Saint-Pierre-Eynac

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Saint-Pierre-Eynac
Image illustrative de l'article Saint-Pierre-Eynac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Saint-Julien-Chapteuil
Intercommunalité Communauté de communes du Meygal
Maire
Mandat
Raymond Abrial
2014-2020
Code postal 43260
Code commune 43218
Démographie
Population
municipale
1 047 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 51″ N 4° 02′ 05″ E / 45.0475, 4.0347 ()45° 02′ 51″ Nord 4° 02′ 05″ Est / 45.0475, 4.0347 ()  
Altitude Min. 685 m – Max. 1 070 m
Superficie 23,99 km2
Localisation

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Saint-Pierre-Eynac

Saint-Pierre-Eynac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Pierre-Eynac
Saint-Etienne-Lardeyrol Saint-Hostien Queyrières
Blavozy Saint-Pierre-Eynac
Saint-Germain-Laprade Lantriac Saint-Julien-Chapteuil


Le nom occitan du village est Sant Pèire-Aenac en hommage à l'apôtre Pierre. Eynac ou Aenac viendrait du nom Aenus, Romain, qui aurait donné son nom à un domaine situé au lieu-dit Eynac, à quelques kilomètres du bourg du village. Eynac a été autrefois une commune lors de leurs création pour finalement être rattaché à la commune de Montplot en 1794 devenu ensuite Saint-Pierre-Eynac. Le lieu comportait jusqu'à la Révolution une tour féodale[réf. nécessaire], dont il ne reste plus de traces aujourd’hui.

Les lieux-dits de la commune :

Château de Lardeyrol, La Bruge, La Conche, La Croix Notre Dame, La Fontaine, La Garde, La Méduse, La Mouleyre, La Paravent, La Peyreyre, La Peyreyre Nord, La Peyreyre Sud, La Portale, La Pouade, La Sagne, La Vigne, La Vizade, Le Bourg, Le Collet, Le Collet Est, Le Collet Ouest, Le Coudert, Le Crouzet, Le Garay, Le Moulin d'Eynac, Le Rivet, Monnac, Les Bastides, Les Chaumes, Les Sauces, Marnhac, Noustoulet (à proximité d'une voie romaine partagée avec la commune de Saint-Germain-Laprade), Rabuzac, Vio de Chapteuil.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Pierre-Eynac est très ancienne comme le montre la mise au jour de différents outils préhistoriques dans les grottes troglodytes de Peylenc.

Chute de Rome[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas exister de preuves tangibles d'une présence romaine importante sur la commune. Les suffixe des noms de lieux-dits en -ac, pouvant venir d'une déformation du -us romain. Les noms de lieux-dits Eynac, Marnhac, Monnac pouvant être une évolution du nom hérité de leur propriétaire antique. On note toutefois la présence d'une voie romaine d'importance au lieu-dit Noustoulet qui allait jusqu'à Annonay.

Des pièces romaines datant de la fin du Ve siècle après Jésus Christ sont découvertes au château de Lardeyrol en 1884, elles sont à l'effigie de l'empereur romain d'Orient d'Anastase Ier. Cette monnaie appelée "triens" réutilisée en grand nombre par les wisigoths ne paraît pas inhabituelle à cette époque et dans cette région sous influence wisigothique après la chute de l'Empire romain.[réf. nécessaire]

Les importantes réformes administratives entreprises sous le règne de Charlemagne crée la Viguerie de Chapteuil (« Vicaria de Capitolio » ou « Castro Capitoliensis ») englobant le Ponteil (commune actuelle de Saint-Pierre-Eynac).


Époque Féodale[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Lardeyrol passe tour à tour sous le contrôle de différents seigneurs du Velay, parmi lesquels les Chapteuil et les Polignac ; il en est de même de la seigneurie d’Eynac et de Bonneville. La commune s'articule à cette époque autour de différents châteaux d'importances variables. Le château de Lardeyrol dont il ne subsiste qu'une tour en partie effondrée contrôle le passage du col du Pertuis, route importante vers le Forez et le Lyonnais. Le château d'Eynac qui est un point de passage important avec la présence du chemin vers Saint-Jacques de Compostelle. Pour finir le château de Bonneville remanié de maintes fois, en particulier à la Renaissance, qui seul demeure encore aujourd'hui relativement bien conservé. Saint-Pierre dépend comme tout le Velay à cette époque, du Parlement de Toulouse et se situe à l'extrême nord du Languedoc.

