Affaire Gouardo

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Affaire Gouardo
Nature du crime Violences familiales sexuelles : Séquestration, viol (inceste), torture, agression sexuelle
Titre Infractions diverses contre Lydia Gouardo et un de ses fils par son père et sa belle-mère, Lucienne Uplat
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Meaux et Coulommes en Seine-et-Marne
Nombre de victimes 2 : Lydia Gouardo et l'un de ses fils
Jugement
Statut Affaire jugée : condamnation de sa belle-mère à quatre ans de prison avec sursis pour non-empêchement de crime - (son père étant mort avant la révélation des faits)
Tribunal Cour d'appel de Paris
Date du jugement

L'Affaire Gouardo est une affaire criminelle française. Lydia Gouardo (née le à Maisons-Alfort[1]) est une Française qui a été séquestrée, violée et torturée par son père légitime (mais pas biologique) Raymond à son domicile à Meaux et Coulommes en Seine-et-Marne pendant 28 ans, de 1971 à 1999.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Tout commence en 1962 lorsque la mère de Lydia est enceinte de Raymond Gouardo, qui est le père légitime de Lydia. Celui-ci décide de rompre avec la mère de Lydia. Lydia naît le 13 novembre 1962. Sa mère l'abandonne en foyer d'accueil avec son frère et sa soeur. Son père trouve une femme nommée Lucienne Ulpat qui deviendra la belle mère de Lydia. Son père lui rend souvent visite avec sa belle mère. Un jour, Raymond vient chercher ses enfants armé d'un fusil chargé et exige de lui rendre ses enfants. Bien que ce fussent les meilleurs moments de la vie de Lydia, les responsables la laissent partir avec son père et sa belle mère. Ils vivent dans un appartement et partent souvent en sortie comme à la plage, c'est là qu'il commence à violer la grande soeur de Lydia, Nadja. Son père, Raymond commence à les séquestrer dans leur appartement, dans leurs chambres et va même jusqu'à violer leur intimité en perçant des trous dans chaque pièce. A huit ans, son père commence à la violer et lui fait parfois sentir de l'éther avant les viols. Un jour, Lucienne Ulpat, fait prendre un bain d'eau bouillante à Lydia qui fait un malaise à-cause de la douleur terrible. Puis Lucienne rajoute de l'eau de javel et utilise une brosse pour chien qui arrache la peau si fragile d'une si jeune enfant qui sera brulée au troisième degré. Parfois son père la viole avec des outils et Lucienne Ulpat participe à ces viols. Lydia est hospitalisée pendant huit mois mais Raymond intervient pour la faire sortir de l'hôpital de force. Le père de Lydia gagne de l'argent grâce à la pension d'invalidité des brûlures de Lydia et pour gagner toujours cette pension, il brûle à nouveau Lydia, soit avec de l'acide ou avec la méthode de Lucienne Ulpat. Il affiche des photos de Lydia sur son imprimerie et accuse l'office HLM d'avoir ébouillanté sa fille. Parfois, Lydia, souffre tellement des ses brûlures que les voisins portent plainte, c'est ainsi que la famille se fait expulser de son logement. Elle part vivre un peu plus loin dans une ferme qui n'est pas isolée. Les trois enfants travaillent sans relâche pour faire les travaux de la ferme et vont même parfois faire exprès d'aller aux toilettes pour dormir. Raymond Gouardo va violer son fils, qui va fuguer. À 18 ans la soeur de Lydia part à son tour l'abandonnant à son triste sort. Elle doit travailler à l'imprimerie de son père. C'est assez dur car son père lui interdisait d'aller à l'école et de côtoyer d'autres enfants. À la puberté, il ne voulait pas qu'elle ait des formes alors il lui mettait des rubans très serrés autour d'elle pendant plusieurs mois. Plus tard, elle est enceinte de six enfants, six garçons tous engendrés par son père. Pour être sûr qu'elle était enceinte, il l'enchaînait à des poutres pendant plusieurs jours après les viols, dans une pièce. Ses enfants lui étaient retirés et Lucienne et Raymond faisaient la fête. Un jour, Lydia fait une fugue avec son enfant mais tombe et se fait rattraper par son père. Il l'enferme six mois dans le grenier et lui interdit de retoucher son propre enfant. Elle fait une deuxième fugue seule cette fois mais elle est rattrapée par la gendarmerie qui la ramène chez elle. Elle reste enfermée dans le grenier pendant très longtemps. Un jour, son père demande à Lydia de devenir sa fiancée et de lui rester fidèle. C'est en 1999 qu'elle peut s'enfuir après la mort de son père, Raymond Gouardo. Aujourd'hui , elle a une vie meilleure et à deux enfants malgré les épreuves terribles qu'elle a traversées.

