriac[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé dans le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et labellisé Grand Site de France, il accueille chaque année près de 500 000 visiteurs ce qui en fait le site le plus visité d'Auvergne[4].

À partir du col du Pas de Peyrol, l'aller-retour à pied demande une heure. Le sentier, très raide par endroits, a été aménagé en escalier constitué de marches en béton. Cet aménagement a été rendu nécessaire en raison de la grande fréquentation du site qui avait contribué à fortement dégrader l'ancien sentier.

Le Pas de Peyrol depuis le puy Mary.

Au bord de ce sentier pousse la gentiane jaune ou grande gentiane dont la racine qui peut atteindre 1,50 mètre sert à la confection de plusieurs liqueurs dont les plus célèbres restent la Salers et l'Avèze.

Administrativement, le sommet est au point de rencontre de quatre communes du Cantal : Le Falgoux à l'ouest, Le Claux au nord, Lavigerie à l'est et Mandailles-Saint-Julien au sud.

La crête entre le puy Mary et le puy de la Tourte est franchie grâce au col du Pas de Peyrol (1 589 mètres, le plus haut col routier du Massif central). L'accès routier par le col est impraticable en hiver et est totalement fermé à la circulation de novembre à mai.

Géologie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Le puy Mary vu du sud-ouest ; cet angle de vue met clairement en évidence le caractère pyramidal de la montagne.

Âgé d’environ 6,5 millions d'années, le Puy Mary s'est constitué par l'accumulation de lave visqueuse au-dessus de la cheminée d’alimentation du volcan. Il se présentait alors sous la forme d'un dôme de trachyte, riche en sanidine et en tridymite, ce qui constitue une roche très proche de la sancyite dont est formé le puy de Sancy dans les monts Dore[5]. Il a ensuite été érodé par la glace, ce qui lui donne sa forme actuelle pyramidale en horn. Il est entouré de sept vallées glaciaires qui partent en étoile depuis son sommet :

Climat[modifier | modifier le code]

Le puy Mary depuis le pas de Peyrol

Premières montagnes depuis l'océan, le puy Mary et le Plomb du Cantal sont les sites les plus arrosés de France (il tombe en moyenne 2,5 mètres d'eau par an), donnant naissance à de multiples torrents dont les cascades dévalent leurs pentes.

La face septentrionale du puy Mary, longtemps enneigée, est connue pour abriter une congère qui disparaît très tard dans la saison : le névé du Miarou (« le milan » en auvergnat), aussi appelé névé de l'Aigle (en raison de sa forme)[6]. C'est cette congère qui est à l'origine de la fermeture prolongée de la route du Pas de Peyrol (parfois jusqu'en juin)[7].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La variété des milieux naturels, l’altitude, la nature des sols, l’orientation des versants et l’isolement de certains sites ont engendré des conditions de vie très variées, permettant à de nombreuses espèces animales de coexister comme le chamois, le mouflon, le cerf et la marmotte.

L'étage subalpin du massif du Cantal compte 550 espèces végétales dont 130 considérées comme sensibles[8] (dans ces espèces sensibles, on compte 60 espèces qui bénéficient d'une protection régionale ou nationale et 70 autres non protégées mais rares). À titre d'exemple, on pourra croiser, avec un peu de chance, les espèces de haute montagne suivantes : la saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), la saxifrage à feuilles d'Androsace (Saxifraga androsacea), le pédiculaire verticillé (Pedicularis verticillata) ou encore la saxifrage de Lamotte (Saxifraga exarata subsp lamottei), espèce endémique du Cantal et des monts Dore. Le puy Mary est un sommet où une grande partie de cette flore peut être observée.

Population[modifier | modifier le code]

La région du puy Mary compte parmi les régions les moins peuplées de France avec 2 175 habitants, soit environ 6 hab/km2[réf. souhaitée].

L’habitat en montagne, témoin d’une activité agricole ancienne, se caractérise par une maison modeste qui présente néanmoins une qualité architecturale remarquable (murs en basaltes noirs, toit en lauze…) caractérisée par une pièce unique où se trouve une grande cheminée, appelée « cantou ».

On distingue également la ferme-bloc, un bâtiment rural typique du massif cantalien, regroupant l'habitation et les dépendances agricoles et caractérisée par des murs épais et des toits pentus bien adaptés aux contraintes climatiques hivernales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Table d'orientation du puy Mary

Le label « grand site de France » implique des actions fortes sur le plan du développement durable. Or, la surfréquentation du site (entre 500 et 600 mille visiteurs chaque année entre juin et septembre sans compter la fréquentation hivernale) pose des problèmes de dégradation du milieu naturel. Une des mesures phares du programme d'actions « Grand Site objectif 2010 » est de faire baisser de façon importante la circulation automobile au pas de Peyrol. En effet, il n'y a que 200 places de parking au col mais il n'est pas rare de compter certains jours d'été 500 véhicules stationnés. Cette situation ne pouvant perdurer, il a été décidé de mettre en place un système de navette par minibus partant des différentes vallées autour du sommet (Le Falgoux, le Claux, Mandailles...)[9]. Le test était initialement prévu pour l'été 2013, mais faute de temps, il a été reporté à 2015.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cartes IGN sur Géoportail
  2. Étymologie d'après Le Grand Site du Puy Mary
  3. Jean Rieuf, Massiac et son canton, éditions Gerbert (Aurillac) 1971
  4. Le Grand Site du Puy Mary - Reconnaissance du puy Mary
  5. Pierre Nehlig et Hervé Leyrit, « Guide du Cantal », BRGM (consulté le 15 juillet 2011)
  6. Pierre MOULIER, Légendes croyances et traditions populaires dans le Cantal, p. 229
  7. F.Graveline et J. Brunel, Cantal, la saga d'un volcan, Debaisieux, (ISBN 2-9509180-4-2)
  8. Hervé Christophe, Fleurs des volcans, Éditions Biome, 2007
  9. Le Grand Site du Puy Mary - système de transport collectif

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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