Époque révolutionnaire[modifier | modifier le code]

La viguerie de Chapteuil comme toutes celles du royaume de France est supprimée à la Révolution.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le village est renommé Montplot, du nom d'une forêt à proximité du bourg de la commune, suivant ainsi le procédé de déchristianisation forcé des villages et villes de France ayant un nom à consonance religieuse. Entre 1790 et 1794 le nom d'Eynac lui est aussi ajouté après la fusion avec cette commune situé en contrebas du bourg, autour d'un mont rocheux[1].

Les autorités révolutionnaires décident entre autres à cette époque la déportation systématique des prêtres réfractaires. Saint-Pierre-Eynac n'est pas une commune épargnée par la Terreur ; Jacques Barriol, prêtre sociétaire âgé de 39 ans, et son frère Jean, lui aussi prêtre sociétaire, de 31 ans, ainsi que l’ancien vicaire général de Nantes, Claude-Magdeleine de Chapteuil de Bonneville, âgé de 38 ans, sont tués par leurs gardes dans des circonstances troubles sur le trajet qui devaient les conduire au Puy, précisément au lieu-dit La Vigne. Une stèle commémore la mort de ses ecclésiastiques qui devaient être déportés en Guyane.

Troisième République[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Révolution
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jacques, Antoine Boulindreau    
1792 1794 Vital Charbonel    
1794 1796 Jean,Antoine Faure    
1796 1797 Jean-Jacques Simon    
1797 1800 Louis Chapuis    
1800 1801 Jean-Antoine Faure    
1801 1813 Jean-Pierre Jamon    
1813 1815 Jean Mathieu    
1815 1816 Augustin Gouy    
1816 1840 Louis, Joseph Croze    
1840 1863 Aimable, Hyppolite Croze    
1863 1884 Jean-Pierre Badiou    
1884 1888 Louis,Henri Gouy    
1888 1892 Jean, Etienne Nicolas    
1908 1919 Jean-Pierre Chapon    
1919 1927 Joseph Chapuis    
1927 1929 Jules Simon    
1929 1942 Pierre Lhoste    
1942 1944 Mallet Albert    
1944 1953 ? Pierre Lhoste    
1953 ? 1956 Louis Morel    
1956 1963 Julien Michel    
1963 1977 Pierre Chouvet    
mars 1977 mars 2001 Jean-Paul Chalendard SE  
mars 2001 en cours Raymond Abrial Divers gauche Conseiller général du Canton de Saint-Julien-Chapteuil depuis 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Il semblerait que certaines dates soient erronées, un "?" signale un doute sur l'exactitude de la date.

Événements[modifier | modifier le code]

La commune connaît depuis quelques années la présence d'un festival qui se déroule en bordure de la rivière la Sumène amenant plusieurs milliers de personnes lors de son déroulement en 2011. Le festival Godivouac propose un marché de produits du terroir ainsi que des concerts durant deux soirées en mai.

La Course des Côtes de Sumène est une course de voitures qui se déroule sur la Commune chaque année. Le 31 Juin et le 1er Juillet 2012 a eu lieu la 12ème Édition.

La Traversée des Sucs est une rando de VTT qui a été organisée pour la première fois en 1990 qui a lieu chaque année le troisième dimanche de Septembre.

Économie et développement de la commune[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie au nord-ouest du passage de la N88 (Lyon-Toulouse via Saint-Étienne) doublé en 2X2 voies jusqu'au lieu-dit Lachamp lorsqu'elle vient du Puy-en-Velay. Cela permet à la majeure partie de la population de travailler en dehors de la Commune. Saint-Pierre-Eynac peut ainsi se targuer d'être une commune offrant un cadre rural mais à proximité de la Communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay et ses 60 000 habitants. L’aménagement de cet axe routier en voie rapide met le bourg du village à moins d'une vingtaine de minutes du Puy-en-Velay et à moins d'une heure de Saint-Etienne. La commune se situe à 10 minutes de la Zone Industrielle de Blavozy pourvoyeuse importante d'emplois.