Les faits et l'enquête[modifier | modifier le code]

Six enfants sont nés à la suite de ces relations forcées. Pendant sa séquestration par son père, Lydia fit des fugues et des appels à l'aide judiciaire, elle serait allée se réfugier à la gendarmerie, à plusieurs reprises. Mais les forces de l'ordre l'auraient livrée de nouveau à son bourreau, par peur de son père[1] et ni le système judiciaire, ni l'aide sociale, pas plus que les personnes environnantes de cette famille n'auraient agi[1].

Elle est libérée en 1999, au décès de son père légitime. Sa belle-mère Lucienne Ulpat a été condamnée pour non-dénonciation de crime et agression sexuelle sur l'un des fils de Lydia[2],[3],[4].

Lydia Gouardo raconte son histoire dans un livre, en collaboration avec le journaliste Jean-Michel Caradec'h, Le Silence des autres[5], ainsi que dans plusieurs émissions (T'empêches tout le monde de dormir du et Ça se discute du ).

Raymond Gouardo est fortement soupçonné par sa fille Lydia d'être l'auteur des enlèvements et meurtres de Virginie Delmas et de Perrine Vigneron[6],[7],[8].

Léonore Le Caisne, ethnologue au CNRS, a publié un livre sur l'affaire - Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait, Belin, 2014[9]- À partir d'une enquête d'une année dans le village où habitait la famille et la cité de Meaux où le père travaillait, elle a essayé de comprendre pourquoi, alors que tout le monde (habitants et élus) "savait" que Raymond Gouardo "faisait des enfants à sa fille", personne n'a signalé les faits.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ondine Millot, « Seule au cœur des ténèbres », Libération « Grand Angle »,‎ (lire en ligne)
    « Violée, battue, torturée pendant vingt-huit ans, Lydia Gouardo a eu six fils de son père, aujourd'hui décédé. Tout le village savait, et aucune autorité, école, médecins ou services sociaux, n'est jamais intervenue. »
  2. Ségolène de Larquier, « En France, le drame de Lydia, torturée et six fois enceinte de son père », sur le site LePoint.fr, 29 avril 2008.
  3. Henry De Laguerie, « Abusée par son père pendant 30 ans, Lydia avait révélé son calvaire sur RTL », sur le site RTL.fr, 6 mai 2008.
  4. « Condamnée pour avoir nié les viols de sa fille », Le Parisien, 13 mars 2007.
  5. Lydia Gouardo et Jean-Michel Caradec'h, Le Silence des autres, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 258 p. (ISBN 978-2-7499-0795-6).
  6. « Affaire Sabine Dumont » dans Non élucidé le 7 mars 2010 sur France 2
  7. « Le père incestueux soupçonné de 4 meurtres » Article publié le 14 mai 2009 dans Le Parisien
  8. « Lydia Gouardo : "Pour refaire sa vie, Jaycee Dugard a intérêt à être solide" » Article publié le 4 septembre 2009 dans Le Nouvel Observateur
  9. Ondine Millot, « A Coulommes, l'inceste au coin de la rue », Libération,‎ (lire en ligne)

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

  • « L'affaire Guardo "l'ogre de Meaux" » le 9 juin 2008 dans Complément d'enquête sur France 2.
  • « Lydia, une vie en enfer » (premier reportage) dans Suspect n° 1 le 5 et 26 octobre 2012, 8, 15 et 30 juin 2013 sur TMC.
  • « Le calvaire de Lydia Gouardo » (troisième reportage) le 28 octobre, 2 et 10 novembre 2013 dans Chroniques criminelles sur NT1.
  • « Les meurtres du printemps 87 » le 31 juillet, 8 et 13 août 2014 dans Les faits Karl Zéro sur 13e rue, puis sur RMC Découverte, puis sur Crime District.
  • « 28 ans de séquestration, Lydia Gouardo témoigne » le 13 octobre 2016 , dans Mille et une vies sur France 2

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]