À Lachamp se concentre une part non négligeable de l'activité de la commune, sur une zone artisanale mis en place par la Communauté de Communes du Meygal dont Saint-Pierre-Eynac dépend. Cette zone est un axe majeur du développent de la commune et à proximité se multiplie les constructions immobilières attirées par la desserte offerte via la voie rapide.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 047 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 444 1 076 1 444 1 600 1 655 1 682 1 636 1 754 1 416
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 363 1 426 1 609 1 601 1 588 1 643 1 650 1 655 1 699
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 675 1 630 1 571 1 328 1 322 1 104 1 023 904 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
667 636 618 664 775 847 968 1 003 1 047
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune dans son ensemble bénéficie de la venue des néo-ruraux, cette dernière amorcée à partir des années 1970 a permis une augmentation de la population qui a quasiment doublé depuis 50 ans.

Dénomination des gentilés[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune n'ont pas officiellement de termes pour être désigné. En se basant sur les communes ayant pour nom "Saint-Pierre". Le gentilé utilisé est Pétro en suffixe ou en préfixe. Pour Eynac le terme "Eynadois" semble le plus probable. Le gentilé pour Saint-Pierre-Eynac pouvant donc être légitimement Pétroeynadois ou Pétroeynadoise au féminin.


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


  • L’église Saint-Pierre, que l’on suppose une des plus anciennes du Meygal, aurait été fondée en 1070 par des moines venus de la Chaise-Dieu. L’édifice actuel, construit au XIIe siècle, garde, malgré quelques remaniements aux XIIIe et XVe siècles, son caractère roman. Fait rarissime, s’agissant d’une église romane, le portail d’entrée a été aménagé dans le flanc nord, ce que l’on a tenté d’expliquer par le fait que l’église est abritée au nord par un grand rocher, éperon du mont Plaux (sommet à 1031m), qui surplombe le village. La nef, de trois travées, est voûtée en berceau plein-cintre et se termine par une abside polygonale à cinq pans, voûtée en cul-de-four. Dans une chapelle latérale est inhumé l’abbé Perbet, prêtre réfractaire exécuté à la Révolution, à qui les habitants du village attribuaient des guérisons miraculeuses (classée Monument Historique depuis 1907[4]).


  • Statue de Notre-Dame-des-Miséricordes

Cette statue fut posée en 1864 sur le rocher dominant le village au nord, prenant la suite de statues construites auparavant en bois. Un pèlerinage annuel y existe encore. La légende raconte que lors de l'érection de la statue le prêtre de la paroisse voulait être présent. La personne chargé de faire monter la statue sur la falaise au-dessus du village dirigea ses bœufs pour la montée, mais ceux-ci refusèrent d'avancer. On demanda au prêtre de s'en aller le temps de la montée. En effet, les bœufs refusaient d'avancer car leur maître ne leur parler comme il le faisait habituellement. Ce dernier n'osait jurer devant le prêtre, chose qu'il pût faire une fois ce dernier éloigné. La statue pu ainsi être érigée.


Les châteaux de la Commune :

  • Château d'Eynac, ce château à l'origine motte féodale a été détruit à la Révolution et servait auparavant de passage obligé pour les marchandises et les hommes à destination du Puy qui s’acquittaient d'un péage.

Monument aux morts

Le monument aux morts de Saint-Pierre-Eynac montre un Poilu de la Première Guerre Mondiale au garde-à-vous, piétinant l'aigle impérial. Érigé dans l'entre-deux guerres, à proximité de l'église et de la place principale du village, il rappelle le sacrifice des 62 habitants de la commune, mort pour la France. Sur le monument ont été ajoutés les morts de la seconde guerre mondiale et des guerres de décolonisation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Nicolas et G. Souchere, Saint-Pierre-Eynac : un peu de son histoire : Tome 1, éditeur : Saint Pierre-Eynac : Association pour la gestion et l'aménagement de la Maison des Loisirs, 1979.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Pierre-Eynac sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 21 juillet 2012.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Notice no PA00092875 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00092874 